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13/05/2020

Zemmour sur la loi Avia contre la Haine sur internet

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Loi Avia : « Sous couvert de lutte contre les "contenus haineux", c’est la liberté d’expression qu’on assassine »

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La députée Laetitia Avia (LREM)

 

FIGAROVOX/TRIBUNE -- La proposition de loi de la députée Laetitia Avia, visant à mieux lutter contre les «propos haineux» sur Internet, sera certainement adoptée ce mercredi 13 mai à l’Assemblée nationale. Jean-Thomas Lesueur et Cyrille Dalmont, de l’Institut Thomas More, dénoncent le caractère subjectif de la définition de ces « contenus haineux ».

Par Jean-Thomas Lesueur et Cyrille Dalmont

 

Jean-Thomas Lesueur, délégué général, et Cyrille Dalmont, chercheur associé à l’Institut Thomas More.

Emmanuel Macron, son gouvernement et sa majorité ont décidément un problème avec la liberté, notamment la liberté d’expression. Ils n’en finissent plus de chercher, sans fard ni vergogne, à contrôler l’information sous toutes ses formes dans notre pays.

Le 15 janvier dernier, c’était le président de la République lui-même qui, lors de ses vœux à la presse, déclarait de manière stupéfiante: « Nous sommes confrontés à la lutte contre les fausses informations, les détournements sur les réseaux sociaux. L’éducation reste le fondement de cette lutte. Il nous faut donc pouvoir répondre à ce défi contemporain, définir collectivement le statut de tel ou tel document »… Puis il y a eu, en pleine crise du Covid-19, l’initiative gouvernementale visant à imposer une plateforme de « ré-information » ou de « validation » des informations jugées fiables publiées dans les médias ou sur les réseaux sociaux au sujet de la crise sanitaire. Baptisée « Désinfox coronavirus », la plateforme a été heureusement retirée le 5 mai suite au recours déposé en urgence par le Syndicat national des journalistes (SNJ) devant le Conseil d’État.

Aujourd’hui, c’est la proposition de loi Avia visant à « lutter contre les contenus haineux sur Internet », qui fait son grand retour à l’Assemblée nationale, en plein état d’urgence sanitaire, pour être discutée en séance publique (mais dans les conditions restrictives adoptées par la chambre dans le cadre de la crise sanitaire) ce mercredi 13 mai. Cette proposition de loi - très décriée, pour ne pas dire contestée, par de nombreuses organisations telles que la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), la Ligue des droits de l’Homme (LDH), le Conseil national du numérique et même la Commission européenne - va donc encore une fois faire l’objet d’une tentative de passage en force par le gouvernement qui avait engagé une procédure accélérée sur le texte en mai 2019.

Il est hélas plus que probable qu’il sera adopté, du simple fait de la majorité dont dispose le gouvernement et de la faible mobilisation parlementaire, notamment à droite (hors de quelques exceptions notables). Il est à craindre également qu’il sera mis en application dans un délai extrêmement court, si l’on en croit le secrétaire d’État au numérique Cédric O, qui a affirmé lors de son audition devant la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée le 5 mai dernier : « Il s’agit maintenant de faire en sorte de prendre les décrets d’application au plus vite pour que cette loi s’applique »... 

Cette célérité gouvernementale, en pleine phase de déconfinement, période délicate s’il en est et qui devrait mobiliser toute l’attention de l’exécutif, interroge et inquiète. Serait-ce qu’il anticipe le moment où des comptes lui seront demandés pour sa gestion calamiteuse de la crise sanitaire, en misant sur des outils orientant favorablement le « débat public » ? On ne sait et on n’ose le penser…

En tout état de cause, et quelles que soient les circonstances, cette proposition de loi est, dans son fondement même, particulièrement liberticide. En effet, la notion de « contenus haineux » n’est tout simplement pas recevable puisqu’elle ne peut faire l’objet d’aucune définition juridique. C’est la porte ouverte au plus pur arbitraire. Comme l’a écrit l’essayiste et avocat François Sureau, « en se fondant sur la notion de haine, qui est un sentiment, relevant du for intérieur, la loi introduit désormais la répression pénale à l’intérieur de la conscience ».

La notion de « contenu haineux » est donc, non seulement juridiquement incertaine (car non définie et indéfinissable), mais totalement dépendante de l’intention de son auteur au moment où il la diffuse ainsi que des a priori et des convictions du lecteur ou de l’autorité administrative qui en demandera la censure. La loi Avia provoque ainsi un basculement juridique vers la pénalisation de l’intention morale de l’auteur, tel que dénoncé dans le film de science-fiction Minority Report...

Car il est bien évident que la qualification d’un « contenu haineux » ne sera pas la même selon les croyances et les convictions de chacun. Par exemple, mais ce n’est qu’un exemple parfaitement conjectural: l’affirmation selon laquelle le Président de la République et le gouvernement ont menti en toute connaissance de cause quant à l’absence de masques et à leur efficience dans la lutte contre l’épidémie devra-t-elle être considérée comme un « contenu haineux » ?

Certain affirmeront que c’est un simple constat, étayé par des faits mis en lumière par plusieurs enquêtes journalistiques. D’autres défendront l’action du gouvernement avec des arguments et des contrefaits. D’autres encore se contenteront d’y voir une « incitation à la haine ». Si ces derniers l’emportent, la liberté d’expression quittera définitivement le registre des libertés fondamentales dans notre pays.

 

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SOURCE : Le Figaro

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La légende de la croyance médiévale en la Terre plate

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Par GREGOIRE QUEVREUX

 

La Terre est-elle plate ? Probablement pas… Soit, mais on l’a bien cru durant tout le Moyen Âge, période bien connue pour son ignorance et son obscurantisme. Il était même obligatoire d’y croire, puisqu’il s’agissait d’un dogme religieux. L’historien Jeffrey Burton Russell affirme cependant que ces poncifs relèvent d’une légende, dont il retrace l’origine dans l’Amérique du XIXe siècle.

 


Colomb devant ses détracteurs

 

Jeffrey Burton Russell (né en 1934) est un médiéviste américain, professeur émérite de l’Université Santa-Barbara en Californie. Spécialiste de l’histoire des dissidences au Moyen Âge (hérésie, paganisme, sorcellerie…), il est également connu pour avoir écrit une histoire de la figure du diable en cinq volumes, de l’antiquité à l’époque contemporaine. Il a également écrit plusieurs ouvrages destinés au grand public, visant à critiquer la « légende noire » du Moyen Âge chrétien. Parmi ceux-ci, on trouve Inventing the flat earth, Columbus and the modern historians, publié en 1991, qui critique le lieu commun voulant que les médiévaux auraient pensé que la Terre était plate.

Russell axe son propos sur l’image d’Épinal entourant le voyage de Christophe Colomb. Selon celle-ci, l’hardi explorateur génois a défendu l’idée que la Terre est ronde, rendant ainsi possible son projet d’atteindre l’Asie par l’ouest, contre des clercs obscurantistes, lui rétorquant que son projet est impossible, la Terre étant plate. Cette image d’Épinal fait ainsi de Colomb un héros de la science éclairée contre l’obscurantisme médiéval, qui aurait compris parmi les premiers que la Terre est sphérique, mais aurait été en but avec le « dogme religieux de la Terre plate ».

Jeffrey Burton Russell affirme que cette vision des choses ne correspond tout simplement pas à la réalité historique. Le débat soulevé par le projet de Colomb ne concernait absolument pas la forme de la Terre. Les contemporains de Colomb concevaient en effet la Terre comme parfaitement sphérique (ce en quoi d’ailleurs ils avaient tort, la Terre n’étant pas une sphère parfaite), sur la base d’arguments essentiellement issus d’Aristote (et il n’est guère besoin de rappeler l’autorité d’Aristote dans la pensée médiévale). En fait, Russell rappelle que, depuis Aristote, c’est bien la quasi-intégralité des auteurs de l’Antiquité et du Moyen Âge qui considérait la Terre comme étant une sphère. La position de Colomb, qu’il partageait avec ses détracteurs, n’a donc absolument plus rien d’originale depuis le IVe siècle av. J-C !

La véritable controverse

Russell note cependant qu’il se trouva bien quelques auteurs chrétiens pour défendre l’idée que la Terre était plate, au nom d’un fondamentalisme biblique s’opposant à la science grecque. Le plus connu, et le plus frappant d’entre eux, est Cosmas Indicopleustès, un chrétien nestorien qui, au VIe siècle, défendit la platitude de la Terre contre les « faux chrétiens » qui soutenaient la conception rationnelle du monde issue des Grecs. Les conceptions d’Indicopleustès n’eurent néanmoins aucun impact culturel dans la chrétienté médiévale, et furent totalement éclipsées par celles justement des « faux chrétiens » qu’il dénonçait. Au IXe siècle, le patriarche saint Photios de Constantinople, l’un des plus grands savants de son époque, n’hésite d’ailleurs pas à se moquer de son obscurantisme borné avec une certaine verve.

 


La grande A’tuin nageant dans l’espace infini

 

Si certains se sont donc effectivement fortement opposés au voyage de Colomb, ce n’est certainement pas à cause d’un « dogme religieux de la Terre plate » totalement imaginaire. En réalité, les opposants de Colomb pensaient eux aussi que, dans l’absolu, il était possible d’atteindre l’Asie en passant par l’ouest, mais ils estimaient que la distance à franchir était telle que cela rendait le voyage impossible. En effet, ils avaient hérité d’Ératosthène (~276-~194 av. J-C) une assez bonne estimation des dimensions de la Terre. Ils étaient donc conscients de l’incroyable distance qu’un navire devrait traverser pour atteindre l’Asie par l’ouest.

Colomb, quant à lui, avait une autre estimation de la taille de la Terre, héritée de Pierre d’Ailly (1351-1420). Cette estimation était cependant erronée : elle sous-estimait largement les dimensions du globe terrestre, et par conséquent sous-estimait également largement la distance à parcourir pour rejoindre l’Asie par l’ouest. C’est précisément à cause de son importante erreur d’estimation de la taille de la Terre que Colomb croira être arrivé en Asie lorsqu’il découvrira l’Amérique. Comme on le voit, les détracteurs de Colomb ne lui reprochaient pas le moins du monde d’affirmer la sphéricité de la Terre, mais bien plutôt de sous-estimer gravement ses dimensions ; dont ils avaient par ailleurs eux-mêmes une idée assez correcte. En réalité, les détracteurs de Colomb, relativement aux connaissances et moyens disponibles à cette époque, avaient finalement quelques raisons de considérer son voyage impossible. Et le voyage de Colomb n’évita l’échec complet que grâce à un événement imprévu : la découverte de l’Amérique. Un bel exemple de sérendipité !

Pourquoi la légende de la Terre plate ?

Une fois solidement démontrée l’inanité historique de la légende de la Terre plate, Russell se demande d’où celle-ci vient. Il en remonte la piste jusqu’au militantisme scientiste américain du XIXe siècle. Ce sont surtout, selon Russell, trois auteurs qui populariseront la légende : Washington Irving, John William Draper, et Andrew Dickson White. Ces trois auteurs souhaitaient défendre l’idée d’une guerre séculaire et essentielle menée par le christianisme contre la science. Pour ce faire, ils forgeront la légende d’un Moyen Âge pensant que la Terre est plate, et, de manière subséquente, celle d’un Christophe Colomb héros de la science pensant que la Terre est ronde, s’opposant à des clercs obscurantistes pensant que la Terre est plate. Russell relève que pour faire la preuve d’un Moyen Âge croyant la Terre plate, ces militants scientistes feront un usage immodéré de quelques citations totalement décontextualisées, ou émanant d’auteurs chrétiens parfaitement mineurs et dénués d’importance historique, toujours les mêmes, et parmi lesquels Cosmas Indicopleustès apparaît d’ailleurs en bonne place. Il est assez truculent de voir ces hérauts de la science éclairée faire preuve d’aussi peu d’honnêteté intellectuelle.

En conclusion de son livre, Russell rappelle qu’il n’a livré aucune recherche originale, se contentant de rappeler des faits bien connus des historiens depuis longtemps. Il se pose alors une question : pourquoi, alors que la légende d’une croyance médiévale en une Terre plate a été largement éventée depuis longtemps, celle-ci demeure aussi profondément ancrée dans la culture commune ? Il répond à cette question en relevant que la diabolisation du Moyen Âge est un idéologème fondateur de l’identité de la modernité, et qu’un élément important de cette diabolisation est l’idée que les médiévaux avaient des croyances absurdes. La légende de la Terre plate s’insère ainsi dans la vaste campagne de calomnie de la culture moderne envers la culture médiévale. Campagne de calomnie qui, loin d’être dénuée d’importance, est un pilier de la croyance de la modernité en sa propre supériorité, pour ne pas dire en sa propre suprématie.

 

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SOURCE : PHILITT

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Alain Finkielkraut évoque Charles Péguy

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12/05/2020

Dominique Bompoint : « Nous ne sommes pas des prisonniers en liberté conditionnelle ! »

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Par DOMINIQUE BOMPOINT

 

Les menaces de renvoyer les Français chez eux s’ils ne se tiennent pas à carreau pendant le déconfinement m’ont rappelé le surveillant général du pensionnat de ma jeunesse qui, armé de son lacet de cuir pendant à son trousseau de clés, hantait les couloirs à la recherche de ceux qui ne dormaient pas bien sagement dans leur lit.

Nous avons subi depuis le 17 mars une période qui fera tristement date dans l’histoire de notre pays sur le terrain des libertés publiques. Chacun de ces 55 jours pendant lesquels nous aurons été privés de notre liberté d’aller et venir, de notre liberté d’entreprendre, a été un jour de trop.

Le confinement n’est pas le résultat direct de l’épidémie ; il est la réponse qu’appelait l’impréparation de l’État devant cette crise sanitaire. Cette impréparation est la cause, indirecte mais indéniable, des faillites en chaîne, de la ruine, du chômage, des drames personnels, de la misère et de l’instabilité sociale qui naîtront de la crise économique qu’aura créée le confinement.

Nombre d’acteurs du secteur privé, considérablement plus touché par cette crise que les fonctionnaires si l’on excepte les combattants courageux du secteur hospitalier, verront le travail de vies entières anéanti.

La mise en œuvre concrète des mesures d’aide annoncées par le président de la République n’a pas du tout été à la hauteur des annonces (chômage partiel, PGE), et comme cela était prévisible, des passagers clandestins s’y sont introduits (conditions sur la localisation fiscale, les dividendes, la relocalisation industrielle, etc.).

Il est explicable, mais regrettable, que les pouvoirs publics soient réticents à perdre cette pause sociale providentielle obtenue en claquemurant le pays.
Il n’est pas admissible que non content d’avoir précipité les citoyens dans ce gouffre, le gouvernement pose des conditions comportementales dignes des consignes d’un surveillant de collège pour les en sortir et ne pas les y jeter à nouveau.

Le gouvernement n’aurait jamais dû avoir les pouvoirs inouïs qu’il a saisis grâce à cette crise. Avec le fil à retordre que ce peuple indiscipliné leur a donné depuis des mois («gilets jaunes», grèves des transports publics, manifestations diverses), il est explicable, mais regrettable, que les pouvoirs publics soient réticents à perdre cette pause sociale providentielle obtenue en claquemurant le pays.

Au lieu d’avoir comme préoccupation première de rendre le plus vite possible leurs libertés fondamentales aux Français, c’est la traçabilité forcée (la clause de volontariat est une tartufferie) de nos allers et venues et de notre état de santé qui nous est annoncée (pas de confinement sans traçage à la sortie, ose dire Olivier Véran), et désormais, c’est le retour fissa à la niche si le gouvernement estime que nous nous comportons mal, c’est-à-dire si nous osons jouir des libertés publiques dont nous avons été privés.

Nous ne pouvons pas être mis, à partir du 11 mai, dans la situation d’un prisonnier en liberté conditionnelle. Nous ne sommes pas des prisonniers en fin de peine: nous sommes par principe libres. Sortir de chez nous n’est pas une faveur qu’il nous faut convaincre l’État de nous accorder: l’État nous doit cette liberté, il nous la doit tout le temps, du 1er janvier au 31 décembre, il n’a pas de justification sinon.

Les fonctionnaires n’ont pas forcément ces préoccupations mais les hommes et les femmes du secteur privé ne peuvent pas reprendre l’activité économique, tenter de redresser leur commerce, de relancer leur restaurant, de rouvrir leur hôtel, en étant sous la menace permanente, mâtinée d’un soupçon d’autoritarisme, d’un nouveau confinement ordonné ex abrupto.

Si le gouvernement, au lieu de maintenir ce climat anxiogène, au lieu de déconseiller aux Français - comme l’a fait cet irresponsable ministre de la Santé - de réserver leurs vacances, ne fait pas tout pour leur redonner confiance et pour les convaincre que cette période de confinement ne reviendra plus, l’économie ne se relancera pas. Et si l’économie s’enfonce dans le marasme, le pire est à craindre pour notre pays avec des conséquences bien pires encore qu’une surmortalité épidémique.

Répondre à cette crise sanitaire par l’anéantissement des libertés publiques est plus simple que de travailler à enfin doter le pays des dispositifs préventifs et de soin dont l’insuffisance a précipité ce drame ; mais est-ce seulement cette réponse-là que nous sommes en droit d’attendre des pouvoirs publics après deux mois de confinement ?

Pour quelle raison, si l’épidémie reprenait de la vigueur dans quelque temps, le pays ne disposerait-il toujours pas des moyens sanitaires adaptés à la situation et notre gouvernement n’aurait-il que le désastre d’un nouveau confinement à proposer comme solution ?

Au lieu de voir sortir en ce moment des circulaires délirantes, véritable concours Lépine de la technocratie, sur les mesures impraticables dont devraient s’équiper administrations, entreprises et écoles, c’est d’un renforcement des capacités hospitalières du pays, pour qu’elles soient cette fois à la hauteur du risque, qu’on aimerait plutôt être informés et entendre nos dirigeants jurer, à propos du confinement, au lieu de nous en menacer à nouveau, « plus jamais ça ! ».

Ces menaces donnent l’impression d’un gouvernement toujours dépassé par les événements après quatre mois de crise. Le sentiment que ces propos inspirent est désastreux. Pour réussir le déconfinement c’est la confiance qu’il faut inspirer, surtout pas la peur.

 

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SOURCE : Le Figaro

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Henri Guillemin : Charles Péguy

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11/05/2020

Charles Péguy, La solitude du juste

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10/05/2020

La Foi prise au mot (KTO) : Jacques Maritain

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06/05/2020

Professeur Didier Raoult : Où en est le débat sur l’Hydroxychloroquine ?

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04/05/2020

Rendez-nous la liberté de la mer et de la montagne !

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FIGAROVOX/TRIBUNE - La fermeture au public des sentiers de forêt, de montagne et de littoral est difficilement compréhensible tant le risque de propagation du virus y est faible, observe l’historien Maxime Tandonnet. Ces lieux où l’âme divague à loisir sont pourtant des espaces de liberté.

Par Maxime Tandonnet

Fin observateur de la vie politique française et contributeur régulier du FigaroVox, Maxime Tandonnet a notamment publié André Tardieu. L’incompris (Perrin, 2019).

 

Parmi toutes les interdictions qui se sont abattues sur la France depuis mi-mars 2020, l’une est emblématique et est ressentie comme particulièrement choquante par les Français : celle de se rendre dans les espaces sauvages, les forêts, les montagnes ou les plages.

Les Français, dans leur ensemble, admettent vaille que vaille, en peuple docile, certaines suspensions de leurs libertés, y compris la plus précieuse de toutes, celle d’aller et venir où bon leur semble, dès lors que cette privation peut se justifier par la nécessité d’enrayer l’épidémie et de sauver des vies. Ils acceptent le principe de leur assignation à résidence, une mesure privative de la liberté ; ils tolèrent de se soumettre à l’obligation de détenir un sauf-conduit et à des contrôles qui dérogent aux principes d’une démocratie libérale, dès lors que cette suspension de la liberté est temporaire, circonscrite dans le temps, et qu’elle est compréhensible quant à son lien avec la lutte contre la contagion.

En revanche, l’interdiction de se rendre dans les forêts, les montagnes et les plages, sans aucun précédent (à l’exception du bannissement du littoral sous l’occupation), ne leur paraît pas avoir de fondement rationnel. Il est permis de se rendre dans des magasins, de prendre les transports en commun bondés, de marcher dans la rue ou dans les espaces publics. Mais pourquoi les lieux sauvages, où justement l’espace est sans limite - la France compte 5041 km de côtes sablonneuses, et des sentiers de forêts ou de montagne immesurables - sont-ils strictement prohibés ?

De fait, le risque de la contagion dans les espaces sauvages infinis est faible sinon inexistant comparé à l’entassement urbain des bus et métro qui est autorisé. « Il vaut mieux éviter la tentation » leur dit-on. Cela signifie-t-il que les Français sont considérés comme assez inconscients ou stupides pour songer à s’entasser comme au mois d’août sur la Côte d’Azur ? Ou bien que, dans un étrange élan de superstition, la population serait vouée à une grande cure de repentance ou de pénitence nationale face au mal invisible qui frappe le pays ?

L’explication de cette interdiction de fréquenter les forêts, les montagnes ou les plages est d’une autre nature. La France est depuis longtemps et de toute évidence entrée dans une logique totalitaire, non pas au sens des régimes sanguinaires du XXe siècle, fascistes ou soviétique, mais au sens de l’obligation de nivellement et de conformisme. La morale du troupeau ne date pas d’aujourd’hui, mais se réalise avec une acuité particulière dans le contexte de la crise sanitaire.

Elle ne vient pas uniquement du sommet de la pyramide car elle s’exprime aussi dans le comportement des détenteurs locaux d’une autorité, d’un pouvoir bureaucratique, des petits chefs zélateurs, qui n’hésitent pas à surenchérir sur les ordres venus d’en haut, ou bien dans la tentation de la délation, de dénoncer son voisin dont l’heure réglementaire d’autorisation de sortie est dépassée, ou encore dans ces reportages télévisés accusateurs qui pointent les Français supposés indisciplinés dans les gares ou les parcs.

La forêt, la montagne ou la plage sont des espaces qui se prêtent à la solitude voire à la réflexion solitaire. C’est pourquoi ces lieux sont si étrangers à beaucoup, au regard de la morale du troupeau qui triomphe en ce moment.

Le promeneur en forêt songe à tout sauf à la soumission au prince et aux normes sociales supposées régenter son comportement. Le randonneur en montagne côtoie le ciel et les nuages sans l’autorisation du pouvoir. La plage est symbole d’évasion. « Homme libre, toujours tu chériras la mer ! » écrivait Baudelaire. La liberté a goût du vent salé, des embruns et du cri des mouettes. L’horizon marin est aux antipodes des barreaux d’une prison. Un esprit qui vagabonde au-dessus des eaux en direction de l’infini n’est soumis à aucun lien, aucune servitude.

La solitude du promeneur est un pied de nez à l’abrutissement des écrans de télévision, au conditionnement de la propagande, à l’instinct grégaire et à la chicote de bureaucrates tatillons. C’est pourquoi, l’image d’hommes et de femmes ou d’enfants marchant dans la forêt, sur les sentiers de montagne ou au bord du littoral, leur est insupportable, inacceptable, intolérable. Elle détonne sur la morale du troupeau qui est censée régenter nos pensées et chacun de nos faits et gestes.

 

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SOURCE : Le Figaro

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03/05/2020

Le retour des cosaques

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02/05/2020

ENTRETIEN EXCLUSIF. Didier Raoult se confie à Apolline de Malherbe sur BFMTV

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La tête bien froide sur les épaules... Pour ceux qui ne l'ont pas vu, à voir... 

 

 

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28/04/2020

Professeur Didier Raoult : Point sur l'épidémie - Risque-t-on vraiment une deuxième vague ?

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JE NE VOUS PARDONNERAI PAS

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JE NE VOUS PARDONNERAI PAS
« Comment osons-nous pousser des caddies et abandonner nos morts ? »

Julie a perdu sa mère en quelques jours. Après avoir contracté les premiers symptômes du Covid-19, Danielle a été hospitalisée, et à partir de ce moment, dans une violence inouïe et habillée de droit, son corps ne lui appartenait plus.

Julie a pris la voiture pour aller voir sa mère, être auprès d’elle dans ce moment décisif. Mais le médecin lui a dit qu’elle ne pourrait pas la voir, qu’elle pourrait seulement voir son corps avant qu’elle ne soit mise sans aucune toilette ni soin dans un sac mortuaire. Elle a donc attendu dans la chambre anonyme d’un hôtel de bord de route. Elle a regardé la télé, confinée dans son deuil impossible à faire. Elle est descendue commander un repas, un verre de vin. Elle a attendu pendant que sa mère attendait elle aussi sur son lit d’hôpital. Et puis elle a reçu un coup de fil. Elle était morte. Elle pouvait venir voir le corps. Ça lui a été présenté comme une fleur, un privilège. Elle est donc allée voir sa mère, le corps de sa mère encore tiède. Elle a dû mettre des gants, un masque. Elle a pu lui dire au revoir, commencer à réaliser ce que notre monde voulait lui voler : aimer sa mère.

Elle est retournée dans sa chambre d’hôtel, toujours anonyme. Elle a commencé à faire les démarches pour les obsèques : carte d’identité, livret de famille, choix du cercueil, de l’urne. Elle a appelé plusieurs pompes funèbres. Elle les a presque toutes appelées. Elles ont toutes répondu cette même réponse inaudible, impossible, inhumaine. Vous ne pourrez pas revoir le corps de votre mère, vous ne pourrez pas suivre le cercueil au funérarium, vous ne pourrez pas assister à la crémation, vous ne pourrez pas célébrer les obsèques. Vous pourrez venir chercher l’urne dans deux semaines.

Il n’est plus question ici de contagiosité. Il n’est plus question ici de coronavirus. On peut pousser son caddy au supermarché, mais on ne peut pas accompagner le cercueil de sa mère. On peut prendre sa voiture pour aller travailler, on peut planter des pommes de terre, on peut réparer des voitures, on peut transporter des marchandises, on peut livrer des colis, on peut faire le plein d’essence, on peut prendre l’autoroute, le train, où même l’avion. On peut quitter Paris, faire une location saisonnière, mais on ne peut pas dire adieu à sa mère, on ne peut pas assister à sa crémation, on ne peut pas dire lui dire un dernier poème, devant quelques proches réunis. Ça n’a rien à voir avec le coronavirus. Ça vient de nous, de notre inhumanité naissante.

Nous sommes dépossédés de nos défunts. L’État et son heuristique de la peur semble avoir conquis le monopole radical de la mort. Et je n’entends aucune voix, aucune rage, aucune fureur monter de la rue. Et je n’entends aucune plainte. J’ai passé le moment d’émerveillement face au retour de la nature. L’homme ne s’est pas retiré du monde, il s’est retiré de lui-même, il a retranché son humanité. Ne pas enterrer ses morts, c’est enterrer sa vie même.

Julie rentre demain. Elle ira chercher l’urne dans deux semaines. Elle ira chercher son deuil, et elle organisera les obsèques quand l’État lui en donnera le droit. Un corps représente encore une valeur marchande : cercueil, urne, funérarium, prestation des pompes funèbres. Le deuil, les larmes, le rituel, la chaleur humaine, le cœur, l’âme, les déchirements, les déchirures, les cicatrices, les colères, les rages, ça ne rapporte rien, ça ne mérite aucune case dans aucune attestation dérogatoire de déplacement. Mais c’est votre cœur que vous avez déplacé ! C’est votre cœur que vous avez oublié de cocher.

Julie ira faire les courses, elle ira sortir les poubelles, elle ira faire le plein, elle ira peut-être aider aux champs. Son deuil, elle s’en occupera plus tard. Quand elle n’aura plus le temps de s’en occuper. Quand on aura tous oublié, quand on voudra tous oublier. Elle lira un poème, peut-être au funérarium où sa mère a été incinérée. Peut-être qu’on y verra que du feu, qu’on fera comme si sa mère venait de mourir, comme si on avait pu lui dire au revoir, comme si on avait pu l’accompagner, lui tenir la main, la serrer, embrasser son front, comme si on avait entendu son dernier souffle, comme si on avait pu faire son deuil. Mais sera-t-on capable de faire comme si ? Comment osons-nous pousser des caddies et abandonner nos morts ? Comment osons-nous laisser les gens crever seuls ? Comment osons-nous regarder ailleurs ? Qui a l’autorité de nous dire comment accompagner nos défunts ? Qui a l’autorité de nous interdire un geste, un deuil, un murmure ?

Je ne vous pardonnerai pas de laisser crever les morts. Je ne vous pardonnerai pas d’avoir blessé ma compagne. Je ne vous pardonnerai pas votre inhumanité habillée d’urgence sanitaire. Vous voulez que j’écoute les oiseaux, que je regarde les rorquals dans les calanques, vous voulez que je visionne des séries, que je lise des livres. Vous voulez que je médite sur le sens de l’existence. La voilà ma méditation métaphysique : vous êtes des chiens aveugles qui piétinez nos âmes sur l’asphalte du progrès. Vous êtes les fantômes d’un monde mortifère détruisant nos songes. Vous avez presque le monopole radical de la mort, je ne vous laisserai pas celui de la vie.

Mathieu Yon

 

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SOURCE : Lundi Matin

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27/04/2020

Des médecins mosellans sommés de se taire

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

« Tout ce qui nous intéresse, c’est de sauver des vies », ont à chaque fois justifié les Mosellans face aux critiques d’autres confrères

L’usage de certains médicaments contre le coronavirus leur avait déjà attiré les foudres de confrères. C’est maintenant le conseil national de l’ordre des médecins qui ordonne à deux généralistes mosellans de se tenir à carreau et de cesser de communiquer sur le sujet. Ils pourraient faire l’objet de procédures disciplinaires à l’issue de la crise sanitaire.

Cessez de parler de ce protocole que je ne saurais voir. C’est le message de fermeté diffusé par le Conseil National de l’Ordre des médecins (CNOM) à l’adresse de médecins généralistes qui utilisent un remède « maison » face au coronavirus. « Le conseil national de l’Ordre des médecins rappelle fermement à l’ensemble des médecins qu’en cette période de vulnérabilité particulière et face à l’inquiétude de nos concitoyens, leur parole prend un sens encore plus important. […] Le CNOM a informé l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé de ces protocoles qui s’inscrivent en dehors de la législation en vigueur et en tirera, le cas échéant, les conséquences. » Le texte vise notamment les docteurs Denis Gastaldi et Jean-Jacques Erbstein, confrontés chaque jour à une dizaine de patients malades du Covid-19, dans les secteurs de Morhange et Créhange en Moselle.

Leur protocole de soins à base de l'antibiotique azithromycine et de zinc, élaboré de façon « très pragmatique et empirique », a montré « une certaine efficacité », sans jamais plonger les deux généralistes dans un fol espoir. « Tout ce qui nous intéresse, c’est de sauver des vies », ont à chaque fois justifié les Mosellans face aux critiques d’autres confrères.

Le communiqué du CNOM est une menace à peine voilée de procédures disciplinaires qui devraient être lancées, d’après nos informations, après la crise sanitaire. Les deux généralistes, qui n’ont pas cessé leurs prescriptions pour autant, ont également été priés de ne plus évoquer leur traitement dans la presse.

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SOURCE : Le Républicain Lorrain

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