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13/08/2017

Dire NON pour sauver notre OUI

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« Ne pas succomber, ne pas rompre. Ne pas plier les genoux. Ne pas accepter la défaite qui en nous s'installe. Récuser la laideur qui nous lèche, de sa langue tiède. Dire NON pour sauver notre OUI. Notre courage, pour l'heure, est solitaire en cette forêt. Que faire ? Défricher. Tracer un sentier. »

Jean Cau, La grande prostituée

 

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12/08/2017

Oligarchies capitalistes et politiques associées à une caste bureaucratique

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« L'État italien, bien qu'il se soit toujours solennellement déclaré libéral, démocrate et constitutionnel, n'a jamais représenté et ne représente pas les intérêts de la nation italienne ; il représente ceux d'oligarchies capitalistes et politiques associées à une caste bureaucratique qui est la vraie maîtresse de l'Italie. Car il n'y a pas d'État en Italie : il existe une caste bureaucratique qui s'identifie avec l'État. »

Curzio Malaparte, “Le cancer national”, in Prises de bec

 

 

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La vertu... Les vices...

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« Après avoir discrédité la vertu, ce siècle a réussi à discréditer les vices. Les perversions sont devenues des parcs d'attractions que fréquentent en famille les foules du dimanche. »

Nicolás Gómez Dávila, Les horreurs de la démocratie

 

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11/08/2017

L'Italie est grande tandis que l'Etat italien est petit et misérable

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« Tout le drame de notre vie nationale réside dans le fait que l'État italien n'est pas à la hauteur de la très antique et très noble tradition de notre civilisation, de culture, d'humanité et d'intelligence aussi de notre peuple, à quoi il faut ajouter que l'Italie est grande tandis que l'État italien est petit et misérable, pour ne pas dire pire encore ; l'Italie est un pays civilisé tandis que l'État italien est l'expression éthique, politique et administrative d'un mal aussi ancien que sont anciens l'injustice, l'inefficacité, la corruption, l'exploitation, l'abus de pouvoir. Il est faux de dire, c'est un fait que je ne me suis jamais lassé et ne me lasserai jamais de répéter, il est faux de dire que chaque peuple a l'État qu'il mérite. Le peuple italien mérite beaucoup mieux. »

Curzio Malaparte, “Le cancer national”, in Prises de bec

 

 

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Français du bistrot

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« Français des croisades, ils sont devenus Français du bistrot : le bien-être et l'ennui. Rien n'est plus gênant que de voir une nation qui a abusé - à juste titre - de l'attribution “grand” - grande nation, grande armée, la grandeur de la France - se dégrader dans le troupeau humain haletant après le bonheur. Elle était réellement grande quand elle ne le cherchait pas. […] “Le Français moyen”, “le petit-bourgeois” : types honteux de circulation courante, qui ont fleuri sur les ruines des exploits du passé. Quelle ironie de la vie : le sacrifice des héros est suivi des fades délices du médiocre, comme si les idéaux ne jaillissaient de la gloire du sang que pour être piétinés par les doutes. »

Emil Cioran, De la France

 

 

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10/08/2017

Notre monde est informe et refuse la forme qui est contrainte

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« Notre agonie est d'autant plus colorée qu'elle est haletante car la couleur permet de se passer de dessein et stupéfie si bien le regard qu'aucune réflexion ne se met en marche. On ne choisit plus, on ne décide plus. On s'abandonne à l'effet. On est drogué par l'image violente contemplée, yeux ouverts, comme vision psychédélique, couleurs sur les écrans, dans la rue, sur les vêtements, couleurs carnavalesques dans ces lieux hideux et fous que sont les hyper-marchés. Matraquage des regards pour qu'ils s'agrandissent au rythme même ou ils se vident. Ils ne s'agit plus d'enchanter et de séduire mais de droguer. Et même le noir n'est plus couleur de tragédie mais (cf.les motards vêtus de cuir) de violence vide et parade creuse. Autrement dit, notre monde est informe et refuse la forme qui est contrainte, enserre le bouillonnant et nécessaire désordre dans ses traits et bride la licence , car “tout ce qui façonne pour la licence façonne pour la servitude”(Rousseau). »

Jean Cau, Contre-attaques : éloge incongrue du lourd

 

 

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08/08/2017

Les plus forts ne s'abandonnent jamais à demi

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« J'aurais pu… j'aurais dû… mots effroyables ! Et s'il les surmontait une minute, il serait maître de nouveau ; ainsi le héros vaincu dicte à ses familiers son Mémorial, refait éternellement ses calculs et ressuscite le passé, pour étouffer l'avenir qui remue encore dans son cœur. Les plus forts ne s'abandonnent jamais à demi. Un ferme bon sens, sitôt certaines bornes franchies, va jusqu'au bout de son dérlire. »

Georges Bernanos, Sous le soleil de Satan

 

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Ils sont coupés de la magie du monde

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« - Mais pourquoi les gens se suicident-ils? a demandé Cécile.
Lucien a secoué gravement la tête, l'air de méditer.
- C'est compliqué,a-t-il finalement dit en se tournant vers Cécile. Ça a rapport avec les Tupperware, c'est tout ce que je peux te dire.
Cécile a ouvert la bouche.
- Globalement, c'est parce qu'ils sont coupés de la magie du monde. Tu piges ?
- Non, a répondu Cécile.
- Ils se font chier.
-Moi aussi, je me fais chier, a dit Cécile.
- Ouais, ben fais gaffe alors. Commence par consommer moins et parle aux arbres. »

Olivier Maulin, En attendant le roi du monde

 

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Il était seul

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« A quoi bon les rejoindre? Qui l'attendait ? Il était seul. Simplement, la présence des autres, leurs questions et leurs cris lui dissimulaient parfois sa solitude, formaient entre elle et lui comme un écran dont il éprouvait à cet instant la transparence et l'irréalité. »

Jean-René Huguenin, La côte sauvage

 

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07/08/2017

La vie est un photomaton

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« Pas un seul visiteur du matin ne regarde la ville autrement qu'à travers son appareil. La vie est un Photomaton. La mémoire des hommes serait-elle devenue à ce point défaillante qu'il faille archiver chaque instant ? Ainsi des voyages modernes : on traverse le monde pour prendre une photo. Il n'y aura plus de récits de voyage, seulement des cartes postales. (…)
Qu'a fait de mal le monde pour qu'on tire des écrans sur lui ? Seuls les enfants, les vieillards et les oiseaux regardent la vue de leurs pleins yeux. Ce sont les derniers êtres à qui il restera des souvenirs. »

Sylvain Tesson, Une très légère oscillation

 

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02/07/2017

Le bonheur

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« — Si vous trouviez le bonheur, n’éprouverez vous pas le besoin de partager la recette ? 
— Non.
— Moi, si — je ne croirais pas que je suis heureux si je ne voyais pas d’autres hommes vivre de la même manière que moi. Je fais ainsi la preuve de mon bonheur.

  
Tels étaient les discours d’un Belge qui, sans provocation de ma part, s’est attaché à moi pendant quatre heures pour me raconter qu’il était très riche, qu’il avait beaucoup de curiosités, qu’il était marié, qu’il avait voyagé, qu’il avait eu souvent le mal de mer, qu’il avait fui Paris à cause du choléra, qu’il possédait à Paris une fabrique dont tous les contremaîtres étaient décorés , — et tout cela parce que, espérant me débarrasser de lui, je lui avais dit qu’il n’y avait pour moi de bonheur que dans la solitude. »

Charles Baudelaire, La Belgique déshabillée

 

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01/07/2017

Les Vertus...

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« Les vertus que vous cultiverez par-dessus tout sont le courage, le civisme, la fierté, la droiture, le mépris, le désintéressement, la politesse, la reconnaissance, et, d’une façon générale, tout ce qu’on entend par le mot de générosité. »

Henry de Montherlant, Lettre d’un père à son fils

 

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19/06/2017

La patience

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« Dans l’homme d’aujourd’hui, une vertu est morte, la patience. La patience : ce calme pressentiment qui s’éveille tandis que nous prenons fidèlement en garde ce que nous devons vouloir qu’il soit. C’est le souci se détournant de toute préoccupation bruyante pour faire retour vers le tout du Dasein. La patience, c’est la modalité véritablement humaine de la supériorité sur les choses. La vraie patience est l’une des vertus fondamentales du philosopher, celle qui comprend que nous devons constamment dresser le bûcher avec du bois approprié et choisi, jusqu’à ce qu’il prenne feu enfin. »

Martin Heidegger, La Phénoménologie de l’esprit de Hegel

 

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18/06/2017

La création humaine, hideuse et fulgurante

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« On peut envisager le jour où la silencieuse création naturelle sera tout entière remplacée par la création humaine, hideuse et fulgurante, retentissante des clameurs révolutionnaires et guerrières, bruissante d'usines et de trains, définitive enfin et triomphante dans la course de l'histoire - ayant achevé sa tâche sur cette terre qui était peut-être de démontrer que tout ce qu'elle pouvait faire de grandiose et d'ahurissant pendant des milliers d'années ne valait pas le parfum fugitif de la rose sauvage, la vallée d'oliviers, le chien favori. »

Albert Camus, Carnets II

 

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16/06/2017

Dans nos projectiles en acier inoxydable...

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« Nous avons encore beaucoup à faire. Levez la tête ! Regardez les étoiles ! Les avez-vous jamais vues aussi brillantes ? C’est vers elles que l’homme se dirige, loin dans les espaces infinis. Bien après que cette planète sera devenue un désert sans vie balayé par le vent, nous serons là-haut dans nos projectiles en acier inoxydable. Nous y serons par millions et pour des siècles et des siècles, à la recherche de la vie pour la détruire. »

Moritz Thomsen, Le plaisir le plus triste

 

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