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09/09/2010

Elvis PRESLEY : "Merry Christmas baby" (1971)

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

 

Ici, on avait Tino Rossi et ses petits souliers, alors que la bas, c'était Elvis et son gros sucre d'orge.
Chez nous, le père Noël est une ordure, mais à Memphis, il est noir et il chante le blues. C'est toujours ça de pris, et ça aide à faire passer la buche surgelée, le saumon trafiqué, les cadeaux convenues et les familles repues.
De quoi survivre jusqu'au nouvel an...et rendre grâce à Dieu.

 

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Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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08/09/2010

Billie HOLIDAY : "I'm a fool to want you" (1958)

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Tout ce qu'il faut savoir sur Billie est contenu dans la fêlure de sa voix.
Jeune, c'est un je ne sais quoi de fragile caché derrière l'apparente facilité à swinguer, qui trahit les violences dont elle fut victime pendant l'enfance.
Plus tard, vers la fin, c'est le gin, l'héroïne, et tout le mal que les hommes lui auront fait. Ses amants qui la rendaient folle, les patrons de cabarets la faisant rentrer par la porte de service (ségrégation oblige), et jusqu'à certains spectateurs mécréants pratiquant l'insulte raciste.
Ce à quoi elle répondit un jour en se retournant pour leur montrer son cul. Tout simplement. On n'impose rien à miss Holiday qu'elle ne désire d'abord, même les paroles de ses chansons, qu'elles oublient volontiers, ou modifient au gré de ses humeurs.
A la fin de la deuxième prise de ce crépusculaire "I'm a fool to want you", elle part en roue libre, psalmodiant quelques phrases, comme voulant se convaincre qu'elle est la plus forte : " Time and time again, Yes I'll leave you, Time and Time again, I'll run away...".
Mais juste après, dans la troisième prise, elle modifie radicalement le troisième couplet qui devient alors une supplique : " Take me back, I Love you, Pity me, I need you".
Le tout et son contraire, comme l'illustre si bien le titre d'une autre chanson du même album, la bien nommée "Glad to be unhappy".
Une femme libre: la fierté, le charme, l'arrogance, mais aussi la connaissance intime de la douleur, des amours déçus qui la laisseront inconsolable. Et surtout une lucidité épuisante, pourtant noyée dans un brouillard cotonneux d'alcools et de drogues qui vont lui façonner ce chant d'outre-tombe.
Juste de quoi murmurer encore quelques mélodies, du bout des lèvres, et du fond du ventre...
Et puis aussi ces derniers mots chuchotés à l'oreille de Sagan venue la voir un soir d'Octobre 1958 à l'Olympia: "...Darling you know, I am going to die very soon in New York between two cops".

Moins d'un an après, elle sera morte.

 

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Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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07/09/2010

FIXED UP : "Who is innocent" (1987)

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"I see a red door and I want it painted black".
Elle l'a écrit sur la porte de ses toilettes. Rouge, la porte, bien sur...
Elle arrête pas de fredonner cette phrase dans sa tête, comme un mantra, une formule magique.
Conjurer le sort, traverser le miroir... aller vers la vraie vie.
Ce soir est ce soir: un concert de plus, pour repousser le sommeil et la nuit.
Ce soir, au Havre, il y a ce trio magique qui revient tout juste d'Australie où il a enregistré son second album.
Aux antipodes, le rock est encore plus fort, mais ces trois là connaissent les règles du jeu. Pas de quartier.
Pas de prisonniers, et on tuera tous les affreux...
Ce soir encore, le monde va s'inverser, le rêve devenir réalité, on va marcher sur la tête et danser sur le bar.
Alors elle claque la porte et s'enfonce dans la rue, princesse solitaire...
"No colors anymore I want them to turn black"

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(Dédié à Giuglietta, et son livre "Sextet")

Un entretien par ici...

 

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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06/09/2010

FREDDY LYNXX & THE REV' : "Here today, gone tomorrow (Tribute Ramones)" (2005)

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Dee Dee, sweet little cat, too much too soon....

 

"J'voudrais avoir les mains d'la mort

Et puis les yeux et puis le cœur

Et m'en venir coucher chez toi

Ça chang'rait rien à mon décor

On couch' toujours avec des morts

On couch' toujours avec des morts

On couch' toujours avec des morts"

Léo Ferré

 

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Photo : Secret Agent

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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05/09/2010

OASIS : "She's electric" (1995)

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Ou l'on découvre avec stupeur qu'avant d'être une PME (mal)menée par deux crétins congénitaux, Oasis fut un groupe talentueux capable de finesse, doté d'un chanteur à la fausse nonchalence séduisante et d'un compositeur inspiré sachant recycler avec bonheur 30 années de british beat pour incarner l'esprit des années 90 : un pied dans la tradition et l'autre dans le modernisme, une Anello & Davide d'un côté, une Converse de l'autre.
Parce que avant de pouvoir remplir des stades, il faut savoir vider des verres dans un pub, boire de la Guiness en révant de champagne, penser aux filles qu'on a plutôt qu'à celles qu'on aura, et s'exercer à devenir un bon voleur en apprenant à connaitre ce qui vaut la peine d'être dérobé.
Ici, une mélodie empruntée aux Kinks, des licks de guitare aux Stones, et un final qui pille carrément les Beatles, mais tout ça avec grâce.
La retenue qu'il faut pour justifier l'arrogance.
Le style anglais, quoi.

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Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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04/09/2010

THE MASH : "Suicide is painless" (1970)

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"Il faut mettre un point d’arrêt à cette mode de la désobéissance..."
Maurice Papon, secrétaire général de la préfecture de Gironde, 1943

"Il faut mettre un point d’arrêt à cette mode de ne pas répondre aux questions..."
Klaus Barbie, chef de la Gestapo de la région Lyonnaise, 1943

"Il faut mettre un point d’arrêt à cette mode de la résistance."
René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, 1942

"Il faut mettre un point d’arrêt à cette mode de vouloir s’évader..."
Theodor Eicke, chef du camp de concentration de Dachau, 1940

"Il faut mettre un point d’arrêt à cette mode de mourir de faim..."
Hans Frank, gouverneur général des provinces polonaises, 1941

'Il faut mettre un point d'arrêt à cette mode du suicide..."
Didier Lombard, PDG de France Telecom, Septembre 2009

 

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Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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03/09/2010

HARVEY SCALES & THE 7 SOUNDS : "Love-Itis" (1967)

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J’étais complètement abattu, la fièvre montait et les courbatures me pliaient en deux.

-C’est la grippe A, hein, docteur ? Dites le moi que je suis foutu !

-La grippe A ! Mais c’est juste un coup des labos pharmaceutiques pour écouler le stock monstrueusement inutile de Tamiflu qui sera périmé l'année prochaine ! Laissez tomber ces conneries…

-Alors quoi ?

-Non, vous avez un truc plus rare, un de ces machins en « ite », mais c’est pas une bronchite, ni de l’arthrite, pas d’hépatite et encore moins de méningite…attendez je cherche…ce serait plutôt du côté du cœur…

-Ah, ça y est l'infarctus alors…

-Attendez, attendez, les anglais utilisent le suffixe "itis" pour ce type d’inflammation. lls parlent d’Arthtitis, d’Hepatitis, et vu vos symptomes, je parierais pour le Love-itis : vous êtes probablement tombé sous le charme d’une femme,et vous ne pourrez vous en sortir qu’en l’oubliant ou en la possédant.

-Ah bon et comment faire ?

-Eh bien, matin midi et soir, vous chanterez 3 fois cette formule magique en sautant sur place :

« Love-itis, got a hold on me
Love-itis, got control on me
Love itis, my fever gets higher
Love-itis, you’re my desire »

Normalement, les sueurs devraient évacuer le mal. Mais surtout, il faut beaucoup boire.

-Une bouteille d’eau minérale par jour ? -Surtout pas d’eau, malheureux ! Pour vous aider, vous accompagnerez vos danses de libations à base de vin de messe. Allez en paix, mon fils.
Vous avez votre carte vitale?

 

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Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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02/09/2010

MINK DEVILLE : “ Venus of avenue D ” - 1977

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Le voilà qui arpente les rues de la grande ville,
martelant le bitume à coups de talons, comme autant de claquements de doigts,
ceux là mêmes qui ponctuent les chansons qu'il égrène de sa voix de chat blessé.
Willy : des chaussures italienne, une coupe Pompadour, du coeur plutôt que de la technique,
la connaissance de la rue et ses codes, et puis surtout, du goût, beaucoup de goût.
Il a 24 ans et vient de rencontrer un de ses héros, le vieux Jack Nitzsche, l'homme derrière Phil Spector,
celui qui sait si bien doser les castagnettes, tambourins et autres cordes cristallines.
Mais pour les violons, on attendra le second album.
Celui ci doit être brutal et cru. C'est le mot d'ordre de cette année 77, parait-il.
En tout cas, c'est ce que la maison de disques lui dit.
Il s'en fout un peu, Willy, l'important, c'est cet album qui va enfin sortir.

Naan, le seul truc qui ne passe pas c'est ce sticker "punk" qu'ils ont collé sur la pochette.
De là où il vient, Willy, le mot punk est une insulte, un genre de branleur, de bon a rien.
Néanmoins, il a en commun une chose avec ces gens qui constituent d'ailleurs l'essentiel des groupes et du public du CBGB's, l'endroit qu'il a investit à New-York depuis presque 3 ans : la même haine de l'esthétique hippie décadente (...“electric this and strawberry that"..., dit-il). Mais pas les épingles à nourrice ou la musique blanche, tellement blanche.
Ni le misérabilisme ambiant ou l'esthétique du clochard urbain.
Pourtant, plus tard, il y aura l'aiguille et la poudre...
...mais là, Willy Deville, 24 ans, la vie et la gloire devant lui,
a rendez-vous au coin de la rue avec sa Venus,
la reine de l'Avenue D.

 

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In memorian, Willy DeVille: 1953 - 2009


Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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01/09/2010

MATCHING MOLE: “ O Caroline ” (Robert Wyatt)- 1972

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Quand j'aurais bu toutes les liqueurs et les vins les plus fins,
fumé tout l'opium de la terre à m'en rouler par terre,
il me faudra encore autre chose.
Je commanderais alors des plats exotiques aux saveurs étranges,
et m'en gaverais jusqu'à n'en plus pouvoir.
Rassasié de graisse et de sucre, j'irais ensuite dans quelque bordel interlope
choisir des femmes aux formes voluptueuses afin de me vautrer sur leurs peaux huilées.
Alors, seulement,
le corps rempli et le coeur sec,
je penserais à toi mon amour.

 

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Illustration : Jean-Jacques "El Rotringo"Tachdjian

 

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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31/08/2010

ALICE COOPER : “ School's out ” - 1972

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Se reposer pour mieux travailler.
Mieux travailler pour gagner plus.
Gagner plus pour partir en vacances.
Partir en vacances pour se reposer...

Stop ! School's out for ever !

Et surtout...

 

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Alice Cooper : School's Out.mp3

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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28/06/2010

THE UNDERTONES: “ Here comes the summer ” - Juillet 1979

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« Voilà l’été, voilà l’été », s’exclament les petits gars de Derry (Irlande du Nord).
Avec leurs mollets de poulets et leur teint d’olives, on imagine bien leur impatience à goûter d’un peu de soleil. Mais ce dont ils rêvent par dessus tout, ce sont de jolies filles étalées sur la plage qui prennent du bon temps, leurs longues jambes bronzées recouvertes de sable.
Et c’est vrai que sur les côtes de l’Atlantique Nord, ça ne doit pas être si fréquent...

...alors bon été à tous, les "Chansons du jour" partent en vacances.
Here comes the summer ! Have fun !

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Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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27/06/2010

The REAL KIDS: “ All Kindsa Girls ” - (1976, Live version)

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« Toutes les femmes sont belles », chante le redoutable Frank Michael, avec un certain aplomb. Ce qui semble plutôt lui réussir, au regard de la jauge des stades qu’il remplit allègrement de fans fanées et néanmoins hystériques.

Pas comme ces frimeurs flamboyants de Real Kids, emmenés par le riant John Felice qui hurle entre deux pintes de bière que ce qu’il lui faut, c’est toutes les filles, n’importe quelle sorte de filles. On voit ou ça mène : faire le CBGB’s ad vitam æternam, devenir l’objet d’un mini-culte en Europe, prendre 20 kilos en 30 ans, et se produire de reformations douteuses en commémorations poussives pour payer sa came, n'importe quelle sorte de came.

Alors que l'insubmersible Frank, lui, reste svelte et bronzé et reçoit beaucoup d’amour et d’argent. Celui des retraités, principalement. Qui de plus, lui mâchent la moitié du boulot en reprenant tous les refrains en chœur.

Pendant ce temps, John Felice se demande ce qu’il a fait au bon dieu pour mériter de devoir encore et encore rejouer ce même morceau sur des scènes pourries devant des types de son âge à moitié bourrés: alors il se rappelle peut-être de ces concerts dans la France post-giscardienne, il y a bien longtemps, où les filles se pressaient au premier rang, et n’auraient pas hésité une seconde à laisser leurs mecs en plan pour finir la nuit avec lui.
Et rien que pour ça, il doit se dire que ça en valait la peine…

 

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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26/06/2010

KIM FOWLEY": "The Trip" - 1965

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J’étais à l’autre bout du monde quand tu m’as appelé.
Le soleil ruisselait et pour un peu j’en aurais pleuré, juste une larme, pour passer du Paradis à l’Enfer. J’avais des doutes sur tout et rien ne m’autorisait à penser qu’une fois mort je n’essaierais pas encore de m’enfuir. Le Paysage défilait devant mes yeux et mes pieds s’activaient tout seuls, comme deux petites pieuvres animés. Je me voyais parler et n’entendait rien d'autre que ma respiration. Autour de moi, des hommes tombaient en produisant un bruit mou, et ma montre pendait doucement le long de mon bras.
J’ai frappé à une porte et on m’a répondu quelque chose dans une langue inconnue. J’ai pensé qu’il était bien tard, mais alors un type de la météo m’a dit de ne pas m’en faire, et de ne surtout jamais suivre les consignes.
Alors j’ai balancé la clé et je me suis réveillé.

 

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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25/06/2010

JERRY LEE LEWIS : « Money » (Live at the Star Club, Hamburg, 5 Avril 1964)

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Mince, Jerry Lee tape sur son piano, c’est peut-être un détail pour vous, mais...

« Jerry ! Jerry ! Jerry ! », beugle une cohorte houblonisée de teutons en goguette... Pourtant, on se dit que le sudiste hystérique à déjà son avenir derrière lui, en 1964. Depuis ses hits magiques de chez Sun, il y a eu son mariage scandaleux avec sa cousine de 13 ans, la relégation au circuit des bars et honky tonks, la concurrence déloyale du gros Elvis qui, lui, a mis beaucoup d’eau dans son vin (et des pilules dans ses tisanes), et puis, cerise sur le gâteau, la nouvelle vague anglaise, le british beat, qui déferle sur le monde, Beatles en tête. C’est précisément sur les lieux mythiques de la genèse beatlesienne, au Star Club de Hambourg, que Jerry Lee décide d’enregistrer un album live, histoire de remettre les compteurs à zéro. Et de laver l’affront, aussi.
Parce que ces jeunes rosbeefs prétendent faire du rock’n’roll !
Oh, sans oublier certes, de rendre hommage à leurs aînés, à travers des reprises bien senties de classiques américains.
OK, se dit Jerry. Je vais les jouer ces standards de chez moi, mais à 200 à l’heure, en hurlant au dessus du boucan de la salle, et en martelant mon piano de manière à ce qu’il couvre le reste du groupe (les Nashville Teens en l'occurence, fraîchement débauchés d'Angleterre justement, et qui allaient ensuite connaître leur quart d’heure de gloire avec la reprise de « Tobacco road ». Mais là, ils peinent un peu à suivre le tempo d’enfer insufflé par leur leader, qui carbure certainement au mélange bourbon-amphétamines…)
Et tout y passe: "Mean woman blues", "Hound dog", "What'd I say", son propre "High School confidential" ou il entraîne littéralement le batteur, et puis un "Good golly miss Molly" d'anthologie qui renvoie les Sonics dans leurs couches.

Et puis, et puis, voilà "Money", le premier hit de Barrett Strong pour la Motown, dans une version qui va laisser celle de Lennon, pourtant bien vicieuse, au placard.
Quand le Liverpoolien hurlait "I want Money!", il donnait l’impression d’avoir plus besoin d'amour que de cash, terminant d'ailleurs la chanson sur des "I wanna be free!" désespérés.

Jerry lui, c’est autre chose :
ce qu’il veut, c’est la puissance et la gloire, l’argent et le sexe.
Et s’il éructe « Your lovin’ don’t pay my bills ! », c’est vraiment qu’il s’en contrefout, de l’amour du public.
Il veut juste le bouffer. Parce que Jerry, c’est le Killer.

 

 

A lire : « Hellfire », la biographie ultime du killer par Nick Tosches aux éditions Allia.

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

 

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24/06/2010

Nils Lofgren : Keith don't go (Ode To The Glimmer Twin) (1975)

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On imagine mal ce que les Stones, dans un passé pas si lointain, ont pu représenter.
Autre chose qu’une simple ligne dans le Guinness book des records (« le plus grand groupe de rock du monde »).
Autre chose encore que des records d’entrée ou de longévité.
Autre chose enfin, qu’une valeur marchande.
Il sufit de revoir ce journaliste demander à Keith Richards s’il connaît le top ten des personnes célèbres susceptibles de mourir dans l’année (on doit être en 1972), l’informer ensuite qu’il est en haut de cette liste, pour finalement goûter la réaction tranchante de l’intéressé : « I’ll let you know » (Je vous tiens au courant !).

Du coup, le cri du coeur du petit Nils (1 métre 58 avec des talonnettes ) se comprend mieux : en 1975, Keith est encore le rebelle idéal, se mettant constamment en danger, risquant le peu de peau intacte qui lui reste sur les os. Mais c’est surtout le le créateur du riff absolu, celui de « Satisfaction ». Le rock’n’roll incarné sur terre, en quelque sorte. Une icône sacrée pour qui on va bruler des cierges.
A peine deux ans plus tard, ce seront à ces idoles elles mêmes que les punks mettront salutairement le feu, après leur avoir copieusement craché dessus.
Il n’empêche : pour le meilleur ou pour le pire, Kiff the Riff est toujours en vie, et Nils Lofgren chante encore régulièrement « Keith Don’t Go », mais en version acoustique…

 

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

 

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Nils Lofgren est également toujours guitariste au sein du E. Street Band accompagnant le Boss !

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