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16/02/2020

Boulevard

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15/02/2020

LOI UNIVERSELLE !

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Si j'puis m'permettre... tout ce beau monde politique qui, à l'unissons, condamne ce climat délétère moralisant et puritain (quand il s'agit de leur cul ou leur bite)... c'est bien... c'est très bien même !

Mais ce sont les mêmes qui, à l'unissons toujours, pourrissent la vie de la moindre personne qui fait un pet de travers dans leur organigramme idéologique. Dans ces cas-là, ils lâchent la meute sur la brave personne qui a eu l'outrecuidance de braver leurs postulats (im)moraux !

Finalement... Griveaux n'a que ce qu'il mérite... On récolte toujours ce que l'on sème ! LOI UNIVERSELLE !

 



 

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Bite !

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Paris 18ème : bienvenue dans le monde d’après !

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Par Xavier Eman

Si Dante, ressuscité pour services rendus au génie européen, rédigeait en 2020 une nouvelle version de son œuvre fondamentale, nul doute qu’il y ajouterait la description d’un autre cercle de l’enfer : la station de métro Château-Rouge et ses environs. Bienvenue dans le 18e arrondissement de Paris : le laboratoire du monde d’après !

Tout d’abord, vous êtes expulsé, plus que vous ne sortez, de la bouche de métro. Vous, petite touche blanchâtre perdue et portée par la densité du flot africain qui vous projette au cœur d’un vaste marché sauvage, misérable et bruyant. Dans les odeurs d’épices et de maïs grillé sur des structures métalliques de caddies de supermarchés, les divers produits sont présentés à même le sol, au mieux sur un bout d’étoffe étendu sur le bitume. Volubiles, les mamas en boubous multicolores négocient hardiment gadgets made in China et denrées du « pays » via d’infinis et gesticulants palabres. Pour le néophyte, l’ensemble atteint rapidement un niveau sonore désagréablement assourdissant. C’est Bamako au pied des immeubles haussmanniens. Ou plutôt, c’est un ersatz de Bamako au pied des vestiges lépreux de l’architecture haussmannienne, une sorte de no man’s land ethnico-culturel. Ici, on n’est pas « dépaysé », on est « apaysé ». On n’est nulle part.

Aux abords de ce marché tiers-mondisé, des individus paraissant désœuvrés « tiennent les murs ». Adossés aux portes des résidents ou abrités sous un porche, ils attendent, le plus souvent plongés dans la contemplation de l’écran de leur smartphone dernier cri. En fait, ils travaillent. Ce sont les entrepreneurs du lieu, les businessmen de la rue, les petits génies de la start-up à fort taux de croissance, bref, des dealers. Inutile d’être Columbo pour les identifier tant leur commerce se déroule au grand jour, de façon on ne peut plus visible, pour ne pas dire ostentatoire. À quelques mètres de là, deux fonctionnaires de police somnolent dans leur voiture de patrouille. Incongru et inutile rappel d’une autorité factice.

Plus discrets, glissant le long des façades comme des ombres étiques et vacillantes, les clients toxicos quadrillent également la zone. Corps décharnés, visages secoués de tics, à demi clochardisés, ils sont aussi effrayants que pathétiques. Les yeux brûlants de manque, sans doute prêts à vous égorger pour une piquouse ou une pilule, ils ont tout des zombies de films hollywoodiens de série Z, ruines d’humanité, souvenirs d’hommes. Certains mendient, obséquieux ou agressifs, d’autres, ayant déjà basculés dans l’antre de la folie, vocifèrent tout seuls ou entretiennent des conversations avec un interlocuteur imaginaire. Peut-être l’être humain qu’ils ont un jour été…

À l’exception du visiteur de passage, plus personne ne prête attention à ce spectacle, même quand l’un de ces naufragés défèque dans le caniveau ou urine sur une voiture en stationnement. Le poids de l’habitude. L’indifférence accompagne le renoncement.

La situation est telle que les riverains ont récemment attaqué l’État et l’ont fait condamner par le tribunal administratif pour « rupture de l’égalité des citoyens » en matière d’hygiène et de sécurité. Bien entendu, cette décision judiciaire n’a été suivie d’aucun effet, d’aucune ébauche d’intervention, d’aucune velléité d’action. Malgré les idées immanquablement courageuses et géniales de la mairie de Paris, consistant à envisager d’installer du mobilier urbain « anti vendeurs à la sauvette » et à vouloir « renforcer le dialogue entre les différents acteurs du champ social », c’est toujours la même désolation et le même accablement pour les derniers habitants « historiques » du quartier.

Que l’on puisse affirmer que cet émétique chaos, un tel maelstrom de misère, de saleté et de vice, représente un quelconque « enrichissement », le moindre « progrès », pour qui que ce soit, s’apparente soit au cynisme idéologique le plus abject, soit à la déficience psychologique lourde.

On ne peut d’ailleurs s’empêcher ici de penser au désormais fameux « syndrome de Paris », ce mal qui frappe les touristes japonais à leur retour d’un séjour dans la capitale française, traumatisés par le contraste entre l’image qu’ils se faisaient de la Ville Lumière – nourrie par le visionnage des films de Duvivier, Renoir, Audiard et plus récemment de Jean-Pierre Jeunet – et la réalité de ce qu’elle est devenue. Les rues de Montmartre sont des coupe-gorges crasseux, et la vraie Amélie Poulain est une camée accro au crack, qui taille des pipes entre deux poubelles pour se payer sa dose. Le choc est, il est vrai, assez violent…

Tartuffe à la casbah ou les aventures de Jean-Eudes et Marie-Chantal chez les Bantous…

Pour tenter de respirer à nouveau, on marche alors quelques centaines de mètres, remontant la rue Custine, et, peu à peu, les kebabs cèdent la place aux salons de thé « bio », et les taxiphones aux épiceries « gluten free ». Une frontière invisible a été franchie, et les catogans et autres pantacourts prennent le pas sur les coupes afros et les djellabas… Sans le savoir, vous avez pénétré dans le « bon XVIIIe », celui que les agents immobiliers vous présentent comme ayant un « fort potentiel », gentrification oblige. Un « quartier populaire » où le mètre carré à 8 500 euros pourrait atteindre les 10 000 sous quelques mois. Bref une « expérience humaine diverse et enrichissante » doublée d’un investissement prometteur. Spéculation et bons sentiments. En un mot : le paradis, pardon, le nirvana, du bobo gauchisto-cosmopolite, vélocipédiste et macronien.

Ici, autant de drogués qu’un peu plus bas, mais ceux-là, au moins, ont les moyens de leurs addictions, et le vegan cocaïné jusqu’aux sourcils présente mieux – plus proprement – que le prolo gavé aux méthamphétamines. C’est le royaume des chantres de « l’accueil », du « sans-frontiérisme » et du « vivre ensemble », très fiers, en bons anthropologues ouverts et curieux, de côtoyer des « populations issues de la diversité » auxquelles ils se gardent toutefois bien de se mélanger vraiment. Une sorte de « développement séparé », dans les faits, mais accompagné de la douce musique du prêchi-prêcha mondialiste et politiquement correct. Tartuffe à la casbah ou les aventures de Jean-Eudes et Marie-Chantal chez les Bantous…

Ainsi, en terrasse, les pubards trinquent à grands coups de spritz ou de mojitos avec des architectes d’intérieur ou des conseillers en patrimoine tout aussi soucieux qu’eux de la montée des populismes en Europe et de la situation – inhumaine et inacceptable – des migrants/exilés/réfugiés. Migrants qu’ils pourraient visiter à quelques rues de là, Porte de la Chapelle, entassés dans des bidonvilles infâmes aussi souvent « évacués » qu’immédiatement reconstitués. Ils admireraient alors le résultat concret de leurs utopies, de leur charité théorique et inconséquente, le fruit de leurs choix électoraux « généreux et progressistes » : des miséreux déracinés et déculturés terrorisant la population autochtone en attendant d’être pris en charge à vil prix par les néo-esclavagistes du Medef.

Mais, comme dirait l’autre, ceci est une autre histoire…

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SOURCE : Eléments

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Une écologie totale...

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14/02/2020

Saint Valentin

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Saint Valentin de Terni

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13/02/2020

La stratégie de la "saturation"​...

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Par Pierre Duriot

Les coups de couteaux, viols, incendies, agressions, caillassages, attentats soigneusement camouflés, par une certaine presse... sont devenus quotidiens. Les efforts financiers entrepris par ce gouvernement pro-immigration, avec l'argent du contribuable, en direction des quartiers, de leurs structures, de leurs écoles et des populations issues d'une certaine immigration, ce sont soldés par un record de voitures brûlées et une montée sans précédent des crimes et délits de plus en plus violents, grave et barbares.

A ce point, que la presse n'en parle même plus. Ils sont entrés dans le quotidien de nos concitoyens et chacun se met à l'abri comme il peut, en sachant que tout acte de défense pourra se retourner contre lui. Le quidam est donc condamné à modifier ses habitudes, ses comportements.

A Londres, on a parlé de White-Flight, cet exode des populations blanches aisées qui ont fui les quartiers multiculturels devenus invivables.

En France, sans statistiques ethniques, le phénomène est plus difficile à appréhender mais la séparation entre les communautés s'accroît également et avec elle, l'ensemble des délits mentionnés plus haut. Se met lentement en place un phénomène répertorié dans le monde animal, quand, pour avoir le dessus sur un prédateur, les proies utilisent la stratégie du nombre. En sacrifiant, certes, quelques uns des leurs, ils noient l'assaillant sous le nombre et arrive à passer, comme un troupeau de gnous traversant en masse une rivière, malgré les crocodiles. C'est ce qui se passe depuis quelques temps, quand la multiplication des actes délictueux, fixe, tient sur le qui-vive, puis submerge les forces de l'ordre, sollicitées à outrance et attaquées désormais jusque dans leurs cantonnements et plus seulement sur le terrain, lors des interventions.

Les racailles connaissent la lenteur et la précision de nos procédures, savent également que leurs peines seront faibles, rarement totalement exécutées et que le moindre vice de forme leur sera bénéfique. Et de toute façon, elles se retrouvent entre elles, dans des prisons déjà surpeuplées où elles continuent la stratégie à l'encontre du personnel pénitencier.

Viendra rapidement un moment où forces de l'ordre, système judiciaire, administration pénale, ne pourront plus faire face, submergés par le nombre et la complexité des procédures, à tel point qu'ils deviendront inopérants, selon leur forme habituelle. La justice d'une démocratie se retrouvera ainsi, d'ici peu, au train où vont les choses, totalement inefficace face à cette stratégie, concertée ou non, de « saturation ».

Une velléité de survie commanderait de mettre en place une autre forme de gestion des délits, adaptée à des gens qui, objectivement, nous font la guerre. Procès expéditifs, procédures raccourcies, classement sans suite des violences policières nécessaires pour garantir le retour au calme... ce gouvernement en est capable, c'est un peu ce qu'il a fait avec les Gilets-Jaunes.

 

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SOURCE : Pierre Duriot sur Linkedin

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Révolution...

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12/02/2020

Les Arabes israéliens disent non à la Palestine

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La zone en teinte grise constitue le Triangle (aplati) de Galilée

 

La vision « De la paix à la prospérité » élaborée par l'administration Trump avec force détails, contient de nombreux éléments dont certains ont actuellement des répercussions en Israël et parmi les Palestiniens.

En d'autres termes, personne ne sera expulsé mais c'est la frontière d'Israël qui sera déplacée de façon à en exclure le Triangle qui serait ainsi rattaché à l'Autorité palestinienne et, demain (peut-être) à l'État de Palestine.L'un des plus surprenants traite d'une zone connue sous le nom de « Triangle de Galilée » (ou plus simplement « le Triangle »), une région d'Israël située le long de la frontière avec la Cisjordanie et peuplée d'une grande majorité d'Arabes au nombre d'environ 300.000. Le Plan Trump « envisage la possibilité, moyennant l'accord des parties, de revoir le tracé de la frontière d'Israël de façon à ce que les communautés établies dans le Triangle soient intégrées à l'État de Palestine. »

L'idée de déplacer la frontière n'est pas neuve : plusieurs chefs de gouvernement israéliens l'ont émise notamment Ariel Sharon en février 2004, Ehud Olmert en octobre 2007 et Benyamin Netanyahou en janvier 2014. Par ailleurs, le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, l'a également évoquée en septembre 2016.


Ariel Sharon (à droite), Ehud Olmert et Benyamin Netanyahou

 

Bien qu'elle présente l'attrait d'une solution gagnant-gagnant élégante et simple à une cause d'irritation pour les deux parties – les Israéliens veulent moins de Palestiniens dans leur pays, les Palestiniens veulent vivre en Palestine – cette idée est en réalité truffée de complications. Deux problèmes se posent :

Premièrement, l'écrasante majorité des personnes résidant dans le Triangle préfère rester en Israël comme le montrent quantité de preuves empiriques, de déclarations de responsables politiques et d'enquêtes d'opinion réalisées depuis 15 ans. Certains de ces résidents mettent en évidence le fait qu'ils considèrent Israël comme leur chez eux. D'autres mettent l'accent sur le fait que les conditions de vie en Israël sont supérieures à celles, plus défavorables, de l'Autorité palestinienne.

À titre d'exemple, le maire islamiste d'Oumm al-Fahm, la ville israélienne comptant la plus forte majorité musulmane, a répondu négativement à la proposition de Sharon en disant : « La démocratie et la justice en Israël sont meilleures que la démocratie et la justice dans les pays arabes et islamiques. » Autre exemple, Ahmed Tibi, un député au parlement israélien farouchement antisioniste, a qualifié l'idée d'un contrôle par l'Autorité palestinienne de « suggestion dangereuse et antidémocratique. »

En février 2004, un centre de recherche arabe a constaté que les Arabes sondés préféraient, à 10 contre 1, rester des citoyens israéliens. Deux sondages effectués en décembre 2007 arrivaient aux mêmes conclusions avec un ratio de 4,5 contre 1. Un sondage réalisé en juin 2008 a révélé que les Arabes israéliens préféraient, à 3,5 contre 1, Israël à « n'importe quel autre pays au monde ». Un sondage de juin 2012 a révélé le même ratio pour la même question. Un sondage de janvier 2015 a constaté que 2 Arabes contre un se disaient fiers d'être Israéliens.

Aucun sondage n'a été réalisé depuis la publication du Plan Trump. Toutefois, Ayman Odeh, le chef de la Liste unifiée, a déclaré sur un ton de défi : « Personne ne nous privera de la citoyenneté du pays où nous sommes nés. » Les maires de trois villes citées nommément dans le Plan ont rejeté sans ménagement l'idée d'intégrer celles-ci à une future Palestine. Des protestations ont suivi. Les médias arabes israéliens ont réagi en s'opposant tous « sans exception » à cette idée. L'opinion arabe israélienne est sans équivoque tout autant que paradoxale.


Le 1er février 2020, les députés de la Liste unifiée ont mené à Baqa al-Gharbiya une action de protestation contre le Plan Trump. On peut observer la présence de huit drapeaux palestiniens et l'absence de drapeaux israéliens même si les participants demandent de continuer à faire partie d'Israël.

 

Deuxièmement, si la perspective d'un mouvement de frontière devient réelle, les Arabes israéliens peuvent exercer et exerceront leur droit en tant que citoyens d'Israël de quitter le Triangle pour aller vivre dans une région qui ne devrait pas être cédée à Mahmoud Abbas & Co. Cela s'est déjà produit à Jérusalem où, pour éviter de se retrouver en Palestine, les résidents arabes se sont déplacés en nombre important vers des zones à prédominance juive comme French Hill et Pisgat Ze'ev (des zones que, soit dit en passant, l'Autorité palestinienne considère comme des colonies israéliennes illégales). L'éminent journaliste Khaled Abu Toameh, qui vit dans une « colonie juive », se qualifie lui-même non sans humour de «colon arabe».

Le même mouvement se produit hors du Triangle. Ainsi Jalal Bana rapporte que « pratiquement sous le radar, nous avons observé un phénomène intéressant où de nombreux résidents du Triangle ont acheté des propriétés dans des villes juives. ... Certains y ont même emménagé. ... Cette tendance pourrait désormais s'accentuer : les jeunes couples ... préféreront acheter des appartements dans des endroits comme Harish et Netanya pour y vivre. »

Ainsi, alors que le transfert israélien du contrôle du Triangle de Galilée au profit des Palestiniens semble être une solution gagnant-gagnant élégante et simple, il est malheureusement irréalisable. Le gouvernement israélien l'aurait apparemment rejeté.

Il va sans dire que le sujet ne manque pas d'ironie. Ces Arabes israéliens qui manifestent à cor et à cri leur mépris pour l'État juif et qui font l'éloge des assassins d'enfants juifs (voyez les extrémistes qui leur servent de représentants au parlement) sont les mêmes qui espèrent y rester envers et contre tout plutôt que faire partie de la Palestine. La suggestion de Trump les rendra peut-être un rien plus réalistes, plus sobres et plus loyaux envers leur pays.

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SOURCE : Daniel Pipes

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Propagande...

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11/02/2020

La politique énergétique absurde de l’Union européenne pourrait bien donner lieu à d’autres "Brexit"

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Obsédée par ses objectifs de réduction d’émission de CO2, l’Union européenne entend contrôler les modes de vie de chacun..

 

Par Mickaël Fonton

 

Embarquée dans une transition énergétique irréaliste, l’Union européenne risque d’aggraver le désamour qu’elle suscite déjà, estime Samuel Furfari, professeur à l’Université Libre de Bruxelles, Président de la Société Européenne des Ingénieurs et Industriels.

Comme tous les divorces, le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne après 47 ans est douloureux. La majorité des britanniques oublie l’énorme apport de l’UE depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Les « brexiters » oublient que c’est grâce à elle et au soutien indéfectible des États-Unis que nous avons vaincu l’URSS et son communisme mortifère. Plus encore que la paix, l’UE a surtout réalisé la réconciliation entre les peuples, qui est une tâche plus délicate.

En 1919, à Versailles, on a négocié la paix, mais le traité n’a pas apporté la réconciliation. Comment celle-ci était-elle possible alors que ce traité, on le mentionne rarement, imposait à l’Allemagne vaincue de ne consommer que 78 millions de tonnes de charbon sur les 139 millions consommés avant la guerre ? On précise rarement aussi que le fameux économiste britannique John Maynard Keynes, que bien des États membres de l’UE s’empressent d’invoquer pour dépenser l’argent qu’ils n’ont pas, a quitté la délégation britannique parce qu’il refusait de cautionner cette mesure inique. Il fustigea cette erreur dans son livre, « Les Conséquences économiques de la paix », publié dès 1919.

Pourriez-vous vivre en 2020 en consommant la moitié de l’énergie que vous avez consommée en 2019 ? Non, bien sûr. C’est pourtant ce qui a été imposé au peuple allemand. Ce fut la première erreur majeure de l’Histoire en géopolitique de l'énergie. Robert Schuman a retenu la leçon, puisque cinq ans et un jour après la fin de la seconde guerre mondiale, il a proposé la réconciliation en utilisant cette fois comme outil l’abondance de l’énergie plutôt que sa pénurie. N’oublions pas en effet que la construction et la réconciliation européennes ont vu le jour grâce à la mise en commun des principaux éléments qui servaient à faire la guerre – l’acier et le charbon, l’énergie de l’époque –, le traité CECA étant la base de la paix et la réconciliation.

On observe aujourd’hui un désamour pour l’Union européenne, qui se manifeste entre autre par le Brexit. Il est temps de s’interroger sur les raisons d’un tel échec, car les divorces sont toujours des échecs. Très souvent, les torts sont partagés et l’UE serait bien inspirée de procéder à une analyse objective des siens. Les peuples aiment la liberté et ils perçoivent que l’UE s’ingère de plus en plus dans la vie intime des citoyens. Même si ce n’est pas le plus facile à saisir, il est crucial de comprendre que la « transition énergétique » est un de ces domaines capables d’influer profondément sur le quotidien des citoyens européens. Sans énergie, pas de vie, l’énergie est le sang qui coule dans les veines de l’économie et elle est même beaucoup plus décisive aujourd’hui qu’à l’époque du traité de Versailles.

C’est si vrai qu’en juin 1955 lors de la conférence ministérielle de Messine, qui devait jeter les bases des traités de Rome et Euratom, les pères fondateurs de l’Union ont compris qu’il n’y aurait pas d’avenir pour la Communauté européenne sans énergie bon marché et abondante. Or, la transition énergétique fait strictement l’inverse : sous prétexte de drastiquement couper les émissions de CO2, on veut à la fois utiliser moins d’énergie et faire en sorte que celle-ci soit de plus en plus chère. Pour cela on promeut les onéreuses énergies renouvelables et on taxe encore plus l’énergie fossile. Le vrai but de tout ceci étant de forcer les citoyens à consommer moins, à renoncer précisément à tout ce qui a fait la réussite sociale et humaine de l’Europe. C’est une négation de soi.

Bien entendu, les mesures visant la réduction de la pollution atmosphérique ou des eaux sont indispensables, de même que la quête de l’efficacité énergétique dont on rappellera cependant que, contrairement à ce que croient beaucoup de gens, elle est intrinsèquement liée à l’économie de marché. Dans un monde compétitif et transparent, l’inefficacité énergétique conduit à la perte de compétitivité et in fine à la faillite des « paresseux de l’efficacité énergétique ». Passons…

Ce qui se prépare, de manière évidente parfois, comme la promotion du véganisme, ou de manière plus sournoise à travers les directives de l’UE, c’est le contrôle de tous les aspects de notre vie quotidienne. Nul besoin d’attendre les méfaits d’une future intelligence artificielle, le contrôle se fera via votre consommation d’énergie. Richard Lindzen, grand climatologue, professeur au MIT, membre du GIEC, avait écrit il y a quelques années : « si vous contrôlez les émissions de CO2 vous contrôlez la vie ». Le moindre de nos gestes quotidiens dépend de la consommation d’énergie. Sans énergie il n’y a plus aucune activité humaine. C’est pourquoi le reste du monde, pragmatique, va continuer de tourner en utilisant des énergies fossiles.

Le rêve d’arriver à 100% d’énergie renouvelable va se fracasser inévitablement contre le double mur de la réalité physique (l’intermittence du renouvelable exige un appoint non renouvelable) et des chiffres : dans l’UE on ne produit que 2,5% de notre consommation d’énergie primaire à partir d’énergie éolienne et solaire malgré des dépenses de plus de mille milliards d’euros depuis 20 ans ! Redisons-le : limiter les émissions de CO2, c’est limiter notre consommation d’énergie, et donc le bien-être élémentaire mais aussi les systèmes éducatifs et de santé, dont tous les pays en développement rêvent pour leurs citoyens, et que ceux-ci recherchent jusqu’à risquer leur vie. Le drame, c’est que le sacrifice énorme des citoyens de l’UE (pour éliminer les 8% du total mondial qu’ils représentent depuis le départ du Royaume-Uni) sera complètement inutile.

Donald Trump a bien compris ces enjeux et en a fait un argument de pré-campagne électorale. Dans un discours prononcé ce 30 janvier dans l’Iowa, il a fustigé ses adversaires en disant à son auditoire, dans un résumé saisissant, « ils veulent tuer vos vaches ce qui signifie que vous allez suivre ». La frénésie pour nous imposer la réduction de notre consommation d’énergie touche en effet tous les aspects de notre vie, depuis l’alimentation jusqu’au transport, en passant par la culpabilisation de ceux qui prennent l’avion ou qui vont en vacances. L’affaire du climatologue Jean Jouzel, conspué par les Verts pour avoir donné des conférences sur la transition écologique à bord d’un navire de croisière, montre non seulement un exemple d’arroseur arrosé mais aussi le caractère obsessionnel de l’inquisition écologiste. A Berlin, les ONG environnementales vont même jusqu’à conseiller de ne plus tirer la chasse des toilettes que de temps en temps pour sauver la planète, comme si l’eau, (par ailleurs renouvelable et recyclable) économisée à Berlin pouvait être apportée dans les pays plus secs.

Concluons avec les Britanniques : il y a quelques années Tony Blair et Gordon Brown avaient envisagé un projet de « carte de crédit carbone » accordant un crédit limité de consommation de CO2 aux citoyens britanniques. L’idée n’a pas été poursuivie, mais elle est toujours bien présente dans la tête de certains. Si la majorité des députés européens continue à vouloir contrôler notre façon de vivre avec la complicité des « capitalistes verts» qui aiment vivre des crédits européens, les citoyens finiront par rejeter encore un peu l’Union. Si celle-ci mute définitivement en un lieu de contrainte et de contrôle, au lieu de demeurer un espace de liberté et de bien-être, d’autres Brexits auront lieu. Acclamons Robert Schuman et la conférence de Messine et rejetons le nouveau Versailles qu’on nous prépare.

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SOURCE : Valeurs Actuelles

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Dictateur...

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10/02/2020

Hélium ?

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Elisabeth Roudinesco : "Dolto, Foucault, Matzneff : on ne fait plus la différence entre pédophiles et penseurs"

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Propos recueillis par Eric Favereau

 

Avec l’affaire Matzneff ont ressurgi des propos de Françoise Dolto sur la pédophile et la violence conjugale. Des propos qui, hors de leur contexte, et même s’ils méritent la critique, alimentent, selon l’historienne, une «légende noire» autour de la psychanalyste et de la psychanalyse. Elle pointe aussi la responsabilité des représentants de la discipline, isolés dans leur forteresse, se posant en victimes d’un complot.

En 1979, la revue féministe Choisir la cause des femmes publie, dans le cadre d’un ensemble sur «les enfants en morceaux», un long entretien avec la psychanalyste Françoise Dolto. A l’occasion de l’affaire Vanessa Springora-Gabriel Matzneff, le Canard enchaîné a reproduit le 8 janvier de larges extraits de cet article. La psy pour enfants y tient des propos déroutants, pour ne pas dire révoltants. On l’interroge sur les femmes battues, elle répond : «C’est le mari qui doit être aidé et non la femme battue.» Sur l’inceste, elle lâche : «Dans l’inceste père-fille, la fille adore son père et est très contente de pouvoir narguer sa mère !» Propos ahurissants, qui le sont d’autant plus aujourd’hui. L’affaire Matzneff a aussi déclenché une mise en cause d’intellectuels de renom, dont Françoise Dolto, accusés de complaisance vis-à-vis de la pédophilie à l’époque, ce qui est inexact dans le cas de la célèbre psychanalyste. Elisabeth Roudinesco, historienne de la psychanalyse, revient sur cette violente polémique. Et tente de comprendre pourquoi le monde de la psychanalyse va si mal aujourd’hui.

-- Comment réagissez-vous à la polémique autour de certains textes de Françoise Dolto publiés dans le Canard enchaîné en janvier ?

Françoise Dolto tenait souvent des propos insensés, notamment quand elle a commencé à être célèbre et qu’elle répondait n’importe quoi à n’importe qui. Dans toutes les citations bien connues, recueillies depuis des lustres sur Internet, c’est toujours la même litanie : elle prend les enfants pour des adultes parce qu’elle leur reconnaît, à juste tire, un statut de sujet, confond l’inconscient avec le conscient et accumule des cas particuliers tirés de sa clinique, comme si elle s’adressait à un cercle d’initiés : les femmes battues désirent «inconsciemment» être battues, les enfants aiment séduire «inconsciemment» les adultes, notamment leurs pères, etc.

-- Cela s’appelle un dérapage, non ?

C’est plus grave qu’un dérapage, car le défaut majeur de ces propos, c’est de laisser croire à la puissance absolue de toute forme d’interprétation, fût-elle un délire du psychanalyste lui-même. Rien ne prouve en effet que toutes les femmes battues désirent «inconsciemment» être battues et que tous les enfants aiment «inconsciemment» séduire sexuellement des adultes. Et même si, au cours d’une cure, un tel constat peut être fait, en aucun cas on ne doit tirer d’un cas particulier une théorie générale, et en aucun cas on ne doit laisser un sujet en souffrance se complaire dans une telle situation. Surtout s’il s’agit d’un enfant qui n’est jamais consentant, quelle que soit la séduction qu’il puisse exercer sur un adulte.

Le problème, c’est que ces citations ne dépassent pas cinquante pages au regard d’une œuvre d’une trentaine de volumes. Et les attaques sont récurrentes. Cela permet d’occulter l’apport de Dolto dans le domaine de l’enfance. Le réductionnisme est toujours l’idéologie des imbéciles, que ceux-ci soient les adeptes d’une légende rose (Dolto a toujours raison, elle est géniale), ou les fanatiques d’une légende noire (elle est pédophile et vichyste).

-- Mais peut-on se contenter de cet argument ?

Evidemment non. Et c’est là qu’il faut critiquer la publication des œuvres posthumes de Dolto.

-- C’est-à-dire la censurer ?

Catherine Dolto, détentrice du droit moral sur les œuvres de sa mère, a écrit que celle-ci ne voulait pas que ses propos de 1979 soient reproduits car on lui faisait dire n’importe quoi : c’est exact. Mais pourquoi avoir laissé traîner, depuis trente-deux ans, toutes ces citations ? Pourquoi n’avoir jamais publié, avec des notes en bas de page, et de façon chronologique, la totalité des textes de Françoise Dolto ? Si cela avait été le cas, les citations auraient été replacées dans leur contexte, quitte à en faire une critique sévère. Depuis 1988, de nombreux livres, avec des passages insensés, ont été publiés dans le désordre et ils se sont vendus comme des best-sellers. Les adorateurs de Dolto vivent dans le culte évangélique de leur «sainte mamie», et face à l’adversité qui est rude, ils réagissent par l’indignation et le rejet de toute rationalité.

-- Ces propos de Dolto surgissent dans un contexte particulier, où la psychanalyse est profondément attaquée.

Oui, c’est un désastre. Dans une période où les ligues de vertu s’emploient à réviser les textes du passé, on ne fait plus la différence entre des pédophiles et des penseurs qui ont signé des pétitions favorables à la dépénalisation de l’homosexualité ou contre des lois abusives sur le détournement de mineurs. En bref, on met dans le même sac Dolto, Foucault, Matzneff, Deleuze, Cohn-Bendit : tous violeurs d’enfants.

-- Mais Lacan aussi pouvait avoir des propos insensés...

C’est différent. Françoise Dolto n’a pas la dimension intellectuelle de Lacan. Tous les deux formaient un couple fascinant, l’un avec la puissance conceptuelle, l’autre avec son génie clinique de l’enfance. Pour mettre fin à cette binarité - hagiographie d’un côté et démonologie de l’autre -, il faudrait une vraie biographie - comme celle que j’ai écrite sur Lacan en 1993 - et qui mette Dolto à sa vraie place de fondatrice de la psychanalyse de l’enfant en France, et en France seulement, et dont l’enseignement oral a fait merveille : fort heureusement, il y en a des traces, avec des transcriptions, des films et des émissions de radio. Mais elle n’a pas le statut de Melanie Klein ou de Donald Woods Winnicott, qui ont inventé de nouveaux concepts et dont les œuvres sont traduites et lues dans le monde entier, alors que Dolto est peu connue à l’étranger, notamment dans le monde anglophone.

La vie de Dolto est passionnante. Elle s’est arrachée, par la psychanalyse, à son milieu d’origine : l’extrême droite d’Action française. Il faut comparer son itinéraire à celui de Simone de Beauvoir et de bien d’autres femmes de sa génération qui ont su, par le travail et les études, se dégager de leur milieu.

-- Certes, mais c’est un coup porté encore sur la psychanalyse. Les propos de Dolto ne sont pas inventés par les médias…

Bien sûr qu’ils ne sont pas inventés, mais ils les ont manipulés de façon haineuse. Quant à la crise de la psychanalyse, dont l’enseignement est à l’agonie à l’université et a disparu des études de psychiatrie, les principaux responsables en sont les psychanalystes eux-mêmes, ceux de la génération née entre 1945 et 1965. Ils n’ont pas su combattre l’antifreudisme radical qui a explosé dans les années 90. Ils se sont isolés dans une forteresse sans changer ni leurs cursus ni leur conception binaire de l’histoire, se posant en victimes d’un complot de leurs ennemis, lesquels sont bien souvent stupides. Enfin, ils ont fait preuve d’une homophobie insupportable face aux changements de l’ordre familial. En 1999, réagissant au pacs, certains ont même dit que le mariage homosexuel était impossible car contraire au complexe d’Œdipe.

-- Mais pourquoi particulièrement les psychanalystes français ?

En effet, c’est un phénomène strictement français, même si le déclin existe ailleurs. Dans les autres pays, les psychanalystes vont beaucoup mieux qu’en France, ils se sont adaptés à la réalité, ont modifié leurs formations, n’ont pas méprisé les psychothérapies et ont fait preuve d’une vraie ouverture envers les historiens du domaine. Les psychanalystes français se sont pris pour supérieurs aux autres car ils pouvaient s’enorgueillir d’avoir eu Lacan, le dernier grand penseur du freudisme dont l’œuvre rayonne dans le monde entier et ne leur appartient plus du tout, comme celle de Freud d’ailleurs. A cet égard, les lacaniens idolâtres et les antilacaniens fanatiques se ressemblent : Lacan est leur objet fétiche.

-- Vous êtes bien sévère !

Non, je suis lucide. Les psychanalystes français ont fait de cette magnifique discipline une sorte de machine à tout interpréter : la politique, l’histoire, les événements, la subjectivité, etc. Et les médias adorent les convoquer pour fabriquer le profil psychologique de tel ou tel personnage célèbre (Macron, Sarkozy ou Strauss-Kahn), ce que j’ai appelé la psychologie de bazar.

-- Au passage, les analystes se sont braqués contre toute évaluation de leurs pratiques…

Si l’on veut évaluer les cures psychanalytiques à l’aune des principes de l’Inserm, cela ne va pas. Car on est dans le domaine de la subjectivité et le modèle diagnostic-traitement-guérison ne convient pas. Les comportementalistes ont eu le tort de croire que c’était possible et je leur souhaite bonne chance, ils vont droit dans le mur en se prenant pour des savants au même titre que les neurologues ou les biologistes

-- Mais qu’aurait-il fallu faire ?

Ranger la psychanalyse dans le domaine des sciences humaines, et certainement pas du côté d’une psychologie dite «scientifique». Il faut créer, comme partout dans le monde, des instituts privés pour former des psychanalystes en trois ans, après un cursus universitaire solide, et cesser de pratiquer des cures interminables, souvent silencieuses avec des interprétations qui ne tiennent pas debout. Il faut tirer la leçon des erreurs du passé et comprendre la formidable explosion des psychothérapies ainsi que la demande des patients qui, aujourd’hui, ne vont ni vers la psychanalyse ni vers le comportementalisme, mais vers le coaching, la méditation et autres thérapies qui n’ont rien de scientifique : soyez heureux dans un corps en bonne santé (happycratie), etc.

-- Quel avenir alors pour la psychanalyse ?

Ce qui va dominer, c’est la culture psychanalytique qui traverse l’art, la littérature, la philosophie. Freud est devenu un penseur incontournable dans le monde entier. Les débats entre historiens, philosophes et littéraires sont d’une grande richesse. Les cliniciens français doivent cesser d’être à la fois arrogants et déprimés.

-- Vous oubliez le bulldozer des neurosciences qui se prennent pour l’alpha et l’oméga de la raison…

C’est trop facile d’accuser les neurosciences. Pour autant, la croyance que tout est cérébral est une folie. Et pour un peu, les adeptes des neurosciences risquent d’être pris dans le même délire interprétatif que les psychanalystes. Il faut une triple approche pour traiter les maladies de l’âme : la chimie (psychotropes), l’environnement social, le psychisme (cure). Etre totalitaire, c’est aller vers l’échec.

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Dernier ouvrage paru : Dictionnaire amoureux de la psychanalyse, éd. Plon /Seuil (2017)

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SOURCE : Libération

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