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30/03/2022

Il n’existe pas à ma connaissance de saintes vulgaires et imbéciles ; c’est leur milieu parfois qui nous trompe

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Que de fois l’ai-je rappelé : que Dieu préfère les imbéciles, c’est un bruit que depuis dix-neuf siècles les imbéciles font courir. Mais la tête bien-aimée qui reposait sur la poitrine du Sauveur dans la nuit de l’agonie, concevrait un jour l’Evangile du Verbe ; et l’homme que le Christ guettait et allait assaillir sur le chemin qui va de Jérusalem à Damas, s’appelait Saul et bientôt s’appellerait Paul, l’un des plus grands génies humains, dont chaque mot nous brûle encore. Et depuis, des premiers pères à saint Augustin, de saint Augustin à saint Bonaventure, de saint Thomas à saint Jean de la Croix et à Pascal, je vois partout la sainteté unie au génie, non par hasard, mais parce que l’Esprit est amour et l’Amour est esprit. Certes, il y a la sainteté de l’enfance, la simplicité de Bernadette que nous aimons d’une profonde tendresse. Il n’existe pas à ma connaissance de saintes vulgaires et imbéciles ; c’est leur milieu parfois qui nous trompe. Thérèse Martin ? Un petit aigle égaré, mis en volière. »

François Mauriac, Bloc-notes -- Vendredi 26 Mars 1954

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