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07/01/2018

Un homme, c’est-à-dire un être imprégné des valeurs chevaleresques qui ont fondé la civilisation occidentale

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« Ces lignes, messieurs, vous sont donc dédiées. Elles sont un hommage à tout ce que peut être un homme. Elles sont un hommage à la virilité, cette qualité tant décriée, et qui n’est rien d’autre que la confiance qu’un homme peut avoir dans son appartenance à son sexe. Une sorte de certitude rassurante car sereine. Et si rien n’est plus difficile à définir que cette appartenance, que chacun développe à son gré, elle est le miroir dans lequel les femmes se contemplent avec volupté. La virilité est une forme de confiance, de force tranquille ; ce qui signifie que l’époque actuelle, dans sa volonté de criminaliser toute résurgence du patriarcat honni, a rompu le charme et fait des hommes des êtres en doute perpétuel.

Pas question pour autant de regretter le temps où "être un homme" semblait avoir un sens immédiat qu’il n’était même pas nécessaire d’interroger. Car la notion n’était pas moins problématique. Elle relevait, non de la confiance, mais de l’injonction. Considérons l’actuelle remise en cause comme une occasion de dissiper le vieux malentendu : vous n’êtes pas, messieurs, d’affreuses brutes épaisses qu’il faut réprimer ou contrôler. La violence n’est pas une fatalité masculine. Et en vous construisant face aux femmes, vous apprendrez peut-être que votre grandeur est d’investir votre force et votre audace dans la défense et le respect de l’autre, de la femme ; et non dans la peur et le rejet, ou bien au contraire dans l’indifférenciation.

J’ai moi-même choisi, je le confesse, de vivre avec un spécimen en voie de disparition, un de ces authentiques machos que la modernité féministe voue aux gémonies et condamne aux oubliettes de l’histoire. Un être qui ne repasse pas ses chemises, qui paie l’addition au restaurant et propose de m’accompagner dès que je fais un pas dehors, de peur qu’il ne m’arrive quelque chose. Un être qui pique des colères noires et veut toujours avoir raison, et qui fait tout à ma place parce qu’il estime que, par principe, il le fait mieux que moi. Un homme, dans toute son horreur. Un homme, sensuel et râleur, si différent de ce que je peux être et si proche de ce en quoi je crois. Un homme dans le regard duquel je lis que je suis une femme.

Je l’avoue, j’aime l’altérité. J’aime cette différence essentielle qui fait que lui et moi sommes humains sans être semblables. J’aime ces jeux de domination qui nous font nous provoquer et nous affronter, chacun cédant tour à tour devant l’autre, chacun confrontant ce qu’il est à l’inconnu de l’autre. J’aime enfin découvrir à travers notre altérité ce qui nous unit et nous rend l’un à l’autre indispensables. Rien n’est plus destructeur du désir que l’abolition des frontières, le lissage minutieux des aspérités au nom de notre incapacité millénaire à penser la dualité.

Messieurs, ne soyez pas dupes des injonctions contradictoires des femmes. Elles vous parlent d’égalité, de partage des tâches, elles se veulent libres et indépendantes. Et c’est en effet ce dont elles ont besoin. Comme elles ont besoin de cette figure rassurante de l’homme protecteur, autoritaire, assumant ses devoirs et symbolisant la loi ; l’homme qu’on vous a sommés de ne plus être. Ne soyez pas dupes des discours ambiants qui vous intiment l’ordre de vous renier au nom du métissage du féminin et du masculin dont on veut vous faire croire qu’il constitue le stade ultime de l’humanité, comme la seule chance d’abolition des souffrances de tant de femmes. Il n’est sans doute pas de pire ennui pour une femme que de se trouver face à cet homme insipide et morne qui a si bien appris sa leçon de féminisme et demande respectueusement l’autorisation pour tenter quelque trace de séduction, cet homme un peu ridicule qui use de crèmes antirides et d’autobronzant, cet homme pathétique qui n’éprouve pas le besoin de se lever pour une femme enceinte ou d’offrir sa veste à une belle en robe légère. Car quel geste plus beau que cet enveloppement tendre et puissant de celui qui dépose sur des épaules un peu de chaleur et de protection ?

Et j’adresse ces lignes à mon fils, aujourd’hui si petit, à peine sorti du statut de l’ange, comme un message d’amour et d’espoir. Puisse-t-il à son tour être fier d’être un homme. Un homme, c’est-à-dire un être imprégné des valeurs chevaleresques qui ont fondé la civilisation occidentale. Un homme, c’est-à-dire un être jouant à être le plus fort pour mieux servir, pour mieux protéger, car telle est la vraie grandeur (que les femmes devraient également cultiver), celle qui consiste à ne jamais abuser de son pouvoir. Un homme, sûr de ce qu’il veut être et se promenant dans les modèles anciens et les grandes figures. Même s’il garde à l’esprit que tout cela n’est qu’une fiction, et qu’il ne doit pas être prisonnier des codes mais se les approprier, pour mieux parfois les renverser.

Puisse-t-il apprendre à regarder les femmes dans leur complexité, leurs contradictions et leurs incertitudes. Puisse-t-il les aimer fières et fragiles, pudiques et passionnées, telles qu’elles seraient si notre triste époque ne leur enseignait l’infantile niaiserie qui les empoisonne, et que les bons génies du marketing tentent à tout prix d’inoculer aux hommes. »

Natacha Polony, L’homme est l’avenir de la femme

 

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Le mythe ressurgit à chaque âge

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« La destruction tombe comme un givre sur le monde en décadence, tout empli de lamentations que le bon temps soit passé. Ces lamentations sont interminables comme le temps lui-même ; c’est le langage de la vieillesse qui s’exprime en elles. Mais la forme des figures a beau se modifier et ses représentants changer, il est pourtant impossible que la somme, les potentialités de la force de vie diminuent. Tout espace délaissé est aussitôt empli par de nouvelles forces. Pour citer encore une fois la poudre à canon, on ne manque pas de documents qui déplorent la destruction des châteaux forts, sièges d’une vie fière et indépendante. Mais bientôt les fils de la noblesse se retrouvent dans les armées des rois ; ce sont d’autres choses pour lesquelles, en d’autres batailles, combattent d’autres hommes. Ce qui demeure, c’est la vie élémentaire et ses motifs, mais la langue où elle se traduit change constamment, et constamment aussi change la distribution des rôles où se répète le grand jeu. Les héros, les croyants et les amants ne meurent pas : on les redécouvre à chaque nouvelle époque, et en ce sens le mythe resurgit à chaque âge. La situation où nous nous trouvons ressemble à un entracte : le rideau reste baissé tandis que s’accomplit une déconcertante métamorphose de la distribution et des accessoires. »

Ernst Jünger, Le Travailleur

 

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Christ est né ! En vérité il est né !

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Joyeuse Fête de la Nativité à mes frères et soeurs chrétiens Orthodoxes suivant le calendrier Julien. Paix aux hommes de bonne volonté !

 


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06/01/2018

Deux sortes de disciplines

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« Il y a deux sortes de disciplines : l’une qui agit du dehors vers le dedans, comme une substance caustique, et qui durcit l’homme, et une autre qui rayonne d’un noyau vers le dehors ainsi qu’une lumière, et qui, sans rien lui retirer de sa douceur, rend l’homme intrépide. Pour obtenir la première nous avons toujours besoin de maîtres, mais la seconde naît souvent en nous comme une semence. »

Ernst Jünger, Journal I : jardins et routes

 

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Je crains qu'on ne détruise trop

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« A quoi riment tous ces meurtres, encore et toujours plus de meurtres ? Je crains qu’on ne détruise trop, et que trop peu de choses subsistent pour qu’on puisse reconstruire […] La guerre a éveillé en moi la nostalgie des bénédictions de la paix »

Ernst Jünger, Carnets de guerre 1914-1918

 

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05/01/2018

Je n'attends rien

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« Je suis seul et cela me va. Je peux ne pas parler, me taire des heures et des jours. Je peux ne pas sortir. Rester porte et fenêtres closes avec un livre, ou rien. Je n'ai pas peur du silence. Ni de ma respiration. Je n'attends rien. »

Sorj Chalandon, La légende de nos pères

 

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Cette existence fondée sur une acceptation joyeuse de la vie

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« Où est-elle donc passée, cette plaisante culture de l'art de vivre ? Cette vie semblable à un long fleuve tranquille [ …], ce vin rouge, ces miches de pain blanc floconneux et ces savoureux ragoûts de la cuisine du nord de la France, où sont-ils donc passés ? Ces réunions vespérales du maire, du curé et des autres notables ? Cette existence fondée sur une acceptation joyeuse de la vie ? Disparus ! Disparus, et peut-être à jamais. »

Ernst Jünger, Carnets de guerre 1914-1918

 

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Un état transcendantal de vie

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« Avoué ou non-avoué, conscient ou inconscient, l'état poétique, un état transcendantal de vie, est au fond ce que le public recherche à travers l'amour, le crime, les drogues, la boxe ou l'insurrection. »

Antonin Artaud, Le théâtre de la cruauté

 

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04/01/2018

Régler sa dette

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« La vie dans les bois permet de régler sa dette. Nous respirons, mangeons des fruits, cueillons des fleurs, nous baignons dans l'eau de la rivière et puis un jour, nous mourrons sans payer l'addition à la planète. L'existence est une grivèlerie. L'idéal serai de traverser la vie tel le troll scandinave qui court la lande sans laisser de trace sur les bruyères. Il faudrait ériger le conseil de Baden-Powell en principe : “Lorsqu'on quitte un lieu de bivouac, prendre soin de laisser deux choses. Premièrement : rien. Deuxièmement : ses remerciements." L'essentiel ? Ne pas peser trop à la surface du globe. »

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie

 

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Toute la descendance du Désobéissant

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« J’eus, un jour, l’occasion de rêver devant une vieille image hollandaise assez peu connue, signée de Jan Luyken, le graveur fameux des massacres et des supplices.

Cette œuvre extraordinaire donne la vision de Babel, la Babel de briques dont les prophètes ont dit qu’elle deviendrait, à la fin, l’habitacle des lions et le bercail des lionceaux. La Tour prodigieuse est au centre d’une plaine sans limites qui paraît avoir la superficie d’un empire, où se tordent de puissants fleuves au bord desquels des cités lointaines sont assises.

L’artiste biblique a dilaté son extase jusqu’à l’infini, en vue d’exprimer, avec son pauvre burin, l’aventure la plus inouïe de l’humanité. C’est toute la descendance du Désobéissant qui s’est assemblée pour l’érection d’un milliaire qui escaladât le ciel, s’il était possible, et qui marquât le nombril du monde, — le point précis où l’immense famille allait se diviser à jamais pour se répandre par les terres et s’enfoncer, en baissant la tête, sous les plafonds des firmaments.

Cette multitude qui est au moment de devenir tous les peuples, — quand le Jehovah sera descendu pour déconcerter sa chimère, — gronde et foisonne au pied du colosse, grimpe à ses flancs, grouille dans les nues qu’enjambent déjà les arceaux et les colonnades. La terre est en travail de son grandissime effort, et les vastes alentours sont peuplés d’hommes ou de bêtes qui s’exténuent pour le poème de ce gigantesque défi. Les gestes les plus étonnants de l’histoire apparaîtront comme rien, désormais, devant cette houle d’orgueil, aux circonvolutions infinies, charriant à la base du Donjon terrible, des armées de dromadaires et des caravanes d’éléphants écrasés sous le poids des matériaux qui doivent servir à immortaliser le blasphème. »

Léon Bloy, "La Babel de fer", in Belluaires et porchers

 

 

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L'endoctrinement...

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03/01/2018

Qu'on ne me prenne surtout pas pour un amnésique

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« La liberté d’expression n’aura jamais été aussi à la fête que depuis le projet de dissolution des ligues d'extrême-droite. Il y a là, ne trouvez-vous pas, comme un hiatus, quelque chose d'apparemment contradictoire et qui gène. Si j'ai bien compris - et je crois que j'ai bien compris - nous jouirons dorénavant d'une complète liberté d'expression à condition que cette expression soit de gauche, voire d’extrême-gauche, mais pas pas d'extrême-droite. Pourquoi ?

Qu'on ne me prenne surtout pas pour un amnésique. J'ai parfois en tête les images abominables de “Nuit et Brouillard”, les chiffres effarants de l'Holocauste. Sans posséder un quotient intellectuel fabuleux, je ne suis tout de même pas assez bête pour être raciste, ni par ailleurs musicien pour croire qu'un Blanc vaut deux Noirs, mais quand je vois l'étau de la discrimination menacer quelques milliers (mais ne seraient-ils que quelques centaines que ça ne changerait rien) de compatriotes n'ayant pas les mêmes idées que moi, je pose la question: en quel honneur, s'il vous plaît ?

Pour avoir assez braillé “nous sommes tous des juifs allemands” à l'époque de l'expulsion de Cohn-Bendit, j'ai bien l'honneur et l'avantage de gueuler “nous sommes tous des fascistes chiliens” à la plus infime rumeur d'autoritarisme intellectuel, politique ou religieux. Les foulards rouges et les chemises brunes doivent avoir le même droit de défiler sur les avenues démocratiques. Ou alors ne me faites pas chier avec cette démocratie-là ! C'est la démocratie de Khomeiny, la démocratie d'Amin Dada, la démocratie de Castro ! La démocratie qui “casse du facho” ne vaut guère mieux que celle qui “casse du fellouze” parce que c'est cette démocratie qui construit les fours crématoires.

On l'a vue à l’œuvre, on la connait. »

Michel Audiard, inédit pour Le Matin de Paris, 1980

 

 

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Le prolétariat héroïque, égalitaire, n’existe pas...

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« Le malheur en tout ceci, c’est qu’il n’y a pas de "peuple", au sens touchant où vous l’entendez, il n’y a que des exploiteurs et des exploités, et chaque exploité ne demande qu’à devenir exploiteur. Le prolétariat héroïque, égalitaire, n’existe pas. C’est un songe-creux, une faribole, d’où l’inutilité, la niaiserie écœurante de toutes ces imageries imbéciles, le prolétaire en cotte bleue, le héros de demain et le méchant capitaliste repu à chaîne d’or. Ils sont aussi fumiers l’un que l’autre. Le prolétaire est un bourgeois qui n’a pas réussi. Rien de plus, rien de moins. Rien de touchant à cela, une larmoyerie gâteuse et fourbe. C’est tout. Un prétexte à congrès, à prébendes, à paranoïsmes… L’essence ne change pas. On ne s’en occupe jamais, on bave dans l’abstrait. L’abstrait c’est facile, c’est le refuge de tous les fainéants. Qui ne travaille pas est pourri d’idées générales et généreuses. Ce qui est beaucoup plus difficile c’est de faire rentrer l’abstrait dans le concret.

Demandez-vous à Brueghel, à Villon, s’ils avaient des opinions politiques ?...

J’ai honte d’insister sur ces faits évidents... Je gagne ma croûte depuis l’âge de 12 ans (douze). Je n’ai pas vu les choses du dehors mais du dedans. On voudrait me faire oublier ce que j’ai vu, ce que je sais, me faire dire ce que je ne dis pas, penser à ma place. Je serais fort riche à présent si j’avais bien voulu renier un peu mes origines. Au lieu de me juger on devrait mieux me copier au lieu de baver ces platitudes – tant d’écrivains écriraient des choses enfin lisibles…

La fuite vers l’abstrait est la lâcheté même de l’artiste. Sa désertion. Le congrès est sa mort. La louange son collier, d’où qu’elle vienne. Je ne veux pas être le premier parmi les hommes. Je veux être le premier au boulot. Les hommes je les emmerde tous, ce qu’ils disent n’a aucun sens. Il faut se donner entièrement à la chose en soi, ni au peuple, ni au Crédit Lyonnais, à personne. »

Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Elie Faure, Juillet 1935

 

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La vérité...

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