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06/03/2018

La propagande française...

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« C'est vrai que je passe pour un homme violent, mais c'est parce que je déteste violemment toute violence, et d'abord la plus haïssable de toutes, celle qui, sous le nom de propagande donné à l'organisation universelle de mensonge, s'exerce aujourd'hui sur les esprits. Il y avait autrefois une pensée française. On veut maintenant qu'il n'y ait plus qu'une propagande française. Quand des millions et des millions d'hommes se demandent avec angoisse "Que pense la France ?", la propagande leur répond "La France pense un peu de tout" et elle déballe ses échantillons. La propagande intellectuelle française est ainsi devenue trop souvent quelque chose comme une exposition ambulante, une organisation publicitaire au service d'un certain nombre d'intellectuels français, avec présentation du phénomène. »

Georges Bernanos, La Liberté, pour quoi faire ?

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05/03/2018

Comme l'agneau dans la gueule du loup

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« Vous ne vous intéressez peut-être pas beaucoup au monde de demain. Mais le monde de demain s'intéresse beaucoup à vous. Vous vous dites sans doute quoi qu'il arrive, je trouverai bien le moyen d'y entrer, d'une manière ou d'une autre. Oui, sans doute. Espérons que ce ne soit pas comme l'agneau dans la gueule du loup.

Un prophète n'est vraiment prophète qu'après sa mort, et jusque-là il n'est pas un homme très fréquentable. Je ne suis pas un prophète, mais il arrive que je voie ce que les autres voient comme moi, mais ne veulent pas voir. Le monde moderne regorge aujourd'hui d'hommes d'affaires et de policiers, mais il a bien besoin d'entendre quelques voix libératrices. Une voix libre, si morose qu'elle soit, est toujours libératrice. Les voix libératrices ne sont pas les voix apaisantes, les voix rassurantes. Elles ne se contentent pas de nous inviter à attendre l'avenir comme on attend le train. L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait. »

Georges Bernanos, La Liberté, pour quoi faire ?

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Le Singe de Dieu

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« La civilisation ne doit pas être, à présent, seulement défendue. Il lui faut créer sans cesse, car la barbarie, elle, ne cesse de détruire, et elle n'est jamais plus menaçante que lorsqu'elle fait semblant de construire à son tour. Le pire malheur du monde, à l'heure où je parle, est qu'il n'a jamais été plus difficile de distinguer entre les constructeurs et les destructeurs, car jamais la barbarie n'a disposé de moyens si puissants pour abuser des déceptions et des espoirs d'une humanité ensanglantée, qui doute d'elle-même et de son avenir. Jamais le Mal n'a eu d'occasion meilleure de feindre accomplir les oeuvres du Bien. Jamais le Diable n'a mieux mérité le nom que lui donnait déjà saint Jérôme, celui de Singe de Dieu. »

Georges Bernanos, La Liberté, pour quoi faire ?

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Autre temps... autres moeurs...

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Les fous furieux...

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« Et je les ai suivis en traînant les pieds comme je l'ai toujours fait quand les gens m'intéressent parce que les seuls qui m'intéressent sont les fous furieux, ceux qui ont la fureur de vivre, la fureur de dire, ceux qui veulent tout en même temps, ceux qui ne baillent jamais et ne profèrent jamais de banalités, mais qui brûlent, brûlent, brûlent comme des chandelles romaines dans la nuit. »

Jack Kerouac, Sur la route

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04/03/2018

Un stagiaire, chez "C News", va pointer au chômage...

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02/03/2018

Le fort en maths

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« Le fort en maths passa au tableau noir devant un quarteron de pignoufs indifférents, et là, je le vis décortiquer une équation du deuxième, troisième, ou quatrième degré, je ne sais plus au juste et c’est sans importance. Le professeur bâillait bleu, blet d’admiration. Moi, je trouvais ça affreux et bougrement inquiétant. Il était là, devant le tableau, et vous torturait les X et les Y, vous les mélangeait, vous les pressurait, vous les triturait, vous les superposait, vous les intervertissait, et selon qu’il leur donnait une valeur égale, supérieure ou inférieure à zéro, la courbe qu’il dessinait, je ne sais trop pourquoi, montait ou descendait sur l’échelle des abscisses. C’était effroyable ! Ce vide prétentieux, ce néant stérile et compliqué a duré vingt minutes et j’ai alors pensé : "Si on laisse ce gars-là en liberté dans la nature, eh bien, la nature est foutue, et nous avec !" »

Henri Vincenot, La Billebaude

 

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01/03/2018

Aimant la culture, la langue, l'histoire et même la terre et les morts de mon pays

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« Etant né Français — ce qui m'a coûté des siècles d'obstination à perdurer dans mon être — j'aimerais le rester. Aimant la culture, la langue, l'histoire et même — là, je prends des risques — la terre et les morts de mon pays, je voudrais continuer à rester Français et singulier le plus possible pour pouvoir offrir quelque chose au monde et échanger, avec les autres, le meilleur d'entre nous. Amoureux du parfum de la France, je voudrais que ma patrie ne fût pas désodorisée et que mon sens olfactif ne fût pas atrophié, pour que je puisse respirer, aussi, les parfums des autres peuples. En un mot, je préfère Debussy et Mozart à Michael Jackson, Bécassine et Yseult à Madonna, la Seine au Potomac et Versailles ou le Parthénon à Eurodisney land. Je suis un Français — et Français en Europe — primaire. Pardonnez-moi. »

Jean Cau, Le triomphe de Mickey

 

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Un instinct du bonheur

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« Il ne voulait voir que montées d'astres, là où les esprits subtils s'accordaient presque tous à proclamer le déclin. Vue séduisante, comme l'est toute prévision favorable. Devant les catastrophes, on pouvait se demander si cet optimisme n'était pas simplement, pour dire le moins, le fruit d'un instinct du bonheur. Mais on se sentait bien auprès de lui. »

Ernst Jünger, Visite à Godenholm

 

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Dans les affres de l'angoisse apocalyptique

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« Il savait que le naufrage avait eu lieu, et que l'on flottait sur un radeau bâti de bois d'épave. La sécurité y était moindre, et les valeurs provisoires, mais, malgré tout, on vivait encore de l'héritage, et il subsistait encore bien des obligations, et bien des moments aussi où l'on continuait à jouir de la vie. Certes, la durée de ce radeau était bien plus limitée que jadis celle du navire. La dislocation était prévisible. Tout était charpenté vaille que vaille. Si les cordes cédaient, il ne restait plus que l'abîme sans fond des éléments - et qui oserait le braver ? Telle était la question qui, pour l'instant, préoccupait les hommes. Tous vivaient à la dérive, dans l'attente de la catastrophe - non plus dans l'exubérance, comme autrefois, mais dans les affres de l'angoisse apocalyptique.

Examiner par petits groupes la situation, en tâter les frontières, d'expérience en expérience - ce comportement n'était pas absurde. Il n'y avait là rien de nouveau ; on l'avait toujours fait lors des grandes mutations - dans les déserts, les couvents, les ermitages, dans les sectes de stoïciens et de gnostiques, rassemblées autour des philosophes, des prophètes et des initiés. Il y avait toujours une conscience, une sapience supérieure à la contrainte de l'histoire. Elle ne pouvait d'abord s'épanouir qu'en peu d'esprits et, pourtant, c'était la limite à partir de laquelle le pendule inversait son battement. Mais il fallait que pour commencer, quelqu'un eût pris sur lui le risque spirituel d'arrêter le pendule. »

Ernst Jünger, Visite à Godenholm

 

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28/02/2018

Dans la norme...

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« L’individu doit s’imaginer en permanence qu’il est dans la marge afin de pouvoir continuer à se sentir dans la norme ; il lui faut croire à tout instant qu’il vit dans la transgression, le libertinage et la volupté épicurienne pour demeurer le pantin pathétique qui s’agite désespérément dans l’univers ennuyeux, tyrannique et puritain de la consommation obligatoire et de ses changements incessants. »

Jean-Claude Michéa, Impasse Adam Smith

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Camp surveillé...

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27/02/2018

Des têtes coupées

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« Nous pouvons maintenant comprendre que la France soit à la fois le pays qui a le plus abusé de l'égalité et celui qui en a le moins joui: c'est qu'il faut distinguer un régime d'égalité, comme on peut en voir dans d'autres pays, d'un régime égalitaire, tel que celui qui règne chez nous. L'un repose sur des principes acceptés ; l'autre vit de tendances inassouvies. L'un vise à assurer la dignité de la personne, l'autre excite la vanité de l'individu ; l'un peut être pacifique, l'autre entretien l'inimitié. Un régime d'égalité présente une base aplanie sur laquelle des constructions inégales peuvent s'élever ; un régime égalitaire n'offre partout qu'un sol crevassé où il est impossible de rien bâtir. Il est hors de doute, selon nous, que la démocratie doit finir par amener, partout où elle est établie, l'abaissement de la personne humaine, mais il n'appartient qu'à un régime égalitaire d'y tendre dès l'abord. Elle produit la médiocrité sans le vouloir, il favorise l'infériorité en le voulant, et pourvu qu'il la préfère partout ; il peut fort bien n'assurer l'égalité nulle part ; il satisfait moins encore les foules auxquelles il s'adresse par ce qu'il donne que par ce qu'il ôte à d'autres, il ne se contente pas de renverser la hiérarchie du mérite, il l'a remplace par une hiérarchie contraire, retournée vers le bas.

A l'origine d'un régime d'égalité, il y a des droits établis, à l'origine d'un régime égalitaire, il y a des têtes coupées. »

Abel Bonnard, Les modérés

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La servilité volontaire des masses occidentales

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« Dans ce climat d'apocalypse libérale, je me garde bien d'identifier l'ennemi et l'immigré ; moi qui n'ai pas d'amis et ne me compte que d'éphémères alliés, je sais que l'ennemi n'est pas un visage (une race, une ethnie, une religion) mais un état d'esprit, une condition : la servilité volontaire des masses occidentales, dans lesquelles il faut inclure celles du Tiers-Monde en tant que candidates à la servilité consumériste occidentale. Autrement dit, l'ennemi peut me ressembler, et c'est cette apparence (qui peut aller jusqu'au simulacre ou à la tentative de falsification de mes façons de penser) dont je dois me méfier, car elle s'avance masquée. »

Richard Millet, Fatigue du sens

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Inefficacité gouvernementale...

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