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12/02/2010

Jens Orback

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

"Nous devons être ouverts et tolérants envers l'Islam et les Musulmans car quand nous serons une minorité ils le seront en retour envers nous."
Jens Orback, ancien ministre suédois, social-démocrate.

 


Petite crapule de la Gôche suédoise

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CRACKER : « I hate my generation » (1996)

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

podcast

Ma génération se dit que tous ces réfugiés qui arrivent ici en traversant la mer au risque d’y laisser leur peau feraient mieux de rester chez eux.
Ma génération pense que la Nouvelle Star c’est tout de même mieux que la Starc Ac’.
Ma génération estime que la gauche et la droite, ça ne veut plus rien dire lorsqu’il y a urgence pour sauver la planète.
Ma génération s’accorde à trouver que Sarkozy est un dangereux mégalo, mais qu’il ne faudrait tout de même pas être systématiquement contre tout ce qu’il propose.
Ma génération a renoncé à : fumer dans les lieux publics, boire un verre de trop, se passer de portable, couper la radio, éteindre la télévision.
Ma génération n’a pas connu Mai 68, était trop jeune en 77, mais juge que le Grunge, c’est du réchauffé.
Ma génération est aux commandes d’un monde qui va dans le mur, mais décide de rembourser ceux qui ont oubliés de vérifier le niveau du liquide de freins avant de démarrer.

Je hais ma génération.

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

 

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Note de Nebo : voilà la preuve que je suis pour une totale liberté d'expression en postant ce texte du Grand Rev' avec lequel je ne suis pas complètement d'accord... ceux qui suivent ce blog s'en doutent... j'y apporterais volontiers quelques nuances qui ont déjà été apportées en d'autres posts de ce blog. Le MRAP peut se gratter.

07:00 Publié dans La Chanson du Jour, par The Reverend. | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11/02/2010

OTIS REDDING & CARLA THOMAS : « New year’s resolution » (1967)

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

podcast

Il y a cette scène, dans « La garçonnière » (1960) de Billy Wilder, ou l’adorable Shirley MacLaine prend la décision de sa vie aux 12 coups de Minuit du réveillon : rejoindre tout de suite Jack Lemmon, qu’elle va définitivement préférer à ce grand con de Fred Mac Murray.
(Notez bien que ce n’est pas la taille qui fait le grand con. James Stewart ou Gary Cooper par exemple, ont la tête dans les nuages du haut de leur stature, alors que MacMurray ne sait pas quoi faire de ses grosses paluches et de son immense thorax qui le cloue au sol….)

Mais revenons à Shirley : plutôt que d’être l’amante choyée de son patron (Fred), et de profiter avec lui du luxueux repas de fête qu’il lui offre, elle choisit d’aller partager des spaghettis avec le petit employé qui l’aime, et qui rince ses nouilles à travers une raquette de tennis, faute de passoire. (Jack Lemmon, donc ; un mec qui s’appelle Jean Citrron et devient malgré tout une star mérite tout mon respect.)
Les spaghettis dans la raquette de tennis, c’est un jeu, manger devient ludique, en plus d’être érotique : manger des spaghettis ensemble, c’est presque faire l’amour.

Et la chanson dans tout ça, on s’en éloigne ?
Pas tant que ça : 7 ans plus tard, en énumérant leurs résolutions de nouvelle année, Otis & Carla font l’amour par micros interposés, mais au lieu de pâtes, ce sont des câbles qui les relient.

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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Studio

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

En 2003, en Studio... lors de l'enregistrement de "Soudain l'Ouverture"...

 

*Eric James Guillemain : Chant

*Fréderic Laforêt : Basse, Programmations, Enregistrement & Mixage

*Franck Schaack : Batterie, Percussions

...et votre serviteur aux Guitares...

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10/02/2010

Je suis celui qui porte les fardeaux du monde

=--=Publié dans la Catégorie "Citadelle : Saint-Exupéry"=--=

 

"Je suis la source de toute vie. Je suis la marée qui entre en vous et vous anime et se retire. Je suis le mal qui entre en vous et vous déchire et se retire. Je suis l’amour qui entre en vous et dure pour l’éternité.

Et vous venez m’opposer Marcion et le quatrième évangile. Et vous venez me parler d’interprétations. Et vous venez dresser contre moi votre misérable logique humaine, quand je suis celui qui est au-delà, quand c’est d’elle que je vous délivre !

O prisonniers, comprenez-moi ! Je vous délivre de votre science, de vos formules, de vos lois, de cette esclavage de l’esprit, de ce déterminisme plus dur que la fatalité. Je suis le défaut dans l’armure. Je suis la lucarne dans la prison. Je suis l’erreur dans le calcul : je suis la vie.

Vous avez intégré la marche de l’étoile, ô génération des laboratoires, et vous ne la connaissez plus. C’est un signe dans votre livre, mais ce n’est plus de la lumière : vous en savez moins qu’un petit enfant ! Vous avez découvert jusqu’aux lois qui gouvernent l’amour humain, mais cet amour même échappe à vos signes : vous en savez moins qu’une jeune fille ! Eh bien, venez à moi. Cette douceur de la lumière, cette lumière de l’amour, je vous les rends. Je vous asservis pas : je vous sauve. De l’homme qui le premier calcula la chute d’un fruit et vous enferma dans cette esclavage, je vous libère. Ma demeure est la seule issue, que deviendrez-vous hors de ma demeure ?

Que deviendrez-vous hors de ma demeure, hors de ce navire où l’écoulement des heures prend son plein sens, comme sur l’étrave luisante, l’écoulement de la mer. L’écoulement de la mer qui ne fait pas de bruit mais qui porte les iles. L’écoulement de la mer...

Venez à moi, vous à qui l’action, qui ne mène à rien, fut amère.

Venez à moi, vous à qui la pensée, qui ne mène qu’aux lois, fut amère.

Car je suis celui qui accueille. Je portais les péchés du monde. J’ai porté son Mal. J’ai porté vos détresses de bêtes qui perdent leurs petits et vos maladies incurables,et vous en étiez soulagés.

Mais ton mal, ô mon peuple d’aujourd’hui, est une misère plus haute et plus irréparable, et pourtant je le porterai comme les autres. Je porterai les chaines plus lourdes de l’esprit.

Je suis celui qui porte les fardeaux du monde.

Vous serez des enfants qui jouent.

Vos efforts vains de chaque jour, qui vous épuisent, venez à moi, je leur donnerai un sens, ils bâtiront dans votre coeur, j’en ferai une chose humaine... J’en ferai une chose humaine.

De vos amours, sèches, cruelles et désespérées, amants d’aujourd’hui, venez à moi, j’en ferai une chose humaine.

De votre hâte vers la chair, de votre retour triste, venez à moi, j’en ferai une chose humaine...

Je suis le seul qui puisse rendre l’homme à lui même ... car je suis celui qui s’est émerveillé de l’ homme."

Antoine de Saint-Exupéry, Le Courrier du Sud

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Jimi Hendrix : Bold As Love

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

podcast

Merde.
Mitch Mitchell est mort.
J’apprends la nouvelle par Rock’n’Folk.
Ouais, comme au bon vieux temps, avant l’ère d’internet et de l’info en direct.
Donc ce soir, c’est la chanson de la nuit. Noire.
Si vous voulez tout comprendre à Mitch, c’est pas la peine de lire Batteur magazine. Surtout pas.
Vous avez juste à savoir qu’il a accompagné Jimi Hendrix pendant 3 ans et qu’il a joué sur trois des plus beaux albums du rock, et notamment « Axis : bold as love », et son morceau éponyme, comme on dit dans les journaux lettrés.
Accompagner, ce n’est pas seulement jouer de la batterie, c’est aussi vivre avec le groupe.
Il y a juste à écouter son drumming délicat, son sens du swing, son écoute permanente de la mélodie, et en particulier, ce break magique, à 2 minutes et quarante sept secondes.
Ce soir, je ne vous parlerais même pas de l’extraordinaire sens mélodique d’Hendrix, ni de la qualité rimbaldienne de ses paroles, écoutez juste la relance permanence de Mitch….
Rest in peace.

*Texte écrit par The Rev' en Décembre 2008...

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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09/02/2010

Bob Dylan : Like a Rolling Stone (Piano Demo)

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

 

(Piano demo – 15 Juin 1965, Studio A, Columbia Records, New York City)

 

podcast

Parfois ça tient à presque rien, une grande chanson.
Je veux dire, ce qui fait qu’une idée brillante puisse se réaliser dans une forme quasi parfaite, absolue.
Des idées, Robert Zimmerman en a à la pelle depuis le début des années 60, et plus encore depuis qu’il utilise quelques accélérateurs de conscience sous forme de nicotine, caféïne, marijuana, et acide lysergique, enfin.
Ce qu’il récolte aussi, Bobby, depuis peu, c’est un tas d’emmerdements, envoyé par une belle bande d’emmerdeurs. Les coincés du cul, les censeurs de tout poil, les empécheurs de désirer en rond, à gauche comme à droite, il y en a un paquet.
Les pseudo progressistes et véritables intégristes qui lui reprochent de s’être électrifié, et qui l’émasculeraient bien, tel ce Pete Seeger qui tenta de couper à la hache les câbles d’alimentation de la sono à Newport pour faire cesser ce BOUCAN DU DIABLE.
Et puis évidemment les conservateurs classiques qui ne supportent pas que ce petit juif attifé comme une tantouze viennent leur faire la morale.

Alors, Dylan, est fatigué, fatigué, mais il continue, il continue.
Il creuse, il creuse, he’s  a digger. Dig this, man ?
Il y a cette chanson dans sa tête depuis un moment, qui se bouscule parmi des dizaines d’autres, mais celle là est spéciale, il le sait, il le sent, celle là va tout chambouler.
Alors il cherche, dans ce grand studio. Autour de lui, les autres attendent.
Il démarre au piano, la basse essaie de suivre, puis s’arrête. Lui martèle son piano bastringue, et soudain , sa voix, fatiguée, voilée, broyée. Trop de pressions, trop d’explications à donner sans arrêt, trop de mots, trop de cigarettes.
Alors, c’est juste un couplet, à l’arrache, et le premier refrain, originel. La Genèse.
Et puis, il s’arrête. « My voice is gone », dit-il. Mais pas la chanson.

Le lendemain, la version électrique et définitive débutera par un coup de caisse claire mallarméen qui à jamais abolira le vieux monde…

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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Je suis vivant, c’est pourquoi je souffre

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

 

Je suis un homme qui, comme le Christ, écoute les commandements de Dieu.

Je suis un homme bondissant, et pas un homme assis.

Je suis heureux, car je suis amour.

Je suis un cadeau.

Je suis la faim.

Je suis un homme avec des fautes.

Je suis une transe d’amour.

Je suis moi-même un poème.

Je suis un fou qui a de la raison.

Je suis un tremblement de terre.

Je suis resté triste longtemps, car j’ai traversé la forêt.

Je suis malade de l’âme, et pas de l’esprit.

Je suis pauvre. Je suis misérable. Je suis malheureux. Je suis affreux.

Je suis un homme fort, et pas faible.

Je suis ce Dieu qui meurt si on ne l'aime pas.

Je suis un homme, et pas une bête.

Je suis tout le globe terrestre. Je suis la terre.

Je suis l’amour, et pas la férocité.

Je suis un chercheur, car je sens Dieu.

Je suis vivant, c’est pourquoi je souffre.

Je suis la nature.

Je suis le cœur de Dieu.

Je suis une colombe.

Je suis un enfant.

Je suis l’esprit dans le corps.

Nijinsky

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08/02/2010

CAMUS FASCISTE, DIXIT BHL…

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

Michel Onfray démasque le funeste philosophard de service...

 


La Chronique Mensuelle de Michel Onfray - Février 2010


CAMUS FASCISTE, DIXIT BHL…

BHL écrit en 1991, dans Les aventures de la liberté (p. 291-294) que Camus fut un « intellectuel courageux », un écrivain jamais pris « en défaut de noblesse ou de cœur ». Il le trouve « joyeux fêtard », « bon copain », avoue avoir le même humour que lui ( !) et affirme que, s’il avait vécu, il lui aurait sûrement « apporté les épreuves de la Barbarie ». Il conclut, après des digressions sur sa ressemblance avec Humphrey Bogart : « J’aime Camus, donc. C’est, dans cette galerie d’ancêtres, l’un des rares dont je me sente vraiment proche. Et c’est un de mes rêves que d’écrire un jour un livre qui rendrait justice à cet ancêtre ». Puis BHL traite d’« imbéciles » ceux qui feraient de lui un défenseur de l’Algérie Française, sinon un « fasciste »… Enfin ceci : « Camus et Sartre. Camus qui a eu raison contre Sartre. On ne répétera jamais assez, combien il a eu raison contre Sartre et la bande des Temps modernes. » Suit une énumération des raisons qui permettent d’étayer cette thèse…

Ce livre a été écrit, en effet, il s’appelle Le siècle de Sartre. Sa parution eut lieu fort opportunément en 2000, autrement dit pour le vingtième anniversaire de sa mort – il y a toujours un effet de souffle en librairie pour ces fêtes funestes, pourquoi s’en priver… On peut y lire ceci (p. 420-421) à propos du goût qu’avait Camus de la nature , notamment dans L’été : « Quand on se proclame ainsi l’ami du monde, des choses du soleil, quand on ne se reconnaît plus d’autre loi que celle de la fidélité à la sainte loi de la nature et de ses harmonies spontanées ». Suivent alors sur le mode lyrique une évocation de Nietzsche, de la « grande raison du corps » puis, cette conclusion à la fin d’une longue cadence proustienne : « N’y-a-t-il pas là, mine de rien, une autre matrice du pire ? n’est-elle pas, cette foi aveugle dans la nature, l’autre grande source, après l’ubris ou avant elle, du totalitarisme et, en tout cas, du meurtre ? ». On aura bien lu : Camus défenseur ontologique du totalitarisme et du crime !



La stratégie de BHL apparaît clairement dans cette volte-face majeure : il s’agit d’occuper dans le champ médiatico-philosophique une place facilement identifiable. Camus, un fils de pauvre resté fidèle à son milieu, un socialiste libertaire, un philosophe qui n’a pas appris la misère à l’Ecole Normale Supérieure mais dans sa famille, un anti-mondain plus soucieux de méditerranée que de Saint Germain des Près, un nietzschéen de gauche, l’ami des gens de peu, un pupille de la nation, boursier reconnaissant au système d’éducation de la République et défenseur de la méritocratie par l’instituteur, un solitaire solidaire, voilà, de fait, qui ne pèse pas lourd face à Sartre le fils des beaux quartiers bourgeois, l’enfant peaufiné au précepteur, le normalien agrégé plus à l’aise dans le livre que dans le monde, le socialiste autoritaire, l’ami des dictateurs, l’animal qui chasse en meute et lance ses chiens germanopratins pour tuer, sinon ses serpents pour séduire…

On comprend, idiosyncrasie écrirait Nietzsche, combien BHL a pu aspirer jadis à la pureté camusienne comme à un idéal du moi, mais combien aussi, quand on veut faire carrière, l’auteur de L’homme révolté ne peut être un modèle au contraire de celui de la Critique de la raison dialectique

Michel Onfray


Source

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07/02/2010

L'Homme Docile

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

"Je pense depuis longtemps que si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, et moins encore, bien entendu, l'indignation qu'éveille la cruauté, ni même les représailles et la vengeance qu'elle s'attire... mais la docilité, l'absence de responsabilité de l'homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret public. Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister, ne signalent pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus nombreux dans le monde, mais plutôt qu'il y a de plus en plus d'hommes obéissants et dociles."

Georges Bernanos


Le Dr Fritz Klein, un ancien médecin du camp qui menait des expériences médicales sur les détenus, se tient au milieu des cadavres dans un charnier. Bergen-Belsen, Allemagne, après le 15 avril 1945.

Source Photo

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06/02/2010

Du fascisme des Lettrés apostats, ou réfutation sans fin de toutes les hérésies

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=


Trouvé cet excellent article sur le site de Paméla...

 

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Il semble que les chiens de la meute Bien Pensante se rapprochent un peu trop près car l’air devient irrespirable. J’en perdrais, une fois n’est pas coutume, mon calme réputé olympien.

De Juan Asensio, Celui qu’il ne faut point nommer et surtout pas en bonne société, je n’ai pas à redire ce que je pense, je l’ai déjà fait là.

Son site le Stalker que l’on ne présente plus quoiqu’il serait utile d’en rappeler parfois les deux uniques fils rouges : érudition et polémique, est le seul, et de loin, à donner un peu de dignité à ce média pénible qui se nomme internet.

Oui mais voilà surprise, Stalker serait un site raciste, et d’extrême droite d’après le MRAP et ses sbires anonymes et calomniateurs, appuyé par quelques malins qui en profitent pour dégainer leur atout maître en dérivant vers de désinvoltes et pourtant nuisibles accusations de fascisme, et ce visiblement sans l’avoir lu. Shazam !

Je lis ce site, je l’apprécie, m’y reconnais, alors je suis éclaboussée, mais une fois n’est pas coutume, par les élucubrations de haine de petits impuissants voulant détruire l’excellence, à défaut de l’égaler. Ceci est d’une banalité outrageante et l’Histoire regorge de ces iconoclastes effarouchés. La chasse à l’homme n’en finit plus d’être lancée, toujours pourtant lui s’échappe et vous nargue. Des deux camps, ne pas céder est humain, se défendre encore plus, réfuter les défenses, toujours plus humain,ad vitam aeternam soit mais encore faudrait-il des arguments, braves gens, pour enjoliver les insultes bien trop humaines, elles, pour être suffisantes.

Je n’en entends aucun mais doit déjà sous le fusil prouver mon innocence, quand on ne demande jamais aux beaux esprits au-dessus du Soupçon, de nous expliquer au nom de quoi ils le seraient, eux, exactement.

Deux attaques intellectuelles sont à mes yeux la plaie de toute discussion fondamentale, car d’une facilité qui ferait honte à la plus souple demoiselle : le fascisme et la folie.

Pour ce second chef d’accusation, il suffira par exemple d’avoir l’extrême chance de pouvoir observer au quotidien la santé mentale de tout un chacun par le prisme ô combien révélateur d’un commerce de proximité dans une grande ville pour saisir puissamment que nous sommes tous perdus ou en bonne voie de l’être. Je vous vois tous, sachez-le, passer un jour ou l’autre. La parade principale du corps d’élite de nos pensants s’improvisant appareil soignant consistant à clamer que celui qui nie sa folie est fou, donnons-nous en à cœur joie, nous sommes fous, bien, restons-le.

Qui osera porter plainte contre un fou ? Ce n’est pas politiquement correct, vous qui traquez les égarés.

Mais passons au premier, le plus révélateur de l’état d’amnésie dans lequel baignent nos concitoyens sains, confère ci-dessus, pas du tout tourmentés par un encombrant schisme qui leur fait tout autant détester la police et toute autorité (pourtant étymologiquement semblable à l’auteur), et se précipiter pour implorer l’appareil répressif (et je ne parle même plus du soignant, débordé à cette heure), de venir encager les méchants opposants à leur régime sucré, inodore et pastel, celui où tout le monde s’aime tant, peuples et religions ensemble main dans la main dans la grande fête humaine perpétuelle.

Si vous n’avez que votre « tolérance » comme pare-choc, taisez-vous ! Taisez donc votre haine trop voyante et antinomique de nos lucifuges pensées, nous qui suivons pour vous les inénarrables jalons que vous laissez dans le noir, impatients de courir au bien-être !

Je me répète, je le sais, parce que vous-mêmes vous répétez. Le prétendu plus sage, drapé de son silence, ne sait rien démêler. C’est folie de répondre ? C’est folie d’accuser. Je ne crains pas le perpétuel, et si toujours vous accusez, toujours je répondrai.

Si je ne vous aime pas, non, parce que vos hypocrisies m’exaspèrent, si j’y vois derrière les yeux crevés d’une âme qui ne voulut s’habituer aux nuées, et que ce que je vois me consterne toujours autant, quels qu’en soient les coupables, qui n’ont pas une race précise, ni même une religion mais une constante frappante qui réside en la monopolisation des espaces publics d’expression pour répandre un message qu’ils estiment prodigieux car jamais il ne les mouille, ni bien entendu ne les souille comme le ferait celui qui dirait un peu fort que les temps de la glucose sont éteints, qu’ils n’ont jamais existé, que partout ce ne fut que fureur, pouvoir contre pouvoir, haine banale contre haine normale, que vos discours de paix, vous pouvez vous les coller loin dans vos artères bouchées par les nourritures grasses, vous qui frappez vos femmes, escroquez le fisc, trahissez vos amis, brimez vos chers bambins, vous les incohérents, hystériques à montrer du doigt celui qui a trop lu et qu’on ne peut museler, si je ne vous aime pas, qu’est-ce que cela fait de moi ? Dites-le, redites-le pour voir !

Si je vous dis que je ne vous aime pas, non, parce que votre tendresse est un mensonge, que votre soleil vous aveugle quand j’apprends à voir dans ma nuit, que votre systématique mise au ban des discussions difficiles vous empêche la simple possibilité d’avoir droit à un cri, un cri que voleriez alors à ceux qui n’ont que cela, si ce que je vous montre vous ne pouvez le voir, ne pouvez le comprendre, car ne voulez plus depuis longtemps être singuliers et libres, à part de débiter sans fin des notions galvaudées, jamais argumentées, toujours réfugiées sous des drapeaux contestables puisque toujours plantés par des hommes, comme vous et moi, qui n’ont jamais eu la moindre confirmation, jamais, de la solidité du fil qu’ils utilisent pour tisser leur sempiternelle morale chrétienne dans toute sa caricature, interdite pourtant à l’école, je suis donc une fasciste ?

Moi qui cherche à savoir, unique vocation qui aspire toutes mes heures, savoir pour douter en attendant de tout comprendre, et donc de pardonner (en grec ancien les mots sont similaires), qui ne veux pas rester derrière les portes fermées à entendre des bribes et composer, délirante, de ces bribes ma réalité, mais pousse ces maudites portes pour découvrir une bonne fois pour toute l’extrême complexité que recèle la vérité de la moindre des « opinions », la prudence humble qu’il faut pour sentir que l’on s’est parfois trompé, que rien n’est noir ni blanc, que tout est métissé, oui, vous, adeptes des grands mélanges, je vous croyais acquis ! Je ne me savais pas votre si triste ennemie.

Si la politique telle qu’elle se pratique depuis des décennies, je ne la comprends pas, qu’elle me semble illusoire, que je ne vote plus, immobile, trop centrée justement, entre des camps adverses, qu’à chaque fois que j’ai voté j’ai senti l’évidence crasse de m’être alors trompée, si je ne participe pas à cette grande mascarade qui voudrait nous faire croire que nous « progressons », que nous « avançons », que des « batailles se gagnent », nous qui « avons tant lutté pour la liberté », suis-je alors votre fasciste ?

Si je sors de vos rangs que je connais trop bien, que je vais vraiment mieux depuis que je respire l’oxygène pur des sommets où je me hisse dans un effort considérable, blessée par vos indigestes impostures, perdant de moins en moins de sang, pressée d’atteindre assez vite le lieu assez haut qui me protègera de vos fumeux jugements, qui me sauvera si je dois l’être, qu’en route je cicatrise et me construis durablement sur les bases diverses de tous les camps damnés, de tous les officiels, de tous les individuels, de toutes les communautés avant d’en extraire le suc d’une vérité mienne, confrontée, combattue sans cesse, qui ne tombera plus, qui se dressera fière, forgée, immarcescible, en suis-je ?

Suis-je votre paria fasciste, forcément contre vous puisque têtue, méfiante ?

Forcément trouble et manipulatrice puisque refusant violemment l’engagement dans aucune de vos communautés quelles qu’elles soient parce que le droit général actuel ne m’interdit pas d’être où je veux et avec qui je le veux quand je le souhaite et que je compte bien utiliser cette liberté de mouvement jusqu’à l’absurde, et sans souffrir aucune contrainte jusqu’aux confins de l’absolu pour ce que me permettra mon cheminement de conscience, de connaissance, d’appréhension de cette vérité que vous ne détenez jamais plus que je ne la détiens.

Ne l’oubliez jamais, car je ne l’oublie point, vous ne savez rien de certain, n’en faites pas un programme devant moi, mon manque total d’adhésion ou de ferveur risquerait de vous décevoir.

Si j’interroge l’Histoire et qu’insolente elle me dit que l’homme toujours s’en sort, libre ou entravé, que me font donc, en terme de chaud ou de froid, les infimes points de détails sur lesquels nos parlementaires statuent jusqu’à plus d’heure, pour ne pas s’entendre dire, au terme de délibérations grossières, qu’ils sont totalement ridicules ?

Le suis-je, ce mot valise ? En suis-je, de ce qui ne devrait se nommer qu’en dernier recours ? Faudra-t-il donc me voir brûler sur le bûcher de votre épuration ?

Savez-vous enfin, bonnes gens, ce qu’est le fascisme ? Le savez-vous donc bien ? Rassurez-moi sur un point tout de même, nous ne parlons pas de national-socialisme, au moins ? Sinon je ne peux que vous balancer au visage l’ouvrage d’Ian Kershaw, Qu’est-ce que le nazisme ? et implorer que vous ne ridiculiserez pas la France en faisant un procès à l’auteur car il prononce le terme « Hitler », et s’y intéresse grandement. Klaus Theweleit, et son Männerphantasien (Fantasme mâle, tenez-donc) somme complète et reconnue des travaux de notre allemand, non traduite en France bien entendu puisque le sujet fâche, mais disponible en anglais vous donnera quelques pistes sur la psychologie qui nous intéresse ici, ainsi que Jonathan Littell et son Sec et l’humide. Littell, prix Goncourt 2006 vous vous souvenez ? Alors quoi, on décore un fasciste ? Eh quoi, ne l’est-il pas puisque selon votre admirable définition il « cautionne » les « nauséabonds » rien qu’en, crime horrible, écrivant dessus?

Avez-vous vu ces milliers d’heures d’images de guerre et de désolation que j’ai vues, avez-vous sondé les pensées désastreuses et ravagées d’hommes à la rectitude sanglante, s’essayant à la prose le soir tombé sur leurs appartements de campagne ? Avez-vous entendu, lu, les complaintes oppressées de ceux qui ne vous diront plus pourtant, car jamais ils n’oseraient en ces temps où l’on joue à Jan Karski pour se donner des airs, l’avilissement inadmissible à leurs indigentes doctrines que demandent ces hommes sans âme ?

Avez-vous vu en mes rangs, ou dans ceux de celui auquel je me rallie par pure compassion, avez-vous aperçu une doctrine, un dogme, un programme qui souhaiterait tous nous voir regroupés sous une même pensée ? Au contraire, nous ne cherchons jamais la masse, quels fiers fascistes en somme, sans bréviaire ni chaos. Si Bernanos, si Bloy, si McCarthy, Dantec, si Montherlant, mais alors Dagerman aussi, Artaud, Shakespeare, Moreau, Conrad et Dickinson, Melville, sans compter les antiques : étaient-ils eux si fous dangereux, si cons, qu’ils ne raisonnaient pas en terme de droite ou de gauche ?

Et je ne parle ici encore qu’en ce qui me concerne. Je ne parle jamais ici qu’en ce qui me concerne, et c’est bien là aussi ma terrible confession : je ne veux pas vous convertir, je n’ai que faire de votre approbation, je ne m’adresse à vous qu’en tout dernier recours. À moi, vous ne pourrez rien faire, j’existe à peine, ne souhaite pas exister pour vous. J’existe pour eux, qui soutiennent en silence, qui parfois se présentent et repartent, mince lien, fragile amitié, mais éternelle et profonde entente.

Mais lui, vous voudriez lui faire porter l’humiliante muselière et je m’oppose en force car présentement, Monsieur, Madame, j’ai besoin de l’entendre. Nous sommes bien plus nombreux dans ce cas que vos œillères ne permettent de le voir. Nous devons ne pas choir, ne pas tous disparaître, nous devons puiser à la source des uns ou des autres, ponctuellement,  sans obédience commune parfois et sans aucune allégeance ni adoubement, le carburant nécessaire pour arpenter une route sèche, et sans habitations. Nous sommes seuls depuis longtemps, pressés de nous justifier sans trêve en nous époumonant, dans des débats stériles qui tournent en rond dans le désert, reprenant point par point les pâles accusions qui toujours triompheront car elles sont simplifiées, nos sérieux développements n’ayant plus aucune chance devant la langue catin. Vous voulez du slogan, du mot creux mais fardé, vous voulez du clinquant, du bling-bling dans la bouche, le dernier mot sophiste. Rompue à l’art de la répartie par d’innombrables années de théâtre je sais bien qu’elle assèche, que sa victoire est vaine, que parler le dernier n’est pas parler le mieux, que parfois même conclure est une catastrophe pour l’intelligence née. Car si je peux faire montre d’une étonnante clarté pour peu que vous convoquiez à l’appel cette qualité désuète, je ne suis pas simple, non, et il faudra alors m’écouter longuement ce que vous ne savez pas faire, trépignant de zapper, et de vous amuser.

À n’en point douter si je vous écoute, « facho » est un terme commode, qui regroupe dans les glissements de la langue que nous ne saurions trop encourager afin que chaque analphabète ait « sa chance », toutes les définitions de ce qui finalement n’est pas soi, ni, pire, acquis à la majorité.

Parlons-en, d’ailleurs, de cet analphabète angélisé, au nom de quelle divinité curieuse, je vous prie ? Alors que celui ou celle qui s’instruit devrait se taire, honteux, pour ne point nuire à l’équilibre fragile de la confiance de l’idiot en lui-même. Alors même que l’on nous somme de longer les murs avec nos embarrassants fardeaux, car ne croyez jamais qu’il soit aisé, jamais, de porter l’héritage maudit de siècles d’imprimerie, le béat imbécile obtiendrait le Royaume ? Nous devrions cesser de lire ce qu’il ne faut pas lire, craindre le loup des superstitions actuelles : Si tu arpentes le cloaque, le cloaque viendra te prendre, si tu convoques Candyman devant ta glace, il viendra te tuer. Si tu t’écartes trop du sentier, Ils viendront te chercher.

Mais qui ? Je ne vois jamais personne d’autre que… vous. Vous, toujours vous, maintenant que je vous vois de l’autre côté, que vos appels à l’ordre sont aussi dérisoires que mesquins, et vous vous agitez d’un rien, vous venez de vos vrombissements d’insecte volant coprophage perturber nos féroces silences, emplis du poids de la décence si dure à rattraper, si fuyante sous les sens, mais si belle à conserver, de l’espérance d’un monde sans vos gesticulations subies, sans vos immanquables présences vides.

Le stupide se connaît aisément : il porte l’étendard ou la fourche, s’exprime sans vérifications, cite sans guillemets car sans savoir que de sa bouche mal corrigée ne sortent que des monceaux de lieux communs amplement rabâchés, et la réfutation systématique que nous sommes contraints de fournir nous fatigue, nous excède, oui, nous enflamme, elle me fatigue, m’excède, m’enflamme, et finalement me laisse prostrée dans une mortification sans nom, car je n’ai jamais recherché dans cette voie de connaissance, que la réconciliation. Et pourtant l’on nous charge des pires maux de la Terre, alors même qu’ouvrant un peu les yeux, on tente de vous toucher, de vous montrer.

Nous venons partager ce que nous avons retrouvé. Vous n’en voulez pas ? Parfait, retournez à vous auges. Pourquoi vider les nôtres, quelles sont ces si inacceptables découvertes que nous exhumons sous vos yeux ? Serait-ce, alors, et si ironiquement, ces pauvres livres ? Mais je croyais que tout le monde s’en foutait bien. Serait-ce alors notre parole, difficile à cadrer, manier ou labelliser, qui s’oppose toujours là où vous auriez voulu vaticiner sans frein ? Serait-ce ce « Non, je crois bien que vous avez tort d’être si prompt à dégainer, vous allez vous prendre la balle, en retour, en plein pied », mise en garde immodeste dont je m’affuble surtout pour éviter votre contagion ? Est-ce si désagréable de ne pouvoir tous nous ranger sagement, et rapidement, dans vos boîtes à surgelés ?

Car Monsieur, Madame, oui, il faut être bien plus que stupide, et bien pire qu’un idiot pour traiter Juan Asensio de fasciste, le menacer, l’insulter, le sommer de se taire.

Il faut être suicidaire. Non pas parce que lui vous tuera, encore que d’un point de vue purement rhétorique vous ne vous en relèveriez pas, à jamais humiliés par ses justes rectifications, mais parce que l’absence même du Stalker sur la Toile sonnerait le glas de tous les défenseurs du verbe, libre dans sa plus pure définition, qui ne trouveront plus où étancher leur soif.

Il faut éclairer ceux qui déraisonnent, et non pas les punir, savez-vous qui le disait ? L’empereur Julien qui ne supportait pas les chrétiens proposant du changement et de l’amour universel, et se voyait donc, lui, taxé de réactionnaire.

Je ne me sens pas enseignante, ne l’ai jamais souhaité, je ne peux donc que vous exhorter encore et toujours à lire et vous débrouiller seuls, chers antifascistes égarés dans vos limbes, comme je le fis, comme je le fais.

Biographie de l’auteur :

Paméla Ramos n’est professeur émérite de rien, et elle habite Montreuil. De parents écologistes mais néanmoins intelligents, elle a des amis noirs, juifs, son colocataire est homosexuel et sa belle-sœur kabyle. Elle recycle le week-end, donne pour les tsunamis, et s’intéresse à la protection du monde marin, bien plus qu’à celle des êtres humains. Son penchant démesuré pour la littérature, mêlé à un caractère d’emmerdeuse chaleureux, la font briller en société, lorsqu’elle consent à la fermer faire rire. Son dernier vote en date très remarqué pour François Bayrou l’a cataloguée à jamais parmi les personnalités les plus dangereuses du Sud-Ouest, qu’elle a dû quitter précipitamment. Plusieurs troubles psychiatriques sont à lui consentir pour sa défense, dont un penchant inadmissible pour l’hétérosexualité dure et la viande rouge. Son hygiénisme anti-tabac nous rappelle avec effroi les heures sombres de notre passé. Divorcée sans enfant, elle n’espère pas en faireattend le bon moment pour éprouver les joies de la maternité en relisant KierkegaardÉlisabeth Badinter.

Elle a récemment abandonné toute activité pour se consacrer à plein temps à sa passion : le Stalker, dont elle peut se vanter d’être la millième groupie, ce qui lui valut un tee-shirt à l’effigie du Maître, qu’elle porte en pleurant le soir. On ne lui connaît à ce jour aucune autre occupation.

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Visitez, impérativement, le site de Paméla...

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Islam : ce que l'Occident doit savoir

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Durée du film : 1h38min et 41secondes

 

Pour voir le film sur Google

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05/02/2010

La réaction n’est séduisante que dans l’anarchisme aristocratique

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« Cette race bénie des sceptiques, qui ne croient ni au progrès, ni à l’action, ni au sens de l’histoire, ni à aucune des chimères dont s’enivrent nos contemporains. La réaction n’est séduisante que dans l’anarchisme aristocratique ; lorsqu’elle se pique de réorganiser la société, elle devient aussi ennuyeuse que la gauche, et tombe dans les mêmes ornières. »

Gabriel Matzneff, L’archange aux pieds fourchus - 1983

« Le catholicisme semble avoir irrémédiablement réduit la sublime folie de l’Incarnation, de l’Esprit qui se fait chair, à un catalogue de quéquettes interdites (…) Plus que jamais, j’ai conscience que seule une bonne théologie de la liberté, c’est-à-dire une bonne théologie du Saint-Esprit, pourrait délivrer l’Église romaine de la tentation moralisatrice, de l’obsession sexuelle. » (27 juillet 2008)

« Les intellos franchouillards y vont eux aussi très fort : les ‘droits de l’homme’, c’est leur spécialité. Hier c’était au gouvernement russe qu’ils expliquaient doctement ce qu’il convenait de faire. Aujourd’hui, Jeux olympiques obligent, c’est au gouvernement chinois. Le grotesque de ces perpétuels donneurs de leçons (droite libérale et gauche caviar confondues) me fortifie dans la satisfaction de n’être pas un Français pur sucre, dans le bonheur d’être un métèque. Né et grandi en France, c’est sans nul doute à mon sang russe que je dois d’être immunisé contre cette maladie française de la vanité, de la suffisance, de la ridicule prétention à morigéner les autres nations » (8 août 2008)

Gabriel Matzneff, Carnets noirs 2007-2008

 

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04/02/2010

E. M. CIORAN

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"Je suis un Sahara rongé de voluptés, un sarcophage de roses." (Le crépuscule des pensées)

"S’il me fallait renoncer à mon dilettantisme, c'est dans le hurlement que je me spécialiserais." (Syllogismes de l’amertume)

"Deux voies s’ouvrent à l’homme et à la femme : la férocité ou l’indifférence. Tout nous indique qu’ils prendront la seconde voie, qu’il n’y a aura entre eux ni explication ni rupture, mais qu’ils continueront à s’éloigner l’un de l’autre, que la pédérastie et l’onanisme, proposés par les écoles et les temples, gagneront les foules, qu’un tas de vices abolis seront remis en vigueur, et que des procédés scientifiques suppléeront au rendement du spasme et à la malédiction du couple." (Syllogismes de l’amertume)

 

"Pendant des siècles, des esprits se sont battus et ont risqué leur vie pour se libérer de Dieu. Et nous, au milieu du XXe siècle, nous regrettons les chaînes qu'Il représentait et ne savons que faire d'une liberté pour laquelle nous n'avons fait aucun sacrifice, que nous n'avons pas conquise. Nous sommes les héritiers ingrats de l'athéisme héroïque, les épigones de la révolte, une masse de rebelles qui déplorent secrètement la disparition des "superstitions", des "préjugés" et des anciennes "terreurs"." (Carnets 1957-1972)

"La civilisation, avec tout son appareil, se fonde sur notre propension à l’irréel et à l’inutile. Consentirions-nous à réduire nos besoins, à ne satisfaire que les nécessaires, elle s’écroulerait sur l’heure. Aussi, pour durer, s’astreint-elle à nous en créer toujours de nouveaux, à les multiplier sans trêve, car la pratique généralisée de l’ataraxie entraînerait pour elle des conséquences bien plus graves qu’une guerre de destruction totale." (La chute dans le temps)

"Le souci du système et de l’unité n’a été ni ne sera jamais le lot de ceux qui écrivent aux moments d’inspiration, où la pensée est une expression organique obéissant aux caprices des nerfs. Une parfaite unité, la recherche d’un système cohérent indiquent une vie personnelle pauvre en ressources, une vie schématique et fade d’où sont absents la contradiction, la gratuité, le paradoxe. Seules les contradictions essentielles et les antinomies intérieures témoignent d’une vie spirituelle féconde, car seules elles fournissent au flux et à l’abondance internes une possibilité d’accomplissement. [...] Tout produit exclusif de l’acharnement et du travail est dépourvu de valeur, comme tout produit exclusif de l’intelligence est stérile et inintéressant." (Sur les cimes du désespoir)

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03/02/2010

Une émergence qui est folie

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

Dieu serait, aussi, une discontinuité du monde. Israël d'abord, Jésus ensuite, Dieu lié librement aux lois qu'il a créées se donne aussi, librement, le droit de les enfreindre afin d'initier un saut qualitatif. La création, à bien y réfléchir, n'est pas naturelle. Lorsque Jésus effectue ses miracles il va à l'encontre des lois et de l'ordre en cours. Les pharisiens le lui font bien entendre et Satan baisse la tête, Prince de ce monde pour un court laps de temps, lui qui gère la finitude dans la matière qui nous est donnée. La discontinuité que Dieu introduit dans sa création, par des moyens contre-nature, apporte la foi, l'espérance et l'amour. Une émergence qui est folie.

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