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01/07/2020

Jean-Paul Bourre, Le dernier meneur de loup (entretien complet décembre 2017)

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30/06/2020

Charles Gave et Hervé Juvin : L'Etat Profond - main basse sur la Démocratie

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29/06/2020

Greg Toussaint : Pourquoi j'aime la France

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28/06/2020

Greg Toussaint : Les policiers noirs sont des vendus ?

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27/06/2020

Greg Toussaint : La Bien-pensance, une arme contre la Nation

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23/06/2020

Professeur Didier Raoult : Finalement, la chloroquine... et la deuxième vague...

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21/06/2020

Charles Rojzman : L’alliance des frustrés et des déshérités prépare de nouveaux totalitarismes

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L’alliance des frustrés et des déshérités prépare de nouveaux totalitarismes. La publication de la vidéo de la mort brutale de Georges Floyd écrasé par le genou d’un policier blanc a provoqué de nombreuses manifestations violences un peu partout aux États-Unis et en Europe.

A Paris, des milliers de personnes ont défilé pour Adama Traore et contre « les violences policières. »

En arrière-plan, c’est une guerre civile qui s’annonce, une guerre des races mue par la haine de l’oppresseur qu’elles se sont choisies.

La cause avancée pour ces indignations, ces colères et ces violences, c’est un combat pour la justice et contre le racisme.

Mais en arrière-plan, c’est une guerre civile qui s’annonce, une guerre des races qui ramène à la surface les ressentiments et les rancoeurs identitaires de populations agrégées par la haine de l’oppresseur qu’elles se sont choisies.

Cet antiracisme qui prétend combattre les injustices et la haine est , en fait, une nouvelle forme de fascisme. Dans l’histoire du siècle passé et de l’histoire tout court, ce n’est pas une nouveauté. Toutes les périodes de crise ont vu naître le besoin de trouver une raison unique aux malheurs des individus, broyés par le cours des événements. La tentation totalitaire, c’est la promesse d’un monde purifié délivré du Mal. « Les Représentants du peuple seront impassibles dans l’accomplissement de la mission qui leur est confiée : le peuple a mis entre leurs mains le tonnerre de la vengeance, ils ne le quitteront que lorsque tous ses ennemis seront foudroyés. Ils auront le courage énergique de traverser les immenses tombeaux des conspirateurs et de marcher sur des ruines, pour arriver au bonheur de la nation et à la régénération du monde. » (Proclamation des Représentants à Lyon, le 15 frimaire, an II.)

Cette tentation totalitaire se renforce aujourd’hui très rapidement. Elle va même jusqu’à enrôler des enfants dans son combat idéologique. Ce qui la caractérise, c’est qu’elle prône la disparition ou la mise à l’écart de ceux qui sont censés représenter le Mal. Hier, les Juifs, les bourgeois, les Tutsis au Rwanda. Aujourd’hui, l’homme blanc.

Elle a pour partisans et acteurs deux groupes d’individus: les déshérités, véritables ou imaginaires, et les frustrés. Cette alliance des frustrés qui se veulent responsables du sort de ceux qu’ils voient, à tort ou à raison, comme des victimes et des opprimés et, d’autre part des déshérités est réellement explosive. L’histoire a toujours réuni ces deux groupes de personnes dans un élan qui s’est voulu révolutionnaire. Les déshérités ont réellement besoin de lutter pour la justice et l’égalité.

Ce fut le cas, entre autres, des ouvriers et des paysans, victimes des inégalités, du chômage pendant la révolution industrielle dans les temps qui précédèrent l’émergence des mouvements prolétariens. C’est toujours le cas dans de nombreux endroits de la planète.

 

Ou quand les frustrés transforment le combat des déshérités en une injustice de la vie

Ils apportent dans ces mouvements un peu de raison et des raisons de combattre. Les frustrés qui ne sont pas de véritables déshérités, écrivaillons, journalistes, enseignants, techniciens, communient dans une jalousie commune et maladivement cherchent à réparer ce qu’ils considèrent comme une injustice de la vie.

Ils vont diriger le combat des déshérités et transformer le combat des déshérités en une lutte pour de nouvelles dominations. Ils vont vouloir écraser les imposteurs qui ont pris la place qui leur est due en raison du mérite qu’ils s’attribuent.

Comment le totalitarisme séduit-il à la fois ceux que j’appelle les frustrés et les déshérités? Il permet d’expliquer les difficultés de la vie sans en donner la responsabilité aux individus eux-mêmes. Il promet une revanche à ceux qui vivent dans l’échec. Il joue sur le sentiment de culpabilité (qui est différent de la responsabilité), car il est différent de reconnaître qu’on s’est mal conduit en ne suivant pas des préceptes extérieurs à soi-même plutôt que d’examiner avec sa raison critique l’ensemble complexe des causes qui ont provoqué la situation d’échec.

 

Comment le totalitarisme séduit

Le totalitarisme promet le salut, si on suit les commandements qu’il préconise. Il exclut la part de hasard dans la vie individuelle et collective. Dans un sens, il apporte une sorte de sentiment de sécurité intérieure en faisant croire qu’il existe une solution parfaite, un comportement parfait pour assurer le bonheur dans cette vie et même dans l’au-delà. Il donne du grain à moudre à l’appétit de pouvoir et à la soif de combattre. Il donne du sens et unit contre un ennemi commun qui est diabolisé, qui devient le mal incarné. Dans l’île de Crète, les villageois brûlent le jour de Pâques un immense mannequin représentant Judas, le traître, le maudit. Ce feu de joie délivre l’âme inquiète et affolée par les changements du monde et donne l’assurance que l’avenir peut être bénéfique et même radieux. Cette alliance des frustrés et des déshérités prépare des conflits futurs qui n’opposeront pas seulement des cultures et des civilisations mais à l’intérieur même des sociétés, en Occident comme en Orient, des groupes humains séparés par leurs conceptions culturelles, religieuses, par leurs conditions sociales ou ethniques et dont certains se considèrent comme des victimes de complots fomentés par des ennemis tous puissants et maléfiques.

 

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SOURCE : Tribune Juive

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Le paradoxe de l’énergie éolienne (Rions un coup... pour pas pleurer...)

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« Je suis un ancien dissident et les activistes que je vois aux Etats-Unis me rappellent de douloureux souvenirs »

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Un manifestant tient une pancarte portant le portrait de l’ancien dictateur Ceausescu.

 

FIGAROVOX/TRIBUNE - L’universitaire Alexandru Calinescu a connu le communisme en Roumanie. La pression multiforme exercée par des manifestants antiracistes aux Etats-Unis pour supprimer certains vestiges du passé lui évoque la pression idéologique qu’il a lui-même vécue jadis.

Par Alexandru Calinescu

 

Alexandru Calinescu est un ancien dissident. Il est Professeur émérite de littérature française à l’université de Iasi, quatrième plus grande ville de Roumanie.

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L’une des thèses les plus fausses proférées par Marx est de dire que « l’humanité se sépare de son passé en riant ». Ni la chute de Constantinople, ni la Révolution française, ni la Seconde Guerre mondiale, ni l’instauration des régimes communistes dans bon nombre de pays ne sont des exemples de gaieté collective. Sauf, peut-être, dans l’imagination de quelques illuminés, comme le journaliste qui décrivait la joie extrême des habitants de Phnom Penh lors de l’arrivée des Khmers Rouges. Et puis, il n’est pas toujours utile de se séparer de son passé: pour certains, le passé peut servir d’exemple, pour d’autres de repoussoir ou d’épouvantail. Autrement dit, il peut être manipulé au point de devenir, parfois, une arme dangereuse.

Le danger vient surtout du fait que nous pouvons réécrire le passé et le modifier jusqu’à le rendre méconnaissable.

Né après la guerre, j’ai vécu dans un pays dirigé par un parti unique qui a tout fait pour détruire les traces d’un passé qui ne lui convenait pas. Le Parti (il fallait toujours écrire le mot avec majuscule) a donné l’ordre de déboulonner les statues des rois et des hommes politiques « bourgeois » dont le rôle dans la constitution de la Roumanie moderne avait été, en réalité, décisif.

L’Histoire a été réécrite, on a imposé les falsifications les plus grossières afin de glorifier le Parti et, ensuite, le grand Conducator. Il fallait, à tout prix, respecter les critères de l’idéologiquement correct, critères qui étaient inscrits dans des Codes de conduite morale et politique, codes que le Parti faisait paraître périodiquement. La mise en pratique de ce vaste programme n’aurait pas été possible sans l’omniprésence de la censure. En Roumanie, comme dans les autres pays « socialistes », la censure fonctionnait selon le modèle soviétique. Tout, absolument tout devait être soumis à la censure, y compris les affiches les plus banales, les illustrations des livres pour enfants ou les dessins sur les boîtes d’allumettes.

D’ailleurs, le nom officiel de la censure était « La Direction de la presse et des imprimés ». Il n’y avait plus de direct à la télévision, excepté le journal du soir (dont les présentateurs lisaient, consciencieusement, des textes qui avaient le visa de la censure) et les rencontres sportives (là, rien à faire : pourtant, les tribunes étaient surveillées avec vigilance, pour qu’il n’y ait pas de gestes ou de slogans non-conformes).

Après avoir fait, dans un premier temps, table rase du passé culturel, le régime communiste a décidé de récupérer quand même ce passé, pas en entier et, de toute façon, seulement après l’avoir soumis à une analyse critique. Cela signifiait, souvent que les textes littéraires étaient caviardés ou signalés - dans le meilleur des cas - l’oeuvre était accompagné d’une préface permettant de la contextualiser et de signaler les limites idéologiques, souvent dues à l’appartenance de classe de l’auteur. Considérable était, ensuite, la liste des mots interdits, liste qui grossissait à vue d’œil : c’est ainsi que, dans les années 80, les poètes découvraient qu’on avait éliminé de leurs textes les mots faim, froid, obscurité, parce que c’était l’époque où les gens avaient froid dans leurs appartements, ne trouvaient pratiquement rien dans les magasins d’alimentation et restaient souvent dans le noir à cause des coupures d’électricité (et encore les poètes victimes de ce genre de censure pouvaient s’estimer heureux, car dans d’autres cas les mots suspects étaient carrément remplacés - lorsque le censeur faisait du zèle - par les antonymes, froid devenait chaud et obscurité devenait lumière).

Que chacun respecte des principes sains et se comporte comme il faut - voilà une étape obligatoire dans le processus de construction de l’homme nouveau. Processus qui impliquait l’élimination des « ennemis du peuple », la mise à l’écart des descendants des classes «parasitaires» et « exploitatrices », la culpabilisation de tous ceux qui ne se consacraient pas, corps et âme, à la révolution prolétarienne.

Les gardiens de la pureté idéologique signalaient les manquements à la discipline du parti et désignaient les « déviationnistes ». On permettait aux plus « chanceux » d’entre eux de faire leur autocritique. Pourtant, celle-ci pouvait prendre les dimensions d’un véritable spectacle, avec des centaines de témoins, avec une mise en scène rigoureuse et - comme ce fut notamment le cas dans la « révolution culturelle » chinoise - avec des rituels qui devaient humilier le « coupable », en consacrant symboliquement son statut de paria.

Ce qui se passe actuellement aux États-Unis et ailleurs semble être un règlement de compte avec le passé. Et là aussi il parait difficile de déceler la moindre trace d’humour. Je dirais même que, en ce qui me concerne du moins, c’est d’une tristesse infinie, car tout cela me rappelle trop de choses.

Oui, j’ai déjà vu ce film. Et, ce qui est pire, je l’ai vécu.

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SOURCE : Le Figaro

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« Les centaines de bébés bloqués en Ukraine montrent l’indécence de la gestation pour autrui »

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FIGAROVOX/TRIBUNE - Pendant le confinement, les images de centaines de nourrissons nés par GPA et bloqués à Kiev en attendant de pouvoir être remis à leurs commanditaires ont suscité de vives réactions dans le pays et même au-delà, souligne Claire de la Hougue, juriste spécialiste des questions de bioéthique.

Par Claire de la Hougue

Claire de la Hougue est docteur en droit, chercheur associé à l’ECLJ. Elle est l’auteur de nombreux articles juridiques sur la bioéthique. Elle est intervenue au Parlement européen et au Conseil de l’Europe sur la gestation pour autrui.

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L’image de plusieurs dizaines de nouveau-nés attendant, dans un hôtel de Kiev, que leurs commanditaires puissent venir les chercher a dévoilé une réalité souvent méconnue: l’Ukraine, pays membre du Conseil de l’Europe, est un important centre du marché international de la reproduction. Les clients y trouvent des donneuses d’ovocytes et des mères porteuses de leur phénotype ou, pour le dire plus simplement, des femmes blanches, pour un prix beaucoup moins élevé qu’aux États-Unis. Même les cliniques d’Asie viennent se fournir en ovocytes « de type caucasien » en Ukraine.

Il existe théoriquement un cadre légal - parents mariés infertiles, lien génétique avec au moins un des deux commanditaires, pas de lien génétique entre la mère porteuse et l’enfant - mais certaines agences s’en affranchissent sans vergogne. La mère porteuse renonce à ses droits dans un contrat notarié passé avec les commanditaires qui sont directement inscrits sur l’acte de naissance de l’enfant ainsi obtenu. Cet acte est donc mensonger, puisqu’il indique comme mère une autre femme que celle qui a accouché, ce qu’on appelait naguère en France le crime de supposition d’enfant.

Cette image choquante, publiée d’abord par une agence de gestation pour autrui afin de rassurer ses clients et tenter de forcer la main du gouvernement ukrainien pour faire ouvrir les frontières, aura eu le mérite d’attirer l’attention sur ces enfants conçus et mis au monde en exécution d’un contrat, arrachés à leur mère à la naissance et vendus. Elle montre à quel point la « maternité de substitution » est contraire à la plus élémentaire humanité. Elle a suscité de nombreuses réactions, en Ukraine comme à l’étranger.

C’est Lyudmyla Denisova, Commissaire aux droits de l’homme du Parlement ukrainien, qui a informé la presse que plus d’une centaine de nouveau-nés attendaient leurs commanditaires, bloqués par la fermeture des frontières liée au confinement. Elle a dénoncé l’industrie de masse de la maternité de substitution qui promeut les bébés comme des «produits de haute qualité». Constatant que cette situation prouve que l’État ne prend pas les mesures adéquates pour protéger les droits et la dignité des enfants, elle a appelé le Parlement à interdire la gestation par autrui au profit des étrangers, affirmant que les enfants en Ukraine ne devaient pas faire l’objet de traite des personnes.

Mgr Sviatoslav Shevchuk, archevêque majeur de Kiev et de Galicie, chef de l’Église grecque-catholique d’Ukraine, et Mgr Mieczyslaw Mokrzycki, archevêque de Lvov et président de la conférence des évêques catholiques de rite latin, ont eux-aussi publié mi-mai une lettre commune condamnant fermement la pratique de la gestation pour autrui: une telle manifestation de mépris pour la personne humaine et sa dignité est inacceptable. Ils ont appelé le gouvernement à interdire la maternité de substitution. Ils ont ajouté que le fait que cette pratique soit légale empêche le développement et discrédite l’Ukraine aux yeux de la société européenne. Ils ont invité le gouvernement à adopter une politique familiale garantissant que les mères ukrainiennes n’aient plus besoin de faire commerce de leur corps et de leurs enfants pour leur propre survie et celle de leur famille. Ils ont affirmé que la maternité de substitution, même prétendument non lucrative, est intrinsèquement mauvaise moralement, source d’innombrables souffrances pour toutes les personnes impliquées, d’abord les enfants et les mères mais aussi les intermédiaires et les commanditaires. Lorsqu’elle est commerciale, elle doit être jugée encore plus sévèrement car s’y ajoute le fait d’acheter et de vendre les fonctions du corps de la femme et la personne même de l’enfant.

Ce débat sur la GPA intervient alors que la situation démographique de l’Ukraine est désastreuse. Difficultés économiques, instabilité politique, pauvreté et corruption ont provoqué une forte émigration et une chute de la natalité. Le taux de fécondité est aujourd’hui inférieur à 1,4 enfants par femme. La population a baissé de plus de 10 millions d’habitants en 30 ans. L’Ukraine n’a plus d’enfants sinon pour l’exportation... Commanditaires et intermédiaires profitent du dénuement des femmes ukrainiennes pour les dépouiller même de ce qu’elles ont de plus intime et précieux, la maternité.

L’indignation devant ces enfants n’est pas restée cantonnée à l’Ukraine. La presse de nombreux pays s’en est fait l’écho et le député suédois Alexander Christiansson, membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, a porté le sujet devant le Comité des ministres. Dans une question écrite soumise le 3 juin, il a rappelé que la Convention européenne sur le statut juridique des enfants nés hors mariage prévoit que « la filiation maternelle de tout enfant né hors mariage est établie du seul fait de sa naissance ». Or, bien que l’Ukraine ait ratifié cette Convention, son code de la famille dispose à l’inverse que la filiation de l’enfant né grâce à une mère porteuse est établie directement avec les «futurs parents», même dans les cas où l’enfant a été conçu avec des ovules offertes par une tierce personne. La femme qui donne naissance à l’enfant n’apparaît donc pas dans la filiation de l’enfant, ce qui est contraire à la Convention.

Le Comité des ministres, qui rassemble les 47 ambassadeurs au Conseil de l’Europe, devra donc répondre et indiquer quelles actions il envisage de prendre à l’égard de l’Ukraine afin de lui faire respecter son engagement.

Plus généralement, la gestation pour autrui est contraire à de nombreuses conventions internationales ratifiées par l’Ukraine. Outre la Convention relative aux droits de l’enfant et son protocole additionnel sur la vente d’enfant, on peut mentionner notamment la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, ainsi que les conventions interdisant l’esclavage et la traite. Un État respectueux de ses engagements internationaux ne saurait admettre cette pratique sur son territoire ni l’entériner lorsque ses ressortissants y ont recours à l’étranger.

Ces enfants bloqués dans un hôtel de Kiev nous obligent à regarder en face la réalité: la maternité de substitution signifie la production d’enfants comme des marchandises pour satisfaire le désir d’adultes fortunés. Elle implique l’exploitation de femmes pauvres. Cruelle et destructrice pour les enfants et les mères, cette pratique doit être éradiquée.

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SOURCE : Le Figaro

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20/06/2020

Radioscopie : Jean Raspail (1976)

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19/06/2020

Quand les archives de l'INA nous rappellent l'effondrement de la langue française

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Par Antoine Desjardins
Professeur de Lettres, membre du collectif "Sauver les lettres", co-auteur de "Sauver les lettres - Des professeurs accusent" (Textuel).

Antoine Desjardins déplore la dégradation du niveau de langage, facilement constatable à partir des vidéos de l'INA des années 1960.

 

Nous vivons l'époque du "je like ou je nique" explique Michel Onfray dans la première livraison de Front populaire. Il évoque un cerveau reptilien qui tient lieu désormais de cortex où les émotions primitives (on sait depuis peu, grâce à M. Castaner, que "l'émotion mondiale dépasse les règles juridiques") et l'instinct ont remplacé la capacité à réfléchir, à analyser, à argumenter. Le pathos remplace le logos. Mais ne serait-il pas question ici de langage articulé ? De capacité à mette en mots des émotions ? Ne serait-il pas question aussi de vocabulaire et de syntaxe ? De ressources langagière. Il fut des temps barbares et gothiques, pourtant, où l'école apprenait à tous, sans exception, un français riche et même porteur de références culturelles.

Les exclus de la langue, on le sait, sont amenés à se conduire comme les exclus tout court, prêts à s'engager dans le cycle de la révolte active. Le ghetto linguistique emprisonne ses victimes dans le ghetto social : ici naissent et naîtront les extrémismes, les intégrismes, les idéologies simplistes. A cerveau reptilien, réaction binaire, comme dit toujours Onfray. Un mot décrit l'incapacité à mettre des mots sur les émotions : l'alexithymie. Et c'est justement le grec qui aide à comprendre : a (privatif), lexi (λέζις, la parole, le mot) thymos (θυμός, état d’esprit, humeur). Nul doute que cette alexithymie a de beaux jours devant elle car, c'est bien de perte du logos dont il est question. L'incapacité à traduire des émotions fines et complexe, à nuancer, à s'exprimer clairement et distinctement, trouve sa solution dans le slogan mimétique ou pire, l'aboiement et la vie en meutes idéologiques.

RÉGRESSION DU LANGAGE

Je me me suis plongé dans les archives de l'INA pendant le confinement et une chose m'a frappé qui devrait faire s'interroger nos amis "progressistes" qui pensent que s'opposer à une régression c'est être conservateur et réactionnaire, et qu'on ne peut jamais dire que quelque chose de bon s'est perdu. Qu'une régression, voire un désastre, a bel et bien eu lieu : en l’occurrence ce qu'on pourrait appeler un effondrement syntaxique.

Les gens interviewés dans les années 60 et suivantes (Archives de l'INA, donc), au hasard, dans la rue, utilisaient un français beaucoup plus riche et soutenu qu'aujourd'hui, un français exempt de vulgarité, simple, mais solidement charpenté par une syntaxe correcte. Sans doute parce que l'école fonctionnait mal et n'avait pas été démocratisée. On y entend des commerçants, des ouvriers, des employés, des agriculteurs (qui ne sont pas des "clients" de journalistes, mais bien des quidams ) et on demeure frappé par la bonne maîtrise de la langue et l'abondance, souvent pittoresque, du vocabulaire. C'était avant que les pédagogues ne considérassent, à juste titre, la langue comme fasciste : un dispositif arbitraire de maintien de l'ordre social, un moyen de se distinguer et d'exclure l'autre. Un carcan à "déconstruire" (ce mot commence à donner la nausée à des gens passéistes qui n'ont rien compris aux avant-gardes) pour libérer la classe ouvrière. Heureusement, la grammaire fut mise en examen et traînée devant des juges progressistes, dès le milieu des années soixante-dix.

Désormais l’oppression a cessé presque partout et les écrivains académiques de la tradition scolaire ne viennent plus parasiter ou plomber les propos des uns et des autres pour entraver la libre expression, brider la spontanéité et la sincérité, et prescrire un soi-disant bon usage. J'ai entendu une jeune employée de boulangerie interviewée et citant, au détour d'une phrase, un propos de... Victor Hugo (un auteur blanc colonialiste soit dit au passage). Une apprentie boulangère, autant dire, le prolétariat. Rétrospectivement, j'ai un peu honte pour elle : quel genre de conditionnement cette pauvre femme a-t-elle pu subir durant une scolarité pourtant courte ?

Circonstance indéniablement aggravante, cette citation venait de façon très pertinente orner des paroles fort justes, syntaxiquement élaborées, prononcées distinctement, avec aisance et naturel, sans le moindre empêchement ! Brisée par la violence symbolique d'une école primaire réactionnaire, la jeune femme, colonisée et assujettie, singeant la voix de son maître, m'est apparue comme la victime inconsciente de normes évidemment discriminatoires qu'heureusement l'école moderne a su depuis longtemps déconstruire ! Ce monde en noir et blanc de la télévision du passé me fait horreur : il m'a fait voir en vérité dans quel Enfer de réaction nous fussions demeurés si le progrès n'avait pas continué sa marche tranquille vers toujours plus d'égalité en vue de l'extinction progressive des Lumières, matrice du paternalisme de l'homme blanc européen et du colonialisme.

Tout le monde parlerait en bon français, y compris dans nos banlieues, au grand dam de la pluralité linguistique, des cultures et de la diversité ! Si l'école était demeurée comme lieu de l’apprentissage de la maîtrise des passions-pulsions c'est à dire lieu de répression, on n'aurait pas assisté à la libération de tous. Merveilleuse libération dont on voit les effets. Comme dit Dany-Robert Dufour, le credo pédagogique fut : "Libérez-moi de tout ce qui m’aliène (les institutions, la culture, la civilisation, la langue, les signifiants, le nom du père, les savoirs, les pouvoirs, etc.) et vous allez voir ce que vous allez voir !" Et on a vu. Et on voit.

 

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Source : Marianne

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« Assa Traoré ne fait qu’imiter les mouvements noirs américains des années 60 »

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FIGAROVOX/TRIBUNE - L’évolution du discours de la soeur d’Adama Traoré témoigne de l’importation en France d’un indigénisme noir tout droit venu des États-Unis et qui n‘existe que grâce aux alliances hasardeuses de ceux qui contestent l’État, analyse l’essayiste Anne-Sophie Nogaret.

Par Anne-Sophie Nogaret

Anne-Sophie Nogaret est auteur notamment d’un essai intitulé Du mammouth au Titanic, de la déséducation nationale, et de Français malgré eux, racialistes, décolonialistes, indigénistes, ceux qui veulent déconstruire la France, co-écrit avec Sami Biasoni.

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Assa Traoré est un personnage très intéressant. Non, comme le dit France Culture, pour sa « puissance », son charisme, ou son combat politique. Non, Assa Traoré n’est intéressante qu’en tant qu’elle témoigne du fonctionnement de la mouvance indigéniste qui l’a créée de toutes pièces.

L’existence médiatique de la jeune femme commence à la mort tragique de son frère Adama. Dans le portrait qu’en fait « Libération » en septembre 2016, elle évoque la mort de celui-ci: une bavure dit-elle à l’époque, récusant les rumeurs de crime raciste. Elle réitère par ailleurs sa foi en Allah, précise qu’elle est mariée religieusement et dénonce la stigmatisation du burkini. Bref, le discours penche du côté d’un islam politique soft. Le portrait illustrant l’article la montre portant turban, une voilette de tulle noir devant le visage.

Depuis, sous l’influence de son mentor et coach Youcef Brakni, dont le virulent discours anti-police ne doit pas faire oublier l’engagement passé auprès du Mouvement Islamique de Libération, le positionnement de l’icône s’est subtilement décalé vers les États-unis et la cause noire américaine. Assa Traoré, coupe afro et poing levé, est la nouvelle Angela Davis. Une rencontre entre le modèle et la copie a d’ailleurs été organisée en 2018, marquant l’adoubement de la mouvance indigéniste française par l’activisme noir américain. Pas question ici de filiation historique, qu’on serait d’ailleurs bien en peine de trouver. Pas question de filiation théorique, la pensée d’Assa Traoré se résumant aux slogans que lui écrit Youcef Brakni et qu’elle récite en public. Il ne s’agit en réalité que d’imiter les signifiants visuels du mouvement noir américain des années 60 et 70. Les médias adorent, les vieux retrouvent leur jeunesse, les jeunes, s’ils ne comprennent pas nécessairement la référence, trouvent ça cool.

Corollaire nécessaire à l’iconographie « révolutionnaire », le story telling est en place : Assa ne parle plus de bavure pour expliquer la mort de son frère, mais d’assassinat délibéré commis par des policiers aux ordres d’un état raciste. Comme sa coupe de cheveux, la mort de son frère s’inscrit désormais dans un référentiel américain.

Assa Traoré est donc devenue un personnage fondamentalement mimétique, singeant les gestes d’une histoire exogène. En cela, elle participe de l’essence de la mouvance indigéniste. Comme elle, la mouvance indigéniste ne peut exister de façon autonome. Comme elle, elle ne vit que par phagocytage et mimétisme. Pour sortir de sa dimension groupusculaire en effet, la mouvance indigéniste n’a d’autre choix que de s’allier aux mécontents tous azimuts. C’est la méthode Alinsky, que pratique l’extrême gauche qui se traduit par une quête perpétuelle d’alliances qui mobilise toute son énergie et ratisse large : antifas, parents d’élèves, soignants, insoumis, gilets jaunes, écolos... jusqu’aux militants basques ! Cette nécessité vitale de raccrocher leurs wagons à une locomotive dont ils espèrent pouvoir un jour éjecter le conducteur à leur profit témoigne d’une seule réalité: l’indigénisme français n’a pas de substance propre. Ceci constitue d’ailleurs sa tache originelle, le discours des fondateurs du PIR étant lui-même une copie fidèle de la rhétorique FLN. Revanchisme anhistorique et obsessionnel, l’indigénisme français est un nihilisme qui ne laisse qu’un champ de ruines chez ses anciens alliés, contre lesquels il se retourne systématiquement. L’indigénisme français ne sait pas se battre seul, contraint faute de fondamentaux d’enfourcher tout ce qui autour de lui s’agite. Il est probable que les Tchétchènes qui ont fait irruption à Dijon les relèguent rapidement à l’arrière plan de la scène médiatique. Reste, une fois de plus, à comprendre pourquoi les médias se laissent à ce point leurrer par une imagerie et un story telling grossiers, se mettant au service du nihilisme racialiste.

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SOURCE : Le Figaro

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Au revoir Sibeth, tu vas nous manquer !

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L’ADIEU AUX ARMES
Au revoir Sibeth, tu vas nous manquer !
Ton départ est – quasiment – acquis. Mais c’est contrainte et forcée par ton employeur que tu vas sans doute rendre ton tablier.

Par Benoît Rayski

 

Je te dis « tu » car, comme Eluard, je dis tu à tous ceux que j’aime. Oui, Sibeth, nous t’avons aimée. Sur la mer plate et ennuyeuse de la macronie tu faisais des vagues belles et tumultueuses. Sans toi ce quinquennat, dont il est à craindre que tu ne vois pas la fin, n’aurait été que ce qu’il est : une étendue d’eau croupissante.

Nous avons aimé tes robes multicolores qui auraient fait pâlir de jalousie un kaléidoscope. Nous avons adoré que tu aies apporté une tache vivifiante de couleur au sein d’une équipe de mâles blancs. Oui, tu as fait preuve d’une fougue juvénile qui tranchait avec la langue empoulée de ton boss.

Nous avons été subjugués par tes sorties et saillies rafraîchissantes. Seule toi, oui toi seule, avais eu le courage de dire que tu mentirais pour protéger ton employeur. On s’est alors moqué de toi alors qu’il aurait fallu saluer ton dévouement sans failles. Tu étais un soldat fidèle et ton chef en a profité pour s’abriter derrière toi. Aujourd’hui, cet ingrat, ce goujat, ce misogyne, ce raciste a préféré écouter les conseils de Gilles Le Gendre, un autre suprémaciste blanc, qui t’a rayé de la liste des candidats pour un remaniement ministériel.

Nous étions tristes et tu as réussi à nous redonner le sourire. Nous avons frémi de joie quand tu as dit que tu étais de tout cœur avec les Parisiens qui souffraient de la grève du métro et que toi tu étais obligée de prendre ta voiture de fonction. Nous avons été éblouis quand tu as déclaré que les enseignants qui ne foutaient rien pouvaient aller travailler à la campagne. Nous avons été subjugués par ta franchise quand tu as dit que tu ne savais pas mettre un masque. Et nous avons écrasé de notre mépris les connards qui ont ricané en prétendant que, eux, n’avaient pas de masques.

Tu vas, nous le craignons, nous laisser seuls avec ton chef. Nous lui ferons chèrement payer son ingratitude à ton égard. Mais tu pars avec panache. A peine le boss avait-il dit qu’aucun nom ne serait effacé de l’histoire de France, tu t’es dressée contre cet outrage fait aux minorités dont tu es si proche.

Ainsi tu as demandé que la plaque avec le nom du maréchal Bugeaud soit enlevée. Une façon de dire à celui que tu avais si loyalement servi « va te faire f… ». Toutes nos banlieues ont alors vibré pour toi, avec toi.

Dans le temps, sous la IVe République, quand un ministre sentait venir l’heure de partir il s’arrangeait pour « tomber à gauche ». C’était chic, bien vu et prometteur pour l’avenir. Toi, tu as décidé, l’époque ayant changé, de « tomber du côté du 93 ».

On te comprend, Sibeth. Mais quand même, qu’est- ce qu’une jeune femme de bonne famille sénégalaise irait faire dans des territoires contrôlés par les imams et les dealers ? Sais-tu que là-bas tu ne pourras plus mettre les robes qui font tout ton charme. Non, Sibeth, nous ne voulons pas te voir en burqa !

Ps : Nous allions oublier l’essentiel. Tu as demandé à ce que les statistiques ethniques soient légalisées en France. Bien sûr que ce n’était pas pour compter le nombre de Noirs dans les prisons. Mais pour corriger à la hausse le nombre scandaleusement insuffisant de Noirs au gouvernement, à l’Assemblée nationale, à l’Académie française. Ca n’a pas plu à ton patron. Et il a envoyé Le Maire et Darmanin dire que ta suggestion était idiote. Ainsi tu mourus avec courage.

 

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SOURCE : Atlantico

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14/06/2020

Jean Raspail (Sud Radio)

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