Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/12/2015

Mode de vie et habitat influencent l'expression de nos gènes

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

Une équipe française a découvert que l'habitat et le mode de vie des populations humaines peuvent modifier l'expression des gènes.

Comment l’espèce humaine s'est-elle adaptée à son habitat (milieu rural ou urbain) et à son mode de vie (chasseur-cueilleur nomade ou agriculteur sédentaire) ? Au cours de l’évolution humaine, l’environnement a exercé une pression sélective au niveau génétique, entraînant la sélection de mutations de l’ADN avantageuses pour notre espèce. Une équipe française de l'Institut Pasteur et du CNRS vient de montrer pour la première fois que l’habitat et le mode de vie peut aussi agir sur le plan épigénétique, c’est-à-dire par des modifications modulant l’expression des gènes. Ses travaux sont publiés dans la revue Nature Communications*.

L'étude de 2 populations africaines séparées depuis 60.000 ans

Les chercheurs ont pris pour modèle le génome de deux populations qui se sont séparées il y a environ 60.000 ans : des chasseurs-cueilleurs nomades Pygmées vivant dans la forêt et les Bantous d’Afrique centrale, agriculteurs sédentarisés vivant dans des habitats urbains, ruraux ou forestiers. Ils ont mis en évidence qu'un passage récent d’un habitat forestier à urbain peut affecter l’épigénétique des fonctions de la réponse immunitaire. Au contraire, le mode de vie historique de ces populations – sédentaire agriculteur ou chasseur-cueilleur nomade – peut toucher des fonctions plus pérennes, comme celles liées au développement, via une modulation par sélection naturelle de son contrôle génétique.

Quelle différence entre génétique et épigénétique ? La génétique se rapporte à la séquence des acides nucléiques constituant l’ADN et portant nos gènes. L’épigénétique s’intéresse aux éléments ne modifiant pas la séquence génétique, mais pouvant néanmoins affecter l’expression des gènes. Contrairement aux mutations génétiques, les modifications épigénétiques sont réversibles. Elles permettent, entre autres, aux individus de s'adapter à leur environnement.

Plus précisément, pour ces travaux, les chercheurs ont étudié une modification épigénétique de l’ADN nommée méthylation, c’est-à-dire l’ajout de groupements chimiques méthyles sur la séquence des gènes. Ils ont en premier lieu comparé le niveau de méthylation génomique d'un groupe particulier de Bantous forestiers avec celui des Bantous urbains ou ruraux : ils ont observé que le changement récent d’habitat avait provoqué des modifications de l’épigénome concernant principalement les fonctions du système immunitaire. Ces modifications ne se transmettent pas de génération en génération. Quant les chercheurs ont comparé les méthylations du groupe de Bantous forestiers (agriculteurs) avec celles des Pygmées (chasseurs-cueilleurs) afin d’étudier cette fois-ci l’impact de leur mode de vie, ils ont constaté des différences de l’épigénome, relatives cette fois au développement (la taille, la minéralisation osseuse...). Ils se sont aperçus que ces changements affectaient les caractéristiques physiques qui différencient, entre autres, les Bantous des Pygmées. Ces modifications sont devenues héritables et pérennes. Les chercheurs les ont donc qualifiées "d'historiques".

Une explication à la prédisposition de certaines maladies ?

"Notre étude montre que les changements de mode de vie et d’habitat influencent fortement notre épigénome, et que l’urbanisation a un impact important sur les profils épigénétiques du système immunitaire. Ceci souligne l’importance de s’intéresser, en complément des études de génétique plus classiques, à la façon dont les changements épigénétiques pourraient créer un terrain immunitaire plus propice au développement de maladies auto-immunes, d’allergies, d’inflammations, etc.", explique dans un communiqué Lluis Quintana-Murci, principal auteur de l'étude. Il estime que ce modèle d’étude pourrait permettre d'identifier les fonctions biologiques les plus affectées par les changements d’environnement, de mode de vie et d’habitat auxquels les populations humaines se voient de plus en plus confrontées.

* Source : Étude publiée dans la revue Nature Communications

-----------------------------

SOURCE : Science et Avenir

-----------------------------

 

23:16 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

23/11/2015

Esprit Chevalresque

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

 

00:02 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/11/2015

Phosphore...

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

Il semblerait que les russes soient en train d'utiliser des bombes au Phosphore sur l'Etat Islamique...

 

 

 

Pour avoir une idée des dégâts qu'occasionnent les Bombes au Phosphores... 

23:56 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/10/2015

Physique quantique et spiritualité

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

16:00 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Les déconvertis de la Psychanalyse

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 



12:22 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/10/2015

Finkielkraut chez Ruquier : Enfin une victoire de la pensée !

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

Du passage d’Alain Finkielkraut à « On n’est pas couché », je retiendrai sept choses simples, mais décisives :

1. Une supériorité intellectuelle évidente et un vrai travail de la pensée en imposent, même et surtout à ceux qui sont englués dans une bienpensance qui certes flatte leur narcissisme, mais dont ils peinent à se sortir, comme la mouche dans une bouteille de Wittgenstein. Ce fut le cas, face à un Alain Finkielkraut narquois, d’un politologue au crâne lisse et aux idées courtes, un certain Thomas Guénolé, auteur d’un livre : Les jeunes de banlieue mangent-ils les enfants ? Après avoir écouté patiemment son réquisitoire, Alain Finkielkraut n’en fit qu’une bouchée.

2. Yann Moix, après une vaine et sirupeuse tentative de captatio benevolentiae en faisant appel à Lévinas, comprit qu’il avait intérêt à se tenir coi et eut l’habileté de poser des questions qui ne fâchent pas, laissant à Léa Salamé le soin d’étaler sa sottise, ce qu’elle fit – et il faut au moins lui reconnaître ce mérite – sans le moindre complexe. Yann Moix se borna à défendre Fleur Pellerin, ce qui procura un frisson de plaisir à un vieux présentateur de télévision, Bruno Masure, qui eut droit à quelques minutes de gloriole imprévues.

3. Léa Salamé, depuis quelques années, a une idée fixe qui semble la perturber beaucoup et qu’elle ressort à chaque émission : la gauche aurait perdu le monopole des idées et la droite, voire l’extrême-droite (ô misère !) auraient conquis un terrain auquel de facto elles n’ont pas droit. Et de citer un quarteron d’intellectuels ou d’écrivains parmi lesquels Alain Finkielkraut et quelques collaborateurs de Causeur, magazine dont on imagine facilement que la nuit, dans sa jolie petite chambre d’ex petite jeune fille qui se trouvait si mignonne, elle doit en faire des cauchemars. Alain Finkielkraut la rassura : il est toujours de gauche (bon, là il charrie un peu…) et l’immense majorité du pouvoir médiatico-judiciaire appartient au même parti qu’elle, celui des Gentils, avec à leur tête le Zorro moustachu, Edwy Plenel. Je crois qu’il importe à tout prix dans cette émission d’éviter que Léa Salamé ait un gros chagrin et passe de mauvaises nuits. Alain s’y employa à merveille. Ce n’est pas tout d’être philosophe, il faut aussi savoir jouer au psychiatre.

4. Quant à Laurent Ruquier, plus girouette qu’il n’y paraît, il prit la peine de lire à haute voix une page de l’essai de Finkielkraut, La seule exactitude, sur un ton solennel et inspiré. Il fut aussi beaucoup question de Charles Péguy, auteur qui rassure et rassemble beaucoup les Français.

5. C’est donc dans une atmosphère à peu près apaisée que Finkielkraut s’abandonna à quelques méditations mélancoliques et défendit l’idée qu’une nation n’est pas une galerie marchande ou un aéroport, que criminaliser la préférence nationale au nom de l’universel ne va pas nécessairement de soi et que l’idée de race peut aussi s’allier avec celle d’honneur. Pas démagogue pour un sou, il n’accabla pas Nadine Morano, ce qui révèle une certaine noblesse d’âme. Il fit preuve, par ailleurs, de beaucoup d’humour en raillant l’art contemporain. Il fut jusqu’au terme de l’émission ce que Nietzsche nomme « un esprit libre ».

6. En l’écoutant, je songeais au mot de son ami Pascal Bruckner : « Aujourd’hui sont qualifiés de réacs, tous ceux qui ne pensent pas selon le dogme. Finalement, une certaine gauche aura réussi à faire du mot “réactionnaire” le synonyme d’ "intelligent”, c’est-à-dire un titre de gloire. »

7. Et pour conclure sur un mot de Finkielkraut qui peinera Léa Salamé, désolera Laurent Ruquier et laissera Yann Moix dubitatif : « Que représente Hitler aujourd’hui ? Un recours pour les nuls. »

-----------------

SOURCE : Roland Jaccard pour CAUSEUR

-----------------

 

18:47 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Alain Finkielkraut - "On n'est pas couché" - 3 octobre 2015

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

14:27 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/10/2015

Poutine, mensonges et vérités... Leçon Politique...

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

00:27 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Dieu existe-t-il ?

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

00:16 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

L'interview de Vladimir Poutine aux chaînes américaines : les meilleurs extraits

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

00:11 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/09/2015

Adonis, poète syrien : "Sans séparation de la religion et de l'État, il n'y aura pas de démocratie"

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

00:14 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Un entretien avec Mahomet

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

00:11 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

23/09/2015

Le calvaire des Calaisiens victimes des clandestins

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

00:13 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

"I am a donor-conceived child of lesbian parents"...

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

00:03 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/09/2015

Quand le PCF négociait avec les nazis

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

Petit Rappel historique...

----------------

Comment le Parti communiste français, qui se voulait le fer de lance du combat contre le fascisme et le nazisme, a-t-il pu solliciter des autorités allemandes, aussitôt après la défaite de juin 1940, l'autorisation de publier L'Humanité et plusieurs autres de ses journaux ? A près de soixante-dix ans de distance, cet épisode des premiers temps de l'Occupation, qui fit couler beaucoup d'encre chez les adversaires du PCF et un peu moins chez les communistes dans l'après-guerre, revient nourrir la chronique des années noires et des compromissions qui se sont parfois nouées entre ennemis déclarés.

Au lendemain de la Libération, auréolé du prestige qui s'attachait à son engagement dans la Résistance et au sacrifice d'un grand nombre de ses membres, le PCF a nié avoir jamais engagé les moindres pourparlers avec l'occupant. Puis il a reconnu qu'une telle démarche avait bien eu lieu, mais il a prétendu qu'elle avait été le fait de simples militants, privés de directives dans la débâcle. C'est seulement dans les années 1980 que l'historiographie communiste officielle a admis que des négociations avaient été menées, sur consigne de la direction du parti, par des responsables de haut niveau.

Les hasards de la recherche documentaire ont fait découvrir à des historiens, aux archives départementales de Paris, des notes établissant l'argumentaire employé par les représentants du PCF auprès des autorités d'occupation. Claude Pennetier et Jean-Pierre Besse publient leurs trouvailles sous le titre Juin 40, la négociation secrète (Les éditions de l'Atelier).

Le document central est une liasse de notes saisie par la police française sur une militante communiste, Denise Ginollin, arrêtée, le 20 juin 1940, près de la station de métro Saint-Martin à Paris. Depuis l'interdiction de la presse communiste, en août 1939, puis la dissolution du parti lui-même, en septembre, la police traque les dirigeants et les militants soupçonnés de reconstituer leur organisation dans la clandestinité. La défaite et l'Occupation n'ont pas interrompu le travail des policiers.

Ce texte mérite d'être cité assez longuement, avec sa syntaxe approximative.

"1°) Vous avez laissé paraître journaux communistes dans autres pays Danemark, Norvège, Belgique

Sommes venus normalement demander autorisation

2°) Sommes communistes avons appliqué ligne PC sous Daladier, Reynaud, juif Mandel

Juif Mandel après Daladier nous a emprisonnés. Fusillé des ouvriers qui sabotaient défense nationale.

Sommes PC français pas eu peur

3°) Pas cédé face dictature juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud

courage ouvriers français ouvriers parisiens et quand ce sont des ouvriers français ou parisiens c'est le PCF

4°) Sommes une force, (...) nous représentons une force qui dépasse les frontières françaises, vous comprenez, derrière nous l'URSS/c'est une force l'URSS/vous en avez tenu compte/pacte germano-soviétique le prouve. On ne fait pas un pacte avec des faibles mais avec des hommes forts (...)

Notre défense du pacte

Cela vous a avantagé

Pour l'URSS nous avons bien travaillé par conséquent par ricochet pour vous

5°) (...) En interdisant L'Huma vous montrez que vous voulez combattre les masses ouvrières et petites-bourgeoises de France, que vous voulez combattre l'URSS à Paris (...)

6°) (...) Nous voulons tout pour que les masses ne subissent pas événements douloureux, voulons les aider avec votre collaboration si vous voulez : réfugiés, enfants

nous ne ferons rien pour vous mais rien contre vous (...)"

La date de rédaction n'est pas connue, ni les circonstances de la prise de notes. Par trois fois, il est fait mention du "juif Mandel" : Georges Mandel, ministre de l'intérieur du gouvernement Paul Reynaud de mars à juin 1940, sera assassiné par la milice, force de collaboration pétainiste, en juillet 1944. Le texte attribue à Mandel la responsabilité d'avoir "fusillé des ouvriers qui sabotaient défense nationale", rare exemple de reconnaissance des consignes de sabotage données par le parti, en 1939-1940, aux militants communistes travaillant dans les usines d'armement.

Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier estiment que le rédacteur de ces notes est Maurice Tréand, arrêté le même jour que Denise Ginollin. Trois jours plus tard, le 23 juin, les Allemands les font libérer. Les pourparlers vont durer plus de deux mois. Ils n'aboutiront jamais.

En juin 1940, l'appareil du Parti communiste, contraint à la clandestinité, est sérieusement affaibli par les défections de ceux qui refusaient le pacte germano-soviétique, par les arrestations et par la mobilisation de nombreux militants sous les drapeaux. La direction est dispersée. André Marty, un des secrétaires de l'Internationale communiste (IC), et Maurice Thorez, le secrétaire général du PCF, sont à Moscou. Jacques Duclos, qui va prendre la direction du parti en France, et Maurice Tréand, le responsable des cadres, sont à Bruxelles avec Eugen Fried, dit Clément, représentant de l'IC. Le 15 juin, le lendemain de l'arrivée des Allemands, tous trois rejoignent Paris en voiture et s'installent dans les locaux de la représentation commerciale soviétique, avant de rejoindre des planques en région parisienne. Puis Fried rentre à Bruxelles. En Belgique, les communistes ont entamé des pourparlers pour faire reparaître leur presse ; ils vont faire de même à Paris.

Toujours le 15 juin, Otto Abetz arrive dans la capitale comme représentant de Joachim von Ribbentrop, le ministre des affaires étrangères allemand. Connaisseur de la France, où il a vécu pendant une dizaine d'années, et grand manipulateur, Abetz a un objectif : "mener la désunion intérieure". Il va être à l'origine des négociations. Les représentants du PCF et ceux d'Abetz vont entrer en contact, à partir du 17 juin, par l'intermédiaire d'un avocat communiste qui travaille pour l'ambassade soviétique, Robert Foissin. Le processus commence, clairement validé par Duclos. Il va être conforté par un télégramme clandestin du 22 juin, en provenance de Moscou, signé de Georgi Dimitrov, secrétaire général de l'IC, et de Maurice Thorez, ce que ce dernier niera. Le texte en est le suivant : "Utilisez moindre possibilité favorable pour faire sortir journaux syndicaux, locaux, éventuellement L'Humanité, en veillant (à ce) que ces journaux... ne donnent aucune impression de solidarité avec envahisseurs ou leur approbation."

A Moscou, manifestement, on se méfie. Mais il faudra un mois, et un nouveau télégramme de Dimitrov et Thorez, le 20 juillet, pour que le processus soit enrayé. "Considérons juste ligne générale. Indispensable redoubler vigilance contre manoeuvre des occupants. Etait juste entreprendre démarches pour obtenir presse légale, mais entrevue Abetz est une faute, car danger compromettre parti et militant", décrètent les deux dirigeants. Les liaisons suivantes confirment que Moscou se méfie des "manoeuvres des autorités d'occupation" et de l'avocat Foissin, désigné comme "agent des occupants".

Pourtant les contacts avec Abetz continuent. Un dernier rendez-vous, prévu le 27 août, sera annulé. Le 31, Robert Foissin est exclu du parti. Il rencontre une dernière fois Abetz le 2 septembre. Un rapport signé par un proche de Duclos, Arthur Dallidet, en octobre, met en cause Tréand. Celui-ci va payer cher d'avoir été en première ligne dans cette négociation. Marginalisé, il mourra en 1949. Pour l'historiographie officielle du PCF, il sera longtemps le seul responsable de ce qu'elle présentera comme une initiative locale.

----------------

SOURCE : Le Monde

----------------

 

 

----------------

Voir aussi : CONTREPOINTS

----------------

 

07:00 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook