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31/01/2011

L'Individuum

=--=Publié dans la Catégorie "Friedrich Nietzsche"=--=

« Dans la glorification du "travail", dans les infatigables discours sur la "bénédiction du travail", je vois la même arrière-pensée que dans les louanges des actes impersonnels et conformes à l’intérêt général : la crainte de tout ce qui est individuel. On se rend maintenant très bien compte, à l’aspect du travail - c’est-à-dire de ce dur labeur du matin au soir - que c’est là la meilleure police, qu’elle tient chacun en bride et qu’elle s’entend vigoureusement à entraver le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car le travail use la force nerveuse dans des proportions extraordinaires, et la soustrait à la réflexion, à la méditation, aux rêves, aux soucis, à l’amour et à la haine, il place toujours devant les yeux un but minime et accorde des satisfactions faciles et régulières. Ainsi, une société où l’on travaille sans cesse durement, jouira d’une plus grande sécurité : et c’est la sécurité que l’on adore maintenant comme divinité suprême. - Et voici (ô épouvante !) que c’est justement le "travailleur" qui est devenu dangereux ! Les "individus dangereux" fourmillent ! Et derrière eux il y a le danger des dangers - l’individuum ! »

Friedrich Nietzsche, Aurore

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Oisiveté

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« Il y a une sauvagerie toute indienne, particulière au sang des Peaux-Rouges, dans la façon dont les Américains aspirent à l’or ; et leur hâte au travail qui va jusqu’à l’essoufflement - le véritable vice du nouveau monde - commence déjà, par contagion, à barbariser la vieille Europe et à propager chez elle un manque d’esprit tout à fait singulier. On a maintenant honte du repos ; la longue méditation occasionne déjà presque des remords. On réfléchit montre en main, comme on déjeune, les yeux fixés sur le courrier de la Bourse, - on vit comme quelqu’un qui craindrait sans cesse de « laisser échapper »quelque chose. "Plutôt faire n’importe quoi que de ne rien faire" - ce principe aussi est une corde propre à étrangler tout goût supérieur. Et de même que toutes les formes disparaissent à vue d’œil dans cette hâte des travailleurs, de même périssent aussi le sentiment de la forme, l’oreille et l’œil pour la mélodie du mouvement. La preuve en est dans la lourde et grossière précision exigée maintenant partout, chaque fois que l’homme veut être loyal vis-à-vis de l’homme, dans ses rapports avec ses amis, les femmes, les parents, les enfants, les maîtres, les élèves, les guides et les princes, - on n’a plus ni le temps, ni la force des cérémonies, pour la courtoisie avec des détours, pour tout esprit de conversation, et, en général, pour tout otium. Car la vie à la chasse du grain force sans cesse l’esprit à se tendre jusqu’à l’épuisement, dans une constante dissimulation, avec le souci de duper ou de prévenir : la véritable vertu consiste maintenant à faire quelque chose en moins de temps qu’un autre. Il n’y a, par conséquent, que de rares heures de probité permise : mais pendant ces heures on est fatigué et l’on aspire non seulement à « se laisser aller », mais encore à s’étendre lourdement de long en large. C’est conformément à ce penchant que l’on fait maintenant sa correspondance ; le style et l’esprit des lettres seront toujours le véritable "signe du temps". Si la société et les arts procurent encore du plaisir, c’est un plaisir tel que se le préparent des esclaves fatigués par le travail. Honte à ce contentement dans la "joie" chez les gens cultivés et incultes ! Honte à cette suspicion grandissante de toute joie ! Le travail a de plus en plus la bonne conscience de son côté : le penchant à la joie s’appelle déjà "le besoin de se rétablir", et commence à avoir honte de soi-même. "On doit cela à sa santé" - c’est ainsi que l’on parle, lorsque l’on est surpris pendant une partie de campagne. Oui, on en viendra bientôt à ne plus céder à un penchant vers la vie contemplative (c’est-à-dire à se promener, accompagné de pensées et d’amis) sans mépris de soi et mauvaise conscience. - Eh bien ! autrefois, c’était le contraire : le travail portait avec lui la mauvaise conscience. Un homme de bonne origine cachait son travail quand la misère le forçait à travailler. L’esclave travaillait accablé sous le poids du sentiment de faire quelque chose de méprisable : - "le faire" lui-même était quelque chose de méprisable. "Seul au loisir (otium) et à la guerre (bellum) il y a noblesse et honneur" : c’est ainsi que parlait la voix du préjugé antique ! »

Friedrich Nietzsche, Le gai savoir, IV, § 329, Loisirs et oisiveté,

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30/01/2011

Go ahead Punks ! Make my day !

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Seek & Destroy !

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L'extase brève et fugitive

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« L'extase brève et fugitive de l'acte amoureux, sa flambée passagère dans l'ardeur du désir, son extinction rapide, c'était pour lui le fond de toute expérience humaine, c'était devenu le symbole de toutes les joies et de toutes les souffrances de la vie. Il pouvait s'abandonner à cette détresse, à ce frisson en présence des choses qui passent avec la même passion qu'à l'amour ; et cette mélancolie, elle aussi, était de l'amour, elle aussi était de la volupté. Tout comme la jouissance d'amour, à l'instant le plus délicieux de son épanouissement suprême, est sûre de décroître l'instant d'après et de disparaître dans la mort, de même la solitude de l'âme et l'abandon à la mélancolie sont sûrs de faire place soudain au désir, à une nouvelle adhésion à la vie et à sa face lumineuse. La mort et la volupté ne font qu'un. La Mère de la vie ; on pouvait dire aussi que c'était la tombe, la putréfaction. »

Herman Hesse, Narcisse et Goldmund 

 

 

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29/01/2011

Le Bourgeoisisme

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« Le bourgeoisisme lui-même, en tant qu'état humain qui subsiste à perpétuité, n'est pas autre chose qu'une aspiration à la moyenne entre les innombrables extrêmes et antipodes de l'humanité. Prenons pour exemple une de ces paires de contrastes telle que le saint et le débauché, et notre comparaison deviendra immédiatement intelligible. L'homme a la possibilité de s'abandonner entièrement à l'esprit, à la tentative de pénétration du divin, à l'idéal de la sainteté. Il a également la possibilité inverse de s'abandonner entièrement à la vie de l'instinct, aux convoitises de ses sens, et de concentrer tout son désir sur le gain de la jouissance immédiate. La première voie mène à la sainteté, au martyre de l'esprit, à l'absorption en Dieu. La seconde mène à la débauche, au martyre des sens, à l'absorption en la putrescence. Le bourgeois, lui, cherche à garder le milieu modéré entre ces deux extrêmes. Jamais il ne s'absorbera, de s'abandonnera ni à la luxure ni à l'ascétisme ; jamais il de sera un martyr, jamais il ne consentira à son abolition : son idéal, tout opposé, est la conservation du moi ; il n'aspire ni à la sainteté, ni à son contraire, il ne supporte pas l'absolu, il veut bien servir Dieu, mais aussi le plaisir ; il tient à être vertueux, mais en même temps à avoir ses aises. Bref, il cherche à s'installer entre les extrêmes, dans la zone tempérée, sans orage ni tempêtes violentes, et il y réussit, mais au dépens de cette intensité de vie et de sentiment que donne une existence orientée vers l'extrême et l'absolu. On ne peut vivre intensément qu'aux dépens du moi. Le bourgeois, précisément, n'apprécie rien autant que le moi (un moi qui n'existe, il est vrai, qu'à l'état rudimentaire). Ainsi, au détriment de l'intensité, il obtient la conservation et la sécurité ; au lieu de la folie en Dieu, il récolte la tranquillité de la conscience ; au lieu de la volupté, le confort ; au lieu de la liberté, l'aisance ; au lieu de l'ardeur mortelle, une température agréable. Le bourgeois, de par sa nature, est un être doué d'une faible vitalité, craintif, effrayé de tout abandon, facile à gouverner. C'est pourquoi, à la place de la puissance, il a mis la majorité ; à la place de la force, la loi ; à la place de la responsabilité, le droit de vote. »

Herman Hesse, Le Loup des Steppes 

 

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L'internationale Socialiste dignement représentée...

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L'internationale Socialiste dignement représentée...


Zine el-Abidine Ben Ali 



Laurent Gbagbo



Mohammed Hosni Moubarak 

 

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Jimi Hendrix : All Along The Watchtower

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Pearl Jam : Alive

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28/01/2011

Il n'existe pas de culture judéo-chrétienne occidentale

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"Il n'existe pas de culture judéo-chrétienne occidentale", qu'il dit le monsieur. Il s'appelle Khalil Merroun, c'est un imam, donc il doit dire la vérité... avec sa mielleuse Takya.

Il est vrai que la culture arabo-musulmane n'a jamais existé non plus, chacun le sait.

Ces types sont des malades... et ceux qui les croient pas moins.

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24/01/2011

Merline

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Il est une anecdote qui raconte comment Ernst Jünger, officier en poste à Paris durant l'occupation de la seconde guerre mondiale, alors qu'il est dans une librairie voit entrer un juif, l'étoile jaune sur le coeur. Il s'avance vers lui, se découvre la tête, se met presque au garde à vous et, s'inclinant, présente ses excuses à l'homme en question pour le mal que son pays a fait au peuple mosaïque.

Grâce à Hoplite  je découvre ce texte de Jünger, tiré de son "Premier Journal Parisien", et il me faut vous le communiquer d'urgence pour faire résonance avec mon billet d'hier à propos du génial et maudit écrivain. Je savais déjà, via Philippe Sollers, que Jünger n'avait pas aimé sa rencontre avec Louis-Ferdinand Céline, mais ici nous avons accès directement à sa réflexion première concernant le personnage.

« L'après midi à l'Institut Allemand, rue Saint Dominique. Là, entre autres personnes, Merline [Céline], grand, osseux, robuste, un peu lourdaud, mais alerte dans la discussion ou plutôt dans le monologue ; Il y a, chez lui, ce regard des maniaques, tourné en dedans qui brille comme au fond d'un trou. Pour ce regard, aussi, plus rien n'existe ni à droite ni à gauche ; on a l'impression que l'homme fonce vers un but inconnu. "J'ai constamment la mort à mes côtés" - et, disant cela, il semble montrer du doigt, à côté de son fauteuil, un petit chien qui serait couché là.

Il dit combien il est surpris, stupéfait, que nous, soldats, nous ne fusillions pas, ne pendions pas, n'exterminions pas les Juifs- il est stupéfait que quelqu'un disposant d'une baïonnette n'en fasse pas un usage illimité ; « Si les bolcheviques étaient à Paris, ils vous feraient voir comment on s'y prend ; ils vous montreraient comment on épure la population, quartier par quartier, maison par maison. Si je portais la baïonnette, je saurais ce que j'ai à faire. » J'ai appris quelque chose, à l'écouter parler ainsi deux heures durant, car il exprimait de toutes évidences la monstrueuse puissance du nihilisme. Ces hommes là n'entendent qu'une mélodie, mais singulièrement insistante ; Ils sont comme des machines de fer qui continuent leur chemin jusqu'à ce qu'on les brise.

Il est curieux d'entendre de tels esprits parler de la science, par exemple de la biologie. Ils utilisent tout cela comme auraient fait les hommes de l'âge de pierre ; c'est pour eux uniquement un moyen de tuer les autres. La joie de ces gens-là, aujourd'hui ne tient pas au fait qu'ils ont une idée. Des idées ils en avaient déjà beaucoup ; ce qu'ils désirent ardemment, c'est occuper des bastions d'où pouvoir ouvrir le feu sur de grandes masses d'hommes, et répandre la terreur. Qu'ils y parviennent et ils suspendent tout travail cérébral, qu'elles qu'aient été leurs théories au cours de leur ascension. Ils s'abandonnent alors au plaisir de tuer ; et c'était cela, cet instinct du massacre en masse qui, dés le début, les poussait en avant, de façon ténébreuse et confuse.

Aux époques ou l'on pouvait encore mettre la croyance à l'épreuve, de telles natures étaient plus vite identifiées. De nos jours, elles vont de l'avant sous le capuchon des idées. Quant à celles-ci, elles sont ce qu'on voudra ; il suffit, pour s'en rendre compte, de voir comme on rejette ces guenilles, une fois le but atteint.

On a annoncé aujourd'hui l'entrée en guerre du Japon. Peut-être l'année 1942 verra-t-elle un nombre d'hommes plus élevé que jamais passer ensemble les portes de l'Hadès. »

Ernst Jünger, Premier journal parisien

 

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23/01/2011

Céline, écrivain essentiel

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« Le monde n'est, je vous assure, qu'une immense entreprise à se foutre du monde. » Louis-Ferdinand Céline, ("Voyage au bout de la nuit", 1932)

« Il est temps d’expliquer ce qui sous-tend le despotisme bon teint appliqué à la langue qu’on a appelé politiquement correct. Il s’agit ni plus ni moins d’un racisme inconscient déchaîné et garrotté dans une camisole de bons sentiments. » Stéphane Zadganski, ("Suite et fin du professeur Y", L’Infini, n°63, automne 1998, p. 113)

 

Notre bon ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, retire Louis-Ferdinand Céline des célébrations nationales 2011. Cela fait 50 ans que l'écrivain est mort et cela ne sera pas l'occasion d'évoquer ses livres. Verboten !  La Kommandantur  a parlé !

Frédéric Mitterrand a annoncé le retrait de Céline du recueil des célébrations nationales 2011 après la polémique suscitée par la présence dans cette liste de l’écrivain qui a été également l'auteur de textes antisémites orduriers.

Serge Klarsfeld, président de l’association des fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF), s’est indigné de voir l’anniversaire de la mort de Céline inscrit dans ce recueil au côté par exemple de Blaise Cendrars, Franz Liszt, André Leroi-Gourhan ou encore Georges Pompidou.

“Après mûre réflexion, et non sous le coup de l’émotion, j’ai décidé de ne pas faire figurer Céline dans les célébrations nationales”, a dit M. Mitterrand vendredi soir dernier.

Je suggère à notre chère Police de la Pensée de supprimer de l'école Voltaire. Je ne cite que ce pilier de nos Lumières pré-Révolutionnaires devant lequel tout le monde se pâme et j'invite les lecteurs à se forger une opinion en lisant ces quelques extraits de l'Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, paru en 1756, où le philosophe considère les juifs d'une façon... guère philosophique :

« Si Dieu avait exaucé toutes les prières de son peuple, il ne serait restés que des Juifs sur la terre ; car ils détestaient toutes les nations, ils en étaient détestés ; et, en demandant sans cesse que Dieu exterminât tous ceux qu'ils haïssaient, ils semblaient demander la ruine de la terre entière »

« On ne voit au contraire, dans toutes les annales du peuple hébreu, aucune action généreuse. Ils ne connaissent ni l'hospitalité, ni la libéralité, ni la clémence. Leur souverain bonheur est d'exercer l'usure avec les étrangers ; et cet esprit d'usure, principe de toute lâcheté, est tellement enracinée dans leurs cœurs, que c'est l'objet continuel des figures qu'ils emploient dans l'espèce d'éloquence qui leur est propre. Leur gloire est de mettre à feu et à sang les petits villages dont ils peuvent s'emparer. Ils égorgent les vieillards et les enfants ; ils ne réservent que les filles nubiles ; ils assassinent leurs maîtres quand ils sont esclaves ; ils ne savent jamais pardonner quand ils sont vainqueurs : ils sont ennemis du genre humain. Nulle politesse, nulle science, nul art perfectionné dans aucun temps, chez cette nation atroce ».

Mais également ce qui suit...

« Vous me semblez être le plus mauvais du lot. les Kaffirs, les Hottentots, et les Nègres de Guinée sont beaucoup plus raisonnable et plus honnête que vos ancêtres, les Juifs. Vous avez surpassé toutes les nations, dans des fables impertinentes, dans une mauvaise conduite et dans le barbarisme. Vous méritez d'être puni, tel est votre destiné. » (Lettre que Voltaire a envoyé à une personne de confession juive qui se plaignait de son antisémitisme dans son Essai sur les mœurs et l'esprit des nations)

« Pourquoi les Juifs n’auraient-ils pas été anthropophages ? C’eût été la seule chose qui eût manqué au peuple de Dieu pour être le plus abominable de la terre ». (Dictionnaire Philosophique, 1764, article : Anthopophage)

« …une horde de voleurs et d'usuriers… ». (Dictionnaire Philosophique, 1764, article : États, gouvernements)

« C’est à regret que je parle des Juifs : cette nation est, à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la terre ». (Dictionnaire Philosophique, 1764, article : Tolérance)

 

Dois-je évoquer l'antisémitisme de Kant, Wagner, Shakespeare ou de Goethe, ou celui de Ronsard, d'Holbach, Rousseau, Dickens, Balzac, Gide, John Lennon, Gandhi, Freud, Simenon ou encore Marlon Brando, et des centaines d'autres, a priori non suspects d'hostilité à l'égard des Juifs, qui n'ont pas échappé à cette tentation facile. Voyez le "Dictionnaire de l'antisémitisme"  de Paul-Eric Blanrue.

Peut-être devrions-nous supprimer de la mémoire collective tous ces penseurs et artistes ? Les jeter dans les basses-fosses de l'oubli ? Pour le grand bonheur de Serge Klarsfeld qui se trompe de cible et devrait se contenter de chasser les nazis cachés (en reste-t-il ?) et, peut-être, leurs sinistres descendants idéologiques (y'en a pas mal), au lieu de mettre sur le même niveau qualitatif "Voyage au Bout de la Nuit" (1932) et "Bagatelles pour un massacre" (1937) ou "L'École des cadavres" (1938), sans oublier le détestable "Les Beaux Draps" (1941). Car c'est ce que Serge Klarsfeld a fait avec son caca nerveux. Je peux comprendre que sa douleur soit grande à l'évocation des textes monstrueux que l'écrivain a commis à l'endroit des juifs, mais, par contre, 10 pages du "Voyage au bout de la nuit" écrasent une bonne partie de toute la production littéraire de ces 50 dernières années... et, croyez-le ou non, je pèse mes mots. Et puis n'oublions pas "D'un château l'autre" (1957), "Nord" (1960) et "Rigodon" sorti après sa mort (1969)... toute une époque passée au scalpel.

Les Pamphlets antisémites de Céline sont des diarrhée haineuses et verbales, des monstres en mutation dans un Siècle qui, de toute façon, avait déjà entièrement perdu la tête dés la première guerre mondiale. Ces criminelles erreurs parfaitement condamnables moralement, littérairement sans grand intérêt , n'enlèvent rien à l'esprit vif et au style unique des autres livres de Céline qui n'ont pas le même rapport avec l'antisémitisme. Céline est, probablement, le dernier authentique styliste de la langue française avec Proust. Les décisions, comme celle de notre ministre de la Culture, nous évitent de considérer droit dans les yeux la seule chose qui compte : le trou béant de la Shoah et ses 6 000 000 de cadavres au pied du Moloch machinique... La posture moraliste et "vertueuse" de Frédéric Mitterrand à cause des états d'âme de Serge Klarsfeld  ne nous permet aucunement d'avancer dans la fange de ce charnier. Or, nous nous devons de le faire, c'est même notre devoir pour l'avenir de l'humanité.

Je ne suis pas de ceux qui considèrent que l'on puisse séparer l'auteur de son oeuvre, car s'il est un art qui mêle fortement l'auteur à son oeuvre c'est bien celui de la Littérature. Il y a plusieurs niveaux de lectures pour chaque livre. Or il est indéniable qu'il se passe quelque chose, chez Céline, avec la Langue, à laquelle il fait atteindre un degré de délire nouveau sous le soleil. Et ce degré de délire augmente soudainement dans l'invective criminelle lorsqu'il s'en prend aux juifs qui ne sont ni plus ni moins et une fois de plus, c'est banal de le dire, que les boucs émissaires d'un monde à l'agonie.

« Les juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides, des loupés tiraillés qui doivent disparaître. [...] Dans l’élevage humain, ce ne sont, tout bluff à part, que bâtards gangreneux, ravageurs, pourrisseurs. Le juif n’a jamais été persécuté par les aryens. Il s’est persécuté lui-même. Il est le damné des tiraillements de sa viande d’hybride.»
L'école des Cadavres
  

Ouvrez L'école des Cadavres à n'importe quelle page et c'est sur ça que vous tomberez. De quoi vous donner le vertige du dégoût.

Je ne sépare pas, quant à moi, l'auteur de l'oeuvre car je ne suis pas un révisionniste qui cherche à épurer l'écrivain de ce qui ne serait pas présentable aux yeux du politiquement correcte. Gilles Deleuze voit, dans "Critique et Clinique" , le style de Céline comme une espèce de langue délirante creusée dans la langue, qui n’est pas spécifique, d'ailleurs, à l’antisémitisme. Les pamphlets sont, du point de vue du style, du pur Céline. Il y a une haine chez Céline, la haine d'un homme revenu de tout : de la première guerre mondiale, de la merde des conventions humaines qui nous masquent ce que nous sommes, de cette immense entreprise qu'est l'univers et qui se fout du monde, de l'Afrique Coloniale, alors il choisit l'abandon au sanglant délire pour alléger sa carne de ce qu'il ne supporte guère. Il faut toujours se trouver une explication qui rassure, n'est-ce pas ?, même lorsqu'on se croit éduqué et qu'on pense avoir l'esprit critique. Désigner le juif comme responsable de tous les malheurs que nous rencontrons est une vieille recette qui n'a toujours pas fini d'être remise sur la table d'ouvrage des conspirations haineuses toujours recommencées.
Non, le filtrage doit se faire à un autre niveau, par delà Bien et Mal, ai-je envie de dire comme Nietzsche aurait pu le formuler, dans un cercle qui, d'ailleurs, n'est pas donné à tous... « Si tu plonges longtemps ton regard dans l'abîme, l'abîme te regarde aussi » affirmait à juste titre le moustachu allemand.
« Tout ce qui ne chante pas, pour moi, c’est de la merde. Qui ne danse pas fait l’aveu tout bas de quelque disgrâce. » écrivait quant à lui Céline qui parvint même à faire chanter sa haine et à rendre la merde dansante.

Je suis bien incapable de dire si Céline savait, en 1941, ce qui se tramait, à l'Est, avec l'avancée des allemands sur l'URSS, mais après avoir écrit dans les années 30, « Les juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides, des loupés tiraillés qui doivent disparaître», il fait publier en pleine collaboration "Les beaux draps", livre dans lequel il ne se calme guère et tout cela prend une résonance bien nauséabonde.
Pas folle la guêpe, Céline refusera que ses Pamphlets soient publiés après la guerre alors que, curieusement, ils n'étaient pas interdits de publication et, officiellement, ne le sont toujours pas. Mais que les naïfs parmi vous ne s'en sentent pas davantage rassurés. Un Ezra Pound ouvertement pro-Mussolini durant la seconde guerre mondiale dira au poète beatnik, et juif, Allen Ginsberg, venu lui rendre visite à Venise bien après la guerre que l'antisémitisme est un « Stupide préjugé banlieusard » et aussi « J’avais tort. Tort à 90 %. J’ai perdu la tête dans un orage. ». En 1946, Pound aurait murmuré au poète Charles Olson : « J’ai toujours dit ce qu’il ne fallait pas, et renversé autour de moi toute la foutue porcelaine. » Lorsqu'on lui demandait où il vivait, Ezra Pound répondait, en montrant son coeur, « En Enfer. » Céline, par contre, adopte une tout autre stratégie. Dans une lettre à Albert Paraz (qui a préfacé, bien qu'en prenant ses distances avec l'auteur sur la question des chambres à gaz, "Le Mensonge d'Ulysse"  de Paul Rassinier, l'un des ouvrages fondateurs du négationnisme) Céline écrit à propos de ce même livre qui le fascine : « Son livre admirable va faire grand bruit – quand même il tend à faire douter de la magique chambre à gaz ! Ça permettait tout ! », ("Lettre à Albert Paraz", Cahier Céline 6, Paris, Gallimard, 1980, p. 276) Comme quoi... on n'en sort pas. Car tenace est le ressentiment lorsque, par exemple, dans son livre "D'un château l'autre" l'auteur en vient par une crispation assumée à chercher à amoindrir les souffrances du peuple juif, en les comparant aux siennes propres, à amoindrir les crimes des nazis en insistant sur la violence des épurateurs français à la Libération, où d’autres crimes de l’Histoire. Céline se plaint de n’avoir pas vu le même accueil réservé à la gare aux rescapés des camps de la mort et aux collaborateurs exilés. Mais seulement voilà, nous avons ici un témoignage unique d'une époque à la dérive, écrit dans un style singulier, vociférateur à souhait, plaintif, malheureux, équarrissage de l'humaine condition. Et ce livre est tout de même publié à la fin des années 50, l'auteur aurait eu le temps de réfléchir, il n'a sans doute pas manqué de le faire, mais pour se trouver des excuses uniquement ce qui, à mon humble avis, ne suffit pas à sa Rédemption. Il en est même ridiculement touchant, Céline, en même temps qu'il frôle une fois encore la crapulerie nauséabonde.

C'est, une fois encore, Ezra Pound qui donne de la situation célinienne la plus juste réponse, alors qu'il parlait de lui-même, mais vous allez voir, c'est parfaitement transposable, sans le moindre effort et sans adaptation aucune : « Il est difficile », avait dit Pound, « d’écrire un paradis quand tout semble vous pousser à écrire une apocalypse. Il est évidemment beaucoup plus facile de peupler un enfer ou même un purgatoire. » Et la façon dont Pound devait qualifier ses Cantos va à merveille aux Pamphlets orduriers et criminels de Céline : « Un échec qui vaut toutes les réussites de son époque. »

 

Môssieur Mitterrand ne veut pas que Céline apparaisse aux côtés de Blaise Cendrars ? Il faudrait considérer ce que Cendrars a pu écrire sur les juifs également. Autant le dire, ça ne manque pas de piquant...

A l'été 1936, juste après l’arrivée au pouvoir du Front populaire de Léon Blum, Blaise Cendrars avait rédigé une ébauche de pamphlet pour une collection intitulée « La France aux Français » . Cela ne vous rappelle-t-il pas les zeurléplussombredeuhnot'histwouare ? Intitulé "Le Bonheur de vivre" , ce document non publié du vivant de l’auteur (Ouf ! Le mec s'en est bien sorti) est cependant conservé dans les archives de Blaise Cendrars à la Bibliothèque nationale suisse de Berne (Aïe ! Pas cool pour lui !). En voici le seul extrait paru à ce jour, cité par la fille de l'auteur, Miriam Cendrars, dans la biographie "Blaise Cendrars", Paris, Balland, 1984, chapitre 31, p. 493 :

« [...] il faut, par ces temps de désordre et de bourrage de crâne, traverser [la France] en chemin de fer de bout en bout pour comprendre que malgré le malheur des temps et les menaces de dictature d’un gouvernement de Front populaire, ce verger n’est pas encore entre les mains des Juifs… »

Charmant !

 

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Muriel Grémillet (journaliste indépendante), Michel Godet (économiste, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, Alexis Brezet (journaliste Figaro Magazine) autour de Bernard Poirette (RTL), dans l'émission "On Refait Le Monde" RTL le 21/01/2011

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Mais passons aux choses sérieuses.

Si vous avez la flemme de lire Céline, écoutez-le, récité par Fabrice Luchini...

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Et puis mieux que tout le reste... écoutons le bonhomme lui-même...

Albert Zbinden s'entretient avec Louis-Ferdinand Céline, le 8 Juillet 1957, à Meudon. Céline, alias le docteur Destouches, parle de sa vie, de l'antisémitisme, de l'Allemagne, de sa fuite à Sigmaringen, son "séjour" au Danemark. Il est essentiel d'écouter l'intéressé sur ces thèmes douloureux, pour se faire une idée réelle du personnage, écrivain essentiel, fièvre du Style, un des plus traduit et diffusé dans le monde parmi ceux du XXe siècle avec Marcel Proust. Sans Céline pas de Kerouac et de Ginsberg, pas de Djian, de Genka et pas de Nabe. Peut-être même pas de Jim Morrison qui consacra une chanson clin d'oeil à Céline avec ses Portes de la Perception. Et depuis Céline... rien de neuf sous le soleil en matière de Verbe déployant ses scalpels. Quelques tentatives honorables, quelques humeurs acides, quelques fous insultant l'univers... mais en général : calme plat. Dormez tranquilles, citoyens... et ne vous posez aucune question dérangeante. La seule chose qui convienne c'est de célébrer les valeurs de la République.

 


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Et qu'en pense Philippe Sollers ?

« Oublions tout ce qu'on a pu dire, et surtout médire, de Céline, plus que jamais l'ennemi public universel. Ouvrons simplement ces petits cahiers d'écolier danois, griffonnés au crayon, en 1946, par un prisonnier du quartier des condamnes à mort de Copenhague. La main qui écrit, pendant dix-huit mois, est obligée, dans des conditions effroyables, de se tenir au style télégraphique. C'est le malheur, l'épuisement, le vertige au bout de la nuit. Céline a voulu aller au diable ? Il y est. Il a traversé l'Allemagne en feu avec sa femme et son chat, il a été arrêté, il s'attend à être fusillé d'un moment à l'autre :

"Je titube bourdonne comme une mouche et puis je vois mille choses comme des mouches, mes idées se heurtent à un énorme chagrin." "Je suis plein de musique et de fièvre." "L'envie de mourir ne me quitte plus, c'est la seule douceur." "Je suis fou."

On peut détester Céline, il est, je crois, impossible de lire ces cahiers sans émotion. Ce n'est plus ici qu'un damné qui brûle, et qui, chose stupéfiante, ne sait pas pourquoi. "J'ai voulu empêcher la guerre, c'est tout. J'ai tout risqué. J'ai tout perdu." Il n'est d'ailleurs pas accusé, à l'époque, d'antisémitisme criminel, mais de trahison, ce qui l'indigne, et lui fait citer, comble d'exotisme, le cardinal de Retz: "Une âme délicate et jalouse de la gloire a peine à souffrir de se voir ternir par les noms de rebelle, de factieux, de traître."

Autour de lui, tout n'est que bruit, fureur, hurlements, douleur, et il regarde de temps en temps, au-dehors, la palissade où il s'attend à être collé pour son exécution. "Les moineaux, derniers amis du condamné, les mouettes au ciel, liberté." "Les gardiens me font signe que je vais être expédié en France pour être fusillé. Ca m'est bien égal." Ce qui l'inquiète surtout, c'est Lucette, sa danseuse. Elle maigrit, on lui a peut-être cassé "le rythme divin si fragile de la danse, le secret des choses". Il la voit danser dans le vent, "elle connaît le secret du vent". La main et le crayon tiennent bon, cependant, et la mémoire devient une hémorragie permanente: "Les souvenirs les plus petits sont les fibres de votre âme. S'ils se rompent, tout s'évanouit."

L'épouvantable Céline avait-il du coeur? Hé oui, il faut s'y résoudre. Et il aggrave son cas : "L'effroyable danger d'avoir bon coeur : il n'est pas déplus horrible crime, plus implacablement traqué, minutieusement, qui n'est expié qu'avec cent mille douleurs." Le coeur ? Attention, il peut disparaître : "A partir du moment où vous passez sur un cadavre, un seul cadavre, tout est perdu, le charnier vous tient." Phrase prodigieuse de lucidité, tracée à deux doigts de la mort. "Il faut raconter l'éparpillement d'une âme vers la mort par l'horreur et le chagrin."

Bien entendu, Céline pense à sa stratégie de défense et aux livres qu'il écrira plus tard, les plus beaux : "Féerie pour une autre fois", "D'un château l'autre", "Nord", "Rigodon" (il y a encore des arriérés qui veulent le limiter au "Voyage".) Traître, lui ? "J'aurais livré le Pas-de-Calais, la tour Eiffel, la rade de Toulon, je ne serais pas plus coupable." Il n'a pas l'air de se rendre compte (comme le dit justement Sartre à propos de Genet) que la société pardonne beaucoup plus facilement les mauvaises actions que les mauvaises paroles. "Bagatelles", voilà le problème, et pour longtemps. Céline, lui, veut renverser l'accusation. Il n'est après tout qu'un persécuté, et il a, en cela, de glorieux prédécesseurs, exilés ou emprisonnés : Villon, Descartes, Voltaire, Chateaubriand, Hugo, Rimbaud, et bien d'autres. "La France, à toutes les époques, s'est toujours montrée féroce envers ses écrivains et poètes, elle les a toujours persécutés, traqués autant qu'elle pouvait." Ainsi de Chateaubriand, qu'il appelle "René", "enragé sentimental patriote passéiste comme moi" : "Il rêve la France, l'âme de la France, je l'ai rêvée aussi, moi, pauvre barbet misérable."

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Céline, en 1944, a emporté des livres avec lui : La Fontaine (le plus grand d'après lui), Ronsard, Molière, La Bruyère, La Rochefoucauld, les "Historiens et Chroniqueurs du Moyen Age", et, évidemment, "les Mémoires d'outre-tombe". Et voilà, mêlées à ses vertiges en cellule, des citations qui surgissent comme des bouées de sauvetage, maximes des increvables moralistes du XVIIe siècle, "cette petite civilisation, ces phrases brèves, ces bouffées d'étoiles". L'art de la citation, on ne le sait pas assez, est le plus difficile qui soit, et on peut rêver du livre que Céline, qui cache un Plutarque sous son lit, aurait pu composer dans cette dimension résurrectionnelle. Voici ce qu'il choisit de Talleyrand : "On dit toujours de moi trop de bien ou trop de mal. Je jouis des honneurs de l'exagération." Ou de Mme Rolland : "Je ne dois mon procès qu'aux préventions, aux haines violentes qui se développent dans les grandes agitations, et s'exercent pour l'ordinaire contre ceux qui ont été en évidence, ou auxquels on reconnaît quelque caractère." Ou encore ceci, dans"«Note de la censure à Louis XVI", en 1787 : "Les gens gais ne sont pas dangereux, et les troubles des Etats, les conspirations, les assassinats ont été conçus, combinés et exécutés par des gens réservés, tristes et sournois."

On oublie trop vite que Céline est un grand écrivain comique, parfois terrifiant, certes, mais profondément comique. Si vous en doutez encore, lisez ses "Entretiens avec le Professeur Y", à mourir de rire, comme le meilleur Molière. Ce point est essentiel, il est médical. Le rire de Céline est aussi pointu et énorme que son expérience du délire et sa conviction du néant. "Tout fait musique dans ma tête, je pars en danse et en musique." L'oreille immédiate voit tout à travers les grimaces, les cris, les bombardements, les incendies, la décomposition. C'est là qu'il rejoint Voltaire, rieur endiablé, que les dévots en tous genres ne pourront jamais supporter. Son persécuteur de l'ambassade de France à Copenhague, acharné à demander son extradition, c'est-à-dire sa mort (les Danois ont sauvé Céline), en saura quelque chose.

Le rire, mais aussi l'amour étrange, comme le prouvent les lettres magnifiques qu'il envoie à la pianiste Lucienne Delforge, sa maîtresse en 1935, "toi petit terrible secret, petite fée du cristal des airs". La musique, la danse, les femmes : le plus sensible et délicat Céline est là tout entier. "Sois heureuse autant que possible, selon ton rythme, tu verras, tout passe, tout s'arrange, rien n'est essentiel, tout se remplace, sauf le pauvre refuge où tout se transpose et s'oublie." Et en juin 1939: "Je ne sais pas ce que je deviendrais si tu venais à ne plus jouer. Comment ne t'aimerais-je pas et mieux que personne, mon cher petit double." Et aussi, juste avant la catastrophe: "Les jours en silex succèdent aux jours en caca. C'est la bonne vie de vache pour laquelle je suis fait. J'accumule les maléfices, je m'en servirai bien un jour."»

Philippe Sollers, Céline en Enfer

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Jetez un oeil à l'article du Petit Conservateur Palaisien...

Et puis également faites un saut chez l'excellent STALKER...

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21/01/2011

Dans le Hallouf tout est bon ! - II -

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

Un petit complément au film que j'avais mis en ligne ici-même il y a quelques semaines...

 

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"Portrait de l'antisémite", par XP

=--=Publié dans la Catégorie "Le Salut par les Juifs"=--=

Je vous invite à lire, toute affaire cessante, cette contribution de l'ami XP pour le site I Like Your Style  qui va encore donner des furoncles à Alain Soral, Dieudonné M'bala M'bala et Houria Bouteldja. Et moi ça me met la banane lorsque Soral, Dieudo ou Houria se chopent des furoncles à cause de l'intelligence d'un texte. Sorry, no offense. Et je dirai même, don't worry, be happy...

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Tous les dimanche matin, je me délecte.

J’écoute la tranche juive des émissions religieuses, sur la radio d’État France Culture,… Vous voulez entendre un extrait ? Le voici :

Un Rabbin :

-- Vous savez, ça fait vingt ans que j’étudie la Torah et le Talmud, et je crois que nos textes sacrés n’ont pas la moindre portée spirituelle, que leur intérêt n’est pas là… 

Un autre Rabbin (Il claque des mains comme un enfant) :

-- Mais c’est fantastique, ce que vous nous dites-là, continuez, continuez!

Le premier Rabbin (son air s’est assombri) :

--Je suis désolé, mais l’honnêteté m’oblige à modérer votre enthousiasme… Je vous rappelle que je suis Rabbin comme vous, et que ma lecture de nos textes est donc celle d’un juif pratiquant…

Le second Rabbin :

-- Ce n’est pas grave, continuez, continuez, mon cher ami !

Le premier Rabbin :

-- Ce n’est pas en athée qu’il m’a été donné d’approcher quelques uns des mystères de nos livres, je n’ai pas cet honneur…

Le second Rabbin :

- Tant pis ! ce n’est pas grave, continuez…

Aussitôt après avoir entendu ce genre de chose, je décroche pour m’accorder une digression et faire l’état des lieux de mon sentiment à l’égard des juifs… Je ne les aime pas spécialement, je n’ai rien contre eux, ne sortant que rarement de chez moi et de mon cercle je les connais à peine, et comme j’ai appris à tenir l’histoire pour une discipline de seconde main, je ne vibre pas spécialement au récit de leurs souffrances passées…. Les juifs, je n’en penserais rien de mal et rien de bien, si ce genre d’échange ne m’apprenait pas que je suis intrinsèquement le contraire d’un antisémite et que cette définition pourrait suffire à tracer dans les grandes lignes mon portrait intellectuel…

En vérité, le Juif aime moins la synagogue que le chemin qui mène à la synagogue. Aux définitions, il préfère les tâtonnements qui conduisent à la définition, et quand il la trouve, il la déchire pour recommencer… Le Talmud n’est fait que de ça, de définitions jetées à la poubelle sitôt la dernière lettre posée…. L’antisémite n’est pas celui qui déteste physiquement le Juif, mais celui qui est épidermiquement étranger à cette tournure d’esprit contre-nature, qui la rejette avec dégoût comme un éléphant repousse une carcasse de viande même quand il est au bord de l’anémie…. Parfois, le dimanche matin, derrière mon poste, je m’amuse à l’imaginer derrière le sien, l’antisémite métaphysique, et je pense à notre Alain Soral… Ce n’est pas n’importe qui, Alain Soral, c’est la Mona Lisa de quiconque veut faire le portrait de l’antisémite de ce début de troisième millénaire et se poser sérieusement la question juive… Le dimanche matin, je le vois suer à grosses gouttes devant la porte d’un cercle qui lui sera toujours fermée, s’affoler, lever le poing, ressentir physiquement qu’il n’est pas né pour l’exercice de la pensée en dépit des tonnes d’ouvrages savants qu’il a gloutonnement avalés dans les bibliothèques…. Il pressent qu’il se trouve par nature du côté de la connaissance et des sourates, qu’il ne s’est jamais informé d’une pensée que pour ne plus avoir à y penser, que la pensée lui pèse autant qu’elle excite nos deux Rabbins dans le poste, qu’il est de la race de ceux qui ont besoin de fixer, d’avoir des repères et des traditions-chaises roulantes, qu’il n’a pas les ailes.

Les faits sont là, le Juif incarne la pensée au marteau, la volonté de déconstruction permanente et cette aptitude à vivre dans l’inconfort, l’antisémite le ressent dans sa chair, et ce n’est pas le juif qu’il déteste mais tout ceux qui ont reçu à la naissance ce don d’aimer déconstruire, creuser et penser toujours. Flaubert disait que la bêtise, c’est de conclure, l’antisémite rêve de conclure, et ce qu’il veut, c’est la destruction de tous ceux qui sont taillés pour ne jamais conclure et dont la seule présence l’empêche de conclure en toute quiétude.

Le Juif affirme être issu du peuple élu, l’antisémite n’aime pas ça, mais ce ne ne sont pas des considérations morales ou le sentiment d’une injustice qui le rebute. Ce qui le rend fou, c’est qu’il s’agit d’une notion profondément irrationnelle, qui échappe à son radar. Pour lui, qui n’est pas fait pour la pensée mais pour les sourates et les définitions, il n’existe pas des peuples mais une notion peuple, un seul peuple multiplié par mille versions identiques, et quand l’antisémite refuse au juif le droit à la spécificité, ce n’est pas le Juif qu’il rejette mais la spécificité.

Les juifs, je ne les trouve ni aimables ni détestables, je les trouve intéressants…. Un peu comme les chinois dont je me moque de ce qu’ils pensent des faces de craie et s’ils seraient prêts à traverser un fleuve à la nage pour me sauver, mais qui me donnent quelque chose quand je les regarde faire… Je me fous que les gens soient câlins, qu’ils soient gentils, qu’ils veuillent vivre avec moi pour me coller, et tous les mongoliens aspirent à faire ça avec le premier venu… Ce que je veux, vraiment, c’est qu’ils me donnent quelque chose quand je les regarde faire… Pour le reste, ce qu’ils font de dégueulasse dans l’intimité d’une chambre ou la façon dont ils traitent leurs mères, la manière dont ils s’arrangent avec leurs petits tas de secrets, qu’un peuple intelligent et créatif soit par ailleurs égoïste et pingre, je m’en fous…. Qu’ils se démerdent avec Dieu, ça ne me regarde pas.

 

 

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21:51 Publié dans Le Salut par les Juifs | Lien permanent | Commentaires (19) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18/01/2011

"Pourquoi les juifs sont si puissants et les musulmans si impuissants ?" par le Dr Saleem Farrukh.

=--=Publié dans la Catégorie "Le Salut par les Juifs"=--=

Un article qui va donner des furoncles à Alain Soral, Dieudonné et quelques autres...

Pourquoi les juifs sont si puissants et les musulmans si impuissants ?  par le Dr Saleem Farrukh.
L’auteur est le directeur exécutif pakistanais du Centre pour la recherche et les Etudes sur la sécurité, crée en 2007. Il est donc musulman lui-même. Il est aussi chroniqueur indépendant à Islamabad et, comme vous allez pouvoir le voir, c'est un esprit libre qui n'a pas peur.

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Il y a seulement 14 millions de Juifs dans le monde, dont sept millions aux Etats-Unis d’Amérique, cinq millions en Asie, deux millions en Europe et 100.000 en Afrique. Pour chaque Juif dans le monde, il y a 100 musulmans. Pourtant, les Juifs sont cent fois plus puissants que tous les musulmans réunis. Vous êtes vous jamais demandé pourquoi ?

Jésus était juif. Albert Einstein, le savant le plus influent de tous les temps que le magazine TIME a désigné comme "personnalité du siècle » était juif, Sigmund Freud, le père de la psychanalyse, était Juif. C’était aussi le cas de Karl Marx, Samuelson Paul et Milton Friedman.

Voici d’autres Juifs, dont la production intellectuelle a enrichi l’ensemble de l’humanité :

* Benjamin Rubin a donné à l’humanité l’aiguille pour la vaccination.
* Jonas Salk a mis au point le premier vaccin antipoliomyélitique.
* Alerte Sabin a développé et améliorée le vaccin antipoliomyélitique.
* Gertrude Elion nous a donné un médicament contre la leucémie.
* Baruch Blumberg a développé le vaccin contre l’hépatite B.
* Paul Ehrlich découvre un traitement de la syphilis (une maladie sexuellement transmissible).
* Elie Metchnikoff a remporté un prix Nobel pour les maladies infectieuses.
* Bernard Katz a remporté un prix Nobel pour ses travaux sur la transmission neuromusculaire.
* Andrew Schally a remporté un prix Nobel en endocrinologie (troubles du système endocrinien, diabète, hyperthyroïdie).
* Aaron Beck a fondé la thérapie Cognitive (psychothérapie pour traiter les troubles mentaux, la dépression et les phobies).
* Gregory Pincus a développé la première pilule contraceptive.
* George Wald a remporté un prix Nobel pour son travail sur la compréhension de l’œil humain.
* Stanley Cohen a remporté un prix Nobel en embryologie (Étude des embryons et leur développement).
* Willem Kolff a crée la machine pour la dialyse rénale.

Au cours des 105 dernières années, 14 millions de Juifs ont remporté 180 prix Nobel tandis que seulement 3 prix Nobel ont été remportés par 1,4 milliard de musulmans (autres que le Prix pour la paix).

 Stanley Mezor a inventé la première puce micro-informatique. Leo Szilard mis au point le réacteur nucléaire de première génération. Peter Schultz, le câble à fibres optiques. Charles Adler les feux de circulation. Benno Strauss l’acier inoxydable. Isador Kisee les films sonores. Emile Berliner le téléphone et le microphone. Charles Ginsburg le magnétoscope.

Les financiers célèbres dans le monde des affaires appartiennent tous à la religion juive, incluant Ralph Lauren (Polo), Levi Strauss (Levi’s), Howard Schultz (Starbuck’s), Sergey Brin (Google), Michael Dell (Dell Computers), Larry Ellison (Oracle), Donna Karan (DKNY), Robbins Irv (Baskins & Robbins) et Rosenberg projet de loi (Dunkin Donuts).

 Richard Levin, président de l’Université de Yale, est un Juif.
 Il en est de même pour Henry Kissinger (secrétaire d’État américain), 
 Alan Greenspan (Président de la Banque fédérale sous Reagan, Bush, Clinton et Bush, Jr.), 
 Joseph Lieberman, Le sénateur, 
 Madeleine Albright (ancienne Secrétaire d’État), 
 Maxim Litvinov (ministre des Affaires étrangères de l’URSS), 
 David Maréchal (le premier ministre de Singapour), 
 Isaacs Issac (gouverneur général d’Australie), 
 Benjamin Disraeli (Homme d’État et auteur), 
 Yevgeny Primakov (Premier ministre russe), 
 Jorge Sampaio (Président du Portugal), 
 Herb Gray (plusieurs fois ministre et Vice premier Ministre du Canada), 
 Pierre Mendes (Premier ministre français), 
 Michael Howard (British Home Secretary), 
 Bruno Kreisky (Chancelier d’Autriche) et Robert Rubin (ancien Secrétaire au Trésor).

Dans les médias, les Juifs célèbres incluent Wolf Blitzer (CNN), 
 Barbara Walters (ABC Nouvelles), 
 Eugene Meyer (Washington Post), 
 Henry Grunwald (rédacteur en chef du Time Magazine), 
 Katherine Graham (éditeur du Washington Post), 
 Joseph Lelyyeld (rédacteur en chef, The New York Times), et Max Frankel (New York Times).

Pouvez-vous donner le nom du philanthrope le plus généreux dans l’histoire du monde ?

Il s'agit de George Soros, un Juif, qui a jusqu’à présent a fait des dons colossaux à hauteur de 4 milliards de dollars ; dont la majeure partie en aide à des scientifiques et des universités de par le monde.
 Le deuxième après George Soros est Walter Annenberg, un autre Juif, qui a construit une centaine de bibliothèques en donnant un montant estimé à 2 milliards.

Aux Jeux olympiques, Mark Spitz a établi un record du genre en remportant sept médailles d’or. Lenny Krayzelburg est médaillée d’or olympique à trois reprises. Spitz, Krayzelburg et Boris Becker (tennis) sont tous juifs.

Saviez-vous que Harrison Ford, George Burns, Tony Curtis, Charles Bronson, Sandra Bullock, Barbra Streisand, Billy Crystal, Woody Allen, Paul Newman, Peter Sellers, Dustin Hoffman, Michael Douglas, Ben Kingsley, Kirk Douglas, William Shatner, Jerry Lewis et Peter Falk sont tous juifs ?

Hollywood a été fondé par un Juif. Parmi les réalisateurs et producteurs, Steven Spielberg, Mel Brooks, Oliver Stone, Aaron Spelling (Beverly Hills 90210), Neil Simon (The Odd Couple), Vaina Andrew (Rambo 1, 2 et 3), Michael Mann (Starsky et Hutch), Milos Forman (Vol au-dessus d’un nid de coucou), Douglas Fairbanks (Le Voleur de Bagdad) et Ivan Reitman (Ghostbusters) sont tous Juifs.

Pour enfoncer le clou, Washington est la capitale qui compte et à Washington, le lobby qui compte, c’est l’American Israel Public Affairs Committee, ou AIPAC. A Washington on sait que si Ehud Olmert devait découvrir que la terre est plate, l'AIPAC ferait adopter une résolution par le congrès afin de féliciter Ehud Olmert.

William James Sidis, avec un QI de 250-300, est le plus brillant homme qui ait jamais existé. Devinez à quelle Foi il appartient ?

Alors, pourquoi les Juifs sont si puissants ?

Réponse : l’éducation.

Pourquoi les musulmans si impuissants ?

On estime à 1,476,233,470 musulmans sur la surface du globe : un milliard en Asie, 400 millions en Afrique, 44 millions en Europe et six millions en Amérique.Un cinquième du genre humain est musulman. Pour chaque hindou, il y a deux musulmans, pour chaque bouddhiste il ya deux musulmans, et pour chaque Juif il y a cent musulmans. Jamais on ne s’est demandé pourquoi les musulmans sont si impuissants ?

Voici pourquoi : Il ya 57 pays membres de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), et tous ensemble ont quelques 500 universités ; une université pour trois millions de musulmans. Les États-Unis ont 5758 universités et l'Inde en a 8407. En 2004, Shanghai Jiao Tong University a compilé les performances des universités dans le monde, et curieusement, pas une université d’un pays musulman ne se trouve dans le top 500.

Selon les données recueillies par le Programme des Nations Unies pour le Développement, l’alphabétisation dans le monde chrétien se situe à près de 90% et les 15 Etats à majorité chrétienne ont un taux d’alphabétisation de 100%.

Un état à majorité musulmane, a en moyenne un taux d’alphabétisation d’environ 40% et il n’y a pas un seul état à majorité musulmane avec un taux d’alphabétisation de 100%.

Quelque 98%des scolarisés dans le monde chrétien terminent l’école primaire, tandis que moins de 50% des « alphabètes » dans le monde musulman font de même.

Environ 40% des « lettrés » dans le monde chrétien fréquentent l’université alors que pas plus plus de 2% des « lettrés » en font autant dans le monde musulman.

Conclusion : le monde musulman pour ce qui est de la diffusion du savoir est dans l'échec.

Les pays à majorité musulmane ont 230 scientifiques pour un million de musulmans. Les États-Unis ont 4.000 scientifiques par million d'habitants et le Japon en a 5.000 par million d'habitants. Dans le monde arabe tout entier, le nombre total de chercheurs à plein temps est de 35.000 et il n’y a que 50 techniciens pour un million d’Arabes (dans le monde chrétien, il ya jusqu’à 1.000 techniciens pour un million d'habitants). En outre, le monde musulman dépense 0,2 pour cent de son PIB à la recherche et développement, tout le monde chrétien consacre environ cinq pour cent de ses PIB.

Conclusion : Le monde musulman n’a pas la capacité de produire des connaissances.

Les quotidiens pour 1000 habitants et le nombre de titres de livres par million sont deux indicateurs pour savoir si la connaissance est diffusée dans une société. Au Pakistan, il existe 23 quotidiens pour 1.000 Pakistanais tandis que le ratio est de 360 à Singapour. Au Royaume-Uni, le nombre de titres de livres par million d’habitants s’élève à 2.000 alors qu’il est de 20 en Egypte.

Conclusion : Le monde musulman ne parvient pas à la diffusion du savoir et de l'information.

Les exportations de produits de haute technologie en pourcentage du total des exportations sont un indicateur important pour l’application des connaissances.

Les exportations de produits de haute technologie du Pakistan s’élèvent à un pour cent du total de ses exportations. C’est pire pour l’Arabie saoudite, le Koweït, le Maroc et l’Algérie (tous à 0,3 p. cent) alors que Singapour est à 58 pour cent.

Conclusion : Le monde musulman ne parvient pas à mettre en application son savoir.

Pourquoi les musulmans sont impuissants ?

Parce que nous ne sommes pas capables de produire des connaissances.

Pourquoi les musulmans sont impuissants ?

Parce que nous ne sommes pas capables de diffuser le savoir.

Pourquoi les musulmans sont impuissants ?

Parce que nous ne sommes pas capables de trouver des applications à nos connaissances.

Et, l’avenir appartient aux sociétés du savoir.

Fait intéressant, le PIB combiné annuel des 57 pays de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) est de moins de 2 mille milliards de dollars. L’Amérique, juste à elle-seule, produit des biens et services pour une valeur de 12 mille milliards de $, la Chine 8 mille milliards de dollars, le Japon 3,8 mille milliards de $ et l’Allemagne 2,4 mille de milliards de dollars (en parité de pouvoir d’achat).

Les pays riche en pétrole à savoir l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït et le Qatar collectivement produisent des biens et services (surtout en pétrole) pour une valeur de 500 milliards de dollars, alors que l’Espagne seule produit des biens et services d’une valeur de plus de 1000 milliards de $, la Pologne catholique de 489 milliards de $ et la Thaïlande bouddhiste de 545 milliards de dollars.

La part musulmane du PIB, en pourcentage du PIB mondial, est en baisse rapide.

Alors, pourquoi les musulmans sont si impuissants ?

Réponse : Le manque d’éducation.

Tout ce que nous faisons c’est prier Dieu toute la journée et blâmer tout le monde pour nos défaillances multiples.

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16/01/2011

Morte époque

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

« Trois éléments partageaient donc la vie qui s'offrait alors aux jeunes gens : derrière eux un passé à jamais détruit, s'agitant encore sur ses ruines, avec tous les fossiles des siècles de l'absolutisme ; devant eux l'aurore d'un immense horizon, les premières clartés de l'avenir ; et entre ces deux mondes ... quelque chose de semblable à l'Océan qui sépare le vieux continent de la jeune Amérique, je ne sais quoi de vague et flottant, une mer houleuse et pleine de naufrages, traversée de temps en temps par quelque blanche voile lointaine ou par quelque navire soufflant une lourde vapeur ; le siècle présent, en un mot, qui sépare le passé de l'avenir, qui n'est ni l'un ni l'autre et qui ressemble à tous deux à la fois, et où l'on ne sait, à chaque pas qu'on fait, si l'on marche sur une semence ou sur un débris.
Voilà dans quel chaos il fallut choisir alors ; voilà ce qui se présentait à des enfants pleins de force et d'audace, fils de l'Empire et petits-fils de la Révolution.
Or, du passé ils n'en voulaient plus, car la foi en rien ne se donne ; l'avenir, ils l'aimaient, mais quoi ! comme Pygmalion Galatée : c'était pour eux comme une amante de marbre, et ils attendaient qu'elle s'animât, que le sang colorât ses veines.
Il leur restait donc le présent, l'esprit du siècle, ange du crépuscule qui n'est ni la nuit ni le jour ; ils le trouvèrent assis sur un sac de chaux plein d'ossements, serré dans le manteau des égoïstes, et grelottant d'un froid terrible. L'angoisse de la mort leur entra dans l'âme à la vue de ce spectre moitié momie et moitié foetus ; ils s'en approchèrent comme le voyageur à qui l'on montre à Strasbourg la fille d'un vieux comte de Sarverden, embaumée dans sa parure de fiancée : ce squelette enfantin fait frémir, car ses mains fluettes et livides portent l'anneau des épousées, et sa tête tombe en poussière au milieu des fleurs d'oranger. »

Alfred de Musset, La confession d'un enfant du siècle, 1836

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