16/01/2026
Une soupe immonde
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15/01/2026
Avant toi, hors de toi, je n’adhérais à rien...
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« Tu es entrée, par hasard, dans une vie dont je n’étais pas fier, et de ce jour-là quelque chose a commencé de changer. J’ai mieux respiré, j’ai détesté moins de choses, j’ai admiré librement ce qui méritait de l’être. Avant toi, hors de toi, je n’adhérais à rien. Cette force, dont tu te moquais quelquefois, n’a jamais été qu’une force solitaire, une force de refus. Avec toi, j’ai accepté plus de choses. J’ai appris à vivre. C’est pour cela sans doute qu’il s’est toujours mêlé à mon amour une gratitude immense. »
Albert Camus à Maria Casarès, Correspondance (1944-1959)
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14/01/2026
La tristesse et le manque...
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« Un trop grand amour est-il susceptible de saccager votre existence si vous ne pouvez le vivre pleinement, l'amour serait-il une explosion atomique au fond du coeur, un éclair qui illumine l'univers quelques instants, bientôt remplacé par la radioactivité qu'engendrent la tristesse et le manque qui se diffusent dans vos artères et vous paralysent ? »
Jón Kalman Stefánsson, Ton absence n'est que ténèbres
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Le Prix...
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13/01/2026
Certaines amours...
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« Certaines amours m'avaient laissé penser qu'effectivement je ne m'en remettrai jamais »
Le garde du coeur, Françoise Sagan
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Cette vue imprévue du bonheur
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« La vue de tout ce qui est extrêmement beau, dans la nature et dans les arts, rappelle le souvenir de ce qu'on aime, avec la rapidité de l'éclair. C'est que, par le mécanisme de la branche d'arbre garnie de diamants dans la mine de Salzbourg, tout ce qui est beau et sublime au monde fait partie de la beauté de ce qu'on aime, et cette vue imprévue du bonheur à l'instant remplit les yeux de larmes. C'est ainsi que l'amour du beau et l'amour se donnent mutuellement la vie. »
Stendhal, De l'amour
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12/01/2026
Je te remercie d'exister...
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Je pense à toi...
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Les féministes le détestent...
=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=
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« Voici sans doute un des romans les plus importants de la littérature contemporaine. » (Stefan Zweig », Basler Nachtrichten, juillet 1937)
« Montherlant va plus près du nerf d'une question - ici celle des femmes - qu'on ne le supporte, même en France. Mais son dynamisme, sa clarté, son style magnétique sont inoubliables. Par-dessus tout, il fait naître une sorte de stupéfaction intellectuelle. » (Elizabeth Bowen, New Stateman an Nation, Londres, novembre 1937)
« Ces romans doivent être placés, sans doute, parmi les plus remarquables de la production romanesque française contemporaine. M. de Montherlant est un analyste troublant des choses sexuelles et il met à nu les plus profonds secrets du cœur humain avec une stupéfiante habileté de chirurgien. Mais il est aussi bien plus que cela, ce qui rend son talent - vraiment celui d'un maître - très difficile à définir ; il est aussi pitoyable qu'il est détaché. Il mêle une chaude sympathie à sa froide lucidité, et la pitié à la puissance. » (Western Mail, Londres, janvier 1938)
« Je lus pour la première fois le roman que j'allais le plus relire - plus de cent fois -, la série Les Jeunes filles de Montherlant. Cette lecture jubilatoire me confirma dans l'idée qu'il fallait tout devenir sauf une femme. [...] Le terrible, dans les portraits de femmes de Montherlant, c’est qu’elles existent. On a beaucoup dit que Montherlant était un auteur anti-féministe. Il y a quelque chose de très salubre dans cette misogynie. Toute femme devrait avoir lu ces livres justement pour se dire : “Attention, tu pourrais te changer en cet être geignard.” » (Amélie Nothomb, Le Monde, octobre 2004)
15:49 Publié dans Lectures, Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Deux êtres qui s'inventent...
14:50 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le mur...
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Coeur émerveillé
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Accepter...
07:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |
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11/01/2026
N'en sortir jamais...
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« Plus je la connaissais, plus je découvrais en elle de nouvelles qualités aimables. Son esprit, son cœur, sa douceur et sa beauté formaient une chaîne si forte et si charmante, que j’aurais mis tout mon bonheur à n’en sortir jamais. Terrible changement ! Ce qui fait mon désespoir a pu faire ma félicité. Je me trouve le plus malheureux de tous les hommes par cette même constance dont je devais attendre le plus doux de tous les sorts et les plus parfaites récompenses de l’amour. »
L’Abbé Antoine François Prévost, Manon Lescaut
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Une gratitude immense...
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Il n'est pas d'heure plus opportune...
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10/01/2026
Tous les mots de ton consentement...
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« Alors je t'ai connue, et tous les mots de ton consentement sont descendus dans mon âme comme des roses dans la nuit, et ma nuit n'est plus qu'une seule grande rose. »
Henry de Montherlant, Malatesta
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Un cliché éculé...
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« Où que vous cherchiez dans l'histoire de l'humanité - vous trouverez toujours ce même leitmotiv d'amour, de nostalgie et de désir. Ce refrain monotone, constamment rabâché, et en fin de compte tellement galvaudé qu'il n'est plus depuis longtemps qu'un cliché éculé. »
Jón Kalman Stefánsson, Ton absence n'est que ténèbres
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09/01/2026
Le mensonge...
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08/01/2026
Le ciel et la marguerite...
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07/01/2026
Je la voyais partout...
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04/01/2026
Tuituit !
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03/01/2026
Un mariage se danse...
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02/01/2026
Le drapeau vert de la peur
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« Peur de déplaire, peur de se faire des ennemis, peur de ne pas penser comme tout le monde, peur de peindre la réalité, peur de dire la vérité. Mais, en fait, ce sont tous les Français qui, depuis le collège et dès le collège, ont été élevés sous le drapeau vert de la peur. Résultat : le mot d’ordre national "Pas d’histoires !" ; la maladie nationale : l’inhibition. Depuis près d’un siècle, depuis vingt ans plus encore, on injecte à notre peuple une morale où ce qui est résistant est appelé « tendu », où ce qui est fier est appelé "hautain", où l’indignation est appelée "mauvais caractère", où le juste dégoût est appelé "agressivité", où la clairvoyance est appelée "méchanceté", où l’expression de "ce qui est" est appelé "inconvenance", où tout homme qui se tient à des principes et dit non, est décrété "impossible", où tout homme qui sort du conformisme est "marqué" (comme on dit dans le langage du sport) ; où la morale se réduit presque uniquement à être "bon", que dis-je, à être "gentil", à être aimable, à être facile ; où la critique se réduit à chercher si on est moral, et moral de cette morale-là. Avec cela le christianisme ou ses séquelles, l’humanitarisme, le pacifisme, l’irréalisme, la place donnée aux "affaires de cœur", un énervement systématique et sans cesse plus accentué de la justice, et vous aurez la morale, je veux dire la glaire horrible déglutie par l’école, par le journal, par la radio, par le ciné, par la tribune et par la chaire et dans laquelle baigne et marine notre malheureux peuple depuis nombre de générations. Étonnez vous, après cela, qu’il flanche, pour le petit et pour le grand ! »
Henry de Montherlant, L’Équinoxe de septembre
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01/01/2026
Les gens n’ont rien à se dire
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« Autant pas se faire d’illusions, les gens n’ont rien à se dire, ils ne se parlent que de leurs peines à eux chacun, c’est entendu. Chacun pour soi, la terre pour tous. Ils essayent de s’en débarrasser de leur peine, sur l’autre, au moment de l’amour, mais alors ça ne marche pas et ils ont beau faire, ils la gardent tout entière leur peine, et ils recommencent, ils essayent encore une fois de la placer. "Vous êtes jolie, Mademoiselle", qu’ils disent. Et la vie les reprend, jusqu’à la prochaine où on essayera encore le même petit truc.
"Vous êtes bien jolie, Mademoiselle !..."
Et puis à se vanter entre-temps qu’on y est arrivé à s’en débarrasser de sa peine, mais tout le monde sait bien n’est-ce pas que c’est pas vrai du tout et qu’on l’a bel et bien gardée entièrement pour soi. Comme on devient de plus en plus laid et répugnant à ce jeu-là en vieillissant, on ne peut même plus la dissimuler sa peine, sa faillite, on finit par en avoir plein la figure de cette sale grimace qui met des vingt ans, des trente ans et davantage à vous remonter enfin du ventre sur la face. C’est à cela que ça sert, à ça seulement, un homme, une grimace, qu’il met toute une vie à se confectionner, et encore qu’il arrive même pas toujours à la terminer tellement qu’elle est lourde et compliquée la grimace qu’il faudrait faire pour exprimer toute sa vraie âme sans rien en perdre. »
Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit
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