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31/10/2008

Que la mort est belle lorsqu’elle est inutile !

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

Voici un superbe texte écrit par un punk barrèsien, Laurent Schang, dont la plume est affutée et trempée dans le sang et l'acide de l'humaine déraison condition. Il faut lire Mishima. Et prenez la peine de voir le reportage qui lui est consacré et que j'avais déjà mis en ligne... ICI...





Texte publié dans la revue "Cancer !" (N° 8 - septembre 2003)

"Ca commence par un petit garçon noir de jais qui laisse aller ses sentiments. Le visage de Saint Sébastien, plein de sperme, s’étale devant lui. Sur l’encyclopédie grande ouverte, le long des jambes du saint martyr, des filets nacrés s’entrelacent comme la dragonne sur la poignée de sabre d’un officier de marine.

Trente ans ont passé. Il écrase sa cigarette et s’écarte du bureau. Un secrétaire. Il se penche, ouvre un tiroir. Dans un agenda d’affaire à couverture de cuir épais, il cherche la bonne page. Il dévisse son stylo plume, redresse la tête un bref instant, se penche à nouveau et écrit : « 25 novembre 1970 : Je voudrais vivre éternellement. » Il sort une enveloppe, glisse à l’intérieur le manuscrit du quatrième tome de La Mer de la fertilité, achevé à l’aube. Puis il note, en idéogrammes, de droite à gauche et de bas en haut, à la manière japonaise : A mon éditeur, L’Ange en décomposition. Mishima Yukio. « La mort du corps n’est rien face à la mort de l’esprit », dit-il à voix haute sur un ton détaché. Il se frotte le visage avec les mains et va se regarder dans la glace. L’homme qui le fixe dans le reflet ne lui ressemble pas. Narcisse ne s’aime plus. Faire le vide. Que les automatismes reprennent le dessus. La toilette : retirer ses vêtements. Le polo de coupe anglaise frotte sur le torse velu, la barbe naissante. Une dernière fois, Mishima fait jouer ses pectoraux. Il gonfle ses biceps. Le cœur n’y est pas. Son cœur : un champ d’artichauts. Toute sa vie, il aura rêvé d’un tatouage de marin sur le bras. Une ancre, un cœur percé d’une dague, une rose. Toute sa vie, sa mauvaise conscience l’a retenu. Il a même écrit un livre, Confession d’un masque, pour exorciser ce fantasme de midinette. Il pensait susciter la réprobation générale, être roué de coups, flagellé et transpercé de flèches, il n’a fait que s’attirer le succès et la célébrité. Foncer chez le premier tatoueur venu ? Trop tard. On ne devrait jamais vieillir.

Le feu du rasoir inonde ses joues d’une chaleur irradiante. Il se revoit, son sabre dégainé, posant au guerrier bushi devant le photographe hilare. Hilare de peur. La lame bleuie envoyait des éclairs dans la lumière des projecteurs. Il prend le flacon d’eau de toilette, en verse un trait généreux dans le creux de sa main droite et se frictionne le visage et le cou avec. Aussitôt, une forte odeur de lavande se répand dans la salle de bains. Précepte élémentaire du code d’honneur samouraï : mourir propre. Nu, il traverse le cabinet. L’appel d’air créé dissipe le nuage de vapeur. Il ouvre l’armoire à linge ; son uniforme sort juste du teinturier. Il enfile le pantalon moutarde puis revêt la tunique à double rangée de boutons qu’il a lui-même dessinée. Ensuite seulement, il regarde autour de lui. Il se souvient de la Grèce, de Thomas Mann et de Nietzsche, de Goethe et de la bonne sueur des séances de musculation. Il se baisse et empoigne avec un infini respect ses deux sabres, un court, un long. Il n’a plus qu’à aller chercher sa casquette, qu’une fois dehors il portera à sa tête. Dans une heure, il sera mort.

En bas de son domicile, ses lieutenants attendent, serrés dans la Toyota de location. Comme lui, ils ont revêtu l’uniforme fantaisie de la Société du Bouclier. Ses quatre mousquetaires : Morita - « mon doux, mon tendre Morita » - ; Ogawa, malin comme un singe, dévoué comme un chien de chasse ; Chibi-Koga, qui pleure toutes les nuits de n’être pas mort en kamikaze un quart de siècle plus tôt ; Furu-Koga, la plus fine lame de la Tate no kai. Sera un grand kendoka. Braves garçons, qui sur son ordre ont toujours subi les quolibets sans broncher. L’écrivain et ses groupies, qu’ils disaient. Les lâches. « Mes amis, mes fils. » Pour eux aussi, ce jour sera un grand jour. Ont-ils une idée claire de ce qui se passera pour eux ensuite ? Non bien sûr, ils sont trop jeunes. Mais leur volonté demeurera inflexible, il le sait. L’opération a été tant et tant de fois répété. Dans quelques minutes, ils seront au quartier général de la Force d’Autodéfense japonaise d’Ichigaya, au centre de Tokyo. Comme d’habitude, le planton les laissera entrer avec une déférence teintée d’ironie. Et comme d’habitude, le général Mashita les recevra seul à seul dans son bureau. La prise d’otages pourra alors commencer. Les sabres seront tirés de leurs fourreaux, les portes barricadées, et Mishima prononcera son discours devant la troupe rameutée. Ce sera sa « scène du balcon ». Il les exhortera au courage, à la révolte contre l’insignifiance de l’époque, au rétablissement des valeurs sacrées. Personne, évidemment, ne l’écoutera. Les flashes crépiteront, les hélicoptères tournoieront. Cela aussi, il l’a prévu. Ce sera le signal. Le signal qu’il sera plus que temps pour lui de mourir. Le déroulement de son suicide par seppuku, il l’a conté avec un luxe de détails dans la nouvelle Yûkoku (Patriotisme), terminée d’écrire dix ans plus tôt. Après avoir dégrafé son pantalon et retroussé sa veste, il s’agenouillera au centre de la salle, recouvrira la lame de son sabre de papier de riz, ne laissant dégagée que la pointe. Dans un kiaï retentissant, il enfoncera des deux mains la partie nue de la lame dans son abdomen, à gauche du nombril. Le sang jaillira de la plaie à gros ruisseaux. Ses tempes cogneront, la sueur perlera sur son front. A cet instant précis, la douleur sera trop intense pour qu’il songe aux inévitables répercussions de son geste. Un dernier sursaut et la lame tranchera le bas ventre de part en part. Les intestins pourront dégueuler tandis qu’il vomira ses restes de la veille dans une mare de sang poisseux. Morita, debout derrière lui, abrégera ses souffrances d’un coup de sabre qui enverra sa tête rouler à l’autre bout de la pièce. Morita pourra à son tour s’éventrer, Furu-Koga procédera à sa décapitation dans les règles. Le tout sous les yeux impuissants et horrifiés du général Mashita. Les deux Koga et Ogawa ont reçu l’interdiction formelle de se faire seppuku, afin que le suicide amoureux ou shinju des deux amants soit respecté.

Sur le trajet, Mishima imagine la suite des événements. La déclaration du premier ministre, le procès des survivants, les échos dans les médias. On criera au fanatisme, à la folie meurtrière. Les journaux à sensation feront des gorges chaudes de la fin grand-guignolesque de l’écrivain homosexuel et fasciste le plus connu (le plus lu ?) au monde. Tous croiront à la thèse du coup d’état manqué d’un exalté richissime et de son armée privée d’opérette. Tant mieux, si ça leur chante ! Et comme ils auront raison. A l’autre extrémité, il y en aura aussi pour applaudir l’acte désespéré d’un nationaliste fidèle jusqu’au bout à ses idées. On encensera sa détermination sans faille, on glorifiera sa mort héroïque. On récupérera ses photos. Connaissez-vous plus japonais que lui ? lira-t-on dans la presse de droite. Pourtant, s’il avait voulu s’essayer à la politique, ce n’est pas au Parti du Patriotisme qu’il aurait adhéré. Il se rappelle, il y a un an, il était allé parler aux étudiants mutinés de la Zengakuren, la Fédération générale des étudiants d’extrême-gauche. Seul face à la foule hostile, il avait pris le micro et ils s’étaient tus. Rejoignez-nous, leur avait-il dit, ralliez le camp de la transcendance ! Prêtez allégeance à l’Empereur et je vous apporterai la guerre civile. La Société du Bouclier sera le fer de lance de notre insurrection ! Des lazzis avaient couvert la fin de sa phrase. Son regard s’était alors fait plus dur, il avait prononcé chacun de ses mots avec une netteté coupante. J’ai ce que vous n’aurez jamais : la ferme résolution de mourir bientôt. Une bordée d’injures était partie des gradins. Le gauchisme est une impasse, avait-il conclu, en quittant l’amphithéâtre rassuré sur lui-même. Il n’avait pas flanché. Ses muscles n’avaient pas tressailli. L’époque était aux batailles rangées entre la Sekigunka, l’Armée rouge japonaise, cocktails molotov et techniques de karaté, et les forces de l’ordre, et l’on ne comptait plus le nombre d’agressions de policiers par des étudiants - autant dire des adolescents - maoïstes. C’était au printemps dernier, vingt-cinq garçons et filles de la Sekigunka s’étaient emparés d’un Boeing « Yo Do » de la Japan Airlines, armés de leurs seuls sabres. Direction Pyong-Yang, la capitale du paradis nord-coréen sur terre. La Beauté était-elle dans leur camp ? Cette question, il se l’était souvent posée. Mais ni Marx ni Castro n’étaient beaux. Le Che ? Juste un guérillero pouilleux abattu comme un chien dans un village perdu des Andes, après une cavale de western spaghetti.

Encore quelques mètres, puis la voiture s’immobilise. La sentinelle demande le motif de la visite, formalité oblige. Bien sûr qu’ils les a reconnus, c’est encore l’écrivain qu’il n’a jamais lu et ses habituels doux dingues dans leur uniforme de carnaval. Tout de même, devrait pas les laisser se promener ainsi avec leurs sabres de combat. Sont rudement dangereux ces engins-là ! Trop bienveillant, le général, qu’il dit. Surtout avec des excités pareils. Où croient-ils être ? A Saipan, en 45 ? Son grand-père y était, lui. L’a jamais connu. Baïonnette au canon contre les mitrailleuses enterrées, il a chargé, avec toute sa compagnie. Pas un n’a survécu. Un fanatique c’était, affilié à une société paramilitaire comme eux. Mourir pour l’Empereur, la belle affaire ! Y a qu’à voir où ça l’a mené, le Japon. Vingt ans pour s’en remettre. Ah ça ! c’est vrai qu’ils étaient beaux ces guerriers violeurs de Coréennes massés les uns contre les autres pour le besoin de la photo, tous drapeaux dehors, brandissant leurs sabres au soleil de la victoire ! P’t-être bien que c’est pour ça qu’ils regrettent que ce soit terminé, l’écrivain homo et ses mignons. Au fait il était où, lui, en 45 ? La barrière se lève sur le véhicule et ses cinq passagers. Le général Mashita a bien été informé de leur visite.

Les portières claquent. Mishima rajuste sa tenue, vérifie que sa casquette est bien droite. Toujours le masque. Sa grand-mère paternelle, chez qui il vécut cloîtré de sa naissance jusqu’à l’âge de douze ans, serait fière de lui. C’est elle qui lui inculqua les principes du Bushido. « Hiraoka Kimitake - son vrai nom -, tu es l’héritier d’une prestigieuse lignée de samouraïs-paysans. Sache toujours t’en montrer digne. » C’est elle qui lui apprit que la liberté de l’homme réside dans le choix de sa mort, et que les forts ont seuls le droit de se suicider, pas les faibles. Qu’est-ce que la vie sans la mort ? C’est à elle qu’il doit d’avoir compris que la Beauté est la suprême loi en toutes choses, quand le bien moral est relatif. A vingt ans, en 1945, il fut recalé à sa grande honte au conseil de révision des armées. Faiblesse pulmonaire, diagnostiquèrent les médecins. A sa grande honte, mais aussi à son grand soulagement. La peur avait été la plus forte. Aujourd’hui, Mishima est prêt. Il va laver son honneur et celui de ses ancêtres. Enfin connaître l’extase de l’anéantissement de soi !

Ensuite, tout est allé très vite. Maintenant qu’il a parlé, debout sur la balustrade, les poings gantés de blanc sur les hanches, les bandeau de résolution noué sur le front, Mishima va mourir. Trois fois, il a proféré la formule rituelle les bras levés vers le ciel. « Tenno Heika Banzaï !» On l’a brocardé, raillé, traité de pantin. A présent, il va leur montrer à tous ce que c’est que d’être sincère. Il avait cru dépasser son instinct de mort dans l’exercice physique, l’abus des plaisirs. Son appétit de vivre n’était qu’apparent. Plus il progressait dans l’écriture du Soleil et l’Acier, et plus sa réalité lui apparaissait violemment. Un beau corps, pour un sadomasochiste, ne se conçoit que fouetté, piétiné, meurtri. Les statues grecques ne sont tragiques que parce qu’en elles se lit déjà la flétrissure prochaine de la beauté à son apogée. Aspiration vers les cimes ou goût morbide pour l’abîme, ce n’est plus à lui d’en décider. La postérité jugera et comme il se doit, elle aura tort. Mishima s’est composé une figure tragique ; la mise en scène de sa mort sera sublime. Son suicide par éventration sera diversement interprété, mais nul ne pourra nier son engagement total, jusqu’au sacrifice, pour la Beauté contre la Laideur. Certains le taxeront de nihilisme. Le nihilisme. La destruction de tout, y compris de soi. Le sentiment d’un déclin irréversible que rien ne peut entraver. Les fanatiques du suicide collectif, qui militaient pour l’immolation de cent millions de Japonais en 1945, l’ichioku gyokusai, étaient des nihilistes. Un peuple qui se tue au travail dix heures par jour, à produire des biens de consommation courante qui ensuite seront exportés en Europe, ce peuple mérite l’appellation de nihiliste. Mais celui qui meurt pour ne pas se voir vieillir, peut-il être qualifié de nihiliste ? Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est qu’en périssant de sa propre main, Mishima s’affirme au monde. Le bonheur ne dure jamais, les grands destins, si.

Il déboutonne sa veste, baisse son pantalon, s’agenouille lentement. Son visage a perdu toute expression. Il prend sa respiration. Une dernière fois, plonger ses yeux dans ceux de Morita... Vingt ans qu’il joue la comédie de la vie. La littérature le dégoûte. La sienne en particulier. Trop simple de coucher des personnages sur le papier. La vérité, la vraie, est dans l’action. Il n’y a plus de transcendance possible dans un monde où la mort a été évacuée. Ce monde est laid. Même les généraux en 1945 ont préféré être traînés devant les tribunaux américains plutôt que de se faire justice eux-mêmes. Il va les réveiller, tous ces amnésiques assoupis. Que la mort est belle lorsqu’elle est inutile !

Pour nous, comme le Christ glorieux expirant au soleil couchant, Mishima a rompu dans sa mort le cycle de la modernité stérilisante. Un jour, un dessinateur japonais prendra la peine de se pencher sur le cas Mishima. Arrivé au chapitre de fin, son coup de crayon se fera acéré. Surtout pas de couleurs, sauf le sang. Je vois la planche d’ici. Un corps encore jeune, vigoureux ; un masque écarlate, presque aussitôt livide, mugissant sur un cou durci, tendu par l’effort ; un ventre qui s’ouvre et déverse tout ce que la nature y a mis dans un bouillon d’hémoglobine. Le plus beau des mangas.

A tous les pédés virils de la planète, mes frères."

Laurent SCHANG

Laurent SCHANG






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Lisez également un portrait de Laurent Schang : par là.

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30/10/2008

Gainsbourg, Sioniste : Le Sable et le Soldat

=--=Publié dans la Catégorie "Le Salut par les Juifs"=--=

Lorsque l'ignoble Etat de Vichy baissa sa culotte devant l'occupant nazi qui imposa le port obligatoire de l'étoile jaune aux juifs qui résidaient dans la France occupée, la légende dit que le jeune Lucien Ginzburg se présenta de bonne heure au commissariat de son quartier, au lendemain de la promulgation de la loi inique, en déclarant qu'il voulait être le premier juif à la porter. Le provocateur était déjà là.

Un jour alors que sa mère discute les prix de quelques légumes auprès d'un commerçant, un milicien l'interpelle et lui fait savoir qu'elle ne porte pas son étoile et qu'elle a l'obligation de le faire.... Lucien bondit s'interposant et dit à sa mère : "Maman, il faut que ton étoile brille, tu m'entends, comme une soeur du ciel !" Le poète était déjà là également

 Ce qui jette une autre lumière sur cette facette du chanteur, beaucoup moins connue, qui composa Le Sable et le Soldat en 1967, au lendemain de la guerre des 6 jours et fit don des droits de la chanson à l'Etat d'Israël.

 
 
"Le Sable et le Soldat (Paroles et Musique : Serge Gainsbourg)

Oui, je défendrai le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël,
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël,

Je défendrai contre tout ennemi,
Le sable et la terre qui m'étaient promis.

Je défendrai le sable d'Israël,
Les villes d'Israël, le pays d'Israël,
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
Les villes d'Israël, le pays d'Israël.

Tous les Goliaths venus des pyramides,
Reculeront devant l'étoile de David.

Je défendrai le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël,
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël.

Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël."

 

 

Oui, je sais, ça va en emmerder plus d'un d'apprendre ça, mais Gainsbourg lui-même, cynique, aimait dire : "J'ai grandi sous une bonne étoile... jaune."

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29/10/2008

Publicité sortie d'un livre de Philip K. Dick

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

Ancienne Publicité trouvée au Café du Commerce, que le tavernier du site en question a trouvé, quant à lui, ici...

De quand date-t-elle ? Je ne sais pas. Années 70 ? Années 80 ? Mais c'est en effet saisissant. Les publicitaires sont des prophètes qui s'ignorent ou alors les Champs Morphogénétiques existent bel et bien.


(Cliquez sur la photo)

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27/10/2008

Willy - II

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

Vivre une cure de silence comme un aveugle dans une chapelle qui retrouverait progressivement la vue en entendant, soudain, jaillir sa voix intérieure. Éclair. Assurance nouvelle. Harmonie musicale vive. En une plénitude certaine et une conscience tranchante.

 

Cela fait 7 mois que Willy est mort...

Mon téléphone portable sonne ce vendredi 28 mars 2008, alors que je suis sur le chemin de la maison, rentrant du travail, vers 19h30, à proximité du Parc Georges Brassens, Massy 91, "neuf un" comme on dit dans la novlangue appauvrie. Au bout du fil virtuel (petites briques pixélisées qui indiquent l’intensité du contact) la voix de Michaël de Creil, un fier camarade de Venice qui a partagé une bonne partie de nos galères musicales. Toujours prêt à nous suivre en concert, à charger et décharger le matériel, à nous encourager posté au premier rang avec nos managers Bips et Sandrine à proximité, au milieu des fidèles, « following » festif et joyeux qui nous portaient de leurs cris et de leur camaraderie, leur dévotion, leur rêve qui était le nôtre, leur soutien essentiel, leur amitié, leurs critiques constructives, leur amour. Mickey, comme on le surnomme, prend une voix gênée sur un ton grave : « J’ai une mauvaise nouvelle Nebo ». Le registre est triste et la peine est présente. Au loin on voit le soleil très bas. Passé les premières secondes dues à l’incompréhension (manque de petites briques informatisées et circulation intense de la voie rapide que je longe en ce vendredi soir) j’imagine tout et n’importe quoi suspendu, à distance, à ses lèvres, et surtout le pire. Et le pire tombe comme une surprise morbide étouffée : « Willy est mort ! ». Les larmes ne viennent pas, mais la gorge se noue et l’estomac se crispe. Point douloureux sur la poitrine. Respiration saccadée. Éluciderais-je un jour le point nodale de ce que fut mon aventure vénitienne sur le plan existentiel ? Intérieurement : rage de l’océan, questions tournoyantes et obsédantes. Chaque chanson gravée dans le réseau de mes nerfs, inventant la fuite, l’excès autant que le contrôle, la démence apatride, le long des longues heures de travail et de bataille commune, inventant la quête toujours recommencée, les yeux rouges d’alcool fort et maquillés par de fortes doses de café au réveil, les poumons goudronnés de tabac, les veines chargées de vaisseaux en feu, de pirogues amazoniennes fiévreuses, le cerveau pris d’assaut par des hordes religieuses et barbares, « l’amour du plus lointain », le désir comme une flèche tendue vers la cible. Tout me remonte comme une éruption volcanique : magma du volcan endormi. « Il est mort la nuit dernière, l’enterrement est pour demain ».

Willy Vedder était, d’abord, à la création de Venice sur les cendres chaudes des Sentinels (la formation précédente du chanteur, Eric James Guillemain), membre d’un groupe concurrent basé comme Venice en Picardie : Belle époque… qui changera vite son nom en VIVE LE ROY. Curieux nom, me direz-vous, pour une formation qui flirtait plutôt avec la scène libertaire et alternative (Noir Désir les impressionnait beaucoup) mais cette « déformation » venait d’une photo de feu Sid Vicious où le junkie bassiste des Sex Pistols portait un tee-shirt (probablement créé par Vivienne Westwood) avec l’inscription « Vive le Roy » dessus. Ça m’avait fait rire cette référence explicative concernant leur nouveau nom car je connaissais le « tee-shirt » en question sur lequel était, en fait, marqué « Vive le Rock » en français. La styliste des Sex Pistols, Vivienne Westwood, ainsi que leur manager, Malcom Mc Laren (précédemment manager des sublimes et décadents New York Dolls) étaient tous deux de fins lecteurs de littérature française et se référaient au mouvement situationniste et à Guy Debord, d’où l’usage de la langue française. Mais la pause tordue que prenait Sid Vicious sur la photo froissant son tee-shirt et déformant le « C » en « Y » faisait croire à « Roy » en lieu et place du « Rock » exact. Impossible de leur faire entendre raison. Ce qu’ils prenaient pour une marque de cynisme Punk (« Vive le Roy »… de la part d’un groupe qui avait traité sa majesté la Reine Elisabeth de fasciste dans le redoutable « God save the Queen ») n’était qu’un slogan pseudo-situationniste digne d’une enseigne Prisunic : « Vive le Rock ». Comique. Passons.

Venice passait alors, au milieu de la faune rock’n’rollesque franchouillare pour une groupe pédant, Eric et moi en particulier avec nos exigences d’aristocrates déchus voulant encore en découdre avec le sens, la nuance et le détail, l’exactitude, la discipline afin d’en maîtriser les gouffres. Nous étions des prétendants et on nous prenait bien souvent pour des prétentieux. Vaste crevasse entre les deux notions, n’est-ce pas ? Belle Époque alias Vive le Roy était un bon groupe. Un guitariste-chanteur et son frère à la basse, un batteur droit et efficace. J’ai oublié leurs noms, daignent-ils me pardonner. Et Willy Vedder était le lead guitariste de cette formation qui s’adonnait aussi aux expérimentations psychédéliques et flirtait parfois avec le glauque, comme de très nombreux groupes projetés dans l’incendie furieux du Rock and roll aux quatre coins de ce globe. Ils avaient de bonnes idées musicales, pas très originales, mais interprétées avec verve et assurance. Ils dégageaient une énergie soudée en Live. J’ai pu en juger plus d’une fois car VENICE a partagé plusieurs scènes avec eux. Certains de leurs titres sortaient du lot. Mais l’ensemble ne me plongeait pas dans l’extase par manque d’affinités esthétiques et philosophiques. Willy, cependant, j’aimais le voir jouer dans ce groupe car il faisait toujours preuve d’inventivité et il avait un son à lui, mélangeant pré-ampli Boogie et vieil ampli à lampes Vox. Armé d’une vieille guitare Gibson, d’une simple pédale volume et d’une Wha Wha, il crachait des notes cinglantes, incisives, d’une redoutable efficacité.

Après quatre premières années à quatre, au sein de VENICE, Eric et Franck en quête de fraicheur avaient imposé un deuxième guitariste (et même multi-instrumentiste), un valeureux australien du nom de James Dent, qui avait fini par me séduire. Pendant un an et demi nous avions enchaîné avec lui les répétitions, les concerts, les enregistrements à n’en plus finir, pilotés par notre éditeur (Warner Chappel) qui nous cherchait désespérément une maison de disques qui ne vint d’ailleurs jamais. Au bout d’un an et demi au printemps 1996, alors que nous commencions tout juste à parvenir à une cohésion digne de ce nom, James Dent jeta l’éponge. L’Australie lui manquait. L’Australie et sa petite amie. Le moral dans les chaussettes nous passâmes alors une annonce dans la presse locale et Willy Vedder ainsi que Frédéric Laforêt, déjà, se présentèrent au studio de VENICE, le bien nommé ITHAQUE. Pour une raison trop longue à expliquer nous avions retenu Willy. Aucune importance. Frédéric prendrait sa revanche plus tard en devenant notre bassiste et un socle important dans l’infrastructure logistique qui allait supporter l’édification de notre deuxième album, Soudain l’ouverture, ainsi qu’un arrangeur hors pair.

Pendant une année entière et alors que je me faisais, moi, broyer par la vie dans sa mâchoire dépourvue de pitié, Willy allait partager le rôle de guitariste dans le groupe, me soulageant d’un poids considérable. Que de souvenirs. Des fous rires. Des déjantes que je vous laisse imaginer. Willy était un joyeux compagnon. Je ne le fréquentais qu’au sein du groupe. Il habitait du côté de Pont Sainte Maxence dans l’Oise, tandis que moi à Massy en Essonne, le « neuf un » vous disais-je, et ne le connaissais de ce fait que très peu. Mais sa précarité sociale était évidente. Il subsistait d’aides sociales, de petites boulots grappillés de-ci de-là au p’tit bonheur la chance. Spécialiste des brocantes. Chouineur invétéré dès que les encombrants s’étalaient sur les trottoirs poisseux des villes. Et papa d’une petite fille qu’il élevait avec sa compagne. Je lui faisais, parfois, des courses, me pointait aux séances de répétitions avec un grand sac de victuailles. Ah ! Souvenirs. Mille morceaux d’un miroir fracassé, fond marin qui draine toutes ces fièvres perdues dont subsistent de lointaines et profondes traces que le temps n’a pas encore effacé. Au centre de la ville froide, j’ai envie de me glisser dans les vagues brulantes des embruns que les néons que je vois par la fenêtre de ma cuisine distillent alors que j’écris ces lignes et m’y dissoudre pour racler mes souvenirs de l’amoncellement des codes secrets et écritures anciennes qui encombrent ma cervelle, labyrinthe de fou, de scories, de vestiges, de Royaumes éteints et d’Enfer actif. Willy parvenait à se satisfaire de sa vie. Même avec les emmerdes de la géhenne sociale. Sans le savoir, il maîtrisait une sorte d’ascèse de pèlerin. Quant aux problèmes, Willy n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. Ils sortait la machette au sens propre si on lui manquait le respect qu’il était censé recevoir de tout un chacun. Je le revois dire à Franck, le batteur, qu’il avait « la tête bien ronde » et celui-ci de le tancer par un magistral : « Et toi c’est pas des pieds que t’as c’est deux autres mains et, putain !, j’aimerais pas me recevoir une tatane au cul de ta part. Willy la Paluche on va t’appeler. » Et ils éclataient de rire avant que Willy n’embrasse le front de Franck. « Willy la Paluche », « Willy le Rustique », « Willy la Houille ». Willy était un joyeux compagnon, oui. Qui se donnait des claques, au sens propre encore, quand il faisait trop de « pains » durant l’apprentissage des morceaux. « Tu nous a fait une belle brioche pendant le solo de Rien à te donner », le charriait Franck et lui, paf !, il s’auto-punissait d’une claque comme si un moustique exotique de la taille d’un pouce venait de lui planter sa trompe sanguinaire sur la joue. De quoi assommer un chien. C’est vous dire qu’il y allait. Il carburait à tout ce qui lui passait dans les mains niveau défonce, la seringue exceptée. Acide. Ecstasy. Haschisch. Alcool. Mais il avait, curieusement, les ivresses joyeuses et fréquentables. À la limite du coma éthylique il rentrait à pieds chez lui à 2h00 du matin sans se plaindre et ne demandant même pas qu’on le raccompagne en voiture de peur de déranger. Il préférait la galère et l’auto stop. Nous l’engueulions et lui restait impassible avant de se décider à sourire.

Willy est mort. Je ne pourrais plus l’imaginer vivre. Il avait même eu l’élégance de nous annoncer son départ du groupe au bout d’un an en s’excusant comme un gosse, qu’il était encore d’une certaine façon. Il n’avait pas une grande culture musicale. Mais il était parvenu à grappiller des étincelles dans les domaines musicaux les plus divers. Certains grappillent des miettes. Lui il grappillait des étincelles. Ainsi il se fondait à merveille dans un furieux Helter Skelter des Beatles que nous reprenions alors, ou dans un Vasoline des Stone Temple Pilots, sans parler d’un Hey Hey My My de Neil Young qui avec lui était devenu un morceau de bravoure tant nos deux guitares, les soirs inspirés, déchiraient l’air environnant en notes acides et incisives. Et quand il envoyait le riff d’intro de notre chanson Vices et coutumes on se retrouvait face à la même montée d’adrénaline qu’avec le Rock and roll de Led Zeppelin revu et corrigé par le son cru et crasseux de Pearl Jam. Je me souviens d’une séance de travail durant laquelle Willy jouait pour se délasser un arpège qui attira aussitôt l’attention d’Eric James : « c’est pas mal ça ! », « ouais mais c’est pas de moi » renvoya humblement Willy et moi d’enchaîner : « c’est de Kiss » au grand dégoût d’Eric surpris de découvrir qu’il avait trouvé bien ce qui était l’introduction d’une chanson rock « bubble gum » d’un groupe qui était loin de figurer dans son Panthéon personnel.

Le premier écart que fit Willy au groupe arriva le 21 mars 1998, lors d’un concert donné à Feuquières dans l’Oise, un patelin de 1500 âmes, concert qui failli tourner à la baston avec les gars du bled, déçus par notre refus d’animer la soirée en jouant toute la nuit alors que malgré l’absence de Willy qui ne s’était pas présenté au rendez-vous, sans doute en lutte avec une existence qui se dérobait sous ses pieds, nous avions joué 1h40 alors que notre contrat stipulait que nous devions jouer 1h30. Si ma mémoire est bonne.

Puis il commença à négliger les répétitions. Avant que cet incendie chez lui, dont il n’avait pas lui-même été en mesure de nous donner une explication rationnelle, l’écarte définitivement du groupe. Nous lui avions rendu visite à l’hôpital où il récupérait mais toujours « borderline », dans une douce folie en même temps que dans la réalité. Comme j’aimerais être en mesure de mettre de l’ordre dans les évènements de ma conscience et les brandir avec force dans le haut domaine de l’écriture en les faisant vibrer avec un ton juste et précis dans chaque intelligence individuelle, chaque raison, chaque sensibilité pour dire ce qu’a été la présence de Willy durant cette courte année. Mais ma vie propre, alors, entrainée dans un manège composé de train fantôme, de montagnes russes et de labyrinthes de verre occupait les rares forces qui me restaient en dehors de VENICE afin de survivre. Ma mémoire est court-circuitée et orientée pour les années 1997/2000 par une histoire intime délabrée. Incarnation chancelante qui a laissé quelques beaux trophées : cicatrices de guerre et pages écrites par la possession. À les considérer aujourd’hui : décombres de guerre et ruines éteintes, après le grand incendie, éclairées par un soleil d’été grec.

Son passage dans VENICE a été d’une grande importance pour l’évolution d’Eric. C’est par Willy, probablement, je ne crois pas me tromper, qu’Eric a appris à lâcher un peu le contrôle du groupe sur lequel jusque là il voulait avoir un ascendant partiel important qui faisait poids. Car voyez-vous, Willy était incontrôlable. Juste en rentrant dans le groupe et en étant lui-même Willy était parvenu à faire plier Eric, là où trois membres (quatre du temps de James Dent) n’étaient pas parvenus à lui faire entendre raison. Après l’abandon de Willy les liens se ressoudèrent au sein de VENICE. En 1998, inconsciemment, nous savions que nous venions de parcourir 7 années d’une aventure, finalement, vertigineuse et humainement riche et que l’aspect éphémère des choses se devait de nous confier un peu plus de désinvolture et de détachement. Ce que personnellement je désirais ardemment depuis les tous débuts du groupe en septembre 1991. Ce qui nous conduisit à enregistrer, enfin, notre premier album l’année d’après. Un album qui n’avait pas vraiment de commencement, malgré que je me souvienne avec beaucoup de détails de l’enregistrement en question, car tout s’était joué « ailleurs », selon des dérives insoupçonnables.

D’une phrase à l’autre tout remonte, de ma naissance à ce jour, et ma vie se confond avec elles, fourmilière de mots, scalpels de sensations, idées en vrac, pensées oubliées ré-émergeant. Comme un voyage en plein ciel dessus ma carcasse se frayant un chemin ici-bas tant bien que mal. Willy fut présent durant cet enregistrement bien qu’il ne joua pas la moindre note dessus. Mais j’ai joué certaines choses dans son esprit. Le solo de Vices et coutumes par exemple, ou quelques notes rageuses sur Le rêve du Phénix ou, encore, les bien nommés Palmiers de chance. Willy serait resté dans le groupe, VENICE aurait certainement viré grunge, tellement il avait la classe de rendre même les chansons les plus « sucrées » que nous avions, sales, crues, telluriques, présentes, incarnées. D’éthérées elles devenaient charnelles.

Mine de rien, Willy était un prince et il l’ignorait. Un aristo du caniveau. Un poète du zinc. Un apache sorti du film Casque d'Or à l’orée du troisième millénaire. Il restera comme une belle empreinte dans la tension électrique de ma mémoire.

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Je n'ai toujours pas sous la main des morceaux enregistrés avec Willy, mais ça viendra un jour. En attendant et en guise de récapitulation, voici tous les morceaux que j'ai déjà mis en téléchargement sur mon blog, de ci, de là... cette fois ci groupés :

*Le Cyborg verse une larme (mp3)

*Netzach(mp3)

*Le Rêve du Phénix(mp3)

*7 Seas(mp3)

*Le Monde en Pièces(mp3)

*Tears(mp3)

*Rien à te donner(mp3)

*Ask The Angels(mp3) -- Reprise de Patti Smith --

*Hey Joe(mp3) -- Reprise de Jimi Hendrix --

*Alabama Song(mp3) -- Reprise des Doors --

*Born to be Wild(mp3) -- Reprise de Steppenwolf --

*Jumping Jack Flash(mp3) -- Reprise des Rolling Stones --

*Dancing Days(mp3) -- Reprise de Led Zeppelin --

*Helpless(mp3) -- Reprise de Sugar -- en version acoustique

*Face Of Desire(mp3) -- Reprise des Sentinels --

*Next to You(mp3) -- Reprise de Police --

*Tea In Sahara(mp3) -- Reprise de Police --

*Jajooka de Café(mp3), improvisation néfaste à une heure avancée de la nuit, dans le studio, histoire de faire les cons... et dans un état indescriptible.

*Feelgood Factor(mp3) -- Reprise de Dr Feelgood --

*Every Kinda Vice(mp3) -- Reprise de Dr Feelgood --

*Les Récifs du Mal(mp3) -- Version Démo --

*L'Art(mp3) -- Version Démo --

*Bon Appétit aux Tueurs(mp3) -- Version Démo --

*Danse du Soleil(mp3) -- Version Démo --

 

 

Concert du Printemps de Bourges 1993

*Interview du Chanteur, Eric James, avant le concert(mp3)

*Belle du Festival(mp3)

*(Ancient) Heroes (in the City of The Wise)(mp3)

*Celebration & the Cross(mp3)

*The Wine of my Birth(mp3)

*Lightship(mp3)

*Hazar(mp3)

*Interview du Chanteur, Eric James, après le concert(mp3)

 


De Gauche à droite : Franck Schaack (Batterie,Percussions)/Frédéric Laforêt (Basses, Programmations, Claviers, Guitare acoustique)/Eric James Guillemain (Chant)/ Nebo (Guitares)... cliquez sur la photo pour agrandissement

 

Je ne le répèterais jamais assez...

Vous voulez les albums ?

 

Soudain L'Ouverture : 10 Euros (port inclus)

Les Palmiers De Chance : 10 Euros (port inclus)

ATTENTION ! Le Package "Grande Aventure" ( Soudain L'Ouverture + Les Palmiers De Chance ) : 18 Euros (port inclus)

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C'était l'Instant Pub ! Vive la Société de Consommation...

Je précise que Bips Bizzaro, notre ancien manager, est un gars honnête et droit, cette annonce n'est pas une arnaque. Le groupe n'existe plus, mais aidez-nous à rentrer dans nos frais. Thanx...

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Le Site du Groupe... encore en ligne...

La Page My Space du Groupe...

22:26 Publié dans Musique : Rêve Vénitien... | Lien permanent | Commentaires (9) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/10/2008

Obama veut casser la baraque ?

=--=Publié dans la Catégorie "Franc-tireur"=--=

 

Les élections américaines sont pour très bientôt. Il est intéressant de voir la gigantesque Obamania qui s'est saisi de tout le monde et de l'intérêt littéralement racial porté au candidat dans l'espoir d'avoir, enfin, un changement conséquent aux USA. Mais Daniel Pipes n'est pas de cet avis. Et votre serviteur non plus...

 

 

"Colin Powell répétant désormais le mensonge selon lequel Barack Obama a toujours été un Chrétien, ce « en dépit des informations confirmant l'enfance musulmane d'Obama » (ainsi l'inscription à une école indonésienne le répertoriant comme musulman), on doit constater avec consternation que le candidat démocrate s'emploie à dissimuler la vérité sur cette question.

Portons notre attention, en ce contexte, sur un sujet connexe, les relations d'Obama tout au long de sa carrière avec l'islam extrémiste, et l'endettement moral impliqué. Sur un plan plus précis, Obama maintient des liens indirects, mais anciens et persistants, avec deux organisations, le Council on American Islamic Relations (CAIR), incriminé, sans mise en examen, par le gouvernement américain en 2007 comme complice de conspiration dans un procès concernant le financement du Hamas ; et The Nation of Islam, condamnée par l'Anti-Defamation League pour un passé marqué « de manière constante par le racisme et l'anti-sémitisme ».


Cliquez sur la photo...


Commençons par les liens d'Obama avec des islamistes :

Les relations à Khalid al-Mansour. Selon l'ancien président du quartier de Manhattan Percy Sutton, Al-Mansour a collecté de l'argent pour financer les « dépenses d'Obama à la Harvard Law School ». Al-Mansour un noir américain (nom de naissance Don Warden) est devenu un conseiller du prince saoudien Al-Walid bin Talal, le principal donateur du CAIR. Al-Mansour a des positions islamistes classiques : il nie que le gouvernement soudanais entérine l'esclavage, il nie les liens des Juifs à Jérusalem. Il a écrit une brochure appelée « Américains, prenez garde. Le complot sioniste contre l'Arabie saoudite ». (Obama et al-Mansour réfutent les déclarations de Sutton).

Les relations avec Kenny Gamble (connu aussi sous le nom de Luqman Abdul-Haqq) : Gamble, un producteur de musique pop autrefois connu, a coupé le ruban lors de l'inauguration d'un quartier général de campagne d'Obama situé dans un immeuble du sud de Philadelphie dont il est propriétaire. Gamble est un islamiste qui achète de nombreuses propriétés dans Philadelphie aux fins de créer une zone résidentielle réservée aux Musulmans. En tant qu'émir autoproclamé du United Muslim Movement, il a aussi des liens nombreux avec des organisations islamistes, dont le CAIR et la Muslim Alliance in North America. (Siraj Wahhaj, l'émir du MANA a été impliqué, sans mise en examen, pour complicité de conspiration dans l'attaque contre le World Trade Center en 1993).

Les relations avec Mazen Asbahi. Le premier coordinateur de la campagne d'Obama en direction des Musulmans a démissionné après des révélations montrant qu'il avait fait partie du bureau d'une organisation financée par l'Arabie saoudite, le North American Islamic Trust, position qu'il partageait avec Jamal Said, incriminé lui aussi, sans mise en examen, comme complice de conspiration dans le procès concernant le financement du Hamas en 2007. Asbahi a des liens avec les bureaux du CAIR à Detroit et à Chicago, avec l'Islamic Society of North America, incriminée elle-même, sans mise en examen, pour le financement du Hamas et d'autres organisations islamistes.

Les relations avec Minha Husaini. Le second coordinateur de la campagne d'Obama en direction des Musulmans a un passé islamiste et a travaillé comme stagiaire au Muslim Public Service Network. Immédiatement après sa nomination par Obama, elle a rencontré un groupe d'une trentaine de Musulmans incluant des gens aussi connus que Nihad Awad du CAIR, Mahdi Bray de la Muslim American Society, qui a soutenu publiquement des groupes terroristes tels le Hamas et le Hezbollah, et Johari Abdul Malik de la Dar Al-Hijrah Mosque de Falls Church en Virginie, qui a déclaré aux Musulmans Américains : « Vous pouvez faire sauter des ponts, mais vous ne pouvez pas tuer des gens innocents qui se rendent à leur travail ».

Passons aux liens d'Obama avec The Nation of Islam :

Le donateur et l'allié de longue date d'Obama, Antoin « Tony » Rezko a été, trois décennies durant, le partenaire de Jabir Herbert Muhammad, fils d'Elijah Muhammad, dirigeant de The Nation of Islam, et dit qu'il a donné à Jabir et à sa famille des « millions de dollars au fil des ans ». Rezko a aussi été directeur exécutif de la Muhammad Ali Foundation, une organisation douteuse qui, sans l'autorisation d'Ali, a utilisé le nom de celui-ci qui, par ailleurs, a été récompensé par le CAIR.

Jeremiah Wright, le pasteur estimé d'Obama pendant vingt ans, a des liens passés avec The Nation of Islam, a accepté récemment la protection d'un détachement de sécurité de The Nation of Islam, et a parlé louangeusement de Louis Farrakhan comme de « l'un des géants de l'expérience religieuse des Afro-Américains ». L'église de Wright a célébré Farrakhan pour avoir été « la parfaite illustration de la grandeur ».

Farrakhan lui-même a annoncé son soutien à Obama, le qualifiant d' « espoir du monde entier », de « celui qui peut relever l'Amérique après sa chute », et même de « Messie ».

Le fait que la biographie d'Obama montre des liens si fréquents avec des organisations aussi peu recommandables que le CAIR et The Nation of Islam devrait donner à réfléchir. Combien de politiciens ont-ils eu des liens avec une organisation de ce genre, et combien en ont eu avec sept d'entre elles ? John McCain appelle charitablement Obama « une personne dont vous ne devez pas avoir peur si elle devenait Président des Etats-Unis ». mais les liens multiples d'Obama avec des organisations anti-Américaines et subversives, signifie qu'il ne répondrait pas aux critères de sécurité exigés pour l'engagement des employés du gouvernement fédéral.

L'agression islamique constitue l'ennemi stratégique de l'Amérique. Les nombreuses relations insalubres d'Obama suscitent des doutes graves concernant son aptitude à être Commandant en chef des Etats-Unis d'Amérique."

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Source, pour le texte : Chez Daniel Pipes

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Je vous invite également à jeter un oeil vers chez "5 Years Later"

où j'ai trouvé ces vidéos qui parlent toutes seules, non ?

Les liens du Pasteur d'Obama avec la Nation of Islam

 

 

 

 

Jeremiah Wright, le pasteur, ami et mentor de Barack Obama, révisionniste faisant de Jésus un noir et axant ses discours et son prêchi-prêcha sur sa haine des blancs...

 

 

 

 

Barack Obama s'en prend aux actes de guerre de John McCain et refuse de présenter ses excuses

 

 

 

 

 

Mais McCain, pendant que Barack Obama jouait aux soldats de plomb et étudiait (en 1967) dans une école musulmane en Indonésie, avait un comportement héroïque dans les géôles vietnamiennes en tant que prisonnier de guerre de 1967 à 1972.

Un reportage français, retrouvé dans les archives de l'INA, l'atteste.

 

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21/10/2008

Douce Folie - VI

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

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Terrible sera le jour de Dieu

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

"SONNET
sur le massacre des chrétiens en Bulgarie

Christ, es-tu bien vivant ? Ou tes os desséchés,
Dans le sépulcre en pierre, ont-ils blanchi sans trêve ?
Ta Résurrection ne fut-elle qu’un rêve
De celle qui, t’aimant, racheta ses péchés ?

L’air est horrible, et plein de cris d’hommes écorchés,
Les prêtres sont tués, qui invoquaient ton nom,
N’entends-tu pas l’amère lamentation
De ceux dont l’enfant gît, sur la dalle couché ?

Viens vers nous, Fils de Dieu ! L’ombre du crime tombe,
Couvrant tout le pays, et, dans ce ciel si noir,
Je vois ta Croix et un Croissant qui la menace !

Si tu as dit la vérité, brisé la tombe,
Viens vers nous, Fils de l’Homme ! et montre ton pouvoir,
Que Mahomet n’ait pas de couronne à Ta Place !"

Oscar Wilde

L’histoire se répète pour ceux qui portent témoignage. Nuit noire et aube blanche et froide. Les cadavres fumant comme des encensoirs. Fous ceux qui croient que la paix est à ce prix. Les fantômes rendent la vie dure. L’Histoire veut qu’ils ressurgissent à un moment ou un autre et l’ignorer c’est conserver la braise ardente sous la cendre qu’on croit définitive. Mais viendra un jour, c’est une espérance, une cascade de feu et d’amour.


Eglise de la Sainte Trinité à Petric, au Kosovo, détruite en 1999 par les Albanais

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20/10/2008

Paradoxe

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Quand on croit il faut parler. Moi je parle sans croire et c’est une croix difficile à porter.

 

13:05 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Up & Down

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Lame de fond qui entrave me progression vers moi-même. Moi-même si je suis habité par un peu de cette lumière qui fait tenir le monde, comment atteindrai-je, alors, l'échelle de Jacob ? Si la mort est morte, si Christ est ressuscité, comment rendrai-je ma vie plus vivante encore ? Graver Le Nom dans la paume de ma main. Et n’avoir de larmes que celles de la joie.

 

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19/10/2008

Élégance

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

Désabusé, je ne trouve refuge que dans un scepticisme tantôt élégant, tantôt vociférateur.

 

15:50 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Apparences

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

Les destins se croisent, s’enrichissent et se défont. Je crains que tout ce que j’écris ne soit au final rien d’autre que l’énumération malheureuse et sans intérêt, comme un ridicule catalogue existentiel, des étapes de ce parcours difficile à assumer qui est le mien. Mais j’imagine qu’elles sont rares les personnes qui parviennent à se saisir des cornes du destin comme des cornes du taureau pour le mener dans l’arène, sous les hourras comme sous les hululements de désapprobation. Si je dois mourir à l’instant, aurai-je été un bon mari, un père aimant, un fils digne, un ami fidèle, un tendre amant, un camarade joyeux ? Mais, moi, si petit, un rien, une possibilité à peine, ne suis pas Job comme je l’indiquais hier par les méandres de mes tâtonnements. Je tiens tête au monde, je tiens tête à Dieu et mon monologue indique que je perds contre le monde et quant à Dieu, il reste muet face à mes pitoyables griefs et mes néfastes reproches.

« Le temps est le vainqueur des apparences, et combien cruel ! Que de grandeurs n’a-t-il pas réduites à néant ! »

Julian Stryjkowski, Le Salut était à l'Est

 

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17/10/2008

Hors les murs

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

Depuis tout petit et autant que je me souvienne, j’ai toujours été une graine de rebelle. Volonté de me dégager d’une autorité qui m’apparaissait comme exagérée. Absence d’air. Désir vif de déployer mes ailes. Tension foudroyante en moi. Tension entre moi et moi-même. « Je est un autre ». Tension entre moi et le monde, cet ici-bas qui voulait m’organiser, me modeler, me soumettre. En approuvant cette tension je me suis refusé l’adhésion au troupeau, à la subversion mièvre et stérile.

« Le recours aux forêts peut s’opérer à toute heure, en tout lieu et même contre une supériorité numérique écrasante. Dans ce dernier cas, ce sera la seule résistance que l’on puisse concevoir. » Ernst Jünger, Traité du rebelle ou Le recours aux forêts

Mais à présent, plus que jamais, rejet de toute ma force des hordes de rebelles officiels, tous issus du grand moule, fabriqués à la chaine. Le Rebelle authentique est un homme seul, faisant face à tous. Individualiste par excellence il se querelle avec Dieu en personne, c’est un combat qui peut conduire au gouffre nihiliste comme vers une théologie apophatique. Il ose tutoyer le créateur, non du tutoiement de la douceur amoureuse, mais du tutoiement qui exige des comptes. Ce tutoiement peut faire advenir un éblouissement. Celui de Job, centre d’une controverse universelle, devant le tribunal des anges saints et des anges maléfiques, comme si d’une certaine façon Job prenait sur lui les souffrances et les malheurs du monde pour servir de justification aux uns et aux autres, mais juste parmi les justes il en vient à exiger des explications au « pourquoi » qu’il obtient comme une violente illumination.

 

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16/10/2008

Corne d'Abondance...

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Royauté de l’amour. Impossibilité de dire la trame profonde de cette miraculeuse occurrence. Le monde contribue à l’amoindrir dans le temps par le goût du déclin qu’il lui infuse, le chargeant de mille préoccupations qui ne sont pas de son Royaume. La peur s’installe. Le doute. Lente pourriture. Gangrène. On ne sait plus regarder l’Autre, beau reflet pourtant tangible. Le démon s’y installe et agite ses crécelles. L’éloignement s’établit. La chair devient tiède, puis se refroidit. Un cirque en plein milieu des marécages. Mais l’amour pourrait être fou et sans douleur. Une adoration sublime. Tout au bord du précipice se tient la citadelle imprenable où s’élabore le jeu des amants mutins. Délice de cette retraite, vase clos ouvert — de l’intérieur — vers l’infini que refuse le monde. Abondance y est maîtresse. Délices et compréhension. Profusion souveraine de l’intelligence mobile. Hauteur des mots. Souffles haletants.

« CORNE D’ABONDANCE

Ô BELLE corne, d’où
penchée vers notre attente ?
Qui n’êtes qu’une pente
en calice, déversez-vous !

Des fleurs, des fleurs, des fleurs,
qui, en tombant font un lit
aux bondissantes rondeurs
de tant de fruits accomplis !

Et tout cela sans fin
nous attaque et s’élance,
pour punir l’insuffisance
de notre cœur déjà plein.

Ô corne trop vaste, quel
miracle par vous se donne !
Ô cor de chasse, qui sonne
des choses, au souffle du ciel ! »

Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète

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15/10/2008

Moraline évacuée

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

« À la fin du IVe siècle de notre ère, une patricienne romaine écrivait patiemment son journal sur des tablettes de buis odorantes. Dans la liste des "signes du bonheur" elle fit figurer ceci : "la compagnie d’un homme qui aime le plaisir, c’est-à-dire la politesse du plaisir. " »

Pascal Quignard, Les Tablettes de buis d’Apronenia Avitia

Je crains la raréfaction de ce type d’êtres, aptes à aimer avec distinction, sans exigence autre que la politesse du plaisir, l’échange gratuit sans attache mais qui en aucun cas ne transforme l’autre en objet malléable et soumis. Une sexualité heureuse où les jeux de pouvoir ne sont que jeux enfantins, rieurs et délicats. Pathos tenu à l’écart et douce reconnaissance. Moraline évacuée, tabous maîtrisés donc pudeur authentique. Corps comme de bons vins dans la lumière du jour. Regards qui transpercent les malentendus. Plaisir qui fait, démultiplie les forces, agrandit les âmes, au point d’avoir le sentiment de remplir de soi la vie entière, et de s’emplir soi-même d’un vif jaillissement possible, toujours recommencé. Caresses reconnaissantes. Tout le contraire du consumérisme sexuel et social. Êtres rares, disais-je ? oui. De ce fait je consomme peu. Pas de temps à perdre. Pas de faux plans à tirer sur la comète. Viennent les aigris, les donneurs de leçons, qui agitent le blasphème dans mes propos afin de donner de la consistance à leur propre auto-persuasion. Comment puis-je, par exemple, être en quête spirituelle, me questionner avec une telle constance sur le souffle puissant de la Bible, tout en relisant Nietzsche et en baisant partout où les effluves de l’Eden semblent m’investir. Pas par goût du blasphème, je vous rassure. Je n’aime que la paix. Je n’aime que la joie. Je n’aime que l’amour. Par goût de la contradiction ? Probablement. Sollers, citant Louis-Ferdinand Céline qui écrivait à Henry Miller à propos de son Tropique du Cancer : « Sachez avoir tort. Le monde est plein de gens qui ont raison, c’est pour cela qu’il écoeure. » Puis Walt Whitman : « Je me contredis ? Eh bien, je me contredis. »

Mes lectures m'apportent beaucoup de joie...

 

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14/10/2008

Douce Folie - V

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

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