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25/03/2007

Sauternes

=--=Publié dans la Catégorie "Festoyons... Buvons la coupe..."=--=



Le Sauternes"Pavois d'Or" a le grand intérêt, me concernant, de me mettre rapidement de bonne humeur.




C'est un Vin qu'il faut boire frappé, pour ne pas dire glacé !!!!

Généralement, je n'aime pas ces vins blancs de "gonzesses", comme dirait certaine de mes connaissances, cependant je fais une exception pour le Sauternes qui se laisse véritablement savourer comme on ne savoure que... euh... les bonnes choses.

Le rouge est ma couleur préférée. De vin en vin, le rouge n'est jamais le même, 1000 et 1 aspects différents nous enchantent lorsque nous ne faisons que contempler les nuances lumineuses au travers d'un verre, à proximité d'une bougie, par exemple... Les rouges explosent littéralement le sens de la vue : cinabre, roux, carmin, cerise, groseille, grenat, rubis, pourpre, bordeaux... Ces termes sont à eux seuls des jouissances en attente... des jus qui ne demandent qu'à être appréciés...
Le rouge a la couleur du sang, du feu. Il brûle.

Mais le Sauternes, chers amis, lorsqu'il a passé une petite heure au frigo... laissez-moi vous dire que son attrait est des plus évidents avec viandes blanches en sauce et fromages qui fouettent ! L'arôme de bouche est des plus surprenant. Ici un fond de noix et de miel nous exalte le dôme du palais. Il n'est guère astringent comme le Bourgogne dont l'épaisseur peut vous permettre de vous passer d'un repas. Le miel, dont je parlais tout à l'heure, subsiste après la première attaque en bouche qui est gargantuesque. Exubérance et richesse du sucre. Guère d'acidité, d'amertume ou de dépôt tannique, par contre la sensation est tout de même alcoolisée.

Il faut prendre la peine d'en humer le bouquet en bouteille avant même que de verser en les verres l'agape salvatrice. Juste après le "plop" du bouchon... Le Sud et le sel de ses vents y a laissé des empreintes.

Très charnu, le Sauternes assiège la bouche non comme des hordes barbares mais comme des femmes lascives. De quoi tirer des plans sur la comète si, compagnon, tu le bois en compagnie féminine. Car s'il est charnu, il est aussi généreux et les inhibitions seront levées et jetées aux oubliettes comme du linge sale. Que Dieu me pardonne !

Sucré mais pas gras... le Sauternes est avant tout gouleyant... ça passe comme une lettre à la poste... ça se boit comme du p'tit lait... et sa persistance aromatique intense qui subsiste quelques minutes après le dernier verre prouve que c'est un bon vin...






Bordeaux, Cité des Lumières


par Philippe Sollers

"Où que je me trouve, je peux revenir soudain à Bordeaux par la couleur ou par le vin, par un signal lumineux sombre ou par un certain parfum dans la bouche.

Avant d'être la ville où je suis né, Bordeaux est ainsi une information diffuse, distribuée dans les tissus ou le contenu des bouteilles. Le mot de « bordeaux » lui-même, en dehors de l'étymologie, évoque pour moi la rive, le lieu stable d'où l'on pourrait voir, indéfiniment, couler l'espace et le temps. L'eau, le vin, le sang transformé en vin, le bord de la durée physique, et voilà une idée de ce que peut être un port dans l'aventure du corps, « le port de la lune », en plus, avec un croissant bienveillant et oriental, comme un poinçon des mille et une nuits en cours de sommeil.

La ville est entourée par des centaines de contes de fées protégés. Bordeaux est le château principal des châteaux environnants, une sorte de « coffre », un peu en retrait de l'océan dont la pression douce se fait sentir. Au sud : le brasier permanent des Landes. Au nord-ouest : l'ouverture atlantique. Entre le feu résineux et l'espace maritime incurvé : une ville tempérée qui résume tous les climats. Supposons maintenant que je sois à New York, à Pékin, à Amsterdam ou à Londres : j'ouvre cette bouteille de margaux, je la bois lentement, je vais dormir, et le lendemain matin, je sais que j'ai été filtré par Bordeaux. Il faut « dormir » le vin pour le comprendre. C'est d'ailleurs plutôt lui qui vous comprend, qui vous accepte ou qui vous refuse. N'est pas dans le bordeaux qui veut. Un Bordelais est souvent bavard, mais c'est pour mieux cacher son silence. Personne n'est aussi trompeur sans avoir à le faire exprès. Cette gaieté ? Peut-être une mélancolie profonde. Cet art de vivre ? Sans doute une conscience aiguë du néant. Bordeaux ou la contradiction : comme une relativité généralisée, d'ailleurs concentrée dans le livre par excellence, les Essais de Montaigne, « que philosopher c'est apprendre à mourir », pages lues au lycée, commentées, relues et apprises par coeur. Avec les Lettres persanes, l'Esprit des lois, avec le Discours de la servitude volontaire, on a l'inspiration libérale et juridique de la cité frondeuse fondamentale, ville de dissidence par rapport au pouvoir central, ville où l'on préfère les Anglais à Jeanne d'Arc et à Napoléon, Louis XV à Louis XIV, ville du Prince noir et de la belle Aliénor.

« Esprit frondeur » : je retrouve cette annotation à l'encre rouge sur mes bulletins d'écolier, et, avec le temps, je me rends compte qu'il s'agissait plutôt d'un éloge, d'un encouragement discret sous la réprobation d'apparence. Montaigne, La Boétie, Montesquieu, et, plus tard, pendant la Révolution, le parti girondin, si mal connu et réhabilité par l'Histoire. Mauriac, enfin, ce Landais, romancier fiévreux et conscience morale intraitable. Les Bordelais ont l'habitude de célébrer leurs « trois M », Montaigne, Montesquieu, Mauriac : il est temps de leur ajouter un quatrième mousquetaire, de les inscrire mieux au pluriel. Un S, donc : le mien.

Impression de Bordeaux, capitale du XVIIIe siècle, sur les écrivains : c'est Stendhal qui note que « sans contredit, Bordeaux est la plus belle ville de France ». Il la compare à Venise, d'autres à Versailles. C'est Hölderlin, en 1802, qui parle « des montagnes de raisins d'où la Dordogne descend, où débouchent le fleuve et la royale Garonne, leurs eaux unies ». Voici l'Aquitaine, le pays des eaux, mais aussi la Gironde, mot merveilleux ; girond, gironde : « beau, gentil, mignon ». Mais aussi : « joyau en forme de médaillon, comme une broche ». À Bordeaux, le jeune Baudelaire s'est embarqué sur le bateau des Mers-du-Sud. À Bordeaux, Lautréamont a débarqué un jour, portant avec lui toute une sauvagerie d'Amérique. La place de la Bourse (ex-place Louis XV) est la mémoire de ce temps passé. Comme les deux grandes colonnes rostrales, consacrées l'une au commerce, l'autre à la navigation. Échanger, circuler : c'était, et ce sera de nouveau, après le tunnel du XIXe siècle et d'une grande partie du XXe siècle, le destin de Bordeaux, ville européenne comme Londres, Hambourg, Barcelone, Naples, Venise, Amsterdam. Les Français aiment-ils l'Europe ? Pas sûr. Je me suis fait traiter de tous les noms pour avoir dit que je me sentais un écrivain européen d'origine française. C'était pourtant du Montesquieu adapté. Montesquieu, à propos des Lettres persanes (à relire ces temps-ci) : « L'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale à un roman, et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue. »

Une chaîne secrète ? Celle, simplement, des Lumières. L'aventure continue"


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Bande son du moment : "La Passion selon Saint Jean" de Jean Sébastien Bach sous la direction de Stephen Cleobury

Lecture du moment : ...pas de lecture particulière... butinages divers...

Citation du jour : « Quand dans un royaume il y a plus d’avantage a faire sa cour qu’à faire son devoir, tout est perdu. » Montesquieu

Humeur du moment : Regroupement des forces...

22/03/2007

Polyrythmies...

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires"=--=

D'une rencontre peut naître un chant... en devenir... Cliquez : ICI

18:10 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (8) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/03/2007

The Motherfuckin' Warriors...

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

 

Lorsqu'en 1989 Eric James pose sa voix sur l'album des Sentinels ("Face of Desire"- Musidisc) sous la houlette de Roberto Piazza alias Little Bob à la production, déjà dans son esprit l'appel du grand Large se fait entendre. Au sein des Sentinels, ses collègues des Batailles hexagonales ne correspondent plus ni à son humeur, ni à ses attentes. Il n'attendra pas que l'album sorte. Il disparaît aux États-Unis pour un périple de 3 mois qui le mènera de New York jusqu'au Mexique. Parcours Initiatique à travers les Gigantesques Mégapoles et les Vastes espaces sauvages. De retour en France, sa Chimie intérieure transformée, après quelques tentatives ultimes pour relancer The Sentinels sur de nouveaux Rails, il décide de créer VENICE en durcissant le ton, le son, les mots et en élargissant considérablement la palette des couleurs harmoniques. Lui au Chant (et à l'Harmonica occasionnel) se retrouve ainsi encadré par Franck Schaack à la Batterie, Jean-Marc Joffroy à la Basse et Nebojsa Ciric dit "Nebo" aux guitares.
En Septembre 1991 Venice voit le jour dans un Local de Senlis (Oise). Les répétitions s’alignent (à raison de quatre à cinq par semaines) comme autant de batailles désespérées pour aller trouver la perle rare dans les limbes du Rock and roll.
Les Concerts s’enchaînent comme des guerres de conquêtes et la Vie se fait dure. Des hauts et des bas. Mais la Foi vivante et Vibrante ne les quitte pas. En Septembre 1993 Jean-Marc Joffroy quitte la Formation. Les concerts et les répétitions en file indienne auront eu raison de lui. Mourad Baali le remplace. Il restera dans la formation jusqu’au Printemps 2000. De fin 1995 à fin 1998 deux autres guitaristes, à tour de rôle, viendront épauler Nebo et se partager Rythmiques et solos. James Dent (1995-1997) et Willy Wedder (1997-1998). Eux aussi jetteront l’éponge avant la signature espérée.
C’est que les temps sont durs à l’égard du Rock dans les années 90, même s’il est indiscutable qu’un public pour lui existe. Les radios, les médias, les maisons de disques lui préfèrent une version Rap aseptisée de la culture hip hop qui, d’ailleurs, n’a plus grand chose à voir avec la « street attitude » originelle mais flirte plutôt avec la variété la plus appauvrie pour le sous-prolétariat des cités. Les authentiques rappeurs ne sont pas signés… ou s’ils le sont, leur flow devient vite émasculé.
VENICE persévère. De 1991 à 2000 le groupe tourne dans toute la France, mais aussi en Belgique, en Allemagne, en République Tchèque. Des centaines de concerts. Représentant la Picardie au Printemps de Bourges en 1993, VENICE ouvre aussi pour KAT ONOMA, GUN CLUB (de feu Jeffrey Lee Pierce), THE INMATES, ANGE, Les GARçONS BOUCHERS, Les VRP. Le groupe joue partout où c’est possible. Tournée des Fnacs en acoustique, participation à des festivals avec BERNARD LAVILLIERS ou les INNOCENTS. Plusieurs dates avec JEAN-LOUIS AUBERT & Co sur la Tournée « H ». La rencontre avec BORIS BERGMAN (parolier de Bashung, Paul Personne, Lio, Eddy Mitchell et beaucoup d’autres) oriente Eric vers des textes en Français. Une dizaine de chansons sont composées avec Boris Bergman dans la foulée.
S’étant doté d’un studio personnel, 12 pistes AKAÏ puis 16 pistes TEAC, VENICE enregistre maquette sur maquette durant toutes ces années et se lance à l’assaut des Maisons de disques. Une signature chez Warner, en édition, ne portera pas ses fruits malgré deux semaines de Studio à l’Hacienda de Tarare, près de Lyon. En 1999 le groupe sort son premier album chez OUTSIDE RECORDS, plus pour avoir une carte de visite à présenter que pour percer le sommet des Charts. Le travail lamentable du Label en question leur fera rompre le contrat. Enregistré à domicile, dans leur propre local, l’album « Les palmiers de Chance » résume à merveille un parcours de 8 années durant lesquelles le groupe a affiné son sens du Rock dans la diversité. C’est STEVE FORWARD (qui a travaillé avec Axel Bauer et Daran) qui mixe la galette. Les concerts qui suivent sont torrides. Le MCM café les accueille pour deux concerts dont un diffusé sur le câble. Mais le départ du bassiste, Mourad Baali, met à nouveau un frein à l’expansion. Mourad quitte le groupe pour s’orienter vers d’autres styles musicaux.
L’arrivée de Frédéric Laforêt (Bassiste multi instrumentiste… Claviers, Guitare, Programmations) va relancer le processus de création et redonner confiance aux Vénitiens originels, Eric, Franck et Nebo. De 2000 à 2004, les compositions s’enchaînent et un choix est fait pour le « projet » suivant. Eric part à New York pour se confronter à la Ville victime du 11 Septembre et, en vivant une vie d’homme et de père récent, écrire les textes des 12 chansons retenues pour l’album "Soudain l'Ouverture".

Malheureusement, l’éloignement Paris-New York finit par anéantir la connexion des uns et des autres et le groupe dépose les armes après 15 années de bons et loyaux services et un deuxième album qui aura laissé pas mal de monde sur le cul… à l’exception des merdiques maisons de disques.


Eric James, Chanteur, fondateur du Groupe...

"Première immersion aux alentours de 10 ans. A cet âge là, le rock se cantonne à trois double albums offerts par mes parents :
1) best of de Elvis Presley sur le label K TEL
2) album bleu des Beatles
3) album rouge des Beatles

Ensuite, une tante vicieuse m'offre de quoi tirer le diable par la queue:
"Piper At The Gates Of Dawn" de Pink Floyd
Et puis c'est les années où je me patchoulise en expérimentant mes premières cigarettes roulées à la main, imbibées parfois d'huile de cannabis. La bande son de l'époque c'est : "Aqualung" de Jethro Tull, "Harvest" de Neil Young, Led Zeppelin II, "In Rock" de Deep Purple, "Tommy" des Who, "Sticky Fingers" des Stones, "Diamond Dogs" de Bowie, et toujours les Floyd bien sûr. Mais mon groupe favori du moment c'est... Genesis ! sur les albums desquels j'apprends à chanter tout seul dans ma chambre. Pas facile Peter Gabriel comme prof de chant !!!
Ensuite c'est l'atterrissage d'un OVNI dans ma chambre de baba-cool : Un coffret de l'intégrale de Eddie Cochran ! Retour vers les racines et une coupe de cheveux en règle : Elvis dans GI Blues ! C'est la période "petite frappe", l'entrée au Lycée, les premières libations et les chaudes explorations sur fond de rock-a-billy pur et dur, mais aussi Frank Sinatra, Ray Charles, Otis Redding, James Brown et tout ce qui s'ensuit. Et puis, poursuivant dans l'éclectisme, après un court mais intensif passage chez AC/DC, je m'initie philosophiquement et éthiliquement aux Doors, en dévorant les pages de "Par-delà le bien et le mal", "Naissance de la tragédie" de Nietzsche, "Sur la route " de Kerouac, "Crime et châtiment" de Dostoïevski et "Martin Eden" de Jack London.

A l'aube des années 80, une nouvelle bifurcation avec la découverte du Punk tout d'abord (Clash, Buzzcocks et The Jam sur le podium) et puis de ce qu'on appelle à l'époque la "New Wave" avec Elvis Costello, Police, Roxy Music, The Cure, Siouxie And The Banshees, Psychedelic furs, Talking Heads, The B 52's, Urban Verbs, The Real Kids, The Feelies, The Fleshtones, Wall Of Voodoo, X, The Gun Club, The Cramps, The Unknowns et aussi la compilation "Nuggets" de Lenny Kaye... Mes deux groupes favoris de l'époque en tout cas, c'est les Stranglers et toujours les Doors. Mes livres de chevets : "Feyrdidurke" de Witold Gombrowitz, "Las Vegas Parano" de Hunter S Thompson, "Postier" de Bukowsky, "Ubik" de Philp K Dick, "Légendes d'automne" de Jim Harrison, "La conjuration des imbéciles" de John Kennedy Toole, "Demande à la poussière" de John Fante, "Lumière d'août" de William Faulkner, "Ainsi parlait Zarathoustra" de Nietzsche, la poésie de T.S Eliot, les BD de Will Eisner et de Hugo Pratt sans oublier bien sûr celles de Franck Margerin !
Mais parallèlement à cette vague, au printemps 1978, je suis mis K.O en écoutant l'intro d'un disque dont la chronique m'avait séduit dans le magazine Best : "Darkness on the edge of town" de Bruce Springsteen.
Mes amis punks se payent ma gueule, mais mon histoire d'amour est trop forte. Je remonte dans le temps en redécouvrant les trois premiers albums et continue à développer mon culte secrètement, car à part ma girlfriend du moment, personne dans mon entourage ne comprend ma fascination pour ce "Johnny Hallyday" américain.
Quand je vois le Boss sur scène durant la tournée "The River", je réalise que la scène, c'est la vraie terre promise !
Par le biais de Springsteen. je revisite bien sûr de fond en comble Bob Dylan et m'abreuve de folk rock à tendance John Fogerty et chemises à carreaux... Les grands espaces s'ouvrent à moi de façon lumineuse et épique, passages solaires donc, entrecoupés néanmoins de coulées sulfureuses et telluriques (Stooges et MC5 en cures saisonnières), la continuité du rock australien avec Radio Birdman et les Hoodoo Gurus. Les valeurs sûres comme Lou Reed et Le Velvet Underground, Patti Smith, Tom Waits... Mes groupes cultes comme Le Sir Douglas Quintet, les Modern Lovers ou les Reds.… Et le jazz de Charlie Parker et Thelonious Monk.
À l'âge adulte, les groupes qui par la suite et pour différentes raisons me remueront affectivement sont U2 (à partir de l'album "Joshua Tree"), mais bien plus encore R.E.M et Pearl Jam ainsi que Van Morrison dont je tombe littéralement amoureux sur le tard.
Au final, le cœur reste néanmoins profondément marqué au fer rouge par les Doors et Springsteen. Dionysos et Apollon. Nietzsche et Kerouac.

Bon appétit aux tueurs !"


Franck Schaack, batteur et Clown Cosmique...

"1979, j'ai 11 ans, curieux, je fouille dans les vinyles de mon oncle, il me fait écouter les bonnes émissions de radio, WRTL (Blancfrancard), Antoine de Caunes dans CHORUS le rendez-vous rock de la semaine, je commence à taper sur des sceaux (sur « Roxanne » de Police). 1980 voyage à Londres avec tonton (full période 80) déterminant .

La 6 ème me tend les bras, trop tard je suis tatoué à la Stewart Copeland mania et par The Police. De là j'ai eu affaire à des groupes divers. Première rencontre sérieuse en 1990 : Eric James (à l’époque chanteur des Sentinels). S'enchaînent concerts du sud de Montpellier au nord de la Tchéquie, de l'ouest de la Bretagne à l'est de la Suisse et l'aventure Vénitienne qui s’en est suivie..."


Frédéric Laforêt, Bassiste, multicartes...

Totalement autodidacte, c'est à 15 ans qu'il commence à apprendre la basse suite à un concert d'AC/DC. "J'étais fasciné par ce mec à droite de la scène, qui était calme tout en assurant des parties rouleau compresseur". Peu après, un ami lui fait découvrir le groupe qui va marquer son approche de l'instrument à tout jamais :RUSH. "Geddy Lee est un extraterrestre, il a un son énorme et un jeu immédiatement reconnaissable, et comment fait-il pour chanter en jouant de telles lignes ? " Cette influence majeure le poussera à s'intéresser aux claviers. "J'ai rapidement voulu concilier les claviers et la basse, le mariage me semblait réalisable , MERCI GEDDY !!! "

De là, naquirent les premiers groupes sérieux, et en particulier MARYLIN ; Groupe de hard rock dont la présence de claviers donnait un côté FM. "Je crois que ce qu'on faisait ressemblait pas mal à The Darkness..."

La rencontre avec Venice est à elle seule une aventure :

"Je connaissais Venice parce qu'étant amateur de leurs prestations scéniques qui déchirent, je les avais déja vus sur scène 2 ou 3 fois. Quand leur premier album est sorti, j'étais aussi content que si ça avait été mon propre groupe, s’il y avait bien un groupe qui devait y arriver c’était eux.

Plus tard, je recherchais un groupe cool pour jouer de la guitare, j’ai répondu à une annonce locale. Le studio de répétition privé était impressionnant, on a vaguement tapé le bœuf et putain, que ça jouait bien. Il y avait un truc bizarre, j’avais l’impression de les connaître et tout d’un coup, alors qu’ils attaquent « Le Rêve du Phénix », je réalise : VENICE !!! Et oui , pas très physionomiste le mec.

Du coup, je décline l’invitation à jouer avec eux ,ils avaient besoin d’un putain de bon guitariste pour seconder Nebo suite au départ d’un guitariste australien, James Dent, c’était trop sérieux pour ce que je voulais faire en tant que guitariste. Et dans ma tête je me disais : dommage qu’ils ne cherchent pas un bassiste, là, ç’aurait été différent."


Qu’on ne vienne pas dire que le destin n’est qu’illusion. Deux ans plus tard, une autre annonce dans un journal local : Venice cherche bassiste. BANCO !!!

"Mourad Baali avait décidé de quitter le groupe après plus de 6 années passées avec eux… pour divergences artistiques, alors je me suis pointé en connaissant déjà la moitié de l’album. Je crois qu’ils n’ont auditionné personne d’autre."

Premier concert avec eux quinze jours après et très vite, la nouvelle formule s’attaque à la composition du deuxième album.

"Sur les titres du 1er album, j’ai énormément respecté les lignes crées par mourad. Il y avait un son Venice, je ne pouvais pas tout chambouler comme ça et de toutes façon son travail à la basse était fabuleux. Ensuite, pour les nouvelles compositions, j’ai pu ouvrir mon âme. Certains titres sont nés sur 4 ou 5 cordes. Puis on a tous décidé d’intégrer des boucles dans notre musique. J'ai donc repris du service question machines. Au départ, juste quelques ambiances synthés puis, voyant que la sauce prenait, j’ai sortis la cavalerie lourde sur des titres comme « Le Cyborg verse une larme » ou « Le vin de mes pères »."




Nebojsa CIRIC, dit "Nebo"... Guitariste et Schtroumpf Métaphysique...

Nom : Ciric

Prénom : Nebojsa (lire : Néboïcha)

Diminutif : Nebo

Instrument : Guitares

Influences Guitaristiques : Jimmy Page, Jimi Hendrix, Robin Trower, Uli Jon Roth, Pat Travers, Ted Nugent, Rory Gallagher, Adrian Belew, Robert Fripp, Vernon Reid, Johnny Winter, Frank Zappa, The Edge, Stevie Ray Vaughan, Stevie Salas, Ritchie Blackmore, Ty Tabor, Goran Bregovic, Prince et… surtout… son frère d’armes et inspirateur initial, Laurent Rossi, guitariste de l’obscur combo « Wolfoni »…

Groupes préférés : Jimi Hendrix, Led Zeppelin, Doors, King’s X, Tea Party, Stone Temple Pilots.

Héros de jeunesse, héros de toujours : Friedrich Nietzsche, Jim Morrison, Wolfgang Amadeus Mozart, Giovanni Giacomo Casanova, Arthur Rimbaud, Antonin Artaud, John Lee Hooker, Miles Davis, John Coltrane, Lemmy.

Livres de chevet : La Bible ; « Ainsi Parlait Zarathoustra » de Friedrich Nietzsche ; l’intégrale de « Blueberry » par Giraud et Charlier ; « Citadelle » d’Antoine de Saint-Exupéry ; « Le Japon Moderne et l’éthique Samouraï » ainsi que « Le Soleil et l’Acier » par Yukio Mishima ; « L’unique et sa Propriété » de Max Stirner ; « L’Art de Jouir » ainsi que « Théorie du Corps Amoureux » par Michel Onfray ; « Retour à l’essentiel » de Jean Biès.

Signe Particulier : Abuse de la Fuzz, aboie d’la Wha wha.

Né en Ex-Yougoslavie. Amertume au goût de miel. Exil. Solitude sombre. Puis Solitude Joyeuse. Travailler sur soi. Traverser les précipices. Toujours à mi-pente. Expériences des limites. Écriture possédée. Lectures fiévreuses. Chutes et éveils. Haine et Amour. Gratuité de l’être et de l’échange. Détachement. Aime rompre le pain et boire la coupe. Musiques qui implorent et sanctifient. Questions. Feu. Eau. Terre. Air. Tao. Réponses. Libéral, Libertaire et Libertin. L’Âme sombre du Groupe. Mais Verbe Solaire. Aime la Vie, les Femmes, les enfants, les animaux et les Amérindiens. Déteste la nonchalance des hippies et des bobos ainsi que le drame éternel des complaintes psycho-socio-familiales. Tente d’évaluer sans juger.

Nietzsche. Van Gogh. Monet. Georges Mathieu. Anarchiste Royal. Tradition et modernité. Penser au-delà. Se refuse d’appartenir à la moindre tendance ou caste. Abhorre le nivellement Universel. Soufisme et Kabbale. Prières d'Agnostique. Son mot d’Ordre pour aller sur Mars : la Rage Antique contre la Peste Moderne… il se doute bien que personne n’en tiendra compte… Rêveur mais pas Naïf. Ne vote pas, envers et contre tout. Peut-être aux prochaines élections votera-t-il... Insoumis. Hais les Pouvoirs de Mort, de toutes sortes. Aime les Pouvoirs de Vie, de toutes sortes aussi.



Démarre la Guitare vers 11 ans. Première Guitare acoustique (une RYAN) à 12 ans. Première Guitare électrique(une FIVETONES) à 15 ans. Premières compos sérieuses à 16 ans. Le reste suit son cours.


Groupes et parcours musical de Nebo :

1980/1981 : Aspirine (Punk)

1981: Phonème (Hard Rock)

1982/1983 : Incubators (Punk)

1983/1985 : DP210 (Hard Rock/Heavy Metal) et BB sur Canapé (Rock ‘n’ Roll) et nombreuses Jams psychédéliques.

1985/1986 : Angelic (Hard Rock)

1987/1989 : Bosse en solo (Rock, Hard Rock, Pop, Acoustique, Progressif, Funk…)

1989 : Requiem (Hard Rock/Heavy Metal)

1990/1991 : Bosse toujours en Solo

Septembre 1991 : Eric James contacte Nebo suite à une annonce. Il rejoint Franck Schaack et le premier bassiste, Jean Marc Joffroy déjà à leurs postes et Venice vient au monde.

From yesterday screams the music...

Des marins perdus en mer... en quête de l'amour Impossible...


7 Seas.mp3 (Paroles : Eric James/Musique : Nebojsa Ciric-Eric James-Franck Schaack-Mourad Baali)

"The pedigrees have bought you
And sent me out of the tribe
True love’s in a sorry plight

The midnight hour now gives me such a thrill
I search on all fours two hundred days a year
The journey’s tough and gives me such a trial
Sometimes love is so inspiring

That’s why I travel the 7 seas
I cover the ground to see my babe
And I’ll cover it endlessly

Show me the way, if the pedigrees have left you alone
Show me the way, I’m puzzled and chilled to the bone
The journey’s tough and gives me to understand
That sometimes love is so despairing

Oh she cut me down, when she picked my heart
That’s why I travel the 7 seas
I cover the ground to see my babe
And I’ll cover it endlessly
(x2)

I travel the 7 seas
I cover this ground to see my babe
And I’ll cover it endlessly"



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