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08/07/2018

Nous sommes pris dans une alternative qui ne nous permet plus d’exister médiocrement

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« Quand nous parlons d’un temps dramatique, ce mot a un sens précis : il veut dire que nous sommes pris dans une alternative qui ne nous permet plus d’exister médiocrement ; il nous faut vivre plus puissamment, ou bien disparaître, nous surpasser ou nous abolir. (…) La tragédie essentielle n’est pas de savoir quels dangers nous menacent, mais de définir d’abord ce qu’ils menacent en nous, car il importerait assez peu que nous fussions détruits, si nous avions rendu cette destruction légitime en ne valant presque rien. »

Abel Bonnard, Les Modérés

 

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07/07/2018

Il y a d'ailleurs là un assemblage d'hommes plutôt qu'une cité

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« Paris est une place ouverte à ce genre d'envahisseur. Car le Parisien de Paris est peu nombreux. Le nouveau Parisien, venu de quelque coin de France, est trop affairé, trop sujet de ses idées fixes, pour opposer quelque résistance à qui que ce soit. Il y a d'ailleurs là un assemblage d'hommes plutôt qu'une cité. Le rongeur anonyme, le destructeur obscur y peut placer son paradis ; il arrive inconnu, il travaille inconnu et peut s'évader inconnu ou se fondre, tout semblablement ignoré, dans la masse indigène. »

Charles Maurras, L'Étang de Berre

 

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Plus on est haï, je trouve, plus on est tranquille

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« Il ne faut pas imaginer que tous ces gens sont des potes ou le furent… peut-être sans doute qu’ils me détestent… je ne tiens pas du tout à les voir, ni à leur plaire, au contraire. Ce sont les coiffeurs de la vie qui tiennent beaucoup à plaire, les putains. Plus on est haï, je trouve, plus on est tranquille… ça simplifie les choses, c’est plus la peine d’être poli, je ne tiens pas du tout à être aimé… je n’ai pas besoin de tendresse… c’est toujours les pires saloperies de l’existence que j’ai entendu soupirer après les tendresses. »

Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre

 

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Faire confiance...

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« Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. »

Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit

 

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...ça s'respecte...

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Pas d'inquiétude... ça vient d'être voté...

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06/07/2018

Bientôt je serai vieux. Et ce sera enfin fini.

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« Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste… Bientôt je serai vieux. Et ce sera enfin fini. Il est venu tant de monde dans ma chambre. Ils ont dit des choses. Ils ne m'ont pas dit grand-chose. Ils sont partis. Ils sont devenus vieux, misérables et lents chacun dans un coin du monde.
Hier à huit heures Madame Bérenge, la concierge, est morte. Une grande tempête s'élève de la nuit. Tout en haut, où nous sommes, la maison tremble. C'était une douce et gentille et fidèle amie. Demain on l'enterre rue des Saules. Elle était vraiment vieille, tout au bout de la vieillesse. Je lui ai dit dès le premier jour quand elle a toussé : “Ne vous allongez pas surtout !… Restez assise dans votre lit !” Je me méfiais. Et puis voilà… Et puis tant pis.
Je n'ai pas toujours pratiqué la médecine, cette merde. Je vais leur écrire qu'elle est morte Madame Bérenge à ceux qui m'ont connu, qui l'ont connue. Où sont-ils ?
Je voudrais que la tempête fasse encore plus de boucan, que les toits s'écroulent, que le printemps ne revienne plus, que notre maison disparaisse. Elle savait Madame Bérenge que tous les chagrins viennent dans les lettres. Je ne sais plus à qui écrire… Tous ces gens sont loin… Ils ont changé d'âme pour mieux trahir, mieux oublier, parler toujours d'autre chose…
Vieille Madame Bérenge, son chien qui louche on le prendra, on l'emmènera…
Tout le chagrin des lettres, depuis vingt ans bientôt, s'est arrêté chez elle. Il est là dans l'odeur de la mort récente, l'incroyable aigre goût… Il vient d'éclore… Il est là… Il rôde… Il nous connaît, nous le connaissons à présent. Il ne s'en ira plus jamais. Il faut éteindre le feu dans la loge. A qui vais-je écrire ? Je n'ai plus personne. Plus un être pour recueillir doucement l'esprit gentil des morts… pour parler après ça plus doucement aux choses… Courage pour soi tout seul !
Sur la fin ma vieille bignolle, elle ne pouvait plus rien dire. Elle étouffait, elle me retenait par la main… Le facteur est entré. Il l'a vue mourir. Un petit hoquet. C'est tout. Bien des gens sont venus chez elle autrefois pour me demander. Ils sont repartis loin, très loin dans l'oubli, se chercher une âme. Le facteur a ôté son képi. Je pourrais moi dire toute ma haine. Je sais. Je le ferai plus tard s'ils ne reviennent pas. J'aime mieux raconter des histoires. J'en raconterai de telles qu'ils reviendront, exprès, pour me tuer, des quatre coins du monde. Alors ce sera fini et je serai bien content. »

Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit

 

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Tout est chaos

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« Comment ne pas sentir la parenté profonde de ces esprits (ndlr: les philosophes) ? Comment ne pas voir qu'ils se regroupent autour d'un lieu privilégié et amer où l'espérance n'a plus de place ? Je veux que tout me soit expliqué ou rien. Et la raison est impuissante devant ce cri du coeur. L'esprit éveillé par cette exigence cherche et ne trouve que contradictions et déraisonnemments. Ce que je ne comprends pas est sans raison. Le monde est peuplé de ces irrationnels. À lui seul dont je ne comprends pas la signification unique, il n'est qu'un immense irrationnel. Pouvoir dire une seule fois : "cela est clair" et tout serait sauvé. Mais ces hommes à l'envi proclament que rien n'est clair, tout est chaos, que l'homme garde seulement sa clairvoyance et la connaissance précise des murs qui l'entourent. »

Albert Camus, Le mythe de Sisyphe

 

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05/07/2018

L'attention...

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« En pratiquant la conscience attentive de la respiration, on constate la difficulté de maintenir une attention ininterrompue. Malgré la ferme détermination de garder l'attention fixée sur l'objet, le souffle, elle s'échappe mystérieusement, à notre insu. Nous voilà pareils à l'ivrogne tentant de marcher sur une ligne droite et titubant d'un côté à l'autre. En fait, nous sommes bien ivres de notre propre ignorance et de nos illusions, titubant dans le passé ou dans l'avenir, dans le désir ou l'aversion. Nous ne pouvons demeurer dans le droit chemin de l'attention soutenue. »

William Hart, L'art de vivre

 

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Ciel et Enfer...

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« Nous n'avons pas besoin d'attendre après la mort pour faire l'expérience du ciel et de l'enfer ; nous pouvons les vivre durant cette vie, en nous-mêmes. Quand nous commettons des actes négatifs, nous vivons le feu infernal du désir et de l'aversion. Quand nous accomplissons des actes positifs, nous vivons le ciel de la paix intérieure. Ce n'est donc pas seulement pour le bien d'autrui, mais pour notre propre bien, pour éviter de nous nuire, que nous nous abstenons d'actions et de paroles négatives. »

William Hart, L'art de vivre

 

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04/07/2018

Excel...

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Christian Bobin

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03/07/2018

La pitié ne peut pas éteindre en moi la colère

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« Quelques gifles retentissantes, sur les faces de quelques gourmets d'étrons, n'expliquent pas assez l'unanime détestation de la truandaille. Il y a des causes plus profondes, que j'ai dites et que je dirai sans cesse. On ne veut pas d'un personnage qui profère l'Absolu, fût-ce dans un clairon d'or. Vous êtes, je crois, parmi les rares qui peuvent comprendre...
Je n'ai pas votre tempérament. La pitié ne peut pas éteindre en moi la colère, parce que ma colère est fille d'un pressentiment infini. Je suis mangé par le besoin de la Justice, comme un dragon affamé depuis le Déluge.
Ma colère est l'effervescence de ma pitié. »

Léon Bloy, Le mendiant ingrat

 

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CRS = SS !

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« Si demain se refermaient les portes de vrais camps de concentration sur des cortèges de vrais Juifs, vous n’iriez pas en manif’ et drapeau noir en tête crier qu’on vous ouvre les portes. Je suis effrayé, ô étudiants, de vous entendre jouer avec des slogans si graves. CRS=SS ! Ou bien souhaitez-vous vraiment si fort que les CRS deviennent vraiment (en italique dans le texte) des SS ? Demandez-vous plutôt si, à force de définir l’Autre comme ce qu’il n’est pas, vous ne l’obligerez pas tôt ou tard à devenir ce que vous clamer qu’il est. »

Jean Cau, cité par Alain de Benoist in Vu de droite : anthologie critique des idées contemporaines

 

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02/07/2018

La fausse expressivité du slogan

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« Ainsi, la fausse expressivité du slogan constitue le nec plus ultra de la nouvelle langue technique qui remplace le discours humaniste. Elle symbolise la vie linguistique du futur, c’est-à-dire d’un monde inexpressif, sans particularismes ni diversités de cultures, un monde parfaitement normalisé et acculturé. Un monde qui, pour nous, ultimes dépositaires d’une vision multiple, magmatique, religieuse et rationnelle du monde, apparaît comme un monde de mort. »

Pier Paolo Pasolini, Écrits Corsaires

 

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