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24/06/2007

Music is the healer... Bootlegs à foison...

En fond musical, ce jour : divers enregistrements pirates sur de vieilles cassettes audio que je retrouve après tant d’années ! Mountain, live 1974, les morceaux « Tales from an imaginary Westen », « Nantucket Sleigh Ride », suivis d’un medley de reprises « Roll over Beethoven/Whole lotta shakin’ goin’ on ».

Ensuite : Ted Nugent, live 1984, les morceaux : «Cat scratch fever », « Wang dang sweet poontang », « Migration », « Journey to the center of the mind », « Wango Tango », « Motor city madhouse ».

Ted Nugent et Leslie West. Chacun dans son coin fait des merveilles. La guitare n’est pas jouée ! Elle brûle !

Aerosmith, live à New York en 1974, un son un peu pourri mais tellement plus Rock ‘n’ roll que tout ce qu’ils ont fait depuis ! Et les morceaux monstrueusement fiévreux, sales, sexuels, félins, camés, poussiéreux, joyeusement désespérés, interprétés sur le fil du rasoir : « Write me a letter », « S.O.S. », « Lord of the thighs », « Dream on », « Same old song and dance », « Woman of the world », « Train kept a rollin’ », « Walking the dog ».

Joe Perry magistral ! Classe de la Rue ! Aristocratie décadente. Et Steven Tyler, enragé. Les autres assurent Royalement ! Toujours aussi « classes » aujourd’hui, les gars d’Aerosmith ont perdu ce petit peps en plus qui faisait tellement leur charme dans les Seventies. Mais ils sont vivants, et sains semble-t-il, qu’ils soient bénis ! Leur concert du 19 Juin dernier, à Bercy, Paris, fut un grand moment.

Ensuite, Galactic Cowboys, l’album de 1993 «Space in your Face ». Un album tout ce qu’il y a de plus officiel. Les amis de King’s X font merveille avec leur Heavy Metal aux chœurs Beatlesques et à la production simple et efficace.

Enfin… John Coltrane Quartet en 1962 : l’album « Ballads ». Mc Tyner au Piano, Jimmy Garrison à la Contrebasse et Elvin Jones à la Batterie, accompagnent les poumons en Or de Monsieur Coltrane insufflant un souffle Divin dans son Sax pour en tirer ses Stances sonores, ses nappes de sons si particulières qui donnent envie de Croire en Dieu et même de sourire avec sincérité.

Mountain. Ted Nugent. Aerosmith. Galactic Cowboys. John Coltrane. J’essaye de me soigner.

Il ne manque plus que Nietzsche, se penchant par-dessus mon épaule et me chuchotant à l’oreille avec une voix de prophète de l’apocalypse : « Sans la musique la vie serait une erreur. »

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23/06/2007

Le Salut par les Juifs - II

=--=Publié dans la Catégorie "Le Salut par les Juifs"=--=





Pour faire résonnance avec ma "brève" d'hier, voici un entretien avec le rabbin Reb Arieh Leib Weisfish qui a été effectué par Avi Katzman vers le début des années 1980 pour la revue israélienne en langue française Réalités. Prenez-en de la graine :

Vendredi après-midi, au coeur de Méa Shéarim, sous les combles. Un vieux juif à la barbe grisonnante, la tête couverte d'une large kippa noire, habillé simplement comme le sont les juifs pieux. Derrière ses lunettes épaisses brillent des yeux intelligents et tristes. Il fabrique des téfilines qu'il doit terminer avant l'entrée du shabbat. Reb Arieh Leib Weisfish parle avec fougue et ses paroles s'écoulent à un rythme rapide qui va en s'amplifiant. Il est né à Jérusalem il y a 65 ans, issu d'une famille qui fait partie de celles qui fondèrent Méa Shéarim, au début du siècle dernier.



Avi Katzman : Vous êtes membre de la secte des Nétourei Karta ?

Reb Arieh Leib Weisfish : La question est de savoir d'abord ce que sont les Nétourei Karta. Une personne, c'est quelqu'un, une personnalité. A l'origine, on trouve Rabbi Yohanan Ben Zachaï, après la destruction du Temple. Et il dit: "Ce ne sont pas les gardiens qui sont les gardiens mais ceux qui étudient". Depuis, le judaïsme du corps s'est séparé du judaïsme de l'âme. L'âme et le corps. Mais la réalité est différente. En réalité, l'âme et le corps sont indissociables. Divisez-les, il ne reste plus rien. Losque la philosophie, c'est-à-dire l'observation des individus de l'intérieur vers l'extérieur, a fait faillite, elle a été remplacée par la psychologie, c'est-à-dire par une observation de l'homme de l'extérieur vers l'intérieur. Mais l'homme ne peut être partagé, classifié, ni par Bergson, Freud ou Jung, ni par le marxisme. Toutes les conceptions univoques de l'homme ne tiennent pas compte de ce qui a précédé la logique et l'intuition.

Je me considère comme le spécialiste mondial de Nietzsche. Ce qui est intéressant, c'est que Nietzsche était contre tout: anti-socialiste, anti-européen, anti-christique, anti-tout-le-monde. La seule chose que Nietzsche adorait, c'était le judaïsme et les Juifs. Jusqu'à sa fin, il a révéré le judaïsme. Il l'a compris mieux que les plus grands rabbins du monde: "Sans les Juifs, point de Salut... Les Juifs sont éternels". C'est lui aussi qui écrivait à propos des Allemands : "Une race irresponsable qui porte sur sa conscience les grands désastres de la culture".



Avi Katzman : Comment voit-on dans la société dans laquelle vous vivez, cette vénération que vous avez pour Nietzsche ?

Reb Arieh Leib Weisfish : Le judaïsme, ce n'est pas quelque chose dans lequel on naît. C'est quelque chose que l'on crée en acceptant les critiques et sa propre autocritique. Si celles-ci ont pour but de vous aider à chercher la voie, la perfection, il ne s'agit plus alors de critique mais d'étude. Pour moi, Nietzsche et le Rabbi de Koutsk sont encore plus grands que Moïse. On m'a dit: "Weisfish des Nétourei Karta, comment oses-tu prononcer des mots pareils?" "C'est très simple", ai-je répondu: "Enlevez à Moshé Rabeinou les miracles et les dix plaies d'Egypte, il ne reste plus qu'un auteur de codes et de lois. Mais triompher de Spinoza, Kant, Hegel, Marx et de tous les réformistes des Etats-Unis ou de Wall-Street serait impossible sans Nietzsche. Et l'une des forces du Rabbi de Koutsk, c'est qu'il était contre les Hassidim et qu'il leur disait un peu comme Nietzsche: "Vous n'avez pas encore commencé à vous chercher vous-même et vous m'avez déjà trouvé?"

Il arrête son travail, se lève et ouvre une armoire. Il en tire un ouvrage vert, le feuillète et m'en fait lire un passage. Il retourne aux téfilines qui sont sur la table, reprend ses outils en mains et frappe de toutes ses forces. "Vous voyez, je n'arrive pas à discuter et à me concentrer sur mon travail". Il pose ses tenailles, ajuste le cuir, coupe et recolle.

Avi Katzman : On connaît surtout Nietzsche pour sa phrase...

Reb Arieh Leib Weisfish : On ne connaît pas Nietzsche. Il n'est pas existentialiste parce qu'il murît et grandit sans cesse. Ce qu'on se rappelle de lui, c'est "Dieu est mort". Dieu est mort parce que nous l'avons tué. Il dit plus que cela. Un jour, j'ai rencontré un jeune arabe qui lit un peu Nietzsche et qui me l'a cité: "Si Dieu existe, alors qui suis-je? C'est la preuve qu'Il n'existe pas". Vous rendez-vous compte de la profondeur de cette phrase? Dans la Kabbale, il existe une science qui est celle du réductionnisme. Dire "Mon Dieu, Béni sois-tu", ce sont des choses qu'il faut apprendre, qu'il faut vivre, sur lesquelles on peut réfléchir à l'infini. Nietzsche lui-même écrit quelque part: "La philosophie n'existe pas. Ce qui existe, c'est l'expérience de la vie. Mon désir constant de changement et ma critique d'aujourd'hui sur ma vie d'hier". Dans le judaïsme, on considère que les plus grands des Justes doivent faire un retour constant à la religion. Qu'ils sont toujours sur la Voie... Lorsque vous lisez aujourd'hui un quotidien, ou que vous sortez dans la rue, vous n'en revenez pas: on vole, on pille, on tue, on viole. Rien n'est interdit. La seule interdiction est d'interdire. En dehors de cela, tout est permis. Alors, que nous soyons dans la jungle, à Babylone ou dans le ghetto allemand, aussi grande que soit notre science, si le sionisme avait pour but de changer la situation inconfortable qui est celle des juifs dans le monde, il a prouvé au contraire que nous sommes un peuple tellement fort que le monde entier nous craint.


Avi Katzman : Comment vous sentez-vous en Israël ?

Reb Arieh Leib Weisfish : Menahem Begin était au mariage de ma fille. Elle s'est mariée avec un millionnaire, que Dieu nous préserve, et Begin était invité du côté du marié. "J'ai appris que tu lisais Nietzsche", m'a-t-il demandé. J'ai pensé: "Encore un avec ses questions." Et je lui ai répondu: "Si tu lisais Nietzsche, tu serais encore plus grand que Menahem Begin." J'espère que finalement les jeunes liront Nietzsche. Des kibboutznikim sont venus me voir et m'ont demandé: "Si nous lisons Nietzsche, cela fera-t-il de nous de meilleurs combattants sur le Golan?" Je leur ai répondu: "Si vous lisez Nietzsche vous trouverez un langage avec le monde qui n'a pas besoin de canons..." J'ai bien connu Ben-Gourion; j'ai beaucoup discuté avec lui. Le judaïsme, ce n'est pas de la politique. C'est bien plus que cela. Lorsque des gens viennent me voir et me demandent une définition du judaïsme, je leur réponds que jusqu'à l'avènement du sionisme, nous savions que, comme le christianisme et l'islam, il existe le judaïsme. C'est-à-dire qu'il peut y avoir un juif américain, un juif russe et que le judaïsme est une religion. Vient le sionisme et il dit: "Le judaïsme est une affiliation à une caisse de retraite, à des chansons patriotiques, à un drapeau, non plus une vie sainte mais une mort sainte. On me demande: "Que représentent les Nétourei Karta, combien êtes-vous?" Et je réponds: "La question n'est pas de savoir combien, elle est de savoir si nous avons raison ou tort. Si nous avons raison, ne serions-nous qu'un seul, et si nous avons tort, serions-nous cinq milliards". Vous savez quelle est la tragédie de Nietzsche? Bien qu'il soit à mes yeux un homme saint et juste, il est au-dessus de nos conceptions. Je n'ai pas encore rencontré une personne qui puisse dire qu'elle comprend vraiment Nietzsche. Autant Nietzsche m'émerveille, autant je suis encore loin d'être parvenu à saisir son immensité...


Avi Katzman : A qui appartient Jérusalem ?

Reb Arieh Leib Weisfish : Un jour, à la radio, on m'a posé cette question. Si la question est de savoir à qui elle appartient, alors elle n'appartient à personne. La véritable question à se poser est celle-ci: "Est-ce que moi, individu, j'appartiens à Jérusalem?". Autant il y aura d'individus, sans différence de religion, de race, de couleur, de nationalité qui répondront individuellement: "J'appartiens à Jérusalem", autant il y aura de place pour eux à Jérusalem. Quand les gens se tiennent debout, ils sont tous serrés et il n'y a pas assez de place pour chacun d'entre eux. Lorsqu'ils se prosternent, il y a de la place pour tous. Jacob, le premier qui ait pris le nom d'Israël, disait: "Je ne savais pas que cet endroit était saint". Arrive Teddy Kollek, le maire de la ville, et il dit: "Je balaie les rues de la ville, donc elle m'appartient". Jérusalem, ce n'est aucun des mots grandioses qu'on dit sur elle; c'est bon pour les journaux et les livres, pour le sensationnel. Moïse n'a pas pu entrer en Eretz-Israël et nous nous y promenons. Si les Russes et les Arabes venaient et qu'ils voulaient donner tout Israël aux juifs, nous, Nétourei Karta, nous nous y opposerions. Quel titre de propriété les autorise-t-il à donner ou à ne pas donner? Je peux vivre au Yémen ou en Allemagne, manger une olive ou du pain sec et je continuerai vingt fois par jour à prier Jérusalem. Et je peux vivre en plein Tel Aviv et ne pas faire partie d'Eretz-Israël. Israël, ce n'est pas une tranche de pain ou du riz.


Avi Katzman : De quel camp politique vous sentez-vous le plus proche ?

Reb Arieh Leib Weisfish : Pour vous dire la vérité, je suis loin de me sentir proche de moi-même. L'autocritique, avec ce qu'elle sous-entend de recherche de la perfection, est la perfection. Alors, lorsque tant d'idées et d'opinions se confondent et que vous cherchez la Voie, vous parvenez forcément à une situation sans issue, comme s'il n'existait pas de voie. Qu'est-ce que cela signifie? Que la recherche de cette voie est peut-être la meilleure des voies. La philologie de Jérusalem, c'est la crainte de la perfection qui est elle-même la voie de la perfection. Est-ce que vous comprenez ce que j'essaie de vous dire? Finalement, ce que nous disons, c'est que l'homme est un monde microcosmique. Le monde commence avec moi; pas demain ni là-bas, mais ici, maintenant et avec moi. Le judaïsme n'est pas une géographie sioniste. S'enfermer dans un ghetto avec un gouvernement polonais au Moyen-Orient ne résout aucun problème pour le peuple juif. Le judaïsme est bien plus important que ne le croient les fonctionnaires de l'appareil sioniste. Bien sûr, depuis que j'ai jeté un coup d'oeil dans le monde du savoir il m'est impossible d'être antisioniste comme il ne m'est pas possible d'être antichristique. Mais ces concepts n'évoluent pas dans ma sphère pour que je discute de leur "oui" ou de leur "non". Et si j'ai cru un jour que je savais et que les choses sont simples, je comprends mieux aujourd'hui, en vieillissant, que les choses deviennent encore plus complexes et compliquées, à tel point qu'il ne reste pas de temps à perdre pour les affaires publiques. L'éloignement permet une vision plus claire de ces questions. C'est ainsi que l'on parvient à un judaïsme plus réel, plus vivant. Je constate avec regret que la jeunesse israélienne, et plus particulièrement les étudiants, au lieu d'apprendre la connaissance, la nature, l'essence même du judaïsme et de l'homme, apprennent à connaître les boulons des tanks sur le Golan. C'est un dessèchement de l'esprit. C'est ne pas vouloir se connaître soi-même. Le judaïsme est un ensemble d'individus. Ce n'est ni un parti, ni une nationalité, ni rien d'autre. Nietzsche dit que c'est une race, la race supérieure. D'après Nietzsche, il n'existe aucun peuple qui soit destiné à vivre toujours en dehors du judaïsme. Si je possédais un amplificateur électronique universel, j'irais crier dans les universités aux étudiants qu'ils se lèvent, se saisissent de gourdins et cassent tout, tables, chaises et livres de cours. Ce qu'ont fait les Beatles, ce qu'a fait John Lennon, ce n'est encore rien à côté de ce que les jeunes doivent apprendre de l'insubordination, de ce qu'ils doivent se poser comme questions concernant leur vie.
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Source : http://www.lyber-eclat.net/lyber/weisfish.html

22/06/2007

Le Salut par les Juifs

=--=Publié dans la Catégorie "Le Salut par les Juifs"=--=

Curieux, tous ces Physiciens et Psychanalystes d’origine Juive (Einstein, Freud …) qui ont su percer les secrets de la matière et de l’âme !

Et toutes ces liaisons très secrètes entre la matière et l’âme, très secrètes et tellement concrètes !

Et même les athées parmi ces grands hommes… tellement spirituels.

« L'histoire des Juifs barre l'histoire du genre humain comme une digue barre un fleuve, pour en élever le niveau. Ils sont immobiles à jamais, et tout ce qu'on peut faire, c'est de les franchir en bondissant avec plus ou moins de fracas, sans aucun espoir de les démolir. » écrivait le réactionnaire Léon Bloy, qui avait tout compris, dans son livre "Le Salut par les Juifs".

J'écrivais : "Curieux, tous ses Physiciens et Psychanalystes d’origine Juive (Einstein, Freud …) qui ont su percer les secrets de la matière et de l’âme ! " Je rectifie : à la place de "curieux" je préfère mettre "guère surprenant".

Je suis un philosémite confirmé et, messieurs les revenchards antisémites haineux et imbus de vos propres névroses, je vous emmerde. Je vais relire David Bohm, tiens...

21/06/2007

L'Oeuvre au Noir...

je me suis battis pour survivre à ma détresse et à ma solitude d’enfant exilé puis d’adolescent perdu une carapace de chevalier bien épaisse qui m’a donné cet air intrépide et indestructible, alors que ma fragilité bien réelle n’a fait qu’augmenter de l’intérieur au cours des années !

L’histoire fameuse du chevalier à l’armure rouillée. Je passe sur les détails, mais la symbolique est forte : Il s'agit d'un chevalier qui par la force a réussi à tout combattre, tout affronter sans sourciller, mais s'est forgé une carapace résistant à toute émotion. Sa force est symbolisée par son armure qui le recouvre tout entier... mais dont finalement, à y voir de plus près, il se retrouve prisonnier. Sa force mentale ne suffit plus pour lui permettre d'avancer dans sa quête. Seuls les pleurs qu'il réussit à verser vont peu à peu rouiller son armure et l'en libérer... Car il s’agit bien de nous libérer de nos émotions, nous montrer tels que nous sommes et nous faire accepter la nudité de ce que nous sommes tels quels ! Autrement dit : je dois me reconstruire de fonds en combles en permanence, là est le challenge. Il ne suffit pas de quelques séances de "bien-être", d’acupuncture et de psychanalyse pour aller mieux ! Il est question d’ascèse !
Car il s’agit bien pour moi, à présent , de lire entre les lignes de mon être et d’y trouver le complément, qui jusqu’à présent m’a toujours échappé, de ce que je suis vraiment ! Sinon comment m’accomplir ?

Il me faut bien faire émerger un être nouveau de mes eaux sombres comme émergerait une nouvelle Tora selon les Kabbalistes anciens !

Des liens essentiels sont là, sous nos propres yeux, et nous ne savons pas les voir, des liens entre notre petit être tourné et retourné sur son propre tourment, sa dépravation ou son extase et l’Être Majeur vers lequel nous aspirons… appelons le : Dieu, ça nous aidera à nous comprendre… mais pour que ce lien, ce canal ou ces canaux soient vacants, disponibles, pour recevoir nos communications qui quémandent, espèrent, désirent, il nous faut bien regarder notre fibre, notre réalité propre en face, et surtout ne rien y changer, n’enlever ou n’y ajouter aucune lettre ! Mais lire entre les lignes ! Le dogme biblique affirme qu’il n’y a pas d’autre Tora que celle transmise par Moïse et accomplie par Jésus-Christ. Comment une nouvelle Tora pourrait donc surgir ?

Nous-mêmes, faits à l’image de Dieu, portons en nous l’Adam primordial et l’Adam-Kadmon, l’ « Homme Total », le « Sur-Homme » de Nietzsche ! Tout cela, pour moi, c’est la même chose ! Pour que cet Adam-Kadmon advienne il nous faut lire entre les lignes de la fibre palpable ET impalpable de notre être ! Lisons ceci : « Voilà ce qui en est : le blanc, les espaces dans le rôle de la Tora proviennent également des lettres. A l’époque messianique, Dieu révélera le blanc de la Tora dont les lettres sont actuellement invisibles pour nous, et c’est ce que le terme « nouvelle Tora » laisse penser. » Cité par Gershom Scholem dans « La Kabbale et sa symbolique ».

De nouveau rouleaux sont promis à l’ouverture !

Sans attendre l’époque Messianique Universelle, il me faut faire venir mon époque Messianique personnelle et intérieure et me reconstruire à partir de ce que je sais, vers ce qui se doit d’être. Simplement !

C’est une ascèse... une ascèse.

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20/06/2007

Verbe

Lire la Vie, Écrire la Vie, requiert une attention toute particulière. On peut aussi la déchiffrer au sabre, à la hussarde, qu’importe ! Ce qui compte plus que tout c’est l’embrasement de lumière à atteindre : seule issue salvatrice. Au gré des pages vivantes tournées au quotidien (un peu comme on passerait les grains d’un chapelet dans le creux de sa main comme pour éprouver Dieu sait quoi) on trouve des formulations qui aident à vivre, des vers, des phrases qui participent à la texture même de la réalité. Pierres précieuses placées comme des indicateurs par les chemins ! Je dis « pierres précieuses », mais ces pierres précieuses peuvent être de simples petites pierres blanches sur le chemin d’une sombre forêt issue d’un conte du Pays d’enfance !
Il s’agit tout de même de ne pas perdre le fil d’Ariane, de faciliter le franchissement de la fougueuse rivière qui sépare la rive de ce que l’on sait de la berge inconnue et inexplorée. Nous assistons ainsi en de Royales occasions à l’émergence de l’Être se sachant à la fois créature et créateur de sens par le biais de la parole ! Car la parole n’est pas seulement cet éternuement binaire, ce code social utilitaire qu’elle tend de plus en plus à devenir ! « Yes ! I speak English ! Wall street English ! » dit la publicité ! La parole est ce creuset qui nous projette vers l’infini. Elle peut rendre fou ! Oui ! Elle peut rendre Saint ! C’est un itinéraire de la pensée par lequel la pensée se donne naissance à elle-même de façon renouvelée, constamment. Poésie, hurlement de l’Être, grâce, gloire de l’Être, pulsion vitale, prière, les quatre éléments, espace, temps, espace-temps, courbes, ellipses, stances, déchéance sombre, chant des cordes vocales qui de leurs vibrations magnétiques donnent naissance à un raisonnement supérieur.

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19/06/2007

Athanor


De ce regard jeté en arrière, pour considérer un peu mon parcours, que puis-je conserver ? Où en suis-je ? Qui suis-je ? Qu’est-ce que j’ai créé ? Quelles sont mes convictions ? Suis-je prêt à mourir ? Qu’est-ce que je laisserai derrière moi si je partais ? Ai-je assez donné et reçu d’amour ?

Aurores lointaines je vous appelle.
Pointez vos ailes vers moi.
Baptisez-moi d’une Sainteté d’Or.
Je veux votre vertige. Je veux votre ferveur.
O souffrance d’être ou de n’être pas.
O souffrance d’égaré.

Je m’efforce de lutter à armes égales avec le temps, c’est-à-dire avec la mortalité inéluctable. Seul l’Art me donne cette capacité. Mille et une forces travaillent mon corps et semblent l’anéantir. La purge est de plus en plus difficile. Et je suis fatigué d’en être encore à la catharsis !

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18/06/2007

Vivre... et se tenir prêt...

« Hâte toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie. »

Sénèque


Vivre chaque jour comme si c’etait le dernier. Vieille maxime Antique qui, des pré-Socratiques à l’Empire Romain, en passant par la bouche du Christ, nous invite à tenir nos affaires en ordre et à profiter du temps présent avant que la maladie, la guerre, la mort n’aient leurs mots à dire.

Je viens, justement, de visionner le film de Zack Snyder, "300" adapté de la bande dessinée de Frank Miller, lui-même inspiré par la Bataille des Thermopyles. Loin de jouer l'exactitude historique, le film met en avant le sens du sacrifice et la bravoure qui l'accompagne. Quelques sujets de réflexions auxquels devraient s'adonner les chiens qui nous font office d'hommes politiques... de "Drouâte" comme de "Gôche"... les extrêmes, de "Drouâte" comme de "Gôche", étant de pitoyables et vulgaires caricatures pseudo-traditionnalistes ou nationalistes bêlantes. Ce film, je vous conseille de le voir et puis votre intelligence en fera ce que bon lui semble. Quant à moi, je vais réouvrir "Paideia" de Werner Jaeger... et "Le Japon moderne et l'Éthique Samouraï" de Yukio Mishima.

Je m'en retourne à ma guitare.

 

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