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17/01/2021

Du coeur et de l'âme

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« Les qualités propres à l’aristocratie sont difficiles à décrire, parce qu’elles viennent du cœur et de l’âme plus que du seul intellect ou de la seule "raison morale". De même que l’aristocratie relie le peuple aux dieux, elle relie le ciel à la terre, comme l’arbre du monde dans les anciennes mythologies. Elle relie aussi le visible à l’invisible, le fini à l’infini, ce qui se décrit à ce qui ne peut pas se dire. Elle montre les choses mais elle ne les dit pas. »

Alain de Benoist, Les idées à l’endroit

 

 

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16/01/2021

Un chaton

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« Un bombardier de nuit soviétique avait lâché une bombe (...). Parmi les débris de rondins et les gravats il ne découvrit qu’un chaton. Le chaton était en piètre état, il ne demandait rien, n’attendait rien, il devait croire que la vie sur terre c’était cela : le bruit, le feu, la faim. »

Vassili Grossman, Vie et destin

 

 

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15/01/2021

La classe intellectuelle

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« Nous sommes devenus amis, c'est-à-dire que chaque jour il venait se fourrer chez moi, m'empêchait de travailler et m'entretenait à coeur ouvert de sa détresse. Dès les premiers temps, son extraordinaire fausseté, qui me donnait vraiment la nausée, m'avait frappé. En tant qu'ami, je le gourmandais de tant boire, de vivre au-dessus de ses moyens et de faire des dettes, de paresser, de ne rien lire, d'être si peu cultivé et si peu informé, et en réponse à toutes mes observations, il souriait amèrement, soupirait et disait : “Je suis un raté, un inutile !” ou “Que voulez-vous attendre de nous, débris du servage ?” ou “Nous dégénérons…” Ou bien il se mettait à débiter un long fatras où il était question d'Onéguine, de Pétchorine, du Caïn de Byron, de Bazarov, et disait d'eux : “Ce sont nos pères par la chair et par l'esprit.” Comprenez en somme, que ce n'était pas de sa faute si les plis officiels traînaient des semaines entières sans êtres ouverts, s'il buvait et faisait boire les autres, mais celle d'Onéguine, de Pétchorine et de Tourguéniev qui ont inventé le raté et l'inutile. La cause de son extrême dépravation et de sa vie scandaleuse n'était pas, voyez-vous, en lui-même, mais à l'extérieur, au-dehors. Et avec cela — voyez la ruse ! — il n'était pas seul à être dépravé, menteur et vil, nous aussi nous l'étions… “Nous, les gens des années 80”, “nous, le surgeon amolli, énervé du servage”, “nous que la civilisation a défigurés…”. Bref, nous devions comprendre qu'un grand homme comme Laïevski était grand jusque dans sa déchéance, que sa dépravation, son ignorance et sa crasse étaient un phénomène d'histoire naturelle, consacré par le déterminisme, que les causes en étaient universelles, élémentaires et que l'on devait suspendre devant lui une veilleuse d'icône parce qu'il était la victime de l'époque, des influences, de l'hérédité, et ainsi de suite. Tous les fonctionnaires et toutes les dames, en l'entendant, poussaient des oh ! et des ah ! d'admiration et j'ai mis longtemps à comprendre à qui j'avais affaire : était-ce un cynique ou un adroit filou ? Des individus comme lui appartiennent en apparence à la classe intellectuelle, qui ont quelque instruction et parlent beaucoup de leur noblesse personnelle, savent se faire passer pour des natures complexes. »

Anton Tchekhov, Le duel

 

 

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14/01/2021

Les bons sentiments

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« Certaines âmes philanthropiques pourraient construire en rêve quelque miraculeuse façon de désarmer ou de terrasser l’adversaire, sans causer trop de souffrance, et croire que l’art de la guerre évolue dans cette direction. Aussi désirable qu’elle soit, cette vue de l’esprit doit être réfutée. Car dans un état aussi dangereux que la guerre, les pires erreurs sont celles que nourrissent les bons sentiments. »

Carl von Clausewitz, De la guerre

 

 

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13/01/2021

En fait, elles ne s’intéressent qu’aux femmes

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« Les producteurs de films découvrent enfin, mais lentement, que les femmes se contentent parfaitement d’artistes aussi laids que Belmondo, Walter Matthau ou Dustin Hoffman, au lieu des beaux acteurs de jadis. Puisqu’ils accordent peu de valeur à leur physique et ne se croient beaux qu’exceptionnellement (ils ne voient la beauté que chez les femmes), ils s’identifient plus facilement à des interprètes qui ne sont pas des Apollons. Pourvu que les principaux rôles féminins soient tenus par de belles vedettes, les femmes absorbent ces films avec autant de plaisir que ceux où jouerait un Rock Hudson ; en fait, elles ne s’intéressent qu’aux femmes qu’elles y voient. »

« Quoi que fassent les hommes pour en imposer aux femmes, dans le monde des femmes, ils ne comptent point. Dans le monde des femmes, seules comptent les autres femmes. Lorsqu’une d’elles remarque qu’un homme dans la rue se retourne sur elle, naturellement, elle s’en réjouit. Si l’homme est habillé de façon coûteuse ou roule dans une voiture de sport grand luxe, sa joie est d’autant plus grande, joie comparable à celle d’un porteur d’actions qui lit un rapport de bourse favorable. Pour la femme, que l’homme soit bien physiquement ou non, sympathique ou non, intelligent ou non, ne joue absolument aucun rôle. »

Esther Vilar, L’homme subjugué

 

 

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C’est avec de telles monotonies que sont faits les sentiments durables qui déterminent l’individualité d’une âme particulière

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« Un rythme qui continue inchangé est un présent qui a une durée ; ce présent qui dure est fait de multiples instants qui, à un point de vue particulier, sont assurés d’une parfaite monotonie. C’est avec de telles monotonies que sont faits les sentiments durables qui déterminent l’individualité d’une âme particulière. L’unification peut d’ailleurs s’établir au milieu de circonstances bien diverses. [...] Cependant l’être est un lieu de résonance pour les rythmes des instants et, comme tel, on pourrait dire qu’il a un passé comme on dit qu’un écho a une voix. Mais ce passé n’est qu’une habitude présente et cet état présent du passé est encore une métaphore. En effet, pour nous, l’habitude n’est pas inscrite dans une matière, dans un espace. [...]

L’habitude qui, pour nous, est pensée est trop aérienne pour s’enregistrer, trop immatérielle pour dormir dans la matière. Elle est un jeu qui continue [...] c’est de cette manière que nous tenterons de solidariser, par l’habitude, le passé et l’avenir. »

Gaston Bachelard, L’intuition de l’instant

 

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Réminiscence

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« Il est de fins ressorts dont la marche ignorée
— Ni savants, ni rêveurs, n’ont deviné comment —
Va dans un coin de l’âme éveiller brusquement
Le parfum d’une fleur autrefois respirée.

Autrefois, le céleste épanouissement
De ta bouche qui rit, cette rose pourprée,
M’avait tout embaumé l’âme... Chère adorée
Qui t’envolas si tôt, l’oubli vint lentement !

Voilà que, ravivant ton image effacée,
Ta grâce tout à coup me vient à la pensée,
Comme l’air qu’un hasard souffle aux musiciens.

D’un soir déjà lointain je reconnais les fièvres :
Et mon cœur a senti refluer à mes lèvres
Une fraîche saveur de baisers anciens. »

Léon Valade, "Réminiscence" in Le Parnasse contemporain

 

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12/01/2021

Une vie d'homme libre

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« L’homme, qui aime la femme et souhaite passionnément, par-dessus tout, son bonheur, la suit encore sur ce terrain : il produit pour elle du rouge à lèvre qui ne tache pas, du noir aux yeux qui ne la fait pas pleurer, des bigoudis chauffants qui remplacent ses ondulations absentes, des blouses plissées qu’elle n’a plus à repasser, des sous-vêtements qu’elle jette au fur et à mesure qu’ils sont sales. Car il a toujours le même but, la délivrer de ces mesquineries une fois pour toutes, lui permettre de réaliser en elle ce qui est spécifiquement féminin et donc étranger à son esprit d’homme, satisfaire les aspirations "élevées" — à ce qu’il croit — de la nature plus délicate, plus sensible, de la femme, pour qu’enfin elle puisse mener la seule et unique existence qu’il considère digne d’être vécue : une vie d’homme libre. »

Esther Vilar, L’homme subjugué

 

 

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La prodigalité

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« La prodigalité est une vertu d'artiste.

[...]

Le don n'épuise pas la richesse qui le permet, car, dans cette logique de l'expansion, en forme de génération spontanée, la dépense est immédiatement suivie d'une nouvelle disponibilité pour un nouveau don. Le déploiement et la dissipation instaurent un rapport au temps éminemment singulier : l'instant suffit à la consumation, il acquiert de la sorte une densité ignorée en d'autres occasions. Là où il coule, sagement chronologique, sans variations d'intensité, [...] il n'est que durée mesurable, quantité appréciable. En revanche, dans la dilapidation, il est l'occasion de moments intenses, gonflés de sens. Des pics et des cimes. La qualité de l'émotion est sans pareille, l'éternité tout entière semble avoir pris place dans le fragment de temps qui s'est détaché en coïncidence avec le geste. [...] le dispendieux est un artiste du temps.

L'éthique de la dépense suppose l'éclatement et la production de fragments, le divers et le multiple. Ce sont des densités matérialisées, cristallisées qui font les points, mais l'ensemble de la démarche est dynamique. Elle suppose une volonté de mouvement, un consentement aux flux et aux fleuves. D'où l'héraclitéisme du dispendieux qui veut et aime la mobilité, qui sollicite la circulation dans le dessein de produire des opportunités pour une plus grande probabilité de dépenses. [...] il sait n'avoir pour seul capital que sa vie, qu'elle ne durera pas éternellement [...] La mort donne le prix, elle fixe le sens.[...]

Le probable devient effectif et réel par la dépense qui est mode de révélation. »

Michel Onfray, De la prodigalité ou l'excédent somptuaire, in La sculpture de soi : la morale esthétique

 

 

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11/01/2021

Système neutre programmé pour réaliser le maximum de gain

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« On peut parfaitement comparer la femme à une entreprise, système neutre programmé pour réaliser le maximum de gain : la femme se lie sans amour, sans méchanceté ni haine personnelle, à l’homme qui travaille pour elle. S’il l’abandonne, l’angoisse naturellement la saisit, car son existence économique est en jeu. Sous cette angoisse aux causes rationnelles ne s’ouvre aucun abîme infini, et sa compensation est elle aussi d’ordre logique : par exemple, il suffit de prendre un autre homme sous contrat. »

Esther Vilar, L’homme subjugué

 

 

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10/01/2021

L'un âgé et l'autre jeune

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« Lorsqu’une femme a le choix entre deux hommes, l’un âgé et l’autre jeune, dont le revenu est le même, elle choisit certes le plus jeune, non parce que sa jeunesse lui inspire un sentiment esthétique ou de la sympathie, mais uniquement parce qu’il pourra subvenir plus longtemps à ses besoins. Les femmes savent très bien ce qu’elles attendent d’un homme, aussi prennent-elles parfaitement leur décision : on n’en a probablement jamais vu préférer pour mari un pauvre diable de vingt ans à un quadragénaire fortuné. »

Esther Vilar, L’homme subjugué

 

 

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09/01/2021

Le dressage par l'éloge

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« Une fois habitué aux compliments, il suffit de n’en pas recevoir pour se sentir blâmé. Le dressage par l’éloge présente entre autres les avantages suivants : celui qui est loué tombe dans un état de dépendance par rapport au laudateur (pour que l’éloge vaille quelque chose, il doit provenir d’une instance supérieure ; c’est donc reconnaître au laudateur un niveau plus élevé). L’éloge agit comme une drogue (lorsqu’il en est privé, l’intoxiqué confond toutes les valeurs et perd la faculté de s’identifier à lui-même). L’éloge accroît les rendements (il suffit pour ce de cesser de l’appliquer à l’état de choses présent et de ne l’appliquer qu’au rendement supérieur). »

Esther Vilar, L’homme subjugué

 

 

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"Moral" et "Viol"...

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D'un ami sur Fesse de Bouc...

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Olivier Duhamel : « Je suis dégouté par l'abaissement moral de l'Amérique trumpiste. La dignité d'une démocratie ne doit jamais être violée de la sorte. »

Que ce sale type mette "moral" et "viol" dans la même phrase, c’est ébouriffant.

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08/01/2021

Ils donnent à cet asservissement le nom d'amour

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« Le marxisme, l’amour du prochain, le racisme, le nationalisme, sont des exemples de ces systèmes qui sont l’œuvre de l’homme. Et l’homme qui, grâce à eux, parvient à satisfaire son besoin de religion, est en grande partie immunisé contre l’asservissement à un individu unique (la femme). Mais, dans leur très grande majorité, les hommes préfèrent consciemment se soumettre à cette divinité exclusive que sont les femmes (ils donnent à cet asservissement le nom d’amour), car elle présente toutes les conditions requises pour satisfaire leur besoin de religion. Toujours à leurs côtés, elle n’éprouve aucune inquiétude métaphysique, et en cela elle est réellement “divine”... Du fait qu’elle a sans cesse des exigences nouvelles, l’homme ne se sent jamais abandonné (comme Dieu, elle est omniprésente). Elle le délivre de sa dépendance des dieux collectifs qu’il doit partager avec ses concurrents. Elle lui semble digne de confiance puisqu’elle ressemble au Dieu de son enfance, à sa mère, et elle confère à son existence un sens artificiel puisque tout ce qu’il fait a pour objectif son confort à elle (et plus tard le confort de ses enfants), et non pas le sien. Déesse, elle peut non seulement châtier (en retirant sa protection), mais récompenser (en lui accordant des satisfactions sexuelles). Mais les plus importantes des conditions requises pour cette déification sont la tendance qu’a la femme à se déguiser, et sa sottise. Tout système doit impressionner ses croyants par la supériorité de ses connaissances ou les confondre par son incompréhensibilité. Comme il n’est pas question pour la femme de la première éventualité, elle tire profit de la seconde. Grâce à sa mascarade, l’homme voit en elle un être qui lui est étranger et plein de mystère, et toutes ses tentatives de contrôle échoueront devant une sottise telle qu’elle en est imprévisible. Car tandis que l’intelligence s’exprime par des actes logiques et compréhensibles, donc mesurables, calculables, contrôlables, les faits et gestes des imbéciles, manquent de toute rationalité, ne peuvent être ni prévus ni contrôlés. Ainsi, exactement comme les papes et les dictateurs, la femme se dissimule constamment derrière une muraille de pompe, de carnaval et de mystères de quatre sous pour éviter qu’on lui arrache son masque. Renouvelant sans cesse son empire, elle peut donc à tout moment garantir à l’homme la satisfaction de ses besoins religieux. »

Esther Vilar, L’homme subjugué

 

 

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07/01/2021

Il n’y a rien, absolument rien, dans une femme

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« L’homme, aveugle volontaire, continue à rechercher son bonheur dans l’asservissement. Cette servitude aurait quelque justification d’ordre poétique si la femme était vraiment ce qu’il croit être, un être tendre, charmant, une fée bienfaisante, un ange venu d’un monde meilleur, trop bonne pour lui et pour notre terre. Comment est il possible que les hommes, qui dans tous les autres domaines veulent tout savoir, se bouchent les yeux pour ignorer précisément ce simple fait ? Comment ne remarquent ils pas qu’en dehors d’un vagin, de deux seins, et d’une paire de cartes perforées qui débitent toujours la même série d’insanités stéréotypée, il n’y a rien, absolument rien, dans une femme ; qu’elle ne se compose que de matière, qu’elle n’est, sous de la peau humaine, qu’un rembourrage qui se donne pour un être pensant ? Si les hommes, une fois seulement, s’arrêtaient de produire aveuglément pour réfléchir, ils démasqueraient en un tour de main les femmes avec leurs colliers au cou, leurs petites blouses gaufrées et leurs sandalettes dorées, et il leur suffirait de se servir de l’intelligence, de l’imagination et de l’esprit de suite qui sont les leurs pour réaliser en quelques jours l’instrument, la machine humanoïde, qui remplacerait avantageusement un être qui manque à jamais de toute originalité extérieure et intérieure. Mais pourquoi les hommes craignent ils donc tant la vérité ? »

Esther Vilar, L’homme subjugué

 

 

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