Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/09/2018

Ceci n'est plus une femme...

=--=Publié dans la Catégorie "Gender..."=--=

 


Cliquez sur la photo

06:45 Publié dans Gender... | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Eric Clapton - Early in the Morning

=--=Publié dans la Catégorie "Blues"=--=

 

05:00 Publié dans Blues | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Ils vont seuls, avec lenteur...

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

 

« Les internautes naviguent dans les corridors virtuels du cyberworld, des hordes en rollers transhument dans les couloirs de bus. Des millions de têtes sont traversées par les particules ondulatoires des SMS. Des tribus de vacanciers pareils aux gnous d'Afrique migrent sur les autoroutes vers le soleil, le nouveau dieu !
C'est en vogue : on court, on vaque. On se tatoue, on se mondialise. On se troue de piercings pour avoir l'air tribal. Un touriste s'envoie dans l'espace pour vingt millions de dollars. "Bougez-vous !" hurle la pub. "À fond la forme !" On se connecte, on est joignable en permanence. On s'appelle pour faire un jogging. L'État étend le réseau de routes : la pieuvre de goudron gagne. Le ciel devient petit : il y a des collisions d'avions. Pendant que les TGV rusent, les paysans disparaissent. "Tout fout le camp", disent les vieux qui ne comprennent rien. En fait, rien ne fout le camp, ce sont les gens qui ne tiennent plus en place. Mais ce nomadisme-là n'est qu'une danse de Saint-Guy.
C'est la revanche d'Abel. Selon la Bible, Caïn, le paysan, a tué son frère Abel, le berger, d'un coup de pierre à la tête. Ce geste fut à l'origine de l'hostilité entre les cultivateurs et les nomades. Depuis, l'ordre du monde reposait sur la puissance des premiers : la charrue était supérieure au bâton du pâtre. Mais les temps du néo-nomadisme sont arrivés !
Le nomadisme historique, lui, est une malédiction de peuples éleveurs poussant leurs bêtes hors de la nuit des temps et divaguant dans les territoires désolés du monde, à la recherche de pâturages pour leur camp. Ces vrais nomades sont des errants qui rêveraient de s'installer. Il ne faut pas confondre leurs lentes transhumances, inquiètes et tragiques, avec les tarentelles que dansent les néo-agités du XXIe siècle, au rythme des tendances urbaines.
Il est cependant une autre catégorie de nomades. Pour eux, ni tarentelle ni transhumance. Ils ne conduisent pas de troupeaux et n'appartiennent à aucun groupe. Ils se contentent de voyager silencieusement, pour eux-mêmes, parfois en eux-mêmes. On les croise sur les chemins du monde. Ils vont seuls, avec lenteur, sans autre but que celui d'avancer. »

Sylvain Tesson, Petit traité sur l'immensité du monde

 

 

00:01 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/09/2018

Diversité

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Qui détruit l’identité d’un autre ne renforce pas la sienne, mais la rend plus vulnérable, plus menacée encore dans un monde qui a perdu un peu plus de sa diversité. »

Alain de Benoist, Vu de droite

 

23:30 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

John Mayall's Bluesbreakers (avec Eric Clapton) - Hideaway

=--=Publié dans la Catégorie "Blues"=--=

 

05:00 Publié dans Blues | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

02/09/2018

Fou

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Autant être fou parmi les hommes, ainsi que je le suis, plutôt que de partager la moindre parcelle des sentiments abjects qui animent les hommes sensés ! »

Jean Raspail, Moi, Antoine de Tounens, Roi de Patagonie

 

23:46 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Habiter l'instant

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Je dois à mon enfance la conscience de la nature. Il me suffit de fermer les yeux pour revoir ces images transparentes de pur bonheur qui n'ont pas été effacées par mes années de braises. […] La magie de l'enfance repose beaucoup sur cette capacité à vivre et ressentir dans le même mouvement, à habiter l'instant de tout son être. »

Hélie de Saint Marc, Les Sentinelles du soir

 

23:26 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Frank Marino - The Things (That) I Used to Do

=--=Publié dans la Catégorie "Blues"=--=

 

05:00 Publié dans Blues | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/09/2018

Ta "sainteté" Macron, si tu savais ce que les "gaulois" ils te disent...

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

 


Cliquez sur la photo...

16:28 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

L'habileté du système...

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« L'habileté du système, il faut le reconnaître, à été de compenser l'assèchement de la vie personnelle et l'évaporation des solidarités communautaires par de la consommation, de la bureaucratie, des spectacles et du sexe. »

Dominique Venner, Le Siècle de 1914

 

16:18 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

FRANK MARINO - I'II Play The Blues For You

=--=Publié dans la Catégorie "Blues"=--=

 

05:00 Publié dans Blues | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

31/08/2018

Une masse d'insignifiance

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

 

« Trop d'objets, trop d'images, trop de signes se neutralisant en une masse d'insignifiance, qui n'a cessé d'envahir le paysage pour y opérer une constante censure par l'excès.

Le fait est qu'il n'aura pas fallu longtemps pour que ce "trop de réalité" se transforme en un "trop de déchets". Déchets nucléaires, déchets chimiques, déchets organiques, déchets industriels en tous genres, mais aussi déchets de croyances, de lois, d'idées dérivant comme autant de carcasses et de carapaces vides dans le flux du périssable. Car s'il est une caractéristique du siècle commençant, c'est bien ce jetable qu'on ne sait plus ni où ni comment jeter et encore moins penser.

De là, un enlaidissement du monde qui progresse sans que l'on y prenne garde, puisque c'est désormais en-deçà des nuisances spectaculaires, que, d'un continent à l'autre, l'espace est brutalisé, les formes déformées, les sons malmenés jusqu'à modifier insidieusement nos paysages intérieurs. »

Annie Le Brun, Ce qui n'a pas de prix - Beauté, laideur et politique

 

 

16:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

La beauté et la laideur constituent un enjeu politique

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

 

« C’est la guerre, une guerre qui se déroule sur tous les fronts et qui s’intensifie depuis qu’elle est désormais menée contre tout ce dont il paraissait impossible d’extraire de la valeur. S’ensuit un nouvel enlaidissement du monde. Car, avant même le rêve ou la passion, le premier ennemi aura été la beauté vive, celle dont chacun a connu les pouvoirs d’éblouissement et qui, pas plus que l’éclair, ne se laisse assujettir.
Y aura considérablement aidé la collusion de la finance et d’un certain art contemporain, à l’origine d’une entreprise de neutralisation visant à installer une domination sans réplique. Et comme, dans le même temps, la marchandisation de tout recours à une esthétisation généralisée pour camoufler le fonctionnement catastrophique d’un monde allant à sa perte, il est évident que beauté et laideur constituent un enjeu politique.
Jusqu’à quand consentirons-nous à ne pas voir combien la violence de l’argent travaille à liquider notre nuit sensible, pour nous faire oublier l’essentiel, la quête éperdue de ce qui n’a pas de prix ? »

Annie Le Brun, Ce qui n'a pas de prix - Beauté, laideur et politique

 

 

 

07:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Muddy Waters - Mannish Boy

=--=Publié dans la Catégorie "Blues"=--=

 

05:00 Publié dans Blues | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/08/2018

Les bailleurs de fonds de la Presse aux ordres

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

 

« Je sais la réponse des anarchistes :

— Eh bien, on le saura et on le dira ; l'Opinion libre fournira des armes contre l'Opinion achetée. L'Intelligence se ressaisira. Elle va flétrir cet Argent qu'elle vient de subir. Ce n'est pas d'aujourd'hui que la ploutocratie aura tremblé devant les tribuns. Nouvelle illusion d'une qualité bien facile !

Si des hommes d'esprit ne prévoient aucune autre revanche contre l'Argent que la prédication de quelque Savonarole laïque, les gens d'affaires ont pressenti l'événement et l'ont prévenu. Ils se sont assuré la complicité révolutionnaire. En ouvrant la plupart des feuilles socialistes et anarchistes et nous informant du nom de leurs bailleurs de fonds, nous vérifions que les plus violentes tirades contre les riches sont soldées par la ploutocratie des deux mondes. À la littérature officielle, marquée par des timbres et des contre-seings d'un État qui est le prête-nom de l'Argent, répond une autre littérature, qui n'est qu'officieuse encore et que le même Argent commandite et fait circuler. Il préside ainsi aux attaques et peut les diriger. Il les dirige en effet contre ce genre de richesses qui, étant engagé dans le sol ou dans une industrie définie, garde quelque chose de personnel, de national et n'est point la Finance pure. La propriété foncière, le patronat industriel offrent un caractère plus visible et plus offensant pour une masse prolétaire que l'amas invisible de millions et de milliards en papier. Les détenteurs des biens de la dernière sorte en profitent pour détourner contre les premiers les fières impatiences qui tourmentent tant de lettrés. Mais le principal avantage que trouve l'Argent à subventionner ses ennemis déclarés provient de ce que l'Intelligence révolutionnaire sort merveilleusement avilie de ce marché. Elle y perd sa seule source d'autorité, son honneur ; du même coup, ses vertueuses protestations tombent à plat.

La Presse est devenue une dépendance de la finance. Un révolutionnaire, M. Paul Brulat, a parlé récemment de sauver l'indépendance de la Pensée humaine. Il la voyait donc en danger. "La combinaison financière a tué l'idée, la réclame a tué la critique." Le rédacteur devient un "salarié", "son rôle est de divertir le lecteur pour l'amener jusqu'aux annonces de la quatrième page." "On n'a que faire de ses convictions. Qu'il se soumette ou se démette. La plupart, dont la plume est l'unique gagne-pain, se résignent, deviennent des valets." Aussi, partout "le chantage sous toutes ses formes, les éloges vendus, le silence acheté… Les éditeurs traitent ; les théâtres feront bientôt de même. La critique dramatique tombera comme la critique littéraire."

M. Paul Brulat ne croit pas à la liberté de la Presse, qui n'existe même point pour les bailleurs de fonds des journaux : "Non, même pour ceux-ci, elle est un leurre. Un journal, n'étant entre leurs mains qu'une affaire, ne saurait avoir d'autre soucis que de plaire au public, de retenir l'abonné 30." Sainte-Beuve, en observant, dès 1839, que la littérature industrielle tuerait la critique, commençait à sentir germer en lui le même scepticisme que M. Paul Brulat. Une même loi "libérale", disait-il, la loi Martignac, allégea la Presse "à l'endroit de la police et de la politique", mais "accrut la charge industrielle des journaux".

Ce curieux pronostic va plus loin que la pensée de celui qui le formulait. Il explique la triste histoire de la déconsidération de la Presse en ce siècle-ci. En même temps que la liberté politique, chose toute verbale, elle a reçu la servitude économique, dure réalité, en vertu de laquelle toute foi dans son indépendance s'effaça, ou s'effacera avant peu. Cela à droite comme à gauche. On représentait à un personnage important du monde conservateur que le candidat proposé pour la direction d'un grand journal cumulait la réputation de pédéraste, d'escroc et de maître-chanteur : "Oh !" murmura ce personnage en haussant les épaules, "vous savez bien qu'il ne faut pas être trop difficile en fait de journalistes !" L'auteur de ce mot n'est cependant pas duc et pair ! Il peignait la situation. On discuta jadis de la conviction et de l'honorabilité des directeurs de journaux. On discute de leur surface, de leur solvabilité et de leur crédit. Une seule réalité énergique importe donc en journalisme : l'Argent, avec l'ensemble des intérêts brutaux qu'il exprime. Le temps paraît nous revenir où l'homme sera livré à la Force pure, et c'est dans le pays où cette force a été tempérée le plus tôt et le plus longtemps, que se rétablit tout d'abord, et le plus rudement, cette domination. »

Charles Maurras, "L'esprit révolutionnaire et l'argent" in L'avenir de l'intelligence

 

 

16:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook