31/05/2012
Johnny Winter : Mississippi Blues
13:00 Publié dans Blues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
C’est n’être nulle part que d’être partout
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« La mobilité perpétuelle des individus atomisés est l’aboutissement logique du mode de vie capitaliste, la condition anthropologique ultime sous laquelle sont censés pouvoir se réaliser l’adaptation parfaite de l’offre à la demande et l’"équilibre général" du Marché. Cette conjonction métaphysique d’une prescription religieuse (Lève toi et marche !) et d’un impératif policier (Circulez, il n’y a rien à voir !), trouve dans l’apologie moderne du "nomade" son habillage poétique le plus mensonger.
On sait bien, en effet, que la vie réelle des tribus nomades que l’histoire a connues, s’est toujours fondée sur des traditions profondément étrangères à cette passion moderne du déplacement compensatoire dont le "tourisme" (comme négation définitive du Voyage) est la forme la plus ridicule quoiqu’en même temps la plus destructrice pour l’humanité.
Bouygues et Attali auront beau s’agiter sans fin, leur pauvre univers personnel se situera donc toujours à des années-lumière de celui de Segalen ou de Stevenson. Sénèque avait, du reste, répondu par avance à tous ces agités du Marché : "C’est n’être nulle part que d’être partout. Ceux dont la vie se passe à voyager finissent par avoir des milliers d’hôtes et pas un seul ami. " (Lettres à Lucilius) »
Jean-Claude Michéa, Orwell éducateur
06:55 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
30/05/2012
Arthel Lane "Doc" Watson (3 Mars 1923 – 29 Mai 2012)
22:33 Publié dans Blues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
J’avais été bien content de trouver la patrie en danger. Le devoir, c’est quelquefois bien commode.
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« Il fallait redevenir Jean Dutourd. Fade perspective ! Je l’avais bien perdu de vue, celui-là ! Je l’avais en quelque sorte abandonné en 1942 sans beaucoup de regrets. Il ne m’apportait guère de satisfactions. Collé aux examens, sans le sou, tâtonnant dans les obscurités de l’adolescence, me raccrochant à une vocation d’écrivain qui se manifestait surtout par le dégoût de faire quoi que ce fût d’autre, j’avais été bien content de trouver la patrie en danger. Le devoir, c’est quelquefois bien commode. Il est écrit là-haut sans doute que je ferai tout au rebours des autres. Les jeunes gens, d’ordinaire, sollicitent des sursis pour avoir le temps de tailler leur place dans le monde. Moi, je demandais à la guerre un sursis à mon entrée dans le monde. Le désordre, qui effraye les personnes sérieuses et prévoyantes, me plaisait, à moi. Il était accueillant, il était chaleureux, il était créé tout spécialement pour moi. Je savais déjà, ou je sentais, à cette époque, que je ne pourrais jamais m’accommoder des catégories habituelles, que je serais incapable de me "faire une situation", que les règles sociales n’entreraient jamais dans ma tête ; elle y était aussi réfractaire qu’à la géométrie ou à l’algèbre. »
Jean Dutourd, Le demi-solde
06:55 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
29/05/2012
La diversité donne à l’homme blanc les moyens de remplacer la haine par la condescendance...
=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=
Raphaël Enthoven : « La diversité est une invention des Blancs, c’est un délire colonial ! »
16:31 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
Contactez le MRAP ou SOS RACISME ou la LICRA
15:00 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
Je suis chrétien, priez pour moi !
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« Il n’y a pas d’honneur à être français, nulle gloriole. Et qu’on veuille bien me permettre une fois de le dire, dans le même sens: il n’y a pas non plus d’honneur à être chrétien. Nous n’avons pas choisi.
"Je suis chrétien, révérez-moi!" s’écrient à l’envie les princes de prêtres, les scribes et les pharisiens. Il faudrait plutôt dire, humblement: "Je suis chrétien, priez pour moi !" Nous n’avons pas choisi.
Lorsqu’on a déjà tant de mal à être français, le moindre retour complaisant vers nous-mêmes, le plus furtif regard jeté sur l’abîme des siècles qui, à notre droite et à notre gauche, nous sépare des aïeux, risque de nous donner le vertige. Quoi! Nous sommes déjà si loin, si seuls ? Ils ne peuvent plus nos entendre, le cri d’angoisse que nous jetterions vers eux serait à l’instant pris sur nos lèvres, englouti. Et bien ne crions pas, serrons les dents. Gardons nous de mesurer la largeur de la route. Ce que nous tentons aujourd’hui, d’autres le firent, en leur temps, en leur lieu, et ils n’en savaient pas plus long que nous. »
Georges Bernanos, Nous autres français
06:55 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook























