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13/06/2019

Inimitié contre la lumière

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« Inimitié contre la lumière. — Si l’on fait comprendre à quelqu’un qu’au sens strict il ne peut jamais parler de vérité, mais seulement de probabilité et des degrés de la probabilité, on découvre généralement, à la joie non dissimulée de celui que l’on instruit ainsi, combien les hommes préfèrent l’incertitude de l’horizon intellectuel, et combien, au fond de leur âme, ils haïssent la vérité à cause de sa précision. — Cela tient-il à ce qu’ils craignent tous secrètement que l’on fasse une fois tomber sur eux-mêmes, avec trop d’intensité, la lumière de la vérité ? Ils veulent signifier quelque chose, par conséquent on ne doit pas savoir exactement ce qu’ils sont ? Ou bien n’est-ce que la crainte d’un jour trop clair, auquel leur âme de chauve-souris crépusculaire et facile à éblouir n’est pas habituée, en sorte qu’il leur faut haïr ce jour ? »

Friedrich Nietzsche, "Opinions et Sentences mêlées" in Humain, trop humain, deuxième partie

 

 

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Corruption...

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« Ce qui a été corrompu par l’abus que l’Église en a fait : 1) L’ascétisme : on a à peine encore le courage de mettre en lumière son utilité naturelle, son caractère indispensable au service de l’éducation de la volonté. Le monde absurde de nos éducateurs qui a présent à l’esprit "l’utile serviteur de l’État" comme schéma régulateur, croit s’en tirer avec l’ "instruction", le dressage du cerveau ; il ne possède même pas la notion qu’il y a quelque chose d’autre qui importe avant tout — l’éducation de la force de volonté ; on institue des examens pour tout, sauf pour ce qui est l’essentiel : savoir si on peut vouloir, si on peut promettre : le jeune homme termine son éducation sans avoir seulement un doute, une curiosité au sujet des problèmes supérieurs de l’évaluation de sa nature ; 2) Le jeûne : recommandable à tous les points de vue, — aussi comme moyen pour maintenir la subtile faculté de jouir de toutes les bonnes choses (par exemple s’abstenir de lectures, ne plus entendre de musique, ne plus être aimable ; il faut aussi avoir des jours de jeûne pour ses vertus) ; 3) Le "cloître" : l’isolement temporaire, en refusant sévèrement par exemple la correspondance : une façon de profonde méditation et de retour à soi-même, qui ne veut pas éviter les "tentations", mais les "influences" de l’extérieur ; une sortie volontaire du cercle, du milieu ; une mise à l’écart, loin de la tyrannie des excitations qui nous condamnent à ne dépenser nos forces qu’en réactions et qui ne permet plus à celles-ci de s’accumuler jusqu’à une activité spontanée (regardez donc de près nos savants : ils ne pensent plus que par réactifs, c’est-à-dire qu’il faut qu’ils lisent d’abord avant de penser) ; 4) Les fêtes. Il faut être très grossier pour ne pas ressentir comme oppression la présence des chrétiens et des valeurs chrétiennes car, grâce à eux, toute disposition solennelle s’en va au diable. Dans la fête il faut comprendre : la fierté, l’impétuosité, l’exubérance ; le mépris de toute espèce de sérieux et d’esprit bourgeois ; une divine affirmation de soi à cause de la plénitude et de la perfection animale, rien que des états en face desquels le chrétien ne peut pas dire un oui absolu. La fête c’est le paganisme par excellence. 5) Le découragement devant sa propre nature : le travestissement moral. — Le fait de ne pas avoir besoin de formule morale pour approuver une de ses propres passions donne la mesure pour savoir jusqu’à quel point quelqu’un, dans son for intérieur, peut dire oui à la nature, — jusqu’à quel point il lui faut avoir recours à la morale… 6) La mort. »

Friedrich Nietzsche, "Livre deuxième. Critique des valeurs supérieures" in La Volonté de Puissance

 

 

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L'Europe...

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12/06/2019

Mes cinq "Non"

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« Mes cinq "non"

1. Ma lutte contre le sentiment de la faute et l'introduction de l'idée de punition dans le monde physique et métaphysique, de même dans la psychologie, dans l'interprétation de l'histoire. Conviction que toute philosophie, toute évaluation ont été jusqu'à présent entachées de morale.

2. Mon identification et ma recherche de l'idéal traditionnel de l'idéal chrétien, même là où l'on a fait table rase de la forme dogmatique du christianisme. Le danger de l'idéal chrétien se trouve dans ses sentiments de valeur, dans ce qu'il peut se passer d'expressions concrètes: ma lutte contre le christianisme latent (par exemple dans la musique, dans le socialisme).

3. Ma lutte contre le XVIIIe siècle de Rousseau, contre sa "nature", son "homme bon", sa foi en la domination du sentiment, — contre l'amollissement, l'affaiblissement, la moralisation de l'homme : un idéal qui est né de la haine contre la culture aristocratique et qui, en pratique, est le règne du ressentiment déchaîné, inventé comme étendard pour la lutte ( — la moralité du sentiment de la faute chez le chrétien, la moralité du ressentiment, une attitude de la populace).

4. Ma lutte contre le romantisme, où convergent l'idéal chrétien et l'idéal de Rousseau, mais en même temps, avec un vague désir des temps anciens, de la culture sacerdotale et aristocratique, de la "virtù", de l' "homme fort", — quelque chose d'extrêmement hybride ; une façon fausse et contrefaite de l'humanité plus forte, qui estime, en général, les conditions extrêmes et voit en elles le symptôme de la force ("culte de la passion" ; une imitation des formes les plus expressives, furore espressivo, ayant son origine, non point dans la plénitude, mais dans la pauvreté). (Il y a pourtant, au XIXe siècle, des choses qui sont nées d'une plénitude relative, du bon plaisir : la musique sereine, etc... ; parmi les poètes il y a par exemple Stifter et Gottfried Keller qui donnent des signes d'une force plus grande, un bien-être intime. — Le grand essor des sciences et des inventions techniques, des sciences naturelles, des études historiques (?), est, à un point de vue relatif, un produit de la force, de la confiance en soi au XIXe siècle.)

5. Ma lutte contre la prédominance des instincts de troupeau, après que la science a fait cause commune avec eux; contre la haine intime dont on traite toute espèce de hiérarchie et de distance. »

Friedrich Nietzsche, "Livre quatrième : Discipline et sélection" in La Volonté de Puissance

 

 

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Les huit questions cardinales

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« Les formations typiques du moi : ou les huit questions cardinales. Savoir :

1) Si l'on veut être plus multiple ou plus simple.
2) Si l'on veut devenir plus heureux ou plus indifférent à l'égard du bonheur et du malheur.
3) Si l'on veut devenir plus satisfait de soi, ou plus exigeant et plus inexorable.
4) Si l'on veut se mettre à céder, à devenir plus humain, ou plus "inhumain".
5) Si l'on veut devenir plus sage ou plus tranchant.
6) Si l'on veut atteindre un but ou éviter tous les buts (comme fait par exemple le philosophe qui flaire dans chaque but une frontière, une retraite, une prison, une bêtise... ).
7) Si l'on veut être estimé davantage, ou craint davantage; ou plus méprisé.
8) Si l'on veut devenir tyran, ou séducteur, ou berger ou bête de troupeau. »

Friedrich Nietzsche, "Livre quatrième : Discipline et sélection" in La Volonté de Puissance

 

 

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Sacrifices...

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11/06/2019

Varsovie - Va dire à Sparte

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Inapte aux heures de tes beaux jours
Va dire au vent d'hiver
D'emporter avec lui
Ce geste qui fut nous
Va dire aux étincelles va dire au fil de l'eau
Comment nous sommes partis
De rien jusqu'à tout prendre
L'attente au col d'un corridor
Pour unique exercice
Recompter jusqu'à dix
Espérer qu'on nous sorte
Va dire à Roncevaux va dire à Orléans
Comment tout s'est vanné
Dans un écart sous vide

Va dire aux amours mortes
Que rien ne meurt si bien
Que celui qui s'adapte
À l'idée qu'on s'en fait
Va dire à ces Cadets qui tombèrent sous les balles
Quels sons font les rafales
Qu'on nous vante aujourd'hui
Les moiteurs alcalines
De cent putains malades
D'un bordel-hôpital qu'on exploite à crédit
Rien ne tourne à demain sinon le point du jour
Où la beauté s'étrangle à nos cordes tendues

Relaps au feu du contre-jour
Va dire aux soirs d'automne
Qu'il ne tient qu'à l'averse
D'exaucer nos suppliques Va dire aux coups du sort
Va dire aux corps célestes
À Gérard de Nerval
Et sa tour abolie
L'attente au col du corridor
Pour unique exercice
Retenter jusqu'à dix
Espérer qu'on nous sorte
Va dire à Roncevaux
Va dire à Orléans
Comment tout s'est vanné
Dans un écart sous vide

Va dire aux amours mortes
Que rien ne meurt si bien
Que celui qui s'adapte
À l'idée qu'on s'en fait
Va dire à ces Cadets qui tombèrent sous les balles
Quels sons font les rafales
Qu'on nous vante aujourd'hui
Les moiteurs alcalines
De cent putains malades
D'un bordel-hôpital qu'on exploite à crédit
Rien ne tourne à demain sinon le point du jour
Où la beauté s'étrangle à nos cordes tendues

Va dire à Sparte aux temps qui restent à nos chairs disparues
Va dire au chœur qui nous servait par quel mal se distingue
La candeur du monarque
Sous le feu qui le flingue
Le sentiment d'avoir été mais n'avoir pas vécu

Que reste-t-il de l'étendard sans le joug qui l'excite
Ce territoire accidenté sur le bord de l’Europe
Cet autre toi mort à Verdun sous le soleil oblique
Ces mots d’amour sur le plancher quand on claquait la porte
Ces forteresses aux quatre vents tournées sur l’Atlantique
Trois camarades partis trop tôt sans l'invincible escorte
L'hémorragie qui t'a vu naître à la mélancolie
L'écorce vide et l'offertoire où l'esprit frappe encore
Et cette fille qui s'est perdue car tout s'écrit trop vite
Saura ton nom

Sœur à ton ombre

Tout cœur qui compte à la surface repousse un temps l'abîme
Tu t'inscriras tel qu'en toi-même à l'encre des récoltes
D'autres sont là prêts à se fendre attendant qu'on s'explique
Agir devant souffrir en ordre et soigner sa révolte

Va dire à Sparte
Nous n'avons conçu qu'un seul crime
Nous n'avons compté qu'un seul tir
Sous un cercle d'argent
Va dire à Sparte
S'il n'y a rien d'autre après la nuit
S'il n'y a rien d'autre que la nuit
Seuls nos actes en suspens
Va dire à Sparte
S'il n'y a rien d'autre que la nuit
S'il n'y a rien d'autre que la nuit
S'il n'y a rien d'autre que

Tout cœur qui compte à la surface repousse un temps l'abîme
Tu t'inscriras tel qu'en toi-même à l'encre des récoltes
D'autres sont là prêts à se fendre attendant qu'on s'explique
Agir devant souffrir en ordre et soigner sa révolte

 

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Gardez-vous des gens bonasses ! Leur fréquentation affaiblit...

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« Un jeune garçon brave et vigoureux aura un regard ironique si on lui demande : "Veux-tu devenir vertueux ?" — mais il ouvrira les yeux tout grands si on lui demande : "Veux-tu devenir plus fort que tes camarades ?"

 

Comment devient-on plus fort ? — Se décider lentement et tenir avec opiniâtreté à tout ce que l'on a décidé. Tout le reste s'ensuit.

Les natures subites et les natures variables : deux catégories chez les faibles. Ne pas se confondre avec eux : sentir la distance — à temps !

Gardez-vous des gens bonasses ! Leur fréquentation affaiblit. Toute fréquentation est bonne lorsque l'on y aiguise les armes que l'on a dans les instincts. Toute ingéniosité consiste à mettre à l'épreuve sa force de volonté... Voir là ce qui distingue, et non pas dans le savoir, la finesse et l'esprit...

Il faut apprendre à temps à commander, tout aussi bien qu'à obéir. Il faut apprendre l'humilité, le tact dans l'humilité : c'est-à-dire qu'il faut distinguer et vénérer là où l'on est humble : et il faut distinguer et vénérer avec confiance...

 

De quoi pâtit-on le plus douloureusement ? De son humilité ; de ne pas avoir écouté ses propres besoins; de se confondre avec d'autres ; de se considérer petitement ; du manque de subtilité pour suivre ce que conseille l'instinct. — On pâtit de ce manque de vénération à l'égard de soi-même par toutes sortes de dommages : santé, bien-être, fierté, sérénité, liberté, fermeté, courage. Plus tard, on ne se pardonne jamais ce manque d'égoïsme véritable : on s'en sert comme d'un argument, on doute de son véritable ego... »

Friedrich Nietzsche, "Livre quatrième : Discipline et sélection" in La Volonté de Puissance

 

 

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Se faire partout des ennemis...

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« Qu'est-ce qui est noble ? — Il faut avoir sans cesse à se représenter soi-même. Il faut chercher des situations où l'on a, sans cesse, besoin d'attitudes. Il faut laisser le bonheur au grand nombre, je veux dire le bonheur considéré comme paix de l'âme, comme vertu, confort, épicerie anglo-angélique à la Spencer. Il faut chercher instinctivement pour soi de lourdes responsabilités. Il faut chercher à se faire partout des ennemis, même de soi-même. Il faut s'opposer au grand nombre, non par des paroles, mais par des actes. »

Friedrich Nietzsche, "Livre quatrième : Discipline et sélection" in La Volonté de Puissance

 

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La discipline et la responsabilité individuelle

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10/06/2019

Rammstein - Ausländer

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Sa misère...

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« J'aime les malheureux qui ont honte de leur malheur, qui ne déversent pas sur la rue leurs vases pleins de misère ; qui gardent au fond de leur cœur et sur la langue assez de bon goût pour se dire : "Il faut garder en honneur sa misère, il faut la cacher..." »

Friedrich Nietzsche, "Livre quatrième : Discipline et sélection" in La Volonté de Puissance

 

 

 

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L'Européen de l'avenir

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« Aspect général de l'Européen de l'avenir : celui-ci considéré comme l'esclave le plus intelligent, très travailleur, au fond très modeste, curieux jusqu'à l'excès, multiple, amolli, faible de volonté, — un chaos cosmopolite de passion et d'intelligence. Comment une forte espèce saurait-elle se dégager de lui ? Une espèce au goût classique ? Le goût classique, c'est la volonté de simplification, d'accentuation, de visibilité du bonheur, la volonté de réaliser l'épouvantable, le courage de la nudité psychologique ( — la simplification est la conséquence de la volonté d'accentuation ; la visibilité du bonheur et aussi de la nudité, une conséquence de la volonté de réaliser l'épouvantable... ). Pour s'élever de ce chaos à cette organisation, il faut être contraint par une nécessité. Il ne faut pas avoir le choix : disparaître ou s'imposer. Une race dominatrice ne peut avoir que des origines terribles et violentes. Problème: où sont les barbares du XXe siècle ? Il est évident qu'ils ne seront visibles et qu'ils ne se consolideront qu'après d'énormes crises socialistes, — ce seront les éléments qui seront capables de la plus grande dureté à l'égard d'eux-mêmes et qui pourront se porter garants de la volonté la plus persistante... »

Friedrich Nietzsche, "Livre quatrième : Discipline et sélection" in La Volonté de Puissance

 

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Déclaration Universelle des Droits Naturels

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09/06/2019

Révélations sur l'affaire Mamoudou Gassama : les scientifiques prennent la parole !

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Un an après... Révélations sur l'affaire Mamoudou Gassama : les scientifiques prennent la parole !

 


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Émission spéciale "Mamoudou Gassama : Que s’est-il réellement passé ?" Est-ce possible qu'un enfant de 3 ans chute d'un étage et puisse se rattraper à la rambarde du balcon du dessous? Pourquoi n'y a t-il pas eu d'enquêtes ? Des scientifiques et avocats prennent la parole dans l'émission d'André Bercoff dans tous ses états sur Sud Radio.

Valéry Rousseau : "Un enfant qui chute d’un étage pèse 120Kgs selon les lois de Newton"

André Bercoff s'interroge sur ce qui s'est réellement passé il y a un an lorsque Mamoudou Gassama a sauvé la vie d'un enfant, rue Marx-Dormoy dans le XVIIIe arrondissement. Il s'étonne notamment qu'il n'y ait pas eu d'enquête ou si peu, et que le mot d'ordre ait été : "Circulez, y'a rien à voir !"

Le scientifique Valéry Rousseau, professeur à l'Université de Loyola aux USA a publié un calcul sur un site scientifique (https://arxiv.org/pdf/1807.05502.pdf...) qui démontre qu'il est, selon les lois de la physique, impossible qu'un enfant chute d'un étage et se rattrape à la rambarde du balcon de l'étage du dessous. André Bercoff lui donne la parole.

"Un enfant qui chute d’un étage pèse 120Kgs selon les lois de Newton"...

Florence Vivès : une chute d'un étage... ses mains auraient été pulvérisées

Un avis que partage Florence Vivès, docteur en physique, inspecteur nucléaire à l'ONU :

"Une chute d'un étage... ses mains auraient été pulvérisées (...) On ne va tout de même pas remettre en question les lois de la physique et donc celles qui régissent l'univers qui nous entoure, pour satisfaire au desiderata de la bien-pensance, nous explique t-elle."

Florence Rault : "Dans cette histoire, on est dans le miracle permanent, personne ne se pose de question, aucune expertise n'est demandée, ce qui est étonnant"...

Pour Me Florence Rault, avocate pénaliste au barreau de Paris, cette affaire pose des questions :

"Personne ne s'est demandé comment un tel miracle a pu se produire. Oui, on peut parler de miracle, on y croit ou on n'y croit pas, mais c'est vrai que lorsqu'on écoute les experts, ça paraît assez difficile d'imaginer que cet enfant ait pu, comme ça, dégringoler d'un étage, se rattraper comme un acrobate aguerri sans perdre ses tongs, ne présenter aucune blessure... Or si tant est que cela se soit déroulé comme on le dit, il aurait dû présenter des blessures aux mains et certainement aux pieds. Tout ça me semble très improbable."

Elle poursuit son explication :

"C'est un joli conte de fée. Un enfant a été miraculeusement sauvé, c'est formidable. Et on a un jeune garçon qui a escaladé la façade de cet immeuble de manière incroyable (...) Mais pour autant, une fois qu'on a tous donné dans l'émotion et qu'on a tous compati, c'est vrai que des questions se posent.

Il est surprenant qu'il n'y ait pas eu, au minimum, une information d'ouverte. On l'entend à longueur d'ondes. Dès qu'il se passe le moindre fait quelconque, une information est ouverte, le procureur s'exprime et réclame que justice soit faite (...). Là miraculeusement. Dans cette histoire, on est dans le miracle permanent, personne ne se pose de question, aucune expertise n'est demandée, ce qui est étonnant."

Selon André Bercoff, ce qui a été frappant, c'est que tout a été clos dans l'émotion. Mais est-ce que c'est comme cela que l'on opère, habituellement ? "Normalement non", répond Me Rault.

"Ce qui me choque aussi, au-delà du fait qu'il n'y ait pas eu la moindre question posée sur la chute elle-même, je me rends compte que, dans tout un tas d'autres circonstances, la moindre défaillance des parents entraîne l'intervention de l'aide sociale à l'enfance, des éducateurs, des juges pour enfants...".

"Oui, le père a été sanctionné vite fait bien fait et, en même temps, on ne lui a pas retiré son enfant ou fait en sorte que des mesures soient prises pour l'accompagner dans sa parentalité. L'enfant a été mis dans une situation de danger extrême, malgré tout. Il est tout de même resté accroché, risquant une mort certaine (...). On est vite passé sur le rôle du père et sa défaillance. On ne sait pas du tout, aujourd'hui, ce que fait cet enfant ni comment le père s'en débrouille."

 

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SOURCE : SUD Radio

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