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29/01/2009

Pharisaïsme antisémite...

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

« L'antisémitisme, chose toute moderne, est le soufflet le plus horrible que Notre-Seigneur ait reçu dans sa Passion qui dure toujours ; c'est le plus sanglant et le plus impardonnable, parce qu'il le reçoit sur la Face de sa Mère de la main des chrétiens ». Léon Bloy

Et pas de la main de n'importe quels chrétiens... 

 

Pitoyable...

 

« L’antisémitisme est inacceptable puisque spirituellement nous sommes des Sémites. » 

Pie XI s’adressant à un groupe de pèlerins belges le 6 septembre 1938

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28/01/2009

BRIAN WILSON : « Still I dream of it » (original home demo, 1976)

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

 

podcast

 

"Aujourd'hui,dans ma tête, il y a deux Brian. 

D’abord l'anglais, l'ange blond, tout au fond de sa piscine

Ensuite, l’autre, l’américain, surfeur en toc qui lui aussi a failli se noyer, dans l’alcool, les drogues, la mauvaise bouffe, ou même le bac à sable qu’il avait fait installer dans son salon. 

Brian, le petit génie au visage de gamin mal dégrossi, le fan transi de Phil Spector copiant, égalant, et dépassant parfois son maître, peut-être pour oublier les coups de ceinturon que lui balançait son père. Un jour, beaucoup plus tard, au détour de deux réponses dociles à des questions convenues sur le pourquoi de sa musique, il imitera soudain le bruit de ces coups. 

Image perturbante de ce quinquagénaire éructant d’horribles « tchak ! tchak ! » en se tordant la bouche devant la caméra. A vous glacer le sang. 

Mais Brian va mieux : il vit, il a perdu le quintal de graisse qu’il avait accumulé en s’empiffrant de sucreries et d’anxiolytiques, et il a même échappé aux griffes de son analyste. 

Beaucoup mieux que sur cette démo de 1976 : la voix empâtée, la tristesse en berne sous la camisole chimique, les accords de piano stridents, et la solitude, la solitude… La vie de Brian, quoi. 

A little while ago / My mother told me / Jesus loved the world / And if that's true then / Why hasn't he helped me to find a girl / and find my world ? »)" 

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance)

 

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24/01/2009

Pascal, Talmudiste

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

Le Talmud ne donne pas des missives juridiques définitives telle : "Talmud, Sanhedrin (59a) : Les Goïm qui chercheraient à découvrir les secrets de la Loi d’Israël, commettent un crime qui réclame la peine de mort."  ou encore ce qui suit : "Talmud, Sanhedrin (57a) : un juif n’est pas obligé de payer le salaire redevable à un non-juif." Ou cela de même : "Talmud, Iore Dea 151, 11: Il est interdit de faire un présent à un Non-juif, cela encourage l’amitié." Ces phrases lues telles quelles peuvent choquer. En vérité le Talmud cherche à explorer et épuiser toutes les probabilités de réponses et de questionnements relatifs à la Torah. Il s’agit d’une exégèse herméneutique toujours réitérée. Avant le second siècle de notre ère elle était essentiellement orale, puis les commentateurs ont commencés à être mis par écrit. C’est une Compilation de controverses et de débats. Les antisémites ou antijudaïques ont abondamment puisé dans le Talmud, en tirant les phrases hors contexte (telles celles que j'ai citées en ouverture de ma note), pour faire dire à ces commentaires des choses qu’elles ne disent pas. On trouve dans le Talmud absolument tout… et son contraire, le but de l’étude talmudique étant bien la confrontation théologique constante afin de parvenir à en épuiser le sens. Chose, bien entendu, impossible. De brillants esprits comme Blaise Pascal ont étudié les écrits talmudiques avec une dévotion toute particulière. Il suffit de voir ce qu’il en dit dans ses “Pensées”. C’est très parlant et cela ferait fondre sur place les catholiques à babouches qui se réclament de Pascal… euh… notamment sur un certain site anti-naturiste.

 

« Les prophéties étaient équivoques : elles ne le sont plus » écrit Pascal dans ses Pensées sur la religion. Et le Sage Roi Salomon clame dans Qohelet : « Ce qui existe a déjà existé tout comme ce qui existera et Dieu ramène ce qui est passé. » (Écclésiaste 3 :15)

L’antisémitisme environnant s’est répandu partout, des comiques troupiers tels Dieudonné aux chrétiens traditionalistes, à présent sous couvert d’antisionisme bien sûr au milieu desquels il est inutile de tenter de parler sinon la meute aboie et seul finalement, le silence peut indiquer la réponse du mépris qui a des relents bienheureux en même temps qu’une vive tristesse de ne faire face qu’à des « nuques raides » qui se gaussent d’être touchées par la grâce divine. Culs coincés, bourses éteintes et odeurs de sépulcres et de bougies. Ainsi des chrétiens très sérieux vomissent, ce qu’ils appellent « le Judaïsme talmudique », le considérant comme corrompu car n'émanant pas des temps prophétiques. En même temps, eux ne se privent pas de faire l'éloge de grand Docteurs Chrétiens du moyen-âge. Il suffit d'aller lire les commentaires par ici, ou alors par là...

Ignares. Cœurs de pierre. Méchanceté abjecte. Or, voici ce que Blaise Pascal, dont ils se réclament aussi, malheureux, écrit dans ses Pensées sur la religion :

 

« Le péché originel enseigné

par les Juifs est la clef

de toute l’incompréhensibilité…

 

485            Du péché originel. Tradition ample du péché originel selon les Juifs.

            Sur le mot de la Genèse, viii : La composition du cœur de l’homme est mauvaise dès son enfance.

            R. Moïse Haddarschan : Ce mauvais levain est mis dans l’homme dès l’heure où il est formé.

            Massechet Succa : Ce mauvais levain a sept noms dans l’Écriture ; il est appelé mal, prépuce, immonde, ennemi, scandale, cœur de pierre, aquilon ; tout cela signifie la malignité qui est cachée et empreinte dans le cœur de l’homme.

            Misdrach Tilim dit la même chose, et que Dieu délivrera la bonne nature de l’homme de la mauvaise.

            Cette malignité se renouvelle tous les jours contre l’homme, comme il est écrit Ps. XXXVII. «  L’impie observe le juste, et cherche à le faire mourir, mais Dieu ne l’abandonnera point. » Cette malignité tente le cœur de l’homme en cette vie et l’accusera en l’autre. Tout cela se trouve dans le Talmud.

            Misdrach Tilim sur le Ps. IV : « Frémissez, et vous ne pécherez point. » Frémissez, et épouvantez votre concupiscence, et elle ne vous induira point à pécher. Et sur le Ps. XXXVI : « L’impie a dit en son cœur : Que la crainte de Dieu ne soit point devant moi » ; c’est-à-dire, que la malignité naturelle à l’homme a dit cela à l’impie.

            Misdrach el Kohelet : « Meilleur est l’enfant pauvre et sage que le roi vieux et fol qui ne sait pas prévoir l’avenir » L’enfant est la vertu, et le roi est la malignité de l’homme. Elle est appelée roi, parce que tous les membres lui obéissent, et vieux, parce qu’il est dans le cœur de l’homme depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse ; et fol, parce qu’il conduit l’homme dans la voie de [perdition] qu’il ne prévoit point.

            La même chose est dans Misdrach Tilim.

            Bereschit Rabba sur le Ps. XXXV : « Seigneur, tous mes os te béniront, parce que tu délivre le pauvre du tyran » ; et y a-t-il un plus grand tyran que le mauvais levain a faim, donnez-lui du pain de la sagesse, dont il est parlé Prov., IX ; et s’il a soif, donnez-lui l’eau dont il est parlé Is., LV.

            Misdrach Tilim dit la même chose ; et que l’Écriture en cet endroit , en parlant de notre ennemi, entend le mauvais levain ; et qu’en lui [donnant] ce pain et cette eau, on lui assemblera des charbons sur la tête.

            Misdrach el Kohelet, sur l’Eccl., IX : « Un grand roi a assiégé une petite ville. » Ce grand roi est le mauvais levain, les grandes machines dont il l’environne sont les tentations, et il a été trouvé un homme sage et pauvre qui l’a délivrée, c’est-à-dire la vertu.

            Et sur le Ps. XLI : « Bienheureux qui a égard aux pauvres. »

            Et sur le Ps. LXXVIII : « L’esprit s’en va et ne revient plus » ; d’où quelques-uns ont pris sujet d’errer contre l’immortalité de l’âme ; mais le sens est que cet esprit est le mauvais levain, qui s’en va avec l’homme jusqu’à la mort, et ne reviendra point en la résurrection.

            Et sur le Ps. CIII, la même chose.

            Et sir me Ps. XVI.

            Principes des Rabbins : deux Messies.

 

486            Chronologie du Rabbinisme. (Les citations des pages sont du livre Pugio.)

            Page 27, R. Hakadosch (an 200), auteur du Mischna ou loi vocale, ou seconde loi.

            Commentaires du Mischna (an 340) :            L’un Siphra

                                                                                    Barajetot

                                                                                    Talmud Hierosol

                                                                                    Tosiphtot

            Bereschit Rabah, par R. Osaia Rabah, commentaire du Mischna.

            Bereschit Rabah, Bar Nachoni, sont des discours subtils, agréables, historiques et théologiques. Ce même auteur a fait des livres appelés Rabot.

            Cent ans après (440) le Talmud Hierosol, fut fait le Talmud babylonique, par R. Ase, par le consentement universel de tous les Juifs, qui sont nécessairement obligés d’observer tout ce qui y est contenu.

            L’addition de R. Ase s’appelle Gemara, c’essst-à-dire le « commentaire » du Mischna.

            Et le Talmud comprend ensemble le Mischna et le Gemara.

 

487            La nature a des perfections pour montrer qu’elle est l’image de Dieu, et des défauts pour montrer qu’elle n’en est que l’image.

 

488            La corruption de la raison paraît par tant de différentes et extravagantes mœurs. Il a fallu que la vérité soit venue, afin que l’homme ne véquît plus en soi-même.

 

489            Le péché originel est folie devant les hommes, mais on le donne pour tel. Vous ne me devez donc pas reprocher le défaut de raison en cette doctrine, puisque je la donne pour être sans raison. Mais cette folie est plus sage que toute la sagesse des hommes, sapientius est hominibus. Car, sans cela, que dira-t-on qu’est l’homme ? Tout son état dépend de ce point imperceptible. Et comment s’en fût-il aperçu par sa raison, puisque c’est une chose contre la raison, et que sa raison, bien loin de l’inventer par ses voies, s’en éloigne quand on le lui présente ?

 

490            Dira-t-on que pour avoir dit que la justice est partie de la terre, les ommes aient connu le péché originel ?

— Nemo ante obitum beatus — Est-ce à dire qu’ils aient connu qu’à la mort la béatitude éternelle et essentielle commençait ?

 

 

 

Plaise au ciel que la religion juive

et la chrétienne qui la complète

soient les vraies religions !

 

491             Pour montrer que les vrais Juifs et les vrais Chrétiens n’ont qu’une même religion.

            La religion des Juifs semblaient consister essentiellement en la paternité d’Abraham en la circoncision, aux sacrifices, aux cérémonies, en l’arche , au temple, en Hiérusalem, et enfin en la loi et en l’alliance de Moïse.

            Je dis :

            Qu’elle ne consistait en aucune de ces choses ; mais seulement en l’amour de Dieu, et que Dieu réprouvait toutes les autres choses ;

            Que Dieu n’acceptera point la postérité d’Abraham ;

            Que les Juifs seront punis de Dieu, comme les étrangers, s’ils l’offensent. Deut., VIII, 19 : « Si vous oubliez Dieu, et que vous suiviez des dieux étrangers, je vous prédis que vous périrez en la même manière que les nations que Dieu a exterminées devant vous » ;

            Que les étrangers seront reçus de Dieu comme les Juifs, s’ils l’aiment.

            Is., LVI, 3 : « Que l’étranger ne dise point : « Le Seigneur ne me recevra pas. » Les étrangers qui s’attachent à Dieu seront pour le servir et l’aimer : je les mènerai en ma sainte montagne, et recevrai d’eux des sacrifices, car ma maison est la maison d’oraison » ;

            Que les vrais Juifs ne considéraient leur mérite que de Dieu, et non d’Abraham.

            Is., LXIII, 16 : « Vous êtes véritablement notre père, et Abraham ne nous a pas connus et Israël n’a pas eu de connaissance de nous ; mais c’est vous qui êtes notre père et notre rédempteur. »

            Moïse même leur a dit que Dieu n’acceptera point les personnes.

            Deut., X, 17 : « Dieu, dis-je, n’accepte point les personnes ni les sacrifices. »

            Le sabbat n’était qu’un signe. Ex., XXXI, 13 ; et en mémoire de la sortie d’Égypte, Deut., V, 15. Donc il n’est plus nécessaire, puisqu’il faut oublier l’Égypte.

— La circoncision n’était qu’un signe, Gen., XVII, 2. Et de là vient qu’étant dans le désert ils ne furent point circoncis, parce qu’ils ne pouvaient se confondre avec les autres peuples ; et qu’après que Jésus-Christ est venu, elle n’est pus nécessaire ;

            Que la circoncision du cœur est ordonnée. Deut., X., 16 ; Jér., IV, 4 : « Soyez circoncis de cœur ; retranchez les superfluités de votre cœur et ne vous endurcissez plus ; car votre Dieu est un Dieu grand, puissant et terrible, qui n’accepte point les personnes » ;

            Que Dieu dit qu’il le ferait un jour. Deut., XXX, 6 : « Dieu te circoncira le cœur et à tes enfants afin que tu l’aimes de tout ton cœur » ;

            Que les incirconcis de cœur seront jugés. Jér., IX, 26 : car Dieu jugera les peuples incirconcis et tout le peuple d’Israël, parce qu’il est « incirconcis de cœur » ;

            Que l’extérieur ne sert rien sans l’intérieur. Joel., II, 13 : Scindite corda vestra, etc. Is., LVIII, 3, 4, etc. L’amour de Dieu est recommandé en tout le Deutéronome.

            Deut., XXX, 19 : « Je prends à témoin le ciel et la terre que j’ai mis devant vus la mort et la vie, afin que vous choisissiez la vie, e que vous aimiez Dieu et que vous lui obéissiez, car c’est Dieu qui est votre vie » ;

            Que les Juifs, manque de cet amour, seraient réprouvés pour leurs crimes, et les païens élus en leur place. Os., I, 10 ;

            Deut., XXXII, 20 : « Je me cacherai d’eux, dans la vue de leurs derniers crimes ; car c’est une nation méchante et infidèle. Ils m’ont provoqué à courroux par les choses qui ne sont point des dieux, et je les provoquerai à jalousie par un peuple qui n’est point mon peuple, et par une nation sans science et sans intelligence. » Is., LXV, 1 ;

            Que les biens temporels sont faux, et que le vrai bien est d’être uni à Dieu. Ps., CXLIII, 15 ;

            Que leurs fêtes déplaisent à Dieu. Amos, V, 21 ;

            Que les sacrifices des Juifs déplaisent à Dieu. Is., LXVI, 1-3 ; I, 2. Jér., VI, 20. David, Miserere. —

Même de la part des bons, Expectavi. Ps., XLIX, 8, 9, 10, 11, 12, 13 et 14.

            Qu’il ne les a établis pour leur dureté. Michée, admirablement, VI, 6-8 ; I. R., XV, 22 ; Os., VI, 6 ;

            Que les sacrifices des païens seront reçus de Dieu, et que Dieu retirera sa volonté des sacrifices des Juifs. Malach., I, 2 ;

            Que Dieu fera une nouvelle alliance par le Messie, et que  l’ancienne sera rejetée, Jér., XXXI, 31 ; Mandata non bona ; — Ezéch., XX, 25 ;

            Que les anciennes choses seront oubliées. Is., XLIII, 18, 19 ; LXV, 17, 18 ;

            Qu’on ne se souviendra plus de l’arche. Jér., III, 15, 16 ;

            Que le temple serait rejeté. Jér., VII, 12, 13, 14 ;

            Que les sacrifices seraient rejetés, et d’autres sacrifices purs établis. Malach., I, 2 ;

            Que l’ordre de la sacrificature d’Aaron serait réprouvé, et celle de Melchisédech introduite par le Messie. Ps., Dixit Dominus ;

            Que cette sacrificature serait éternelle. Ibid. ;

            Que Jérusalem serait réprouvée, et Rome admise. Ps., Dixit Dominus ;

            Que le nom des Juifs serait réprouvé, et un nouveau nom donné. Is., LXV, 15 ;

            Que ce dernier nom serait meilleur que celui de Juif, et éternel. Is., LXII, 5.

            Que les Juifs devaient être sans prophètes (Amos), sans roi, sans princes, sans sacrifices, sans idole ;

            Que les Juifs subsisteraient néanmoins toujours en peuple. Jér., XXXI, 36.

 

492            Moïse (Deut. XXX) promet que Dieu circoncira leur cœur pour les rendre capables de l’aimer.

493            Perpétuité — Un mot de David ou de Moïse, comme « que Dieu circoncira leur cœur », fait juger de leur esprit. Que tous les autres discours soient équivoques, et douteux d’être philosophes et chrétiens, enfin un mot de cette nature détermine tous les autres, comme un mot d’Épictète détermine tout le reste au contraire. Jusque-là l’ambiguïté dure et non pas après.

 

494            Il faut que les Juifs ou les Chrétiens soient méchants.

 

495            Deux sortes d’hommes en chaque religion : parmi les païens, des adorateurs des bêtes, et les autres, adorateurs d’un seul Dieu dans la religion naturelle ; parmi les Juifs, les charnels, et les spirituels, qui étaient les Chrétiens de la loi ancienne ; parmi les Chrétiens, les grossiers qui sont les Juifs de la loi nouvelle. Des Juifs charnels attendent un Messie charnel ; les Chrétiens grossiers croient que le Messie les a dispensés d’aimer Dieu ; les brais Juifs et les vrais Chrétiens adorent un Messie qui les fait aimer Dieu.

 

496            C’est une chose si visible qu’il faut aimer un seul Dieu, qu’il ne faut pas de miracles pour le prouver.

 

497            Les Juifs charnels tiennent le milieu entre les Chrétiens et les païens. Les païens ne connaissent point Dieu, et n’aiment que la terre. Les Juifs connaissent le vrai Dieu, et n’aiment que la terre. Les Chrétiens connaissent le vrai Dieu, et n’aiment point la terre. Les Juifs et les païens aiment les mêmes biens. Les Juifs et les Chrétiens connaissent le même Dieu.

            Les Juifs étaient de deux sortes : les uns n’avaient que les affections païennes, les autres avaient les affections chrétiennes.

 

498            Qui jugera de la religion des Juifs par les grossiers la connaîtra mal. Elle est visible dans les Saints Livres, et dans la tradition des prophètes, qui ont assez fait entendre qu’ils n’entendaient pas la loi à la lettre. Ainsi notre religion est divine dans l’Évangile, les apôtres et la tradition ; mais elle est ridicule, dans ceux qui la traitent mal.

            Le Messie, selon les Juifs charnels, doit être un grand prince temporel. Jésus-Christ, selon les Chrétiens charnels, est venu nous dispenser d’aimer Dieu, et nous donner les sacrements qui opèrent tout sans nous. Ni l’un ni l’autre n’est la religion chrétienne, ni juive.

            Les vrais Juifs et les vrais Chrétiens ont toujours attendu un Messie qui les ferait aimer Dieu, et, par cet amour, triompher de leurs ennemis.

 

499            De là je refuse toutes les autres religions.

            Par là je trouve réponse à toutes les objections.

            Il est juste qu’un Dieu si pur ne se découvre qu’à ceux dont le cœur est purifié.

            De là cette religion m’est aimable et je la trouve déjà assez autorisée par une si divine morale ; mais j’y trouve de plus.

            Je trouve d’effectif que depuis que la mémoire des hommes dure, voici un peuple qui subsiste plus ancien que tout autre peuple.

            Il est annoncé constamment aux hommes qu’ils sont dans une corruption universelle, mais qu’il viendra un Réparateur.

            Que ce n’est pas un homme qui le dit, mais une infinité d’hommes, et un peuple entier prophétisant et fait exprès durant quatre mille ans ; leurs livres dispersés durant quatre cents ans.

            Plus je les examine, plus j’y trouve de vérités ; un peuple entier le prédit avant sa venue, un peuple entier l’adore après sa venue ; et ce qui a précédé et ce qui a suivi ; et cette synagogue qui l’a précédé ; enfin eux sans idoles, ni rois, misérables et sans prophètes, qui le suivent et qui, étant tous ennemis, sont d’admirables témoins pour nous de la vérité de ces prophéties, où leur misère et leur aveuglement est prédit.

            Les ténèbres des Juifs effroyables et prédites.

            Eris palpans in meridie.

            Dabitur liber scienti litteras, et dicet : « Non possum légère. »

            Le sceptre étant encore entre les mains du premier usurpateur étranger.

            Le bruit de la venue de Jésus-Christ.

            J’admire une première et auguste religion toute divine dans son autorité, dans sa durée, dans sa perpétuité, dans sa morale, dans sa conduite, dans ses effets, et…

            Ainsi je tends les bras à mon Libérateur, qui, ayant été prédit durant quatre mille ans, est venu souffrir et mourir pour moi sur la terre dans les temps et dans toutes les circonstances qui en ont été prédites ; et, par sa grâce, j’attends la mort en paix, dans l’espérance de lui être éternellement uni ; et je vis cependant avec joie, soit dans les biens qu’il lui plaît de me donner, soit dans les maux qu’il m’envoie pour mon bien et qu’il m’a appris à souffrir par son exemple. »

Pensées - Pascal

 

Le « Sublime avorton du christianisme » comme l’appelait Nietzsche, en connaissait un rayon en matière de « Judaïsme talmudique », en tirant forte matière pour de vives et lumineuses réflexions, en tout cas il ne l'abhorrait guère. Et pourquoi « sublime avorton du christianisme » ? Il suffit de voir certains très mauvais fruits qu’il a donné.

 

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THE BEATLE-ETTES : Only seventeen (1964)

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

 

podcast

"Moins sexe que les Ronettes, plus bêtes que les Rubettes !!! 
Et pourtant je le sais, certains d’entre vous, petits pervers, ne manqueront pas de les préférer à leurs homologues et modèles masculins. 
Outre le fait qu’elles nous auront bien fait rire le temps d’une chanson (qu’elles ont d'ailleurs le mérite d’interpréter complètement désaccordées), elles alimentent également une polémique de fondus depuis quelques 40 années. 
Certains prétendent que les Beatle-Ettes étaient le premier groupe de Mary Weiss, la future chanteuse des mythiques Shangri-la’s. D’autres hurlent que non, c’est faux, et qu’il s’agissait d’un autre groupe, les beatleettes, sans trait d’union. 
Toute cette jolie bande d’allumés continue à s’étriper sur le net à coups de photos jaunies et de reproductions de rondelles centrales de 45 tours. Le site le plus marrant est Russe (rédigé dans la langue de Dostoïevski, donc) avec des tas de photos hilarantes. C’est là :
 http://www.guitaristka.ru/zapad-like-a-beatles.shtml 

Et c’est largement à la hauteur de la chanson que je vous fais subir aujourd’hui. 

Enjoy ! 

PS: un jour, si vous êtes sages, je vous ferai partager des merveilles comme "We love the Beatles" par les Vernon Girls, "Ringo comes to town "par Chug & Doug, "I dreamed I was a Beatle" de la mystérieuse Murry Kellum. 
Mieux encore, mais là on se lance dans le bizarre comme disait l'autre, des OVNI's comme "What's wrong with Ringo" des Bon-Bons, "I want to bite your hand" de Gene Moss", et evidemment, il en fallait un, "I hate the Beatles" de Allen Sherman !"

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance)

 


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23/01/2009

Léo Ferré : Richard

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

 

podcast

 

Vous êtes où ?
Mes fantômes, mes camarades, mes amis d’un soir ?
Mon père, mon frère, vous vous cachez là, au creux d’un accord mineur, le rendez-vous des petites gens.
Pas de honte, pas de gêne, c’est l’heure blafarde où l’on se dit tout sans un mot de travers.
Je vous revois tous, l’un après l’autre, en ordre dispersé, tranquillement.
C’est l’heure où il n’y a plus d’heures.
On ne compte plus.
C’est pour rien.
Comme ça.
En vain…

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et aussi chez Margerin)

 

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Jimmy Castor Bunch : Trogglodyte

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

 

podcast

"Rhâââ ! Du funk qui tâche, bien poisseux, ça sent la sueur et le sexe : le morceau idéal pour un samedi soir. 
Bon, le pitch, comme disait l’autre : 
nous sommes aux temps préhistoriques, l’homme des cavernes se fait un peu chier à danser tout seul avec son casque sur la tête, et il se dit que ça serait mieux avec une femme (« Gotta find a woman ! Gotta find a woman ! »). Alors, ni une ni deux, il va à l’endroit ou ça se passe, c'est-à-dire au lac, parce que c’est là que les femmes lavent leurs fringues et se baignent. 
Arrivé là, il en repère une et lui dit « Come here ! Come here ! ». 
Il l’attrape par les cheveux (c’est un homme un peu frustre, oui), lui dit de bouger son corps (« Move ! Move ! ») ; il a de la chance, car c’est une GRANDE femme, et elle s’appelle Berthe-au-gros-cul (Bertha Butt). Il lui dit alors : « Donne moi tout bébé ! » (« Sock it to me baby ! »). Après, ça dégénère sur fonds de gros glissés de basse à la Larry Graham, cris, râles et autres grognements. 
C’est sorti en 1972 sur l’album « It just begun » sur RCA. Je n’ai pas l’album, juste le 45 tours…si quelqu’un veut m’offrir quelque chose à Noël. 
Et ce sera tout pour la notice biographique aujourd’hui, si vous en voulez plus, allez sur Wikipédia comme tout le monde. 
Mais comme le Rev’ ne se fout pas de votre gueule, vous avez droit à une version live très rare, sortie en 1973 sur un improbable Tribute à Martin Luther King, « Keep the dream alive » (import USA uniquement), ou entre deux bondieuseries et trois préchi-prêcha, le Jimmy Castor Bunch vient foutre son souk, ce qui de manière très audible, réveille une l’audience qui a plutôt l’air de se faire chier GRAVE jusque là. 
Vous pouvez aussi écouter la version studio en cliquant sur le lien ci-dessous qui activera le clip-scopitone de l’époque, une kitscherie absolue.

Et puis tiens, matez la tronche des tueurs, ça devrait vous donner envie :

"

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance)

 


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22/01/2009

Peter Sellers : She Loves You (Nazi Version)

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"C’est en pleine gloire, après « Docteur Folamour » et « La panthére rose », et avant « The Party » que Peter Sellers se noue d’amitié avec les Beatles ; ceux ci sont trop heureux de pouvoir se lâcher un peu et oublier ainsi leurs personnages de gentils garçons, avec ce cramé de première qui incarne l’inspecteur Clouseau à l’écran. 

Et ils l’autorisent évidemment à détourner leurs chansons, sous la forme d’un ep 4 titres qui sera même un hit en Angleterre en 1965. 

Dans ce disque, Sellers s’amuse à déclamer « A hard day’s night » à la manière de Laurence Olivier récitant Richard III, ou bien revisite « Help » en lisant les paroles tel un prêtre faisant son sermon. 
Mais il ne s’arréta pas là et enregistra d’autres versions dans lesquelles il emprunta différents accents (Cokney, écossais, irlandais), et enfin, culmina dans le détournement avec cette version de « She loves you », délicatement sous-titrée « Nazi version ». On ne s’étonnera pas que celle-ci ne soit pas sortie dans le commerce…mais on pouvait s’attendre à tout de la part de celui qui fut le premier homme à faire la couverture de Playboy . 

Enjoy !"

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance)

 


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21/01/2009

Neil Young : War Song (single with Graham N

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"Une chanson sur la guerre, celle du Vietnam en l’occurrence, puisqu’elle date de 1972. Et que c’est Neil Young et Graham Nash qui s’y collent, sur un 45 tours jamais repris en album depuis. Alors oui, tous les clichés sont là : la chanson pacifiste lancée à la face du monde par deux représentants parfaits de ces hippies west-coast fortunés… 
C’est toujours la même question, est ce qu’une chanson peut changer le monde ? 
Bien sur que non, puisque d’ailleurs, Nixon fut réélu quelques mois après la parution de ce single, et qu’on vit encore pendant quelque temps des «
…planes flying in the sky… » et autres « …flying bombs… » dans le ciel du Vietnam… 
Mais il est d’autres guerres qui nous usent un peu tous les jours : celles qu’on mène au boulot, à la maison, en amour, ou entre amis. Ces petites batailles dérisoires aux issues incertaines sont nettement moins meurtrières que les grands spectacles pyrotechniques auxquels nous convient l’humanité régulièrement, mais elles méritent bien quelques chansons, elles…"

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance)

 


 

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20/01/2009

Dillard & Clark : Don't Let me down

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"Lennon chantait ça sur le toit de l’immeuble Apple, dans Saville Row, en Janvier 1969. Il le hurlait, plutôt, en plein vent, à l’adresse de Yoko
6 mois plus tard, de l’autre côté de l’Atlantique, Gene Clark, lui, il la pleure cette chanson. 
On l’imagine, effondré sur le comptoir d’un bar, demandant sans grande conviction à une fille imaginaire de ne pas le laisser tomber. Mais lorsqu’on entend la steel guitar triste à mourir et les cordes larmoyantes on se doute bien qu’il n’y croit pas vraiment... 
Gene Clark n’était pas un joyeux luron : allergique à l’avion, il quitta les Byrds parce qu’il refusait de s’envoler pour tourner. C’est en tout cas ce que raconte la légende, certainement fausse. La vraie raison est à chercher ailleurs : trop de talent pour l’ego surdimensionné de McGuinn, leader attitré des Byrds. Et puis surtout, Clark était trop sensible pour rentrer dans le rock’n’roll circus et sa compétition acharnée. Dandy timide à la voix fragile et hésitante, celui qui ne souriait jamais sur les photos fut finalement vaincu par l’alcool, la drogue, et la dépression en 1991. 

"Les ailes nous manquent, mais nous avons toujours assez de force pour tomber." (Claudel)" 

 


Gene Clark

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19/01/2009

Townes Van Zandt : Dead Flowers

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"Townes Van Zandt est mort avec une flasque de vodka à la main. L’arme à la main, pourrait-on dire. 
En guise d’épitaphe, sa fille dira : « Daddy had a fight with his heart ». 
Combat perdu d’avance: un cœur gros comme ça, on peut lui envoyer des barriques d’alcool ou bien des kilos de poudre, rien n’y fait, il bat toujours aussi fort. C’est peut-être pour ça, alors, qu’on chante d’une voix aussi fatiguée, comme revenue de tout, des paroles que Jagger envoyait lui avec une espèce de morgue aristocratique. 
Là on ne joue pas : on sait la douleur, on sait la tristesse, et c’est une connaissance inutile. On est dans un rade pourri, on fait ce qu’on sait faire et ce pourquoi on est payé, et parfois, comme ici, au début du morceau, il y a quand même un type qui manifeste pour dire qu’il l’a reconnue, la chanson. Mais on l’entend à peine, et puis à quoi bon, demain on sera ailleurs…"

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance)

Townes Van Zandt

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18/01/2009

The Dickies : Communication Breakdown

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The Dickies : Communication Breakdown

"Mon Dieu, z'avez vu ? Led Zeppelin se reforme ! Ben voyons, et John Bonham, il en pense quoi ? La question est : who gives a fuck ?

Autant, l'expérience Page – Plant (deux albums fin 90) fut intéressante, réussie et plaisante, autant l'itinéraire de Plant en solo sent bon le franc-tireur (au risque , parfois, de se tirer une balle dans le pied !), autant cette histoire sent les gros sous, ou bien pire encore, la sénilité. Un autre genre d'odeur…

Bon, piqûre de rappel : ce Led Zeppelin que tout le monde aujourd'hui s'accorde à trouver tellement génial, du concepteur de pub au vendeur de DVD, du promoteur de stades aux quinquas qui veulent sentir souffler sur leurs fronts ridés le souffle de leur jeunesse (mais pas trop fort, tout de même…), c'était fin 1968, début 1969, une bande de freaks aux cheveux indécemment longs, qui faisaient peur : aux parents, à l'establishment, aux réalisateurs télés et aux programmateurs radios.

Lorsqu'ils enregistrent leur premier album, en une petite semaine, il y a une bombe à l'intérieur : « Communication Breakdown », une décharge punk de deux minutes à peine. Je doute fort qu'ils jouent ce morceau lors de leur concert de reformation, et après tout tant mieux : ils en étaient déjà incapables, en 1979, à la fin du groupe.

Les Dickies, par contre, petit groupe punk californien formé en 1977, reprenaient les choses là ou elles avaient été laissée en plan : un riff, 4 accords, un solo qui tue, et de l'énergie à en revendre. Sans oublier le mauvais goût (l'album dont est extrait cette reprise, sorti en 1983, s'appelle : « Stukas over Disneyland ») : pas besoin alors de grimper aussi haut que Plant dans les aigus, ou d'avoir la technique affolante de Page à la guitare, ni l'assise rythmique de Bonham-Jones. L'essentiel est ailleurs. La vraie vie aussi, d'ailleurs…" 

Philippe "The Reverend" Nicole  (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance)

 

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14/01/2009

Les eaux montantes

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

 

J'ai relu ma tirade du 27 octobre dernier concernant Willy Vedder, guitariste pendant une petite année, à mes côtés au sein de Venice et décédé depuis. Que dire de plus ? Rien. Une année seulement dans la vie d’un homme pèse d’un poids considérable et si je devais vous jeter en pâture, ami lecteur, amie lectrice, les quinze années et leurs poussières que furent mes fureurs vénitiennes j’en aurais pour des heures d’errance pour la mise en page de cette farce existentielle qui ne manque pas de piquant.

Nous sommes nos propres acteurs mais dans une mise en scène des dieux que seuls les héros parviennent à perturber au sein d’une pièce qui se rejoue et se réécrit perpétuellement. Guerriers de l’aube. Amants nocturnes. Rêveurs d’équinoxe universelle. Ou, plus généralement, robots désincarnés et banals figurants.

L’écriture est une injonction et je tente vainement, par son déplacement sur la feuille blanche de faire surgir les mots. Archéologie de l’esprit. Souviens-toi si tu peux. Tu le peux, mais les mots viennent à manquer. Parfois j’ai le sentiment d’être en terrain d’ignorance totale et, alors, le vertige et l’effroi me saisissent. Puis les lignes, moléculaires, atomiques, quantiques font leur apparition et mènent là où je voulais aller et au-delà où je n’imaginais pas me retrouver.

Mais... ne disons rien... et écoutons-le, Willy.

 

Cyrille, technicien de notre batteur et fier compagnon retrouvé lors du concert de Motörhead au Zénih de Paris il y a quelques semaines, m'a fait parvenir par mail 3 morceaux enregistrés lors des toutes premières répétitions avec Willy. De mémoire, approximativement, ces enregistrements datent de Mai ou Juin 1997. Mais je me trompe peut-être de quelques semaines et cela n'a pas beaucoup d'importance. Il s'agit, ni plus ni moins, de l'émergence d'un nouveau morceau de Venice, "Acqua Alta", une "jam" instrumentale qui, ici timide, devint au bout d'un an un morceau de bravoure que les gens aimaient à entendre lors des concerts et durant lequel je me faisais saigner les doigts... et parfois le coeur. C'est que les eaux montantes, de 1997 à 1999, inondaient mon âme et me privaient bien souvent de souffle. Private life.

 

Les deux autres morceaux sont des tentatives de reprises du morceau d'anthologie de Neil Young, "Hey Hey, My My", version électrique de son morceau "My My, Hey Hey", que je me permets, ici, de dédier à une amie très chère, Ségolène, avec mes plus tendres pensées (et non, chers petits malins, il ne s'agit pas de la cruche du parti socialiste, mais d'une amie), et de la chanson du groupe Pearl Jam, "Better Man". Le son est juste correct et nous tâtonnons un peu dans le noir. Mais c'est une K7 de travail, au local de répétition du groupe à Senlis, cité Royale. Pour ceux que ça intéresse, et si votre système sonore est branché correctement, la guitare de Willy est dans l'enceinte de droite de votre stéréo, et ma guitare est dans l'enceinte de gauche.

 

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VENICE - Acqua Alta

 

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VENICE - Hey Hey, My My

 

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VENICE - Better Man

 

Formation :

*Nebojsa "Nebo" CIRIC : Guitare à gauche de la stéréo

*Willy Vedder : Guitare à droite de la stéréo

*Franck Schaack : Batterie

*Eric James Guillemain : Chant

*Mourad Baali : Basse

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13/01/2009

Lettre d'un Négrier Jaune à une dame chuinche (retrouvée dans Muchachen après la conquête)

=--=Publié dans la Catégorie "Svetlana"=--=

 

« Belle pute, ta fesse ouvre encore dans ma tête des précipices d’éléphant rose, son feuilleté de champignon vénéneux, ses cascades de troubles cardiaques. Elle œuvre ses feux d’artifice tactiles au cœur secret de ma jouissance immaculée. Son grand Opéra d’intimité doucereuse, parcheminé de réminiscences interdites. Je suis moite de toi dans l’au-delà ténébreux du jour d’été qui se délite. Longue fut la marche à nous, héros de la longue fuite dans le désert d’Obi. Suave reste ta fumure dans mon jardin fleuri d’hibiscus mauves et de pythons réticulés. Je m’émane comme un jouissant des quatre dimensions, haut sur l’échiquier du quant-à-soi, fier de sa membrure compacte veinée d’azur hyperboréen. Je te baise par l’occiput et le péritoine ensacheur, je te suce par l’élégance de ton pubis éjecté. J’interfère mon gonopode bafouillant dans la conscience intime de tes viscères écartelées, pour les labourer à jamais de présence fraîche, grouillante des mille et un vers de ma vitalité.

Ton Négrier désemparé. »

Pierre Bettencourt, Histoire Naturelle Réelle de l’Imaginaire

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Serge Gainsbourg : La Noyée

=--=Publié dans la Catégorie "Svetlana"=--=

 

 

 

Tu t'en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t'éloignes
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.

De temps en temps, tu t'enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m'attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.

Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l'eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s'arrête
Et l'océan de l'oubli,
Brisant nos cœurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit

 

 

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07/01/2009

Le Sandwich Muffuletta

=--=Publié dans la Catégorie "Festoyons... Buvons la coupe..."=--=

 

J'ai trouvé ça chez l'Amiral Woland et, ma foi, ça m'a l'air appétissant. Je vais tenter la chose à la première occasion. En attendant, voici de quoi alimenter un peu cette catégorie qui était à l'abandon.

Le texte est de l'Amiral. Oui, je sais, je me suis pas fait chier, j'ai fait un simple copier/coller, mais je découvre, ok ? En tout cas il y a là de quoi remplir le ventre d'un honnête homme. Et puis c'est l'occasion de bouffer américain, pour la plus grande joie de José Bovidé & co... et d'être Haram, en même temps, en bouffant du porc et en sirotant une bière ou un p'tit blanc. Quand on peut emmerder les tâches, pourquoi se gêner ?

 

Bon appétit... 

 

"Alors d’accord vous allez me dire qu’un sandwich ce n’est pas de la cuisine et je vais vous répondre que vous êtes des glands. Le Muffuletta est un des mailleurs trucs que j’ai becté a l’époque ou je vivais a la Nouvelle-Orleans. Ca c’est un vrai sandwich, qu’il faut du temps pour préparer et qui calera 4 mangeurs de tofu, 2 gars solides, ou juste moi…

Pour la salade d’olive :

150 grs de gros piments marinés, farcis d’olives vertes légèrement écrasées

50 grs de chou-fleur émincé et mariné dans du vinaigre 

50 grs de câpres

1 branche de céleri, émincé en diagonale

4 grosses carottes, pelées et émincées finement en diagonale

25 grs de graines de céleri

25 grs d’oregan

1 grosse tête d’ail, pelée et émincée

1 cuillère de poivre noir du moulin

25 grs de petits piments marinés entiers

300 grs d’olive noires

50 grs de petits oignons marinés (vous n’avez qu’a récupérer ceux qui restent au fond du bocal de cornichons)

 Vous prenez tout ce petit monde dans un saladier et melangez bien. Placez le tout dans un grand bocal et recouvrez avec moitié d’huile d’olive et moitié d’huile d’arachide. Le mettre au frigidaire avec un couvercle bien fermé. Laissez mariner pendant au moins 24 heures avant utilisation.

 

Pour le sandwich :

Un gros pain bagnat

125 grs de mortadelle finement tranchée

125 grs de jambon finement tranché

125 grs de salami bien sec, finement tranché

125 grs de mozarella tranchée

125 grs de provolone tranché

 

Pour bien faire, faut que tous les ingredients marinés ne baignent plus trop dans leurs jus au moment de la préparation.

Vous prenez le pain bagnat, ou pain italien rond si vous avez, vous le coupez dans la tranche. Recouvrez chaque partie de votre salade d’olive (la quantité que vous voulez, faut pas tout mettre non plus, hein) et d’huile. Disposez la viande et le fromage de manière égale sur la partie inférieure du pain et couvrez avec la partie supérieure. Coupez en quart et faites vous plaisir. A servir de préférence avec une Abita Amber (bière locale) mais si vous n’avez pas ça sous la main, un petit coup de blanc ira tres bien aussi. Recette tirée d'ici ."

 

 

Simple et efficace. Merci Amiral.

17:56 Publié dans Festoyons... Buvons la coupe... | Lien permanent | Commentaires (5) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook