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15/05/2020

Récits d'un pèlerin russe

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Récits d'un pèlerin Russe

 


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Pour un monde plus juste... un monde plus doux... un monde plus mieux...

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Ein Volk, ein Reich, ein Führer !

Un Prolétariat, Une Internationale, Un Parti !

 

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14/05/2020

Une vie, une œuvre : Georges Bernanos (1888-1948), le dernier témoin de la pitié sacrée [1987]

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Du calibre 12 dans le débat démocratique...

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« Laetitia Avia se retrouve prise au piège de ses propres leçons de morale »

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La députée Laetitia Avia (LREM)

 

FIGAROVOX/TRIBUNE - La députée LREM, auteur d’une proposition de loi pour lutter contre les «contenus haineux sur Internet», est accusée par plusieurs de ses collaborateurs d’avoir elle-même tenu des propos licencieux. Pour l’essayiste Anne-Sophie Chazaud, cela rend d’autant plus incohérente sa démarche liberticide.

Par Anne-Sophie Chazaud

Anne-Sophie Chazaud est chercheuse au Collège doctoral de Philosophie (UCLY) et auteur de Liberté d’inexpression, des formes contemporaines de la censure, (l’Artilleur, parution reportée à septembre 2020).

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Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour qu’après le début d’un très timide déconfinement, les Français soient de nouveau confrontés, sans perdre une minute, à l’étrange et impérieuse passion liberticide de la majorité. On comprend bien, alors que le pays est dans l’œil d’un cyclone économique, social, anthropologique et psychologique sans précédent depuis des décennies, qu’il soit absolument urgent de revenir en hâte devant la représentation nationale afin de promouvoir une loi visant à confiner l’expression libre des opinions.

Se drapant, comme toute la ribambelle des lois du même acabit qui l’ont précédée, dans la défense affichée des bons sentiments dont on sait que l’enfer est pavé, et de la lutte contre les contenus supposés « haineux » sur les réseaux sociaux, Laetitia Avia, porteuse de ce nouveau dispositif, s’est livrée du haut de la tribune de l’Assemblée nationale à une harangue inquiétante, et on se demande si elle n’avait pas en réalité pour but de mettre en abyme ce qu’elle prétend combattre. Elle fustigeait ainsi les « trolls, hackers, têtes d’œuf [quid de la têted’oeufophobie ?] anonymes, qui vous croyez cachés derrière vos écrans, qui êtes petits [discrimination envers les personnes de petite taille? voilà qui aggrave le dossier…] et lâches, sachez que nous nous battrons pour vous mettre face à vos responsabilités (…), c’est la fin de l’impunité ». On jurerait Poutine au bord d’aller « buter les tchétchènes jusque dans les chiottes », selon sa déclaration musclée restée célèbre... 

Là où la loi se présentant comme anti « fake news » transférait au juge des référés (et donc de l’urgence) le magistère de la Vérité dans un bel effort digne de quelque dystopie orwellienne, la loi Avia va encore plus loin puisqu’elle ne se donne même plus la peine de passer par la case «justice» et transfère directement l’appréciation des contenus à bannir aux entreprises privées, et qui plus est étrangères, ayant le monopole d’internet, sous peine pour ces dernières de se voir appliquer de lourdes sanctions financières.

Les contenus à bannir seront laissés à la libre appréciation de la morale dominante,selon des contours aléatoires et volontiers subjectifs, étant entendu qu’une porosité idéologique relie le pouvoir moralisateur et bien-pensant prompt à promouvoir ces dispositifs et les entreprises puritaines au discours multiculturaliste et politiquement correct qui auront la charge d’en exécuter les basses oeuvres. La solution de continuité est parfaite entre ces différentes gouvernances, publiques et privées, nationales et étrangères, à peine séparées par la feuille de papier à cigarette de quelques menus tracas fiscaux.

On se souvient que dans l’exposé des motifs de cette loi, Laetitia Avia avait tenté d’introduire la criminalisation du concept d’ « islamophobie », lequel cherche à empêcher de facto la critique d’une religion sous couvert de lutte antiraciste, alors même que ce droit de critiquer toute religion, celle-ci comme une autre, fait partie des libertés fondamentales de notre démocratie, tout comme le droit au blasphème. Devant la bronca suscitée, le terme d’islamophobie avait été retiré sur la pointe des pieds, mais on comprend bien l’esprit qui anime ce projet de loi: il s’agit de bannir tous les contenus politiquement incorrects ou critiques à l’égard de la vulgate du « vivre-ensemble », afin notamment de restreindre l’expression de toute pensée critique portant sur les questions migratoires ou relatives aux problèmes soulevés par l’islam politique dans ses formes offensives. Sachant que les usagers dont les contenus auront été censurés fissa n’auront que peu de chances ensuite de voir leur préjudice réparé. Cette même semaine du reste, Facebook installait dans son nouveau conseil de surveillance (en réalité un conseil de l’Inquisition, valant également pour Instagram) la Yéménite Tawakkol Karman, sympathisante frérosalafiste, et dont on peut voir qu’elle arbore de manière fort engageante sur certaines photos la Main de Tamkine, signe de ralliement aux Frères musulmans, devant la Tour Eiffel et l’Arc de Triomphe. Ou encore, à ses côtés, Afia Asantewaa Asare-Kyei, membre de l’Open Society Foundation du milliardaire sans-frontiériste Georges Soros. On ne doute pas que la lutte contre l’islam politique et l’islam radical en sortira renforcée! Nul doute également que les «standards de la communauté» rejoindront avec enthousiasme les standards moralisateurs du communautarisme dont l’actuelle majorité est friande.

Comme souvent avec les donneurs de leçons, le sort leur joue néanmoins quelques tours amusants sur le thème indémodable de l’arroseur arrosé puisque, selon des révélations de Mediapart, Laetitia Avia se retrouve elle-même accusée par d’anciens nombreux collaborateurs d’avoir tenu des propos racistes, sexistes, homophobes et d’avoir managé lesdits collaborateurs selon des pratiques peu orthodoxes au regard du respect humain et du droit du travail. Il importe peu en l’occurrence que ces propos discriminatoires, s’ils étaient confirmés, relèvent de conversations privées puisque la majorité macronienne s’était empressée en août 2017 de promouvoir un décret visant précisément à étendre le champ des incriminations possibles…au registre privé, toute à son obsession sans limite contre la liberté d’expression, étendant indéfiniment le champ possible de son application (décret du 3 août 2017 visant à réprimer la provocation, la diffamation et les injures non publiques représentant un caractère raciste ou discriminatoire).

Ce syndrome de l’arroseur arrosé et de l’indignation morale à géométrie variable selon l’éternel dicton du « faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais », semble du reste rattraper la majorité avec une constante et belle opiniâtreté. On a déjà pu récemment apprécier les tentatives de Sibeth Ndiaye qui, assumant de «mentir pour protéger le Président» et ayant elle-même proféré un nombre important de contre-vérités au sujet (par exemple) du port des masques contre le coronavirus, n’aura pas eu la moindre vergogne à tenter, dans la foulée, de promouvoir la lutte contre les « fake news » sur les réseaux sociaux, se réjouissant notamment de l’initiative gouvernementale « Désinfox » visant à distribuer les bons et les mauvais points en matière de journalisme (initiative qui, devant l’indignation suscitée, aura par chance fait long feu).

On se souvient également du député M’Jid El Guerrab, député élu sous l’étiquette LREM de la 3ème circonscription des Français de l’étranger, qui, après avoir défoncé le crâne de son contradicteur socialiste Boris Faure (lequel en conserve de graves séquelles), a été curieusement et sans la moindre honte, promu au sein de la Commission d’enquête parlementaire souhaitée par La France Insoumise pour enquêter sur des violences groupusculaires attribuées à l’extrême droite...

On le voit, non seulement ces dispositifs liberticides et moralisateurs sont contestables sur le fond et sur la forme, mais en outre, comme on peut le constater de manière répétée, ils traduisent la constante incapacité de leurs promoteurs à se comporter selon les règles intrusives qu’ils ne cessent de vouloir imposer aux citoyens. Les ligues de vertu, on le sait depuis Molière, sont rarement bonnes conseillères et peu praticiennes de leurs propres dogmes.

De nombreux acteurs du numérique se sont opposés à ces dispositifs visant à verrouiller la liberté d’expression, tout comme certains courageux et rares parlementaires qui tranchent avec l’apathie de leurs collègues, mais on peut raisonnablement penser qu’un réveil citoyen est inéluctable face à ces dérives aussi étouffantes que cyniques.

 

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SOURCE : Le Figaro

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La loi Avia contre la HAINE sur le Web fait polémique

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13/05/2020

Accusée d’humiliations, de racisme et de sexisme par d’ex-collaborateurs, la députée LREM Laetitia Avia veut « déposer plainte »

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La députée Laetitia Avia (LREM)

 

Homophobie, entorses au droit du travail… Une enquête de Mediapart accable la députée LREM de Paris qui dénonce « un tableau mensonger » et annonce qu’elle va « déposer plainte pour diffamation ».

Elle est censée être sur le devant de la scène ce mercredi pour défendre à l'Assemblée sa proposition de loi destinée à lutter contre la haine sur Internet. Mais la députée LREM de Paris, Laetitia Avia voit s'annoncer une toute nouvelle bataille. L'élue voit en effet son image sérieusement écornée après la publication, mardi soir, d'une enquête de Mediapart, dénonçant des pratiques managériales illégales et un harcèlement moral qui viserait plusieurs ex-membres de son équipe.

Quelques heures seulement après la publication de l'enquête, Laetitia Avia a condamné sur Twitter des « accusations mensongères et incohérentes », ajoutant qu'elle allait « Déposer plainte pour diffamation ».


 

En tout, cinq anciens collaborateurs ont accepté de témoigner, décrivant des « humiliations à répétition » au travail et des propos à caractère sexiste, raciste et homophobe tenus par l'élue. Un ancien salarié d'origine asiatique serait ainsi devenu le « bouc émissaire » de la députée. L'enquête, étayée par de multiples captures d'écran de conversations privées, révèle des remarques faisant référence aux origines de son assistant : « ça sent le chinois » ou encore « Tu es un faux Chinois, tu ne maîtrises pas Mac ».

« On a voté l'amendement des PD »

La députée qui mène de front un combat en faveur des droits des personnes LGBT, verserait également dans le sexisme et l'homophobie, toujours selon Mediapart. « On a voté l'amendement des PD », aurait-elle souligné dans une conversation écrite avec son équipe. Une phrase dont elle s'est justifiée sur Twitter, expliquant qu'elle reprenait ainsi les mots de son ex-collaborateur.

 


 

De même, ses collègues feraient également l'objet de remarques et insultes sexistes, assurent plusieurs ex-assistants parlementaires. « Elle insulte souvent les députées qu'elle n'aime pas de 'pute' », révèle à Mediapart, Nicolas, l'un de ses anciens collaborateurs.

« Parfois, elle se moque du physique de certaines militantes de sa circonscription, mais aussi de membres de l'équipe quand ils ne sont pas là. L'un est trop gros, l'autre s'habille mal », souligne Benoît, un de ses ex-assistants.

« Une emprise »

Outre ses remarques, les cinq anciens assistants parlementaires dénoncent des pratiques managériales harassantes. « Avia, c'est un système qui vous broie », assure William qui a travaillé pour l'élue pendant plus d'un an. « Travailler pour elle, c'était être sollicitée de 7 heures à 1 heure du matin. Même le week-end. », abonde une autre ancienne assistante.

Certains se seraient également vus confier des missions qui n'entrent pas dans le cadre de leur travail, à savoir « gérer des rendez-vous personnels » ou encore « réserver une place pour son mari à Roland-Garros », raconte l'un de ses membres d'équipe. « Elle était capable de piquer de grosses colères ou de nous infantiliser en permanence, mais pouvait devenir tout à fait adorable ou s'excuser quand elle allait trop loin. Psychologiquement, c'est très dur à gérer et ça maintenait une emprise », explique encore William auprès du média en ligne.

Des pratiques contraires au droit du travail

Enfin, certaines pratiques employées par Laetitia Avia seraient contraires au droit du travail, souligne encore l'enquête. Une ancienne assistante, Sophie aurait ainsi été officiellement embauchée en février 2018, soit un mois après avoir commencé à travailler pour la députée… sans être rémunérée. L'élue aurait également refusé de payer certains congés payés d'une autre salariée embauchée en CDD.

Ces dysfonctionnements auraient été signalés auprès du président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand et de la cellule anti-harcèlement de la chambre, sans aucun résultat jusqu'à présent, déplore encore Mediapart. « L'institution, le règlement et l'administration de l'Assemblée ont une grosse part de responsabilité voire de complicité », juge ainsi Nicolas, un ancien salarié de l'équipe de la députée.

Déjà au cœur d'une polémique après une altercation avec un chauffeur de taxi il y a trois ans et accusée d'avoir voulu empêcher une collaboratrice de télétravailler pendant le confinement le mois dernier, cette nouvelle controverse pourrait marquer un coup d'arrêt à l'ascension fulgurante de celle qui était présentée en exemple dans l'hémicycle par Édouard Philippe en 2017, après les élections législatives.

 

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SOURCE : Le Parisien

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Zemmour sur la loi Avia contre la Haine sur internet

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Loi Avia : « Sous couvert de lutte contre les "contenus haineux", c’est la liberté d’expression qu’on assassine »

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La députée Laetitia Avia (LREM)

 

FIGAROVOX/TRIBUNE -- La proposition de loi de la députée Laetitia Avia, visant à mieux lutter contre les «propos haineux» sur Internet, sera certainement adoptée ce mercredi 13 mai à l’Assemblée nationale. Jean-Thomas Lesueur et Cyrille Dalmont, de l’Institut Thomas More, dénoncent le caractère subjectif de la définition de ces « contenus haineux ».

Par Jean-Thomas Lesueur et Cyrille Dalmont

 

Jean-Thomas Lesueur, délégué général, et Cyrille Dalmont, chercheur associé à l’Institut Thomas More.

Emmanuel Macron, son gouvernement et sa majorité ont décidément un problème avec la liberté, notamment la liberté d’expression. Ils n’en finissent plus de chercher, sans fard ni vergogne, à contrôler l’information sous toutes ses formes dans notre pays.

Le 15 janvier dernier, c’était le président de la République lui-même qui, lors de ses vœux à la presse, déclarait de manière stupéfiante: « Nous sommes confrontés à la lutte contre les fausses informations, les détournements sur les réseaux sociaux. L’éducation reste le fondement de cette lutte. Il nous faut donc pouvoir répondre à ce défi contemporain, définir collectivement le statut de tel ou tel document »… Puis il y a eu, en pleine crise du Covid-19, l’initiative gouvernementale visant à imposer une plateforme de « ré-information » ou de « validation » des informations jugées fiables publiées dans les médias ou sur les réseaux sociaux au sujet de la crise sanitaire. Baptisée « Désinfox coronavirus », la plateforme a été heureusement retirée le 5 mai suite au recours déposé en urgence par le Syndicat national des journalistes (SNJ) devant le Conseil d’État.

Aujourd’hui, c’est la proposition de loi Avia visant à « lutter contre les contenus haineux sur Internet », qui fait son grand retour à l’Assemblée nationale, en plein état d’urgence sanitaire, pour être discutée en séance publique (mais dans les conditions restrictives adoptées par la chambre dans le cadre de la crise sanitaire) ce mercredi 13 mai. Cette proposition de loi - très décriée, pour ne pas dire contestée, par de nombreuses organisations telles que la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), la Ligue des droits de l’Homme (LDH), le Conseil national du numérique et même la Commission européenne - va donc encore une fois faire l’objet d’une tentative de passage en force par le gouvernement qui avait engagé une procédure accélérée sur le texte en mai 2019.

Il est hélas plus que probable qu’il sera adopté, du simple fait de la majorité dont dispose le gouvernement et de la faible mobilisation parlementaire, notamment à droite (hors de quelques exceptions notables). Il est à craindre également qu’il sera mis en application dans un délai extrêmement court, si l’on en croit le secrétaire d’État au numérique Cédric O, qui a affirmé lors de son audition devant la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée le 5 mai dernier : « Il s’agit maintenant de faire en sorte de prendre les décrets d’application au plus vite pour que cette loi s’applique »... 

Cette célérité gouvernementale, en pleine phase de déconfinement, période délicate s’il en est et qui devrait mobiliser toute l’attention de l’exécutif, interroge et inquiète. Serait-ce qu’il anticipe le moment où des comptes lui seront demandés pour sa gestion calamiteuse de la crise sanitaire, en misant sur des outils orientant favorablement le « débat public » ? On ne sait et on n’ose le penser…

En tout état de cause, et quelles que soient les circonstances, cette proposition de loi est, dans son fondement même, particulièrement liberticide. En effet, la notion de « contenus haineux » n’est tout simplement pas recevable puisqu’elle ne peut faire l’objet d’aucune définition juridique. C’est la porte ouverte au plus pur arbitraire. Comme l’a écrit l’essayiste et avocat François Sureau, « en se fondant sur la notion de haine, qui est un sentiment, relevant du for intérieur, la loi introduit désormais la répression pénale à l’intérieur de la conscience ».

La notion de « contenu haineux » est donc, non seulement juridiquement incertaine (car non définie et indéfinissable), mais totalement dépendante de l’intention de son auteur au moment où il la diffuse ainsi que des a priori et des convictions du lecteur ou de l’autorité administrative qui en demandera la censure. La loi Avia provoque ainsi un basculement juridique vers la pénalisation de l’intention morale de l’auteur, tel que dénoncé dans le film de science-fiction Minority Report...

Car il est bien évident que la qualification d’un « contenu haineux » ne sera pas la même selon les croyances et les convictions de chacun. Par exemple, mais ce n’est qu’un exemple parfaitement conjectural: l’affirmation selon laquelle le Président de la République et le gouvernement ont menti en toute connaissance de cause quant à l’absence de masques et à leur efficience dans la lutte contre l’épidémie devra-t-elle être considérée comme un « contenu haineux » ?

Certain affirmeront que c’est un simple constat, étayé par des faits mis en lumière par plusieurs enquêtes journalistiques. D’autres défendront l’action du gouvernement avec des arguments et des contrefaits. D’autres encore se contenteront d’y voir une « incitation à la haine ». Si ces derniers l’emportent, la liberté d’expression quittera définitivement le registre des libertés fondamentales dans notre pays.

 

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SOURCE : Le Figaro

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La légende de la croyance médiévale en la Terre plate

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Par GREGOIRE QUEVREUX

 

La Terre est-elle plate ? Probablement pas… Soit, mais on l’a bien cru durant tout le Moyen Âge, période bien connue pour son ignorance et son obscurantisme. Il était même obligatoire d’y croire, puisqu’il s’agissait d’un dogme religieux. L’historien Jeffrey Burton Russell affirme cependant que ces poncifs relèvent d’une légende, dont il retrace l’origine dans l’Amérique du XIXe siècle.

 


Colomb devant ses détracteurs

 

Jeffrey Burton Russell (né en 1934) est un médiéviste américain, professeur émérite de l’Université Santa-Barbara en Californie. Spécialiste de l’histoire des dissidences au Moyen Âge (hérésie, paganisme, sorcellerie…), il est également connu pour avoir écrit une histoire de la figure du diable en cinq volumes, de l’antiquité à l’époque contemporaine. Il a également écrit plusieurs ouvrages destinés au grand public, visant à critiquer la « légende noire » du Moyen Âge chrétien. Parmi ceux-ci, on trouve Inventing the flat earth, Columbus and the modern historians, publié en 1991, qui critique le lieu commun voulant que les médiévaux auraient pensé que la Terre était plate.

Russell axe son propos sur l’image d’Épinal entourant le voyage de Christophe Colomb. Selon celle-ci, l’hardi explorateur génois a défendu l’idée que la Terre est ronde, rendant ainsi possible son projet d’atteindre l’Asie par l’ouest, contre des clercs obscurantistes, lui rétorquant que son projet est impossible, la Terre étant plate. Cette image d’Épinal fait ainsi de Colomb un héros de la science éclairée contre l’obscurantisme médiéval, qui aurait compris parmi les premiers que la Terre est sphérique, mais aurait été en but avec le « dogme religieux de la Terre plate ».

Jeffrey Burton Russell affirme que cette vision des choses ne correspond tout simplement pas à la réalité historique. Le débat soulevé par le projet de Colomb ne concernait absolument pas la forme de la Terre. Les contemporains de Colomb concevaient en effet la Terre comme parfaitement sphérique (ce en quoi d’ailleurs ils avaient tort, la Terre n’étant pas une sphère parfaite), sur la base d’arguments essentiellement issus d’Aristote (et il n’est guère besoin de rappeler l’autorité d’Aristote dans la pensée médiévale). En fait, Russell rappelle que, depuis Aristote, c’est bien la quasi-intégralité des auteurs de l’Antiquité et du Moyen Âge qui considérait la Terre comme étant une sphère. La position de Colomb, qu’il partageait avec ses détracteurs, n’a donc absolument plus rien d’originale depuis le IVe siècle av. J-C !

La véritable controverse

Russell note cependant qu’il se trouva bien quelques auteurs chrétiens pour défendre l’idée que la Terre était plate, au nom d’un fondamentalisme biblique s’opposant à la science grecque. Le plus connu, et le plus frappant d’entre eux, est Cosmas Indicopleustès, un chrétien nestorien qui, au VIe siècle, défendit la platitude de la Terre contre les « faux chrétiens » qui soutenaient la conception rationnelle du monde issue des Grecs. Les conceptions d’Indicopleustès n’eurent néanmoins aucun impact culturel dans la chrétienté médiévale, et furent totalement éclipsées par celles justement des « faux chrétiens » qu’il dénonçait. Au IXe siècle, le patriarche saint Photios de Constantinople, l’un des plus grands savants de son époque, n’hésite d’ailleurs pas à se moquer de son obscurantisme borné avec une certaine verve.

 


La grande A’tuin nageant dans l’espace infini

 

Si certains se sont donc effectivement fortement opposés au voyage de Colomb, ce n’est certainement pas à cause d’un « dogme religieux de la Terre plate » totalement imaginaire. En réalité, les opposants de Colomb pensaient eux aussi que, dans l’absolu, il était possible d’atteindre l’Asie en passant par l’ouest, mais ils estimaient que la distance à franchir était telle que cela rendait le voyage impossible. En effet, ils avaient hérité d’Ératosthène (~276-~194 av. J-C) une assez bonne estimation des dimensions de la Terre. Ils étaient donc conscients de l’incroyable distance qu’un navire devrait traverser pour atteindre l’Asie par l’ouest.

Colomb, quant à lui, avait une autre estimation de la taille de la Terre, héritée de Pierre d’Ailly (1351-1420). Cette estimation était cependant erronée : elle sous-estimait largement les dimensions du globe terrestre, et par conséquent sous-estimait également largement la distance à parcourir pour rejoindre l’Asie par l’ouest. C’est précisément à cause de son importante erreur d’estimation de la taille de la Terre que Colomb croira être arrivé en Asie lorsqu’il découvrira l’Amérique. Comme on le voit, les détracteurs de Colomb ne lui reprochaient pas le moins du monde d’affirmer la sphéricité de la Terre, mais bien plutôt de sous-estimer gravement ses dimensions ; dont ils avaient par ailleurs eux-mêmes une idée assez correcte. En réalité, les détracteurs de Colomb, relativement aux connaissances et moyens disponibles à cette époque, avaient finalement quelques raisons de considérer son voyage impossible. Et le voyage de Colomb n’évita l’échec complet que grâce à un événement imprévu : la découverte de l’Amérique. Un bel exemple de sérendipité !

Pourquoi la légende de la Terre plate ?

Une fois solidement démontrée l’inanité historique de la légende de la Terre plate, Russell se demande d’où celle-ci vient. Il en remonte la piste jusqu’au militantisme scientiste américain du XIXe siècle. Ce sont surtout, selon Russell, trois auteurs qui populariseront la légende : Washington Irving, John William Draper, et Andrew Dickson White. Ces trois auteurs souhaitaient défendre l’idée d’une guerre séculaire et essentielle menée par le christianisme contre la science. Pour ce faire, ils forgeront la légende d’un Moyen Âge pensant que la Terre est plate, et, de manière subséquente, celle d’un Christophe Colomb héros de la science pensant que la Terre est ronde, s’opposant à des clercs obscurantistes pensant que la Terre est plate. Russell relève que pour faire la preuve d’un Moyen Âge croyant la Terre plate, ces militants scientistes feront un usage immodéré de quelques citations totalement décontextualisées, ou émanant d’auteurs chrétiens parfaitement mineurs et dénués d’importance historique, toujours les mêmes, et parmi lesquels Cosmas Indicopleustès apparaît d’ailleurs en bonne place. Il est assez truculent de voir ces hérauts de la science éclairée faire preuve d’aussi peu d’honnêteté intellectuelle.

En conclusion de son livre, Russell rappelle qu’il n’a livré aucune recherche originale, se contentant de rappeler des faits bien connus des historiens depuis longtemps. Il se pose alors une question : pourquoi, alors que la légende d’une croyance médiévale en une Terre plate a été largement éventée depuis longtemps, celle-ci demeure aussi profondément ancrée dans la culture commune ? Il répond à cette question en relevant que la diabolisation du Moyen Âge est un idéologème fondateur de l’identité de la modernité, et qu’un élément important de cette diabolisation est l’idée que les médiévaux avaient des croyances absurdes. La légende de la Terre plate s’insère ainsi dans la vaste campagne de calomnie de la culture moderne envers la culture médiévale. Campagne de calomnie qui, loin d’être dénuée d’importance, est un pilier de la croyance de la modernité en sa propre supériorité, pour ne pas dire en sa propre suprématie.

 

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SOURCE : PHILITT

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Le masque... c'est important !

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Alain Finkielkraut évoque Charles Péguy

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Paris 18ème...

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12/05/2020

Dominique Bompoint : « Nous ne sommes pas des prisonniers en liberté conditionnelle ! »

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Par DOMINIQUE BOMPOINT

 

Les menaces de renvoyer les Français chez eux s’ils ne se tiennent pas à carreau pendant le déconfinement m’ont rappelé le surveillant général du pensionnat de ma jeunesse qui, armé de son lacet de cuir pendant à son trousseau de clés, hantait les couloirs à la recherche de ceux qui ne dormaient pas bien sagement dans leur lit.

Nous avons subi depuis le 17 mars une période qui fera tristement date dans l’histoire de notre pays sur le terrain des libertés publiques. Chacun de ces 55 jours pendant lesquels nous aurons été privés de notre liberté d’aller et venir, de notre liberté d’entreprendre, a été un jour de trop.

Le confinement n’est pas le résultat direct de l’épidémie ; il est la réponse qu’appelait l’impréparation de l’État devant cette crise sanitaire. Cette impréparation est la cause, indirecte mais indéniable, des faillites en chaîne, de la ruine, du chômage, des drames personnels, de la misère et de l’instabilité sociale qui naîtront de la crise économique qu’aura créée le confinement.

Nombre d’acteurs du secteur privé, considérablement plus touché par cette crise que les fonctionnaires si l’on excepte les combattants courageux du secteur hospitalier, verront le travail de vies entières anéanti.

La mise en œuvre concrète des mesures d’aide annoncées par le président de la République n’a pas du tout été à la hauteur des annonces (chômage partiel, PGE), et comme cela était prévisible, des passagers clandestins s’y sont introduits (conditions sur la localisation fiscale, les dividendes, la relocalisation industrielle, etc.).

Il est explicable, mais regrettable, que les pouvoirs publics soient réticents à perdre cette pause sociale providentielle obtenue en claquemurant le pays.
Il n’est pas admissible que non content d’avoir précipité les citoyens dans ce gouffre, le gouvernement pose des conditions comportementales dignes des consignes d’un surveillant de collège pour les en sortir et ne pas les y jeter à nouveau.

Le gouvernement n’aurait jamais dû avoir les pouvoirs inouïs qu’il a saisis grâce à cette crise. Avec le fil à retordre que ce peuple indiscipliné leur a donné depuis des mois («gilets jaunes», grèves des transports publics, manifestations diverses), il est explicable, mais regrettable, que les pouvoirs publics soient réticents à perdre cette pause sociale providentielle obtenue en claquemurant le pays.

Au lieu d’avoir comme préoccupation première de rendre le plus vite possible leurs libertés fondamentales aux Français, c’est la traçabilité forcée (la clause de volontariat est une tartufferie) de nos allers et venues et de notre état de santé qui nous est annoncée (pas de confinement sans traçage à la sortie, ose dire Olivier Véran), et désormais, c’est le retour fissa à la niche si le gouvernement estime que nous nous comportons mal, c’est-à-dire si nous osons jouir des libertés publiques dont nous avons été privés.

Nous ne pouvons pas être mis, à partir du 11 mai, dans la situation d’un prisonnier en liberté conditionnelle. Nous ne sommes pas des prisonniers en fin de peine: nous sommes par principe libres. Sortir de chez nous n’est pas une faveur qu’il nous faut convaincre l’État de nous accorder: l’État nous doit cette liberté, il nous la doit tout le temps, du 1er janvier au 31 décembre, il n’a pas de justification sinon.

Les fonctionnaires n’ont pas forcément ces préoccupations mais les hommes et les femmes du secteur privé ne peuvent pas reprendre l’activité économique, tenter de redresser leur commerce, de relancer leur restaurant, de rouvrir leur hôtel, en étant sous la menace permanente, mâtinée d’un soupçon d’autoritarisme, d’un nouveau confinement ordonné ex abrupto.

Si le gouvernement, au lieu de maintenir ce climat anxiogène, au lieu de déconseiller aux Français - comme l’a fait cet irresponsable ministre de la Santé - de réserver leurs vacances, ne fait pas tout pour leur redonner confiance et pour les convaincre que cette période de confinement ne reviendra plus, l’économie ne se relancera pas. Et si l’économie s’enfonce dans le marasme, le pire est à craindre pour notre pays avec des conséquences bien pires encore qu’une surmortalité épidémique.

Répondre à cette crise sanitaire par l’anéantissement des libertés publiques est plus simple que de travailler à enfin doter le pays des dispositifs préventifs et de soin dont l’insuffisance a précipité ce drame ; mais est-ce seulement cette réponse-là que nous sommes en droit d’attendre des pouvoirs publics après deux mois de confinement ?

Pour quelle raison, si l’épidémie reprenait de la vigueur dans quelque temps, le pays ne disposerait-il toujours pas des moyens sanitaires adaptés à la situation et notre gouvernement n’aurait-il que le désastre d’un nouveau confinement à proposer comme solution ?

Au lieu de voir sortir en ce moment des circulaires délirantes, véritable concours Lépine de la technocratie, sur les mesures impraticables dont devraient s’équiper administrations, entreprises et écoles, c’est d’un renforcement des capacités hospitalières du pays, pour qu’elles soient cette fois à la hauteur du risque, qu’on aimerait plutôt être informés et entendre nos dirigeants jurer, à propos du confinement, au lieu de nous en menacer à nouveau, « plus jamais ça ! ».

Ces menaces donnent l’impression d’un gouvernement toujours dépassé par les événements après quatre mois de crise. Le sentiment que ces propos inspirent est désastreux. Pour réussir le déconfinement c’est la confiance qu’il faut inspirer, surtout pas la peur.

 

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SOURCE : Le Figaro

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Le gouvernement macronien !

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