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30/07/2010

Elisabeth Lévy Vs Martin Hirsch

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Pour rebondir sur la déclaration de Martin Hirsch que j'avais évoqué ici, voici l'intervention d'Elisabeth Lévy, hier soir sur RTL... tranchante.

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Immigration : Michèle Tribalat, une femme courageuse...

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Michèle Tribalat, Max Gallo, Jean-Louis Bourlanges étaient les invités de l’émission "L’Esprit Public" sur France Culture le 25 Juillet dernier.

 

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29/07/2010

Islam, Islamisme même combat

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A considérer, une fois encore, les propos mielleux des bisounours sur le plateau.

Je conseille aux gôchistes chiasseux de jeter un oeil dans l'excellent livre de Jack-Alain Léger, "A contre-Coran"...

 

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28/07/2010

Immigration, Gauche et Patronat...

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Un certain Patronat et une certaine Gauche, main dans la main...

 

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L’UDC demande aux Suisses ce qu'ils pensent des étrangers

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En Suisse, l’UDC a annoncé mardi le lancement d’une consultation populaire sur la politique d’asile et des étrangers en Suisse. Tous les ménages recevront cette semaine un questionnaire à renvoyer, s’ils le désirent, jusqu’au 31 octobre.

C'est ici...

Encore un truc qui va faire tousser...

 

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27/07/2010

Elle n'a pas de science, t'vois ?

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Mon passage préféré, c'est lorsque le franchouillard converti et extatique déclare qu'apprendre l'Histoire à l'école, ça ne sert à rien, et les Mathématiques non plus. 2 + 2 = 4, OK. Mais les fractions, toussa toussa, à quoi ça sert mon frère ? Cela me rappelle une discussion avec un barbu à mon travail, il y a 7 ans de ça, l'année de la canicule meurtrière, auquel j'avais cité Omar Khayyam. Le zigue avait rétorqué, sur un ton méprisant : "Pfff ! C'est un intellectuel !" En plus, il manie déjà bien le couteau, le blaireau dans le reportage, on le sent prêt à couper autre chose que du mouton, Bismillah ! "Tu aimes les raccourcis Nebo !" Ah oui ? En êtes vous si sûr ?

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Stevie Ray Vaughan : Tin Pan Alley

=--=Publié dans la Catégorie "Blues"=--=

En la matière on n'a jamais fait mieux depuis, quoi qu'on en dise. Sens de la nuance, du détail, connexion complète entre les musiciens, vocabulaire fleuve des notes, grâce perceptible et sensibilité aristocratique texane déchirante. Et le pire, c'est que la structure mise à part, c'est de l'improvisation pure et inspirée... par Dieu ou par le Diable... à vous de voir.


Stevie Ray Vaughan : Tin Pan Alley (Part 1)


Stevie Ray Vaughan : Tin Pan Alley (Part 2)

 

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Les faux affranchis

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"Moi ce qui me les casse, c'est les faux affranchis, les pétroleurs syndiqués et les anars inscrits à la sécurité sociale. Ça prend la bastille et ça se prostitue dans des boulots d'esclaves. Ah! ils sont beaux les réformateurs du monde." Michel Audiard in "Archimède le clochard"

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23/07/2010

7 enfants sur 10

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Claude Dilain, le maire de Clichy-sous-Bois : "A Clichy, en classes de primaire, 7 enfants sur 10 ne parlent pas français !"



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Xavier Raufer : "Qui sont les vrais pauvres dans ce pays ?"

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Il faut les comprendre, ils sont d'origine misérable, ils sont au chômage, c'est pour cela qu'ils basculent dans la délinquance. Ah bon ? Xavier Raufer, criminologue universitaire, n'est pas du tout d'accord et la dernière étude sérieuse publiée lui donne raison.

Il serait peut-être temps que le bon sens revienne dans les consciences délavées de nos chers concitoyens franchouillards qui continuent à faire l'autruche en se noyant sous le miel de leurs lieux-communs.

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Un jour on regrettera l’Europe

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Pour compléter quelque peu la dense intervention que Renaud Camus a faite dans son entretien au site CAUSEUR que j'ai repris chez moi pour votre plaisir hier, voici un article d'un certain Ahmed Al-Sarraf, écrit pour le journal koweitien Al-Qabas et repris par Courrier International, mais disponible uniquement pour leurs abonnés. Je remercie l'ami JC pour me l'avoir fait parvenir ce jour.

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"L'Europe est parfois appelée le Vieux Continent, mais elle reste la mère de la civilisation moderne, le centre de la culture mondiale et l'incarnation de la conscience internationale. L'Europe, et surtout l'Europe occidentale, joue le role humaniste qui a fait sa réputation et combat le sous-développement en ouvrant grand les bras aux miséreux, aux maltraités et aux opposants pourchassés par des dictateurs. Quand elle défend son identité et sa façon de vivre, nous n'avons pas le droit de nous en offusquer. Elle ne fait que défendre la démocratie et les libertés individuelles contre une pensée religieuse, celle de l'islamisme. Il faut etre objectif pour comprendre les réactions de colère des Européens face à "l'assaut culturel et humain" musulman. Au bout d'une ou deux générations, le monde entier, et le monde arabe en premier lieu, regrettera l'Europe telle qu'elle avait été jusque là. Celle-ci aura été transformée sous l'effet de l'immigration musulmane. Les Européens ont donc raison de s'inquiéter. Mettons-nous à leur place : dans les pays du Golfe, ne nous inquiétons-nous pas de l'influence exercée par les immigrés asiatiques sur nos propres modes de vie ?

Les ghettos musulmans prolifèrent autour des grandes villes européennes, le voile s'y est banalisé, le niqab y progresse jour apres jour et les mosquée y attirent plus de monde que les églises. Il y aurait quarante cinq millions de musulmans en Europe, ce qui ne serait pas si grave s'ils voulaient vraiment s'intégrer. Or beaucoup soutiennent le principe des attentats, les crimes d'honneurs sont courants et les femmes se voient souvent traitées par leurs familles comme si elles étaient encore dans leur pays d'origine. C'est effrayant de voir que ceux qui ont fui les dictatures politiques, militaires ou religieuses voudraient transformer l'Europe en quelque chose qui ressemblerait à ce a quoi ils cherchaient a échapper. Nous écrivons cela simplement afin de nous élever contre la victimisation qui accompagne la défense du droit des musulmans a vivre conformément à leurs convictions. Cela est d'autant plus inacceptable que nous-memes, dans notre propre pays, nous refusons a toutes les minorités, y compris aux Européens, de simplement respirer et ne cessons de vouloir leur imposer nos choix."

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22/07/2010

Pour faire des Français, il faut de l’héritage et du désir

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Un entretien de Renaud Camus avec Elisabeth Lévy et Cyril Bennasar du site CAUSEUR. Normalement l'entretien n'est accessible qu'aux abonnés... mais je l'ai chopé grâce à l'excellent Didier Goux, dans un premier temps, puis je me suis aperçu qu'il était disponible intégralement sur le Forum du Parti Politique créé par Renaud Camus, le Parti de l'in-nocence. Je suggère aux lecteurs éventuels de Gôche de lire l'entrevue jusqu'au bout avant de prendre des airs de vierge effarouchée et de crier, comme c'est à leur habitude, au Fâââââscîîîîîîsmeuh !

Un instant d'intelligence qui donne une bouffée d'air pur. Je vous le donne en lecture ici.

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« Pour faire des Français, il faut de l’héritage et du désir »

Entretien avec Renaud Camus

Publié le 20 juillet 2010 à 13h00

-- Pour que cela ait un sens d’être français, il faut qu’il y ait des étrangers. Mais vous savez que ce ne sont pas des catégories figées : l’Histoire montre qu’on peut devenir français alors qu’il est sans doute presque impossible de devenir japonais. Donc, notre première question est simple : qu’est-ce qu’être français ? Cela a-t-il à voir avec l’ethnie (ou la race), la culture, le mode de vie, les droits, les devoirs ? Autrement dit, peut-on « fabriquer des Français » avec n’importe qui ou y a-t-il, selon vous, des populations inassimilables ?

-- Toutes les populations sont inassimilables. Il en va de l’acculturation et de l’assimilation comme de l’éducation : elles ne peuvent pas faire l’économie de l’individu. Ce sont des hommes et des femmes et des enfants qui peuvent être assimilés au sein d’un peuple, pas des peuples, surtout quand ces peuples ont une forte réalité, une culture, une civilisation, une langue, une religion, une puissance en dehors de la nation censée les assimiler. Pourquoi se renonceraient-ils eux-mêmes ? Deux éléments créent des Français et peuvent en créer encore : l’héritage (la naissance, l’ethnie, la race, les ancêtres, l’appartenance héréditaire) et le désir (la volonté, l’élection particulière, l’amour d’une culture, d’une civilisation, d’une langue, d’une littérature, des mœurs, des paysages). On peut certes être français par la culture, par Montaigne, par Proust, par Manet, par la montagne Sainte-Victoire, par le pain, par le vin, par la langue : encore faut-il les connaître et les aimer, et d’abord les désirer.

-- Concernant l’immigration arabo-musulmane, vous parlez de « contre-colonisation », ce qui revient à affecter un coefficient forcément négatif à des mouvements migratoires qui sont aujourd’hui une réalité planétaire (et on peut aisément expliquer que les candidats à l’émigration se tournent naturellement vers l’ancien colonisateur dont ils connaissent la langue et les coutumes). Comment justifiez-vous ce terme provocateur ?

-- Rien n’est plus éloigné de mon esprit que la provocation. Face à la réalité historique à laquelle nous sommes confrontés, il s’agit bien de cela ! Mais si vous voulez, je veux bien dire « colonisation » tout court. Après tout, la Suisse, l’Autriche, la Suède n’ont jamais colonisé personne (enfin, pour le dire vite…), et ils ne sont guère moins colonisés à présent que la France. Le terme de « colonisation » est beaucoup plus adéquat à la situation actuelle qu’il ne l’est à l’ère dite « coloniale », pour laquelle il constitue une sorte d’abus de langage. Sauf en Algérie et bien avant cela au Canada, la France ne « colonisait » pas, au sens propre, et je ne le dis pas pour diminuer ses torts : elle conquérait, elle fondait un empire, elle ne transférait pas sa population. L’ère dite « coloniale », et que mieux vaudrait appeler « impériale » fut une brève parenthèse vite refermée. Tandis que la colonisation actuelle, dans l’autre sens, mérite bien mieux son nom, étymologiquement. Elle est d’ailleurs de conséquence mille fois plus grave, puisqu’elle implique ce que le parti de l’In-nocence appelle le « Grand Remplacement », d’une population par une ou plusieurs autres. C’est de très loin le phénomène le plus important de l’histoire contemporaine, et peut-être de toute l’histoire du territoire appelé France. Il ne s’agit pas, cette fois, pour le peuple colonisé, de perdre son indépendance un moment : il s’agit de disparaître, de s’effacer, de se dissoudre et même, par le biais des champions de l’antiracistisme, d’être persuadé qu’il n’a jamais existé, qu’il a rêvé son histoire et son existence même.

-- Vous observez qu’une partie des immigrés et des Français d’origine immigrée se définit aujourd’hui par une forme d’hostilité à la France. Mais ne sommes-nous pas collectivement responsables de cette situation ? Si nos Français « issus de » ne se reconnaissent pas comme Français, n’est-ce pas dû au fait que la culture française n’est plus, comme elle l’a été dans le passé, un cadeau et un privilège qui justifiait que les arrivants abandonnent volontiers leur propre culture ?

-- C’est la culture et l’éducation en général qui ne sont plus un privilège et un cadeau. À ce propos, on a sans doute insuffisamment réfléchi à ce qu’impliquait ce terme d’« obligatoire » un beau jour accolé à l’instruction publique. L’éducation et la culture ne sont plus perçues comme des objets de désir, comme désirables en soi, mais comme des obligations, autant dire comme des corvées. C’est la raison pour laquelle le parti de l’In-nocence, dans son programme pour l’éducation, propose, ne serait-ce qu’à titre provisoire, et face à l’impasse actuelle, une sécession en faveur d’une éducation fondée sur un triple volontariat, des professeurs, des parents et des élèves eux-mêmes : faire en sorte que ceux qui désirent une véritable éducation ne soient plus empêchés de la recevoir, et de la prodiguer, par ceux qui ne la désirent pas, qui veulent même s’en prémunir par tous les moyens.

Cela dit, vous avez parfaitement raison. La contre-colonisation n’aurait pas été possible sans l’effondrement culturel dû, pour la plus grande part, au désastre du système éducatif. Un peuple qui connaît son histoire et qui sait ses classiques ne se laisse pas mener béatement dans les poubelles de l’Histoire en se trémoussant mollement dans la sonorisation de tout, obligatoire elle aussi. L’enseignement de l’oubli, l’inoculation scolaire de l’inculture, la bêtification de masse étaient les conditions indispensables du Grand Remplacement.

-- Vous savez bien que de nombreux Français de souche récente n’aspirent qu’à se fondre dans le paysage, mais que, malgré leurs efforts, ils se heurtent à une forme de refus : ils font des études (au prix d’efforts considérables), respectent la loi et, à l’arrivée, se font retoquer à leurs entretiens d’embauche, contrôler au faciès dans le métro et on en passe… Comprenez-vous leur amertume, voire leur ressentiment ? Ne faisons-nous pas payer à la majorité les méfaits d’une minorité qui habille d’un vague vernis islamiste la culture des gangs américains ?

-- L’amertume et le ressentiment sont les leviers de la conquête. Je ne doute pas qu’ils n’aient quelques fondements véritables, mais enfin ceux-là ne sont rien auprès de la masse de nocence, de nuisance, d’agressivité, d’« incivilité », comme on dit joliment, dont certains Français de souche récente, pour reprendre votre expression, semblent tenir à s’assurer le quasi-monopole, pour ne rien dire des non-Français de vieille souche. Si amertume et ressentiment il devait y avoir, il me semble qu’ils ne devraient pas être en priorité de ce côté-là. Voilà un peuple qui se fait tout petit et se serre pour accueillir toujours plus d’étrangers, lesquels se précipitent chez lui tout à fait volontairement, pour la plupart, et c’est lui qui se fait traiter de raciste, et autres insultes et agressions quotidiennes, motivées par l’« amertume » et le « ressentiment ». Il aurait bien de quoi être amer. Le plus triste est qu’il ne le soit guère, trop hébété pour l’être par la grande déculturation et par le philtre d’oubli antiracististe, à l’absorption duquel se réduit désormais la transmission scolaire.

Cela dit, qu’il y ait des bonnes volontés déçues, parmi les Français de souche récente, ce n’est que trop vrai, hélas. Ce serait précisément la tâche d’un antiracisme véritable, et qui ne serait pas un procédé d’aveuglement systématique face à ce qui arrive, d’apprécier les êtres en tant qu’êtres et les groupes en tant que groupes, sans interférences.

-- Vous observez, pour la déplorer, une « malédiction » française : dans le champ politique, les seuls défenseurs de la culture française ont un discours ambigu ou franchement déplaisant sur la Seconde Guerre mondiale ou sur les races. Mais compte tenu de notre expérience historique qui a vu l’amour de la nation virer au nationalisme, peut-il en aller autrement ? Si nous sommes condamnés à choisir entre « francophobes » et « racistes », ne vaut-il pas mieux en finir avec ces identités mortifères ?

-- Cette malédiction n’est pas seulement française : on peut l’observer dans plusieurs autres pays d’Europe. On dirait parfois − c’est triste à dire − que seuls ceux auxquels leur marginalité idéologique et morale a permis d’échapper au philtre d’hébétude de l’antiracisme dogmatique se rendent compte de ce qui arrive. Mais après tout, il s’est passé la même chose pour la liberté sexuelle : n’en ont bénéficié d’abord que les prostituées, les scandaleux, les gens « perdus de mœurs », comme on disait, ceux qui n’avaient rien à perdre, pour qui la morale ne comptait pas. Que cette liberté sexuelle fût au contraire une exigence morale, comme la vérité, n’est apparu que plus tard. C’est ce qui me frappe le plus dans ce rapt de la morale auquel se livrent les antirascististes, qui la voudraient toute à eux. On dirait que l’exigence de vérité ne fait pas partie de leur morale. Ils décrivent un monde et un homme faux, imaginaires, mensongers, que la réalité dément jour après jour. Et pourtant ils sont sûrs que la morale est à eux et qu’en face d’eux, il n’y a que des criminels, comme ils disent. Or une morale qui fait fi de la vérité, qui met sur les yeux un bandeau pour ne pas voir ce qui survient et contredit ses préceptes, cette morale-là n’est pas une morale, c’est une niaise idéologie, dont les conséquences peuvent être désastreuses (et elles le sont).

-- Dans cette perspective, l’affaire de « l’apéro saucisson-pinard » a clairement soulevé la question des alliances : des « hyper-laïques » de gauche ont choisi de mener le combat avec des « identitaires ». Peut-on défendre la France avec n’importe qui ? Vous sentez-vous proches des « identitaires » qui se voient comme une communauté de « descendants de Gaulois », ce qui, au passage, exclut les « Français-Crémieux » que nous sommes de la nation ?

-- L’apéro saucisson-pinard n’est pas exactement ma tasse de thé, vous vous en doutez. Il était organisé par Riposte laïque, auquel je ne vois pas grand-chose à reprocher. De Gaulle lui-même ne s’est pas montré trop choosy quand il s’est agi de défendre la France. Cela dit, et si c’est ce que vous voulez me faire dire, je n’ai aucune espèce de sympathie pour les néo-nazis, les skinheads, les antisémites et les nostalgiques de la Collaboration. J’ai toujours été dans l’autre camp. En revanche, je ne vois pas pourquoi les Français d’origine française et tous ceux qui se fantasment comme descendants de Gaulois seraient les seuls, parmi nous, à n’avoir pas le droit de se penser comme un peuple, comme une culture, comme une tradition, une hérédité, une histoire. Dans l’appartenance nationale, il faut faire toute sa place au désir, au désir d’appartenance ; mais il n’est pas question d’exclure pour autant l’héritage, la naissance, l’ascendance ; sans quoi l’on tombe dans le pur hermogénisme, selon le terme que j’ai proposé dans Du sens, par opposition au cratylisme et en référence au Cratyle : dans la convention pure, dans l’illusion administrative, dans le règne du coup de tampon, dans l’in-culture parce que la culture c’est toujours, aussi, la culture des ancêtres et la présence des morts. Aucun peuple ne peut subsister sans référence à l’ascendance, et les contre-colonisateurs le savent bien, qui ne songent pas un instant à abdiquer la leur, mais voudraient que nous abdiquions la nôtre, en quoi ils sont d’ailleurs largement entendus. Il ne faut exclure aucun des deux termes : ni l’appartenance par l’hérédité, ni l’appartenance par le désir (et dans le cas des « Français-Crémieux », pour reprendre votre expression, par contribution majeure à la culture nationale).

-- Pensez-vous que l’islam pose un problème spécifique et presque insoluble par nature, autrement dit que l’idée d’un islam de France est une vertueuse illusion ? Dans le fond, ne seriez-vous pas simplement islamophobe, comme on dit aujourd’hui ?

-- D’abord, je déteste ce procédé des phobie-ceci phobie-cela, qui est une façon de réduire des opinions souvent parfaitement légitimes à un dérangement de l’esprit. L’islam est une religion, je ne suis pas fou des religions en général, du moins quand elles sont un pouvoir politique direct. L’islam est aussi une civilisation qui a produit, en architecture, en poésie, dans les arts décoratifs, en musique, certains des plus beaux accomplissements de l’humanité. Maintenant, il y a quelque chose de très troublant dans le fait, constamment relevé, que, dans l’espace islamique, il n’y a pour ainsi dire que des dictatures ou des régimes autoritaires, comme si cette civilisation était incompatible avec l’état politique de la liberté ordonnée, avec l’État de droit, avec le moins pour le plus qu’impliquent, pour chacun, le contrat social et ce que le parti de l’In-nocence appelle le « pacte d’in-nocence ». On dirait que ceux qui relèvent de cette civilisation − pris en masse, bien entendu, je ne parle pas d’individus − sont ingouvernables, sinon par la tyrannie. On dirait que le pacte d’in-nocence, qui pourtant peut seul fonder la liberté, le bien-être et la prospérité, leur est inaccessible parce qu’indésirable ; que seule a d’attrait la nocence, au contraire, revêtue des oripeaux du ressentiment, qui crée les moyens de sa perpétuation indéfinie. Je dirais, comme Lévi-Strauss, que ce type de société n’a pas de séduction à mes yeux. Qu’il s’exerce dans ses zones géographiques traditionnelles, très bien, mais je n’éprouve pas de plaisir à le voir se substituer, dans nos contrées, au type de société et d’état politique traditionnel, car je ne crois pas qu’il lui soit supérieur. Or il s’y substituera nécessairement puisque les immigrés, très étrangement, paraissent n’avoir de cesse qu’ils aient reconstitué dans leurs pays d’immigration le type de société qui leur a fait fuir leur pays d’origine. Bien entendu, ils ne s’en rendent pas compte : ils croient qu’ils peuvent avoir le meilleur de ceci et le meilleur de cela, sans les inconvénients, les charges, les devoirs, les contraintes qu’impliquent les avantages qui les ont attirés. Mais ce n’est évidemment pas possible.

-- Quel argument pouvez-vous opposer à ceux qui disent : « Nous sommes la deuxième religion, ou la deuxième communauté de France et cela nous donne des droits. » Après tout, la démocratie, c’est la démographie − « Combien de divisions ? » Au nom de quoi refuserions-nous à une partie des Français le droit de faire évoluer nos mœurs ? Et pourquoi le changement ne serait-il pas un enrichissement ?

-- Parce que les peuples ne veulent pas mourir, en général, malgré les pulsions suicidaires qui semblent animer ceux de l’Europe. Quant à la démocratie, elle ne peut pas désirer, elle aussi, sa propre mort. On nous dit qu’elle n’est pas possible en Algérie ou en Tunisie parce qu’elle amènerait immédiatement une terreur et une tyrannie pires que celles qui sévissent déjà. Il est certain que la pensée politique va bien devoir s’interroger rapidement sur les limites qu’il convient de lui impartir, ne serait-ce que pour la confiner au domaine politique. Comme Hélène de Troie, la plus belle femme du monde qui, selon le poète, a détruit les villes, détruit les armées, détruit les vaisseaux, la démocratie sortie de son lit, transposée dans des domaines où elle n’avait que faire, a déjà détruit les structures familiales, détruit la culture, détruit les systèmes d’éducation, aboli la transmission, effacé les manières de table, la courtoisie et la douceur de vivre, ruiné la civilisation. Dès lors qu’on lui laisse absolument libre cours, qu’on l’affranchit de l’histoire, de la géographie, de la culture, de la nature, du bon sens, de la common decency, on ne voit pas pourquoi elle ne détruirait pas les nations, ni ne subjuguerait les peuples. Les Chinois sont déjà majoritaires au Tibet.

-- Quoi qu’il en soit, en supposant que votre pessimisme soit justifié, dès lors que le problème n’est pas l’immigration étrangère, mais l’intégration des Français d’origine étrangère, que faire ?

-- Réagir, résister, refuser. Ceux de ces Français d’origine étrangère qui disent « les Français » pour parler des habitants traditionnels du pays qu’ils conquièrent par leur nombre, par leur masse, comprendraient très bien qu’on leur résistât quand ils veulent imposer ici leur société d’origine. C’est le contraire qui les stupéfie et d’ailleurs les emplit de mépris : qu’on leur abandonne sans une larme et sans une protestation ce beau royaume. Ils sont comme ces adolescents que désespère et désempare et rend toujours plus exigeants, plus emplis de ressentiment, l’absence de toute règle qu’on leur oppose. On pourrait au moins commencer par les prendre au mot quand ils renient la nationalité française et font allégeance à d’autres drapeaux, ce dont je crois comprendre que ce n’est pas rare.

-- Dans notre héritage, il y a l’universalisme des Lumières. Votre idée de ce qu’est un peuple ne lui tourne-t-elle pas le dos ?

-- Dans notre héritage, il y a bien autre chose que les Lumières, même si elles en font incontestablement partie ; bien autre chose que leur universalisme, qui dans l’ensemble du legs ne me paraît pas le plus précieux, c’est vrai. Quoiqu’il en soit nous avons le droit de faire des choix, et la France ne commence pas aux Lumières. Un peuple n’est pas une idée, même s’il peut avoir des idéaux. Un peuple qui ne serait qu’une idée serait perdu — c’est peut-être ce qui nous perd.

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19/07/2010

It’s not Christmas time anymore it’s Armagideon

=--=Publié dans la Catégorie "Music..."=--=

Si vous sortez la Ganja, allez-y doucement ! Back to the Roots !

 

Another band... same shit !

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17/07/2010

Trnopolje : Manipulation et mensonge

=--=Publié dans la Catégorie "Serbie... Ô ma Serbie..."=--=

Vous vous souvenez de ces photos ? Le camp de concentration de Trnopolje ?

En l'espace de quelques jours, quand elles parurent dans les journaux occidentaux dans les années 90, toute l'Europe de l'Ouest devint anti-serbe. Le moindre serbe fut considéré, à compter de ce jour, comme un SS en puissance dormante, prêt à se salir les mains sans le moindre regret pour égorger du musulman, violer de la musulmane et exécuter du croate. Et les albanais n'allaient pas tarder non plus. Les fins analystes l'affirmaient. D'ailleurs si les serbes n'étaient des SS en puissance, ils étaient au moins des bolcho-communistes, alors qu'une poignée d'années avant l'intelligentsia entière les considéraient comme des "socialistes à visage humain" au paradis de Tito.

Pour ma part, ayant grandi dans l'ombre du camp de la mort, authentique celui-là, de Jasenovac où les fascistes croates exterminaient joyeusement, durant la seconde guerre mondiale, juifs, tziganes et serbes, je me disais que les serbes que je savais bien capables de commettre des exactions et des saloperies diverses en temps de guerre ne commettraient pas la folie de se calquer sur ce que leurs frères ennemis (les croates) avaient pu commettre à l'égard de leurs aïeux une cinquantaine d'années auparavant. La manipulation médiatique a cet avantage que par la puissance des images elle en parvient à insinuer le doute même au sein de personnes possédant un peu d'esprit critique et ne prenant pas pour argent comptant tout ce qu'on leur donne. J'ai lu des choses comme celle-ci dans ma jeunesse : "Je voudrais faire de la philosophie à la manière des vaches. De la rumination. Mais des exercices de rumination, ce n'est pas du yoga . Il n'y a qu’un auteur qui a su faire de la rumination, c'est Nietzsche. Nietzsche avait comme animal sacré la vache. Il disait que les vaches étaient les vaches du ciel, or la rumination, pour lui ça consistait à lancer un aphorisme et à le lire deux fois. C'est la nécessité de ruminer quelque chose. C'est nécessaire pour ma clarté à moi. Je veux complètement, mais vraiment me répéter, et reprendre en me répétant." C'est de Gilles Deleuze. Et ça vaccine contre la connerie et le somnambulisme.

Bien entendu, Trnopolje est encore présenté par de nombreux articles sur la toile comme un lieu mis en place pour les viols, les massacres, les meurtres à grande échelle. Mais à la vérité tout a démarré bien différemment. Allez, à présent, le faire entendre.


Partie 1



Partie 2



Partie 3

Maintenant, que l'on ne se méprenne pas. Les serbes de Bosnie-Herzégovine, dans le cadre de la guerre, ont commis bien des saloperies, à commencer par le massacre de Srebrenica, encore qu'il faudrait dénouer ici les tenants et les aboutissants de cette sinistre affaire et notamment le rôle tenu par les hommes de Naser Oric qui commandait une armée de musulmans qui fomentaient de violentes agressions ainsi que des massacres à l'encontre de la population serbe aux alentours de Srebrenica, de nuit, puis qui se réfugiaient dans la ville à l'aube pour être gardés par les "soldats de la paix" de l'ONU... jusqu'au jour où le Général Mladic ne pouvant plus contenir la colère de ses hommes a pénétré de force dans la cité refuge où les bosniaques se regroupaient. Je n'ai jamais pu comprendre comment un soldat pouvait s'adonner à un comportement génocidaire et avoir le culot d'aller, ensuite, se signer dans une église en embrassant croix et icônes. Mais la conscience est un mystère qui ne sera résolu qu'au jour du jugement, n'est-ce pas ? Par contre, nos médias occidentaux ont oublié un peu vite les saloperies qui furent commises dans le camp d'en face. Personne ne parle, par exemple, des camps de Gabela, celui de Heliodrom, celui de Vojno, ou celui de Dretelj. A croire que les Balkans ne furent la proie que des serbes conquérants et que les autres populations de l'ex-Yougoslavie ne furent que des parangons de vertu et d'amabilité. Je ne saurais trop conseiller à nos chers défenseurs des musulmans de Bosnie d'aller lire ou relire quelques unes des déclarations d'Alija Izetbegovic, ce président présenté comme démocrate, que les musulmans et les croates portèrent au pouvoir en décembre 1990 par les urnes en Bosnie, ce qui contribua à déclencher la jolie guerre que tout le monde croit connaître, à tort.

Si vous avez le temps, ce fichier "pdf" est intéressant aussi à consulter, car il montre l'art et la manière de la manipulation...

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15/07/2010

Anti-ouacistes idéologiques

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

L'autre nuit, Gorillaz en concert sur M6. Le casque rivé sur les oreilles, je succombe avec un certain émerveillement enfantin à la musique du groupe : de la poésie pure tant sur le plan musical que sur le plan scénique. De la Pop Music de haute volée qui doit autant aux Beatles et aux Kinks mélodiquement parlant qu’à la Chine ou à Cuba ou encore, à l’Afrique, à la Jamaïque ou au Hip-Hop du Bronx par l’introduction subtile d’instruments divers, d’influences surprenantes et inattendues, mais le tout souligné de motifs rythmiques empruntés au trip-hop avec, par moment, la présence puissante d’un orchestre classique qui vient nous rappeler que seul l’Occident peut accoucher de ce mix vivant, singulier, distingué dans les arrangements, raffiné dans sa vision.

Me sont venues, alors, ces pensées...

Nos chers anti-ouacistes idéologiques ne comprennent même pas qu’en organisant la submersion de l’Europe par une immigration massive et communautariste c’est l’ouverture même de ce continent qu’ils condamnent, car en important une population déterminée à conserver son mode de vie voire à nous l’imposer au nom du sacro saint droit d’affirmer sa différence envers autrui, pour ne pas dire contre autrui, et surtout envers et contre tout bon sens, envers et contre tout principe de la nation qui les accueille et leur offre des droits et une protection qu’ils ont peine à imaginer qu’ils soient un jour appliqués sur leur terre d’origine, et malgré cela par haine envers l’occident, ou par atavisme culturel, ils importent une mentalité archaïque, clanique, tribale, intolérante, fermée sur elle-même, passéiste, où l’on ne se marie presque qu’entre cousins et cousines et, surtout, où l’ouverture à l’altérité ne peut se concevoir qu’à la condition explicite que l’autre, autrement dit la personne de culture européenne judéo-chrétienne-gréco-romaine, ne s’oublie dans leurs valeurs conquérantes et, pour le dire en un mot, irrespectueuses des nôtres.

Dit autrement, les anti-racistes idéologiques sont en train de créer la société raciste par excellence, celle où les communautés finiront par se dresser les unes contre les autres et, l’imperfection humaine aidant, où les amalgames de part et d’autre ne permettront plus de distinguer les exceptions qui confirment la règle et sont d’authentiques réussites d’échanges humains, d’enrichissement mutuel et d’intégration ou d’assimilation réussies. Et tout cela se prépare sous les pompeux slogans du « bien vivre ensemble », de la « Chance pour la France ». Avouez que c’est cynique et comique.

Mais passons... pour en revenir vite fait à Gorillaz, un groupe qui donne à ses chansons des titres comme "Clint Eastwood (clip)" ou "Dirty Harry (clip)" ne peut être entièrement mauvais... et quand il a le culot de collaborer avec un gars comme Dennis Hopper, il finit par avoir toute mon admiration. Vous ne partagez pas mon avis ? Go ahead, make my day !


Avec Dennis Hopper...



Avec un autre allumé notoire de la scène Britannique... Shaun Ryder ...

 

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