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08/06/2018

En opposition au renoncement

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« Les temps troublés, dont le XXe siècle européen ne fut pas avare, sont riches en situations permettant au courage et à l'énergie de s'affirmer en opposition au renoncement, à la résignation, à l'opportunisme ou à la couardise. C'est un attrait des périodes d'exception. Elles révèlent la vérité des hommes et donnent un sens à la vie jusque dans la mort. »

Dominique Venner, Le siècle de 1914

 

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07/06/2018

La tradition est un "moi" qui traverse le temps

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« La conscience d'une appartenance européenne, donc d'une européanité, est très antérieure au concept moderne d’Europe. Elle s’est manifestée sous les noms successifs de l’hellénisme, de la celtitude, de la romanité, de l’empire franc ou de la chrétienté. Conçue comme une tradition immémoriale, l’Europe est issue d’une communauté de culture multimillenaire tirant sa spécificité et son unicité de ses peuples constitutifs, d’un héritage spirituel qui trouve son expression primordiale dans les poèmes homériques.

Comme les autres grandes civilisations, Chine, Japon, Inde ou Orient sémitique, la nôtre plongeait loin dans la Préhistoire. Elle reposait sur une tradition spécifique qui traverse le temps sous des apparences changeantes. Elle était faite de valeurs spirituelles qui structurent nos comportements et nourrissent nos représentations même quand nous les avons oubliées. Si, par exemple, la simple sexualité est universelle au même titre que l’action de se nourrir, l’amour, lui, est différent dans chaque civilisation, comme est différente la représentation de la féminité, l’art pictural, la gastronomie ou la musique. Ce sont les reflets d’une certaine morphologie spirituelle, mystérieusement transmise par atavisme, structure du langage et mémoire diffuse de la communauté. Ces spécificités nous font ce que nous sommes, à nul autre pareils, même quand la conscience en a été perdue. Comprise dans ce sens, la tradition est ce qui façonne et prolonge l’individualité, fondant l’identité, donnant sa signification à la vie. Ce n’est pas une transcendance extérieure à soi. La tradition est un "moi" qui traverse le temps, une expression vivante du particulier au sein de l’universel. »

Dominique Venner, Le siècle de 1914

 

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Une seule idéologie domine les représentations

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« En réalité, notre monde est idéologiquement saturé. Mais cela n’est pas perçu pour la raison qu’en Europe et aux États-Unis, depuis l’effondrement du communisme, une seule idéologie domine les représentations, bénéficiant d’un monopole qui l’a transformée en norme. Et cette norme est d’autant moins discutée qu’elle utilise à son profit une rhétorique moralement gratifiante de tolérance qui masque sa très réelle intolérance à l’encontre de ce qui n’est pas elle-même. Elle se voudrait sans rivale et assurée de la pérennité. Mais dans un monde qui change rapidement, un système d’idées qui ne répond plus aux attentes du devenir ne peut survivre longtemps. C’est une des leçons qu’enseigne l’histoire des cent dernières années, une histoire qui commence en 1914. »

Dominique Venner, Le siècle de 1914

 

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06/06/2018

Civilisation...

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« L’individu qui vient au monde dans une "civilisation" trouve incomparablement plus qu’il n’apporte. Une disproportion qu’il faut appeler infinie s’est établie entre la propre valeur de chaque individu et l’accumulation des valeurs au milieu desquelles il surgit. Le civilisé, parce qu’il est civilisé, a beaucoup plus d’obligations envers la société que celle-ci ne saurait en avoir jamais envers lui. »

Charles Maurras, Mes idées politiques

 

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Les filles au seuil des boîtes de nuit

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« Elle éprouve cet attendrissement trompeur qui exalte les filles au seuil des boîtes de nuit. Entre deux alcools, entre deux danseurs égoïstes, et la fumée de leur tabac, elles reviennent une seconde sous les étoiles prendre conscience de leur détresse et se croient purifiées d’être si tristes. »

Antoine de Saint-Exupéry, Manon, danseuse

 

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05/06/2018

Vous avez 4h00...

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Des fantaisies...

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« "N’empêche, lui ai-je dit, je regrette maintenant mon passage à la Milice, elle va revenir lentement à la mode. Ce qui était dans mon esprit la plus facile des révoltes, sera le comble de la prudence. Mon père n’en sera même plus emmerdé dans sa tombe, d’ici deux ans."
Mon oncle a fait un petit geste : "Il est mort de chagrin quand il l’a su.
— N’exagérons pas : il est mort quand on l’a su et qu’il a vu que cela le gênerait pour passer en général d’armée. Non, croyez-moi, on ne peut rien faire de stable. L’avenir remet tout en question. Si Robespierre s’était douté qu’il n’était en réalité qu’un petit bourgeois étriqué, un fonctionnaire de la révolution, il serait resté dans son coin.
— Vous savez, m’a-t-il dit, que je vous ai toujours approuvé au fond de mon cœur : c’est-à-dire platoniquement. Aujourd’hui je m’amuse beaucoup de ce qui vous arrive. Vous allez épouser une jeune fille très riche dont un oncle est cardinal et dont le père est député — mais trop bête pour tremper jamais dans un scandale épouvantable. De même pour le cardinal, trop peureux pour forniquer avec des enfants de chœur comme il en a sans doute envie. Rien à craindre par conséquent du côté honneur. Vous-même sortez de la première armée française ; il me semble me rappeler qu’on vous a donné la croix de guerre. Vous êtes parfait. Depuis quelque temps vous portez des chapeaux à bord roulé. Des chapeaux bleu marine, si je ne me trompe pas. De sorte que vos aventures passées reviennent à leur place naturelle et retrouvent le nom qu’elles n’auraient jamais dû quitter : des fantaisies. Le soir où je vous entendrai parler du cours de la livre en réchauffant un verre de cognac entre vos mains, je me réjouirai intérieurement de cette victoire de l’ordre. Bien entendu, je vous blâmerai au fond de mon cœur romantique. »

Roger Nimier, Les épées

 

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Un titre qui coulerait immédiatement votre journal

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« On cherchait un titre pour un nouveau quotidien. Je dis à quelqu’un de la future rédaction :
– Je n’ai aucune idée. En revanche, je puis vous suggérer un titre qui coulerait immédiatement votre journal. Fonds secrets, relations, valeurs professionnelles, rien n’y ferait. Il ne pourrait même pas "partir".
– Vraiment ! Quel titre ?
– Appelez-le "L’Honneur". »

Henry de Montherlant, Service inutile

 

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04/06/2018

Eux aussi sont coupables

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« C’est une dure mais juste loi que celle qui rend les peuples responsables des actes de leurs chefs : car les peuples ont les moyens de ne pas laisser à leurs chefs l’autorité, comme les chefs ont le devoir de gouverner s’il le faut contre les goûts de leurs peuples. Les peuples ont les gouvernements qu’ils méritent. On nous dit quelquefois : "Les peuples sont des enfants. Si les Français avaient d’autres maîtres, vous verriez comme ils changeraient vite…" Nous ne sommes pas insensible à cette raison, et elle nous touche particulièrement quand nous l’entendons, comme il nous arriva, dans la bouche de personnes très humbles ; nous y sommes si peu insensible que bien des fois nous avons exprimé notre surprise que, conduit et inspiré comme il l’est, le peuple français eut encore tant de vertus. Mais enfin ces hommes et ces femmes sont traités en adultes, et non en enfants : les hommes votent, les hommes et les femmes témoignent en justice, ont autorité sur leur progéniture, et. S’ils n’exigent que pour de petits intérêts sordides et jamais pour autre chose (à l’exemple de ces mutilés de guerre qu’on n’a jamais vu exiger de façon efficace, lorsqu’il s’agissait des affaires de la France mais qui ont bien su le faire une fois —en barrant la circulation sur les grands boulevards, de leurs petites voitures ! — lorsqu’il s’est agi d’une augmentation de leurs pensions) s’ils acceptent tout sans haut-le-cœur, s’ils ne vomissent ni la vulgarité, ni la bassesse, ni la bêtise, ni les bobards dont on les gave, eux aussi sont coupables. S’ils souffrent le mal, c’est qu’ils n’en souffrent pas. Gouvernants, parlement, nation, nous nous refusons à distinguer. Le parlement, c’est la France. Elle a envoyé là ceux qu’elle préférait. Ce qui se passe au Conseil des ministres, c’est ce qui se passe au Café du Commerce. Tout le monde est solidaire et complice. »

Henry de Montherlant, L’équinoxe de septembre

 

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La majorité est complice...

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« Dans cette France d’aujourd’hui, tout élan qui s’élève, brusquement fauché, comme les bondissants fils électriques, quand le train galope, rabattus par un poteau stupide. Une nation où tout ce qui est grand et spontané est tenu pour suspect ; où, chaque fois qu’on voudrait intervenir contre quelque chose d’ignoble, on ne le peut, parce qu’on s’aperçoit que la majorité est complice. »

Henry de Montherlant, L’équinoxe de septembre

 

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03/06/2018

Être "bon", être "gentil", être aimable, être facile

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« Depuis près d’un siècle, on injecte à notre peuple une morale où ce qui est résistant est appelé "tendu", où ce qui est fier est appelé "hautain", où l’indignation est appelée "mauvais caractère", où le juste dégoût est appelé "agressivité", où la clairvoyance est appelée "méchanceté", où l’expression de ce qui est est appelé "inconvenance", où tout homme qui se tient à des principes et dit non, est décrété "impossible", où tout homme qui sort du conformisme est "marqué" (comme on dit dans le langage du sport) ; où la morale se réduit presque uniquement à être "bon", que dis-je, à être "gentil", à être aimable, à être facile ; où la critique se réduit à chercher si on est moral, et moral de cette morale là. Avec cela le christianisme ou ses séquelles, l’humanitarisme, le pacifisme, l’irréalisme, la place donnée aux "affaires de cœur", un énervement systématique et sans cesse plus accentué de la justice, et vous aurez la morale, je veux dire la glaire horrible déglutie par l’école, par le journal, par la radio, par le ciné, par la tribune et par la chaire et dans laquelle baigne et marine notre malheureux peuple depuis nombre de générations. Étonnez vous, après cela, qu’il flanche, pour le petit et pour le grand ! Encore un siècle de la Bible et de la morale de Hollywood, et nous verrons si les États-Unis qui tiennent bon jusqu’à présent grâce à la vigueur et à la jeunesse de leur race, ne flancheront pas eux aussi. »

Henry de Montherlant, L’équinoxe de septembre

 

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02/06/2018

Rapprochement...

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Voici, à gauche, Ramush Haradinaj, premier ministre albanais depuis fin 2017 de l'Etat Fantoche du Kosovo, ancien leader de l'organisation terroriste et mafieuse aux ramifications islamistes, l'UÇK. Impliqué dans le traffic d'organes prélevés à vif sur des prisonniers serbes, dans le traffic de drogues, instigateur de la concentration en enclaves fragiles et abandonnées par la communauté internationale des derniers serbes du Kosovo, l'Etat de Serbie a émis un mandat d'arrêt international à son encontre, arrêté à Strasbourg au début de l'année 2017, la France a refusé de le livrer à la Serbie...

Le voici, ici, en compagnie, à droite, de quelqu'un qui n'est pas mon évêque et ne sera jamais mon Pape.

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01/06/2018

La question se pose...

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31/05/2018

Un immeuble de 4 étages...

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D'autant plus qu'il y a eu des précédents...

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30 années de ravages...

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