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25/08/2017

Qui contrôle le passé contrôle le présent...

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24/08/2017

Drapeau Confédéré...

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Le Drapeau Confédéré des Sudistes serait, en raison de l'esclavagisme du sud des USA... puis de la sinistre ségrégation qui s'en suivi... essentiellement un Drapeau Raciste !

La réalité sur le terrain est tout autre et aucunement aussi simpliste qu'on veut bien nous le faire croire...

 


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Socialistes...

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23/08/2017

Goolag Search

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22/08/2017

Lisse Lame

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De New York à Barcelone, en passant par Londres et Paris... et partout ailleurs... ça en devient lassant ! Un jour, un dirigeant politique va être lassé, aussi, et il finira par atomiser tout ça... ça leur pend au nez...

 


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Mauvais conducteurs...

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Effacement en cours...

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21/08/2017

En définitive, la mort est la seule vérité dont on soit sûr

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« Un soldat sort de sa poche un papier froissé, cherche les noms des délégations. Personne n’échappe à la fouille, à l’inspection minutieuse des caméras, magnétophones et appareils photo, et tant pis si elles vous font perdre un quart d’heure sur l’audience que vous accorde le général Aoun. Mon nom est sur la liste. Je peux franchir le premier portique et marcher jusqu’au palais présidentiel avec cette curieuse impression d’arriver dans un lieu de grande solitude, de froid, de délabrement. Un obus de 140 a troué le plafond du hall, de plein fouet, avec une précision remarquable. L’énorme déchirure laisse imaginer la puissance de feu des Syriens. En traversant le couloir, on aperçoit bien sûr des bureaux dévastés, qui rappellent que le palais de Baabda a subi de terribles bombardements – mais, au fond du couloir, il y a le secteur d’activités contrôlé par le général Karsouny, une grande salle, un télex, des machines à écrire, des dossiers soigneusement rangés sur les étagères. La table de réunion est encombrée de cendriers, qui traduisent l’activité fébrile. J’ai vu s’asseoir à cette table des représentants polonais de Solidarnosc, des journalistes, le général français Janou Lacaze, des officiers de l’armée libanaise, parfois très tard le soir.

Aux premières heures du matin, la lumière brûle encore dans les bureaux du général Karsouny. Je dors, enveloppé dans une couverture, au bivouac, comme dans un jeu de piste, avec un certain détachement, éprouvant surtout la suavité de l’instant, la brume irréelle de la guerre et des canons syriens. Tout était sérieux, bien sûr, et moi aussi je me considérais comme sérieux. Je n’arrivais pas en journaliste, c’est-à-dire distant de l’événement, expert en falsifications, mais en scribe, en chroniqueur passionné.

La salle des audiences est feutrée, retirée du monde, comme le poste de pilotage d’un sous-marin. La porte est en bois massif, sculpté. Le bureau du général est sobre, ascétique, avec seulement quelques dossiers et un drapeau national frappé du cèdre vert. Il nous reçoit adossé à un paravent de toile. Tout près de lui, une floraison de plantes vertes, exotiques, de fleurs rouges et blanches. Il porte le treillis militaire, symbole de son combat, de sa résistance, orné de ses étoiles de général gagnées à Souk-el-Gharb. On pare au plus pressé, le dictaphone posé sur une table basse, pendant que Didier fait les photos. Il commence par un réquisitoire contre la politique française de soutien au Liban.

- En Europe, en France, vous n’êtes pas conséquents avec vous-mêmes. Surtout dans votre rapport avec les Américains. Avec les lobbies qu’ils ont actuellement, ils utilisent les évènements pour les dénaturer complètement, les défigurer, et en faire subir les conséquences aux autres peuples. Si l’on veut analyser la situation, on se rend compte qu’à l’origine de tout mouvement extrémiste, la politique américaine est en cause. Cet extrémisme, ce radicalisme, ce terrorisme, sont une réponse aux lobbies américains. C’est pourquoi je considère que ce que nous faisons ici se fait pour le bien de tous. C’est un appel au monde, pour qu’il nous comprenne et qu’il se comprenne mieux lui-même.

On ne peut plus l’arrêter. Il garde une dent féroce contre les Américains, qui ont provoqué les accords de Taëf pour accorder une légitimité au gouvernement fantoche d’Elias Hraoui, en accord avec la Syrie.

- Les Américains seraient-ils plus dangereux que les Syriens, pour le Liban ?

Il ébauche un sourire, qui n’entame pas du tout sa conviction.

- Ils sont amoraux. Ils s’arrangent au jour le jour, comme le négociant cupide. Ce qui ne les empêche pas de faire des actes de contrition, comme pour le Vietnam. En Europe, le modèle américain est resté intact, dans la musique, les mœurs, les loisirs. J’ai par contre un grand espoir, quand je vois le mouvement de libération des pays de l’Est. Dans ces pays, on se débarrasse de la contrainte des régimes totalitaires. Ils sont décidés à accorder beaucoup plus d’importance aux valeurs humaines, beaucoup plus que les autres Européens qui en profitent, sans connaître cette grâce de la libération, je dirais cette grâce divine.

- Chez nous, mon général, on a peur de la mort, et on ne donne pas sa vie. Le moins possible.

L’idée de la mort visite le général Aoun tous les jours, mais il ne la conçoit pas comme un refus, un drame, une obsession. Il se contente de la regarder. De ne pas l’oublier. Je regarde ébloui ce petit homme en treillis militaire, qui porte des pantoufles aux pieds dans son "bunker". Il parle comme un prophète, un bourlingueur dimensionnel qui a déjà pris de l’acide, comme s’il avait déjà séjourné sur les hauteurs de l’Himalaya. Paroles de samouraï.

- En définitive, la mort est la seule vérité dont on soit sûr. On peut douter même de l’existence de Dieu, si l’on n’est pas croyant, si l’on n’a pas la foi, mais personne ne peut douter de la mort, comme d’une fin normale à la vie. Je crois qu’il faut refaire l’éducation des gens par rapport à leur peur de la mort. L’accepter. Je ne veux pas dire que la mort est bonne, mais l’accepter comme une vérité, être habitué à l’idée de la mort, comme à un objet qu’on peut voir. »

Jean-Paul Bourre, Guerrier du rêve

 

 

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L'éducation n'est plus ce qu'elle était, ma bonne dame...

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20/08/2017

Echapper à ce dilemme

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« Le seul choix qui s'offre apparemment à nous, c'est de réduire en poussière les maisons, faire éclater les entrailles des hommes et déchiqueter des corps d'enfants avec des explosifs, ou bien de nous laisser réduire en esclavage par des gens à qui ce genre d'activité répugne moins qu'à nous. Jusqu'ici, personne n'a proposé de solution pratique pour échapper à ce dilemme. »

George Orwell, Essais, articles, lettres, volume I

 

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J'avais remarqué aussi...

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19/08/2017

Nous sommes en guerre... sachez-le...

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"Lettre ouverte à un soldat d’Allah" par Karim Akouche

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Ce texte, publié sur Causeur, en Janvier 2016, résonne fortement avec les récents évènements...

 

 

Prépare ta valise. Achète un billet. Change de pays. Cesse d’être schizophrène. Tu ne le regretteras pas. Ici, tu n’es pas en paix avec ton âme. Tu te racles tout le temps la gorge. L’Occident n’est pas fait pour toi. Ses valeurs t’agressent. Tu ne supportes pas la mixité. Ici, les filles sont libres. Elles ne cachent pas leurs cheveux. Elles portent des jupes. Elles se maquillent dans le métro. Elles courent dans les parcs. Elles boivent du whisky. Ici, on ne coupe pas la main au voleur. On ne lapide pas les femmes adultères. La polygamie est interdite. C’est la justice qui le dit. C’est la démocratie qui le fait. Ce sont les citoyens qui votent les lois. L’État est un navire que pilote le peuple. Ce n’est pas Allah qui en tient le gouvernail.

Tu pries beaucoup. Tu tapes trop ta tête contre le tapis. C’est quoi cette tache noire que tu as sur le front ? Tu pousses la piété jusqu’au fanatisme. Des poils ont mangé ton menton. Tu fréquentes souvent la mosquée. Tu lis des livres dangereux. Tu regardes des vidéos suspectes. Il y a trop de violence dans ton regard. Il y a trop d’aigreur dans tes mots. Ton cœur est un caillou. Tu ne sens plus les choses. On t’a lessivé le cerveau. Ton visage est froid. Tes mâchoires sont acérées. Tes bras sont prêts à frapper. Calme-toi. La violence ne résout pas les problèmes.

Je sais d’où tu viens. Tu habites trop dans le passé. Sors et affronte le présent. Accroche-toi à l’avenir. On ne vit qu’une fois. Pourquoi offrir sa jeunesse à la perdition? Pourquoi cracher sur le visage de la beauté?

Je sais qui tu es. Tu es l’homme du ressentiment. La vérité est amère. Elle fait souvent gerber les imbéciles. Mais aujourd’hui j’ai envie de te la dire. Quitte à faire saigner tes yeux.

Ouvre grand tes tympans. J’ai des choses à te raconter. Tu n’as rien inventé. Tu n’as rien édifié. Tu n’as rien apporté à la civilisation du monde. On t’a tout donné : lumière, papier, pantalon, avion, auto, ordinateur… C’est pour ça que tu es vexé. La rancœur te ronge les tripes.

Gonfle tes poumons. Respire. La civilisation est une œuvre collective. Il n’y a pas de surhomme ni de sous-homme. Tous égaux devant les mystères de la vie. Tous misérables devant les catastrophes. On ne peut pas habiter la haine longtemps. Elle enfante des cadavres et du sang.

Questionne les morts. Fouille dans les ruines. Décortique les manuscrits. Tu es en retard de plusieurs révolutions. Tu ne cesses d’évoquer l’âge d’or de l’islam. Tu parles du chiffre zéro que tes ancêtres auraient inventé. Tu parles des philosophes grecs qu’ils auraient traduits. Tu parles de l’astronomie et des maths qu’ils auraient révolutionnées. Tant de mythes fondés sur l’approximation. Arrête de berner le monde. Les mille et une nuits est une œuvre persane. L’histoire ne se lit pas avec les bons sentiments. Rends à Mani ce qui appartient à Mani et à Mohammed ce qui découle de Mohammed. Cesse de te glorifier. Cesse de te victimiser. Cesse de réclamer la repentance. Ceux qui ont tué tes grands-parents sont morts depuis bien longtemps. Leurs petits-enfants n’ont rien à voir avec le colonialisme. C’est injuste de leur demander des excuses pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

Tes ancêtres ont aussi conquis des peuples. Ils ont colonisé les Berbères, les Kurdes, les Ouzbeks, les Coptes, les Phéniciens, les Perses… Ils ont décapité des hommes et violé des femmes. C’est avec le sabre et le coran qu’ils ont exterminé des cultures. En Afrique, ils étaient esclavagistes bien avant l’île de Gorée.

Pourquoi fais-tu cette tête ? Je ne fais que dérouler le fil tragique du récit. Tout est authentique. Tu n’as qu’à confronter les sources. La terre est ronde comme une toupie, même s’il y a un hadith où il est écrit qu’elle est plate. Tu aurais dû lire l’histoire de Galilée. Tu as beaucoup à apprendre de sa science. Tu préfères el-Qaradawi. Tu aimes Abul Ala Maududi. Tu écoutes Tarik Ramadan. Change un peu de routine. Il y a des œuvres plus puissantes que les religions.

 

Essaie Dostoïevski. Ouvre Crime et châtiment. Joue Shakespeare. Ose Nietzche. Quand bien même avait-il annoncé la mort de Dieu, on a le droit de convier Allah au tribunal de la raison. Il jouera dans un vaudeville. Il fera du théâtre avec nous. On lui donnera un rôle à la hauteur de son message. Ses enfants sont fous. Ils commettent des carnages en son nom. On veut l’interroger. Il ne peut pas se dérober. Il doit apaiser ses textes.

Tu trouves que j’exagère ? Mais je suis libre de penser comme tu es libre de prier. J’ai le droit de blasphémer comme tu as le droit de t’agenouiller. Chacun sa Mecque et chacun ses repères. Chacun son dieu et à chaque fidèle ses versets. Les prophètes se fustigent et la vérité n’est pas unique. Qui a raison et qui a tort ? Qui est sot et qui est lucide ? Le soleil est assez haut pour nous éclairer. La démocratie est assez vaste pour contenir nos folies.

On n’est pas en Arabie saoudite ni au Yémen. Ici, la religion d’État, c’est la liberté. On peut dire ce qu’on pense et on peut rire du sacré comme du sacrilège. On doit laisser sa divinité sur le seuil de sa demeure. La croyance, c’est la foi et la foi est une flamme qu’on doit éteindre en public.

Dans ton pays d’origine, les chrétiens et les juifs rasent les cloisons. Les athées y sont chassés. Les apostats y sont massacrés. Lorsque les soldats d’Allah ont tué les journalistes, tes frères ont explosé de joie. Ils ont brûlé des étendards et des bâtiments. Ils ont appelé au djihad. Ils ont promis à l’Occident des représailles. L’un d’eux a même prénommé son nouveau-né Kouachi.

Je ne comprends pas tes frères. Il y a trop de contradictions dans leur tête. Il y a trop de balles dans leurs mitraillettes. Ils regardent La Mecque, mais ils rêvent de Hollywood. Ils conduisent des Chrysler. Ils chaussent des Nike. Ils ont des IPhone. Ils bouffent des hamburgers. Ils aiment les marques américaines. Ils combattent « l’empire », mais ils ont un faible pour ses produits.

Et puis, arrête de m’appeler « frère ». On n’a ni la même mère, ni les mêmes repères. Tu t’es trop éloigné de moi. Tu as pris un chemin tordu. J’en ai assez de tes fourberies. J’ai trop enduré tes sottises. Nos liens se sont brisés. Je ne te fais plus confiance. Tu respires le chaos. Tu es un enfant de la vengeance. Tu es en mission. Tu travailles pour le royaume d’Allah. La vie d’ici-bas ne t’intéresse pas. Tu es quelqu’un d’autre. Tu es un monstre. Je ne te saisis pas. Tu m’échappes. Aujourd’hui tu es intégriste, demain tu seras terroriste. Tu iras grossir les rangs de l’État Islamique.

Un jour, tu tueras des innocents. Un autre, tu seras un martyr. Puis tu seras en enfer. Les vierges ne viendront pas à ton chevet. Tu seras bouffé par les vers. Tu seras dévoré par les flammes. Tu seras noyé dans la rivière de vin qu’on t’a promise. Tu seras torturé par les démons de ta bêtise. Tu seras cendre. Tu seras poussière. Tu seras fiente. Tu seras salive. Tu seras honte. Tu seras chien. Tu seras rien. Tu seras misère.

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SOURCE

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Je ne crois pas aux bavardages actuels sur la coexistence de n’importe quelles cultures dans la diversité

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« Pierre Ysmel - L’immigration ne va-t-elle pas devenir le problème explosif de la France et de l’Europe ?

Cornelius Castoriadis - Cela peut le devenir. Le problème n’est évidemment pas économique : l’immigration ne saurait créer des problèmes dans des pays à démographie déclinante, comme les pays européens, tout au contraire. Le problème est profondément politique et culturel. Je ne crois pas aux bavardages actuels sur la coexistence de n’importe quelles cultures dans la diversité. Cela a pu être – assez peu, du reste – possible dans le passé dans un contexte politique tout à fait différent, essentiellement celui de la limitation des droits de ceux qui n’appartenaient pas à la culture dominante : juifs et chrétiens en terre d’Islam. Mais nous proclamons l’égalité des droits pour tous (autre chose, ce qu’il en est dans la réalité). Cela implique que le corps politique partage un sol commun de convictions fondamentales : que fidèles et infidèles sont sur le même pied, qu’aucune Révélation et aucun Livre sacré ne déterminent la norme pour la société, que l’intégrité du corps humain est inviolable, etc. Comment cela pourrait-il être "concilié" avec une foi théocratique, avec les dispositions pénales de la loi coranique, etc. ? Il faut sortir de l’hypocrisie qui caractérise les discours contemporains. Les musulmans ne peuvent vivre en France que dans la mesure où, dans les faits, ils acceptent de ne pas être des musulmans sur une série de points (droit familial, droit pénal). Sur ce plan, une assimilation minimale est indispensable et inévitable – et, du reste, elle a lieu dans les faits. »

Entretien de Cornelius Castoriadis avec Pierre Ysmel, paru dans Humanisme. Revue des francs-maçons du Grand Orient de France, n°199/200, Septembre 1991, sous le titre : "Péripéties et illumination…". Puis repris dans Une Société à la dérive, Entretiens et débat, 1974-1997, Seuil, col. point essais, Paris, 2005.

 

 

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Baisse la tête !

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