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28/02/2011

Honneur... Ernst Jünger

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

"Toute chose exquise est un présent du hasard, le meilleur en la vie est gratuit." Ernst Jünger 

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23/02/2011

Robespierre, Hitler, Lénine

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

I. La révolution. 

Marquant la naissance officielle de la modernité, c’est précisément la Révolution française qui a la première fait du massacre la conséquence rationnelle de l’énoncé d’un principe politique. La première tentative de génocide de l’histoire moderne eut la Vendée pour théâtre : 180 000 hommes, femmes, et enfants tués au seul motif d’être nés. Parlant des Vendéens, Couthon déclarait le 10 juin 1794 : « Il s’agit moins de punir que de les anéantir ». Vis-à-vis de leurs ennemis respectifs, réels ou supposés, les totalitarismes du XXè siècle ont réagi comme les révolutionnaire français : par la volonté d’extermination, avec toujours cette même idée que l’anéantissement de l’ennemi conditionne le salut du monde. Mais la Révolution française fut aussi la première à mobiliser les masses et à imposer à ses partisans politiques la rupture de tous leurs autres liens. La première également à parfaire le processus de destruction des corps intermédiaires, dans l’intention d’éliminer tout ce qui pouvait faire obstacle entre le pouvoir central et des individus atomisés. 

II. Le totalitarisme. 

Le fanatisme totalitaire, en même temps qu’il prolonge une intolérance de type proprement religieux, apparaît aussi comme profondément modelé par la modernité. Ce caractère moderne est visible d’emblée dans le communisme soviétique. Porté par l’optimisme radical de la théorie du progrès et par l’idée qu’il est possible de créer un homme nouveau qui règnera sur un monde transformé tel qu’il doit l’être, celui-ci adhère en effet pleinement au rationalisme et au scientisme des Lumières. On y retrouve l’affirmation prométhéenne qu’il n’y a pas de nature humaine, que le monde n’est qu’un objet de l’homme et que la terre entière peut être soumise au règne de la raison. La collectivisation, avec son corollaire obligé d’industrialisation, est elle-même éminemment moderne : la dékoulakisation vise avant tout à contraindre une classe paysanne « archaïque »à accepter les principes de la modernité. 

Mais cette modernité est également présente dans le nazisme […]. Derrière un archaïsme de façade et une idéologie officielle qui n’a d’ailleurs jamais été véritablement unifiée, le régime hitlérien s’est largement employé à parfaire la modernisation de l’Allemagne. Il a, comme le communisme, importé massivement les méthodes du taylorisme et du fordisme – la différence étant que l’URSS n’est jamais sortie de la pénurie, tandis que la société allemande a déjà connu sous le IIIè Reich un début de consommation de masse –, rationalisé la production, donné à la technique une place de premier rang, favorisé le développement des grandes villes. Il se réclamait d’une mystique de «  la terre et du sang », mais il a largement contribué à liquider la paysannerie allemande. Il chantait les vertus de la femme au foyer, mais il l’a mise massivement au travail. 

L’Ecole de Francfort n’avait pas tort, de ce point de vue, de considérer que le nazisme n’aurait pas été possible sans le rationalisme des Lumières, qu’il prétendait pourtant combattre. La prééminence de la technique, la domination toujours plus grande du monde par l’homme et le règne de la subjectivité bourgeoise constituent selon T. Adorno et M. Horkheimer, un ensemble indissociable de la compréhension du système concentrationnaire. Le totalitarisme ne peut en effet apparaître que lorsque la connaissance a été identifiée à la « calculabilité du monde » et qu’on été supprimées toutes les structures « opaques » qui faisaient auparavant obstacle à la marche irrésistible vers la maîtrise totale. Dès 1939, Horkheimer écrivait que « l’ordre né en 1789 comme une route vers le progrès portait avec lui la tendance au nazisme ». Il ajoutait que le nazisme « est la vérité de la société moderne » et que le combattre « en référence à la pensée libérale revient à s’appuyer sur ce qui lui a permis de l’emporter ». 

III. Aujourd'hui. 

        Le marché, la technique et la communication affirment aujourd’hui, avec d’autres méthodes, ce que les Etats, les idéologies et les armées affirmaient hier : la légitimité de la domination complète du monde. La fantasme de transparence et la maîtrise totale à l’œuvre dans les systèmes totalitaires est lui aussi toujours là. La société libérale continue à réduire l’homme à l’état d’objet en réifiant les rapports sociaux, en transformant les citoyens-consommateurs en esclaves de la marchandise, en ramenant toute valeur aux critères de l’utilité marchande. L’économique a repris aujourd’hui la prétention du politique à détenir la vérité ultime sur les affaires humaines. 

On constate aussi que, dans les sociétés libérales, la normalisation n’a pas disparu, mais changé de forme. La censure par le marché a remplacé la censure politique. Les dissidents ne sont plus déportés ni fusillés, mais marginalisés, maintenus à l’écart ou réduits au silence. La publicité a relayé la propagande, et le conformisme prend la forme de la pensée unique. « L’égalisation des conditions » dont Tocqueville craignait qu’elle ne fasse surgir un nouveau despotisme, engendre mécaniquement la standardisation des goûts, des sentiments, des mœurs. Les habitudes de consommation façonnent de manière de plus en plus uniforme les comportements sociaux. Les modes de vies singuliers disparaissent peu à peu. 

A. de Benoist, Communisme et nazisme. 25 réflexions sur le totalitarisme, Paris, Le Labyrinthe, 1998, pp. 117-122 et 139.

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Quand l'AFP dit "non"...

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=


En me rendant sur la partie administrative de mon Blog, je tombe là-dessus...

"Votre blog a fait l'objet d'une plainte de l'AFP concernant des articles que vous avez publié sans en avoir l'autorisation et listés ci-dessous. Ces articles ont été retirés de la publication et sont à présent en mode brouillon. Vous ne devez pas remettre en ligne ces contenus faute de quoi nous serons amenés à fermer l'accès à votre blog, conformément aux CGU. Articles retirés : http://incarnation.blogspirit.com/archive/2008/02/25/salam-aleykoum-les-mecreants.html, http://incarnation.blogspirit.com/archive/2008/09/19/paix-et-prosperite-salam.html"

Splendide. Les articles en question, en fait, renvoyaient à des informations de l'AFP ou reprenaient un article du Nouvelle Observateur qui reprenait lui-même des informations de l'AFP. Le tout encore trouvable gratuitement partout sur le Net. D'ailleurs je mettais mes sources en liens par respect et pour indiquer ma bonne foi. Et on me demande de virer les articles en question... mieux... on les vire pour moi. Big Brother veille. Quant aux articles en question, ils traitaient des émeutes islamistes au Danemark, ainsi que de l'autorisation d'épouser les jeunes fillettes de 7 ou 9 ans en Islam pour "faire comme le Prophète". Tout de même curieux.

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16/02/2011

Les 14 commandements de Charles J. Sykes à l'attention des jeunes branleurs...

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Trouvé chez la charmante Crevette. D'après mon ex-camarade vénitien, Eric qui vit aux USA, les élèves de France devraient apprendre ce qui suit par coeur. Mouaiff ! Leurs parents devraient peut-être le faire avant eux... tout cela me semble bien difficile. Au début je me suis dit : "on voit l'écart monumental qui existe entre la Gauche américaine et la Gôche  française". Ben oui, sur la toile ces "commandements" sont attribués à Bill Gates...  Bill Gates a soutenu Obama lors des dernières élections américaines. Il a certes déjà donné du pognon aussi bien aux démocrates qu'aux républicains, mais sans doute est-ce par esprit démocratique. En tout cas, en créateur et entrepreneur, il sait ce qu'est la réalité et c'est bien à celle-ci que nous sommes sensés préparer nos jolies têtes blondes au lieu de leur parler des "35h00", de bosser moins et de réclamer plus, de la retraite à 60 ans, et toutes ces conneries sociétales qui nous pétrifient sur place, nous interdisent d'avancer. Bonne bourre les malandrins. Bon... je ne sais pas d'où provient ce "Hoax", car c'en est un... mais ça n'est pas très grave car cela ne change rien aux propos qui sont tenus. Ces "11 commandements" qui circulent sur la toile sont, en fait, tirés des "50 règles" de Charles J. Sykes qui a écrit, entre autre, des articles pour "American Thinker". Merci à Scalp de me l'avoir signalé. Après une courte recherche (je ne me suis pas encore transformé en "spécialiste de Charles J. Sykes), il s'avère que ces "11 commandements" sont tirés d'un livre intitulé : "50 Rules kids won't learn in school", au sein duquel Charles J. Sykes nous apprend que l'enseignement politiquement correct de l'école n'est pas assez formateur. Autrement dit, nos jolies petites têtes blondes (ou rousses ou brunes, je suis pas raciste) ne sont pas prêtes à affronter la réalité comme il se doit. Déjà des esclaves avant que d'être adultes. Life is sweet. 

Qu'importe, je reproduis ici les "commandements" en question, car ils valent la peine d'être lus et j'y ajoute 3 autres "commandements" qui ne figuraient pas dans la liste chopée chez la Crevette qu'après enquête j'ai trouvé sur la toile. Enjoy !

 

Règlement 1 : La vie est injuste, habituez vous !

 

Règlement 2 : Le monde se fout de votre amour-propre. Le monde s'attendra à ce que vous accomplissiez quelque chose AVANT que vous ne vous félicitiez vous-même.

 

Règlement 3 : Vous ne gagnerez pas $60,000 l'an en sortant de l'école. Vous ne serez pas vice-président avec cellulaire fourni avant d'avoir gagné ces deux privilèges.

 

Règlement 4 : Si vous croyez que votre professeur est dur avec vous, attendez d'avoir un patron.

 

Règlement 5 : Travailler dans une friterie n'est pas s'abaisser, vos grands-parents avaient un mot différent pour ça : ils appelaient ça une opportunité.

 

Règlement 6 : Si vous gaffez, CE N'EST PAS LA FAUTE DE VOS PARENTS, arrêtez de chialer et apprenez de vos erreurs.

 

Règlement 7 : Avant que vous naissiez, vos parents n'étaient pas aussi ennuyeux qu'ils le sont maintenant, ils sont devenus comme ça en payant vos factures, en nettoyant vos vêtements et à vous entendre raconter combien bons et cools vous vous croyez. Ainsi, avant de sauver les forêts tropicales des parasites de la génération de vos parents, commencez donc par faire le ménage dans la garde-robe de votre propre chambre.

 

Règlement 8 : Votre école s'est peut-être débarrassée du système gagnant-perdant, mais PAS LA VIE. Dans certaines écoles, on a aboli les notes de passage et on vous donne autant de chances que vous voulez d'obtenir la bonne réponse. Ceci ne ressemble d'aucune façon à la vraie vie.

 

Règlement 9 : La vie n'est pas divisée en semestres. L'été n'est pas une période de congé et très peu d'employeurs sont disposés à vous aider à VOUS TROUVER, faites ça sur votre propre temps.

 

Règlement 10 : La télévision n'est pas la vraie vie. Dans la vraie vie, les gens quittent le café et vont travailler.

 

Règlement 11 : Soyez gentils avec les 'nerds', il y a de bonnes chances que vous en ayez un pour patron.

 

Règlement 12 : Fumer ne vous donnera pas l'air "cool". Il vous donnera l'air con. La prochaine fois que vous êtes de sortie, regardez un gamin de 11 ans avec un mégot dans la bouche. C'est ce à quoi vous ressemblez devant n'importe quelle personne de plus de vingt ans. Et c'est du pareil au même lorsqu'il s'agit de vous "exprimer" avec des cheveux violets et/ou des piercings.

Règle n ° 13 : Vous n'êtes pas immortels. (Voir l'article n ° 12.) Si vous avez l'impression que vivre vite, mourir jeune et laisser un beau cadavre est romantique, vous n'avez manifestement pas vu récemment un de vos semblables refroidi.

Règle n ° 14 : Profitez de tout ça tant que vous pouvez. Bien sûr, les parents sont une douleur, l'école est ennuyeuse, et la vie est déprimante. Mais un jour, vous vous rendrez compte combien c'était merveilleux d'être un enfant. Peut-être devriez-vous commencer dès maintenant. Vous êtes les bienvenus.

 

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13/02/2011

Les cieux nous vomissent

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Céline, au milieu de ses vociférations à l'égard des juifs et des francs-maçons, dans son dernier pamphlet mis à l'index, "Les beaux draps", soudain vous fait tomber de ces phrases qui sauvent un peu son âme de sa dérive hasardeuse, perles précieuses dans un égout puant :

"Une telle connerie dépasse l'homme. Une hébétude si fantastique démasque un instinct de mort, une pesanteur au charnier, une perversion mutilante que rien ne saurait expliquer, sinon que les temps sont venus, que le Diable nous appréhende, que le Destin s'accomplit.

Nous crevons d'être sans légende, sans mystère, sans grandeur. Les cieux nous vomissent."

Louis-Ferdinand CÉLINE, Les Beaux Draps

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12/02/2011

Je suis une force du passé

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« Je suis une force du passé
Mon amour ne va qu’à la tradition
Je viens des ruines, des églises, des retables
Des bourgs oubliés des Appenins et des Préalpes
Où ont vécu les Frères
J’erre sur la Tuscolana comme un fou
Sur la Via Appia comme un chien sans maître
Je regarde les crépuscules sur Rome
Sur la Ciociaria et sur le monde
Comme les premiers Actes de l’Après-Histoire
Auxquels j’assiste par privilège d’état-civil
Depuis le bord extrême d’un âge enseveli.
Monstrueux est celui qui est né
Des entrailles d’une femme morte.
Et moi, fœtus adulte, j’erre
Plus moderne que tous les modernes,
A la recherche de frères qui n’existent plus. »

Pier Paolo Pasolini, Poésie en forme de rose

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10/02/2011

Luther antisémite

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Bon, pendant qu'on y est, interdisons le Protestantisme !

« Le diable avec son groin angélique, dévore ce qui est secrété des ouvertures orales et anales des Juifs ; ceci est en effet son plat favori, dont il se gave comme une truie derrière la haie. »

Martin Luther, Vom Schem Hamphoras und das Geschlecht Christi, 1543 

 

« Tout d'abord, mettre le feu à leurs synagogues ou écoles et enterrer ou couvrir de saleté tout ce qui ne brûlera pas, de façon que personne ne puisse jamais revoir une de leurs pierres ou leur cendre.

En second, je conseille que leurs maisons soient rasées et détruites.

En trois, je conseille que tous leurs livres de prières et écrits talmudiques, qui servent à apprendre une telle idolâtrie, leurs mensonges, leurs malédictions et leurs blasphèmes, leur soient retirés.

En quatre, je conseille que leurs rabbins aient l'interdiction d'enseigner sous peine de perdre la vie.

En cinq, je conseille que les sauf-conduits sur les grands chemins soient abolis complètement pour les Juifs.

En six, je conseille que l'usure leur soit interdite, et que toutes les liquidités et trésors d'or et d'argent leur soient confisqués…de tel argent ne doit pas être utilisé…de la [manière] suivante… Si un Juif se convertit sincèrement, on doit lui remettre.

En sept, je recommande que l'on mette un fléau, une hache, une houe, une pelle, une quenouille ou un fuseau entre les mains des jeunes et forts Juifs ou Juives et qu'on les laisse gagner leur pain à la sueur de leur front. Car ce n'est pas juste qu'ils doivent nous laisser trimer à la sueur de nos faces, nous les damnés Goyim, tandis qu'eux, le peuple élu, passent leur temps à fainéanter devant leur poêle, faisant bombance et pétant, et en plus de tout cela, faisant des fanfaronnades blasphématoires de leur seigneurie contre les Chrétiens, à l'aide de notre sueur. Non, nous devons expulser ces fripons paresseux par le fond de leur pantalon. 

Si nous voulons laver nos mains du blasphème des Juifs et ne pas partager leur culpabilité, nous devons nous séparer d'eux. Ils doivent être conduits hors de notre pays" et "nous devons les conduire comme des chiens enragés. »

 

Martin Luther, Von den Jüden und iren Lügen, 1543 

 

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06/02/2011

Gary Moore, rest in peace

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Fier Irlandais... repose en paix...

Gary Moore

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Gary Moore - 1952-2011

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Rest in Peace Gary... 

Gary Moore

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03/02/2011

Action par la Mort...

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« Par destruction de ces rêves ultimes, j'entends la perception de deux vérités cachées: à savoir que la fleur de mensonge dont rêve l'homme d'action n'est autre qu'une fleur artificielle; et, d'autre part, que la mort étayée par le mensonge dont rêve l'art ne confère d'aucune manière de faveurs spéciales. En bref, le double cheminement vous coupe d'un quelconque salut par le rêve: les deux secrets qui n'avaient aucune vocation à être ainsi confrontés se connaissent l'un l'autre. Unis dans un seul corps, il faut accepter sans faillir.L'effondrement des principes ultimes de la vie et de la mort.
Peut-être voudra-t-on s'enquérir s'il est possible à chacun de vivre cette dualité en pratique. Heureusement, il est extrêmement rare que la dualité revête sa forme absolue; c'est l'espèce d'idéal dont la réalisation signifierait sa fin immédiate. Car le secret de cette dualité ultime, intimement discordante, est, bien qu'elle puisse sans cesse hypothéquer l'avenir sous forme d'une vague appréhension, qu'elle ne sera jamais mise à l'épreuve qu'à l'instant de la mort. Alors, juste au moment où le double idéal sans salut est sur le point de se réaliser, celui dont l'esprit est préoccupé de cette dualité devra trahir l'idéal de part ou d'autre. Puisque c'était la vie qui le tenait lié à l'impitoyable perception de cet idéal, il va trahir cette perception une fois parvenu face à la mort. Sinon, la mort lui serait insupportable. »

Yukio Mishima, Le Soleil et l'Acier

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02/02/2011

Savoir Mourir

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=


Mishima, scénarisant son Suicide Rituel qu'il mit à exécution quelque temps après ! 

 

« L’homme qui sait mourir ne sera jamais esclave. »

Sénèque 

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