31/10/2011

Parti Socialiste

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Prolongeons l'Agonie

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Fin de Règne...

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Mobiles, ouverts à la transformation, disponibles, les employés modernes subissent un processus de dépersonnalisation

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« De prime abord et la plupart du temps, l’étant avec lequel je suis en rapport n’est certainement pas là, il est absent et échappe au lieu ouvert et configuré par l’existant. Il serait totalement anachronique de décrire l’environnement quotidien de l’homme d’aujourd’hui en terme d’outils, d’étants à portée de la main, de définir son monde comme un atelier d’artisan ; l’attitude moyenne de l’homme d’aujourd’hui n’est certainement pas le travail manuel ni la manipulation : l’homme est installé au milieu d’écrans, qui fournissent en continu les signaux déterminants ses réactions. Michel Houellebecq a parfaitement résumé ce rapport aux choses caractéristiques de la zone urbaine :

"… car que produisent ces employés et ces cadres, à la Défense rassemblés ? A proprement parler, rien ; le processus de production matérielle leur est même devenu parfaitement opaque. Des informations numériques leur sont transmises sur les objets du monde. ces informations sont la matière première de statistiques, de calculs ; des modèles sont élaborés, des graphes de décision sont produits ; en bout de chaîne des décisions sont prises, de nouvelles informations sont réinjectées dans le corps social. Ainsi la chair du monde est remplacée par son image numérisée ; l’être des choses est supplanté par le graphique de ses variations. Polyvalents, neutres et modulaires, les lieux modernes s’adaptent à l’infinité de messages auxquels ils doivent servir de support. Ils ne peuvent s’autoriser à délivrer une signification autonome, à évoquer une ambiance particulière ; dépouillés de tout caractère individuel et permanent, et à cette condition, ils seront prêt à accueillir l’indéfinie pulsion du transitoire. Mobiles, ouverts à la transformation, disponibles, les employés modernes subissent un processus de dépersonnalisation analogue". (Michel Houellebecq, Approches du désarroi, p. 64).

Un quartier d’affaires comme La Défense en banlieue parisienne est en effet emblématique de la zone urbaine, il se retrouve à l’identique dans toutes les zones urbaines du monde et constitue effectivement le centre même du dispositif de production : il n’est rien d’autre qu’une gare de triage de données numériques transmises par écrans. Et, dans son bâti lui-même, il manifeste cette fonction, en privilégiant le verre et l’acier, c'est-à-dire des matériaux réfléchissants qui constituent toute façade en surface de renvoi, c'est-à-dire en support de nouveaux messages et signaux. Construire des façades-miroirs, c’est précisément renoncer à bâtir, c'est-à-dire polariser et matérialiser un sens dans le bâtiment : l’architecture moderne a renoncé à matérialiser uns significativité déterminée – celle que l’on retrouve par exemple dans une ville médiévale blottie autour de sa cathédrale – pour installer l’infrastructure translucide et circulatoire de la signalétique. »

Jean VIOULAC, L’époque de la technique. Marx, Heidegger et l’accomplissement de la métaphysique

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30/10/2011

Hanni El Khatib

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A lire...

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Au lieu où nul ne se présente

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Il faut se présenter au lieu où nul ne se présente. C'est là le signe de l'acceptation sans résignation aucune de ce que l'on nomme, à défaut de connaissance, notre Destin. Puisque le détachement devient, alors, l'évidence prenant forme. Lorsque notre coeur est saigné aux extrémités de son axe et que l'abîme appelant l'abîme on considère notre abnégation comme un couronnement et l'unique prière.

On adhère à l'essentielle faveur, on épouse le "Lieu et la Formule" qu'évoquait Rimbaud, mais, aussi, le Centre du Foyer, l'Alcôve de l'Être même, l'Endroit de l'entente Cordiale avec soi-même, du puits de l'âme des âmes qui n'est pas un cul de basse fosse mais le Lieu de tous les jaillissements.

C'est là que Dieu peut nous doter d'un geste immérité (car même les saints sont des pécheurs), douloureusement, d'un excès de vie qui nous plonge dans la joie en même temps que dans la honte. C'est de là que surgissent les dernières profondeurs que nous ne faisons qu'effleurer.

Patrie parallèle, dimension autre, où la frontière n'a pas d'emprise une fois que nous y avons pénétré. La laideur n'a pas d'ascendant sur elle.

Y avoir accès est épreuve brûlante, fièvre et délire. On se hisse à la force de sa seule Volonté vers de douloureux sommets. On s'arrache à la seule charge tectonique, à la lourdeur tellurique pour des hauteurs d'air frais, de vents purificateurs. On avance vers soi-même en même temps que vers Dieu qui nous désire singulier et unique.

« 2-Comme le cerf soupire après les sources d'eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu.

3-Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant : quand irai-je et paraitrai-je devant la face de Dieu ?

4-Mes larmes sont ma nourriture jour et nuit, pendant qu'on me dit sans cesse: "Où est ton Dieu ?"

5-Je me rappelle, - et à ce souvenir mon âme se fond en moi, - quand je marchais entouré de la foule, et que je m'avançais vers la maison de Dieu, au milieu des cris de joie et des actions de grâces d'une multitude en fête !

6-Pourquoi es-tu abattue, ô mon âme, et t'agites-tu en moi? Espère en Dieu, car je le louerai encore, lui, le salut de ma face et mon Dieu !

7-Mon âme est abattue au dedans de moi; aussi je pense à toi, du pays du Jourdain, de l'Hermon, de la montagne de Misar.

8-Un flot en appelle un autre, quand grondent tes cataractes: ainsi toutes tes vagues et tes torrents passent sur moi.

9-Le jour, Yahweh commandait à sa grâce de me visiter; la nuit, son cantique était sur mes lèvres j'adressais une prière au Dieu de ma vie.

10-Maintenant je dis à Dieu mon rocher: " Pourquoi m'oublies-tu ? pourquoi me faut-il marcher dans la tristesse, sous l'oppression de l'ennemi ?"

11-Je sens mes os se briser, quand mes persécuteurs m'insultent, en me disant sans cesse: " Où est ton Dieu ? "

12-Pourquoi es-tu abattue, ô mon âme, et t'agites-tu en moi? Espère en Dieu, car je le louerai encore, lui, le salut de ma face et mon Dieu ! »

Sainte Bible, Psaume 42

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Smoke gets in your eyes

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29/10/2011

Je voulais voir le monde entier toucher le fond

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« Ce que disait Tyler, comme quoi nous sommes la merde et les esclave de l’histoire, c’est exactement ce que je ressentais. Je voulais détruire tout ce que je n’aurai jamais de beau. Brûler les forêts amazoniennes. Pomper les chlorofluocarbures droit vers le ciel pour gober tout l’ozone. Ouvrir les vannes de purge des superpétroliers et détacher les têtes des puits de pétrole en haute mer. Je voulais tuer tout le poisson que je ne pouvais me permettre de manger, et détruire sous les marées noires les plages françaises que je ne verrais jamais.
Je voulais voir le monde entier toucher le fond.
Ce que je voulais en pilonnant ce gamin, c’était en réalité coller une balle entre les deux yeux de tous les pandas qui refusaient de baiser pour sauver leur espèce en danger et de toutes les baleines ou dauphins qui renonçaient et venaient s’échouer sur la terre ferme. Ne pensez pas à cela comme à l’extinction d’une espèce. Prenez cela comme une remise en place, toutes proportions retrouvées.
Des milliers d’années durant, les êtres humains avaient baisé, déversé leurs ordures et leur merde sur cette planète, et aujourd’hui, l’histoire attendait de moi que je nettoie après le passage de tout le monde. Il faut que je lave et que je raplatisse mes boîtes de soupe. Et que je justifie chaque goutte d’huile moteur usagée.
Et il faut que je règle la note pour les déchets nucléaires et les réservoirs à essence enterrés et les boues toxiques étalées sur les champs d’épandage d’ordures une génération avant ma naissance.
Je tenais le visage de m’sieur l’angelot comme un bébé ou un ballon de rugby au creux de mon bras et je le tabassais de mes jointures, je l’ai tabassé jusqu’à ce que ses dents crèvent ses lèvres. Tabassé à coups de coude après ça jusqu’à ce qu’il s’effondre entre mes bras comme un tas.
Jusqu’à ce que la peau de ses pommettes, à force de martelage, soit si fine qu’elle vire au noir. Je voulais respirer la fumée.
Les oiseaux et les biches sont un luxe stupide, et tous les poissons devraient flotter.
Je voulais brûler le Louvre. Je me ferais les marbres Elgin à la masse et je m’essuierais le cul avec La Joconde. C’est mon monde, maintenant.
C’est mon monde, ici, mon monde, et tous ces gens anciens sont morts. »

Chuck Palahniuk, Fight Club

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