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31/10/2010

Les orgueilleux, les hypocrites et les pharisiens

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

« La tristesse est le plus grand vice du monde moderne, le monde moderne est triste, c'est pourquoi d'ailleurs il s'agite tant. La tristesse n'est pas chrétienne. Les chrétiens tristes sont des imposteurs. Ni votre peuple [NDLR : le Brésil] ni le nôtre ne sont prisonniers de ce démon. Les fausses grandeurs qui menacent aujourd'hui l'Europe sont tristes, avides et tristes, tristes comme des bêtes affamées, tristes jusque dans les manifestations colossales de leur ivresse collective, tristes et cruelles comme Satan. Si calomnié que soit mon pays, quiconque a pris la peine de le voir de près, a parcouru en ami ses villes et ses campagnes, ne se contente pas de le juger sur le témoignage d'une certaine presse française de droite et de gauche nototoirement vendue à l'étranger, sait qu'il a gardé le secret de sa joie, de cette profonde allégresse intérieure qui a fait jadis de notre "gai royaume de France" l'ornement et comme la fleur de l'antique chrétienté. C'est pourquoi, au cours des siècles, nous avons toujours vu venir à nous, l'injure à la bouche, les orgueilleux, les hypocrites et les pharisiens, tous ceux que le Christ a maudits, et qu'il maudit encore, même s'ils prétendent s'autoriser de son nom. Qu'ils accourent aujourd'hui avec des canons, des avions, et des générateurs d'hypérite, ils n'en sont ni moins laids ni moins tristes, et - qu'ils veuillent bien me permettre de leur dire - moins impuissants. Car ce qu'ils veulent nous prendre est hors de portée. C'est l'héritage des saints et des héros de notre race, c'est cet esprit d'enfance, cette jeunesse surnaturelle que vient d'incarner notre petite sainte Thérèse, pour l'épreuve et le scandale des fanatiques de toute espèce, même de ceux qui voudraient faire de l'Eglise un cimetière austère et lugubre, alors qu'elle est un parterre fleuri. Le trésor que convoitent les ravisseurs de joie armés jusqu'aux dents, il ne leur appartient pas plus de le prendre qu'à nous de le vendre. Et qu'ils entrent demain en maîtres au palais de Versailles ou dans la cathédrale de Chartres, ils y trouveront peut-être les cadavres de nos fils mais non le secret de notre liberté. »

Georges Bernanos

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Un musulman réformateur met les pieds dans le plat

=--=Publié dans la Catégorie "Franc-tireur"=--=


 

Merci à l'ami SPENDIUS


 

Ibrahim Al-BuleihiDans un entretien paru le 23 avril 2009 dans le quotidien saoudien Okaz, le penseur réformiste Ibrahim Al-Buleihi fait part de son admiration pour la civilisation occidentale. L’interview a été mise en ligne le jour même sur le site progressiste arabe Elaph [1]. Al-Buleihi appelle les Arabes à reconnaître la grandeur de la civilisation occidentale et à admettre les insuffisances de leurs propres cultures. Il estime que l’autocritique est la condition de toute évolution positive. Ibrahim Al-Buleihi est membre du Conseil saoudien de la Shura. [2]

 

 

Extraits de l’entretien

 

 

Okaz : Je vais commencer par la question cruciale de ce qui distingue votre façon de penser - que vos adversaires évoquent systématiquement contre vous : votre éblouissement face à l’Occident, alors que vous dévaluez complètement la pensée arabe. C’est vraiment le caractère le plus distinctif de vos écrits. L’auto-flagellation y est présente à un point extrême. Comment l’expliquez-vous ?

Buleihi : Mon attitude face à la société occidentale se base sur des faits indéniables et ses grandes réussites. Nous sommes en présence d’une réalité aux nombreuses composantes merveilleuses et étonnantes. Cela ne signifie pas que je sois aveuglé. Mais j’ai très exactement l’attitude contraire de ceux qui nient et ignorent les lumières vives de la civilisation occidentale. Regardez donc autour de vous… Vous vous apercevrez que tout ce qui est beau dans nos vies nous vient de la civilisation occidentale. Même le stylo que vous tenez dans votre main, l’enregistreur en face de vous, la lampe de cette pièce et le journal pour lequel vous travaillez, et d’innombrables agréments supplémentaires, qui sont comme des miracles pour les civilisations anciennes… Sans tout ce que l’Occident a accompli, nos vies seraient stériles. Je ne fais que poser un regard objectif [sur la réalité], estimant à sa juste valeur ce que je vois et l’exprimant honnêtement. Ceux qui n’ont pas d’admiration pour le beau sont démunis de sensibilité, de goût et de sens de l’observation.

La civilisation occidentale a atteint le summum de la science et de la technologie. Elle a apporté la connaissance, le savoir-faire, de nouvelles découvertes, comme aucune autre civilisation avant elle. Les réalisations de la civilisation occidentale couvrent tous les domaines: la gestion, la politique, l’éthique, l’économie et les droits humains. C’est un devoir de reconnaître son étonnante excellence. C’est en effet une civilisation digne d’admiration. (…) Le retard horrible dans lequel vivent certaines nations est le résultat inévitable de leur refus de [l’apport occidental] et de leur attitude consistant à se réfugier dans le déni et l’arrogance.

Okaz : Monsieur, vous pouvez admirer cette civilisation tant que vous le voulez, mais pas aux dépens des autres, notamment de notre civilisation.

Buleihi : Mon admiration pour l’Occident ne s’exprime pas aux dépens des autres. Elle invite ces autres à admettre qu’ils se sont leurrés, à surmonter leur infériorité et à se libérer de leur retard. Ils devraient admettre leurs défauts et faire l’effort de les surmonter. Ils devraient cesser de nier les faits et de tourner le dos à la multitude des merveilleux succès [occidentaux]. Ils devraient se montrer justes à l’égard de ces nations qui ont su se rendre prospères, sans pour autant monopoliser la prospérité, faisant profiter le monde entier des résultats de leurs progrès, de sorte qu’aujourd’hui d’autres nations dans le monde en bénéficient. La civilisation occidentale a apporté au monde la connaissance et le savoir-faire qui ont permis aux nations non occidentales, de rivaliser avec sa production et de partager des marchés avec elle. Critiquer ses propres insuffisances est nécessaire pour évoluer positivement. En revanche, glorifier la léthargie revient à encourager et asseoir le retard, à resserrer les chaînes de l’apathie et à empêcher [l’expression de] la capacité à exceller. Le retard est une réalité honteuse qui devrait nous déplaire et dont nous devons nous libérer.

Okaz : C’est peut-être le cas, et je vous suis dans cette exigence, mais, Monsieur, pourriez-vous résumer pour nous les raisons de votre admiration de la culture occidentale, afin que nous ayons une base de discussion ?

Buleihi : Il n’y a pas une, mais mille raisons qui me poussent à admirer l’Occident et à souligner son excellence absolue dans tous les domaines. La civilisation occidentale est la seule qui ait su libérer l’homme de ses illusions et de ses chaînes. Elle a reconnu son individualité et lui a fourni des capacités, la possibilité de se cultiver et de réaliser ses aspirations. Elle a humanisé l’autorité politique et établi des mécanismes garantissant une égalité et une justice relatives, prévenant l’injustice et modérant l’agression. Cela ne veut pas dire que c’est une civilisation sans défaut ; elle en a même beaucoup. C’est toutefois la plus grande civilisation humaine de l’histoire. Avant elle, l’humanité était en prise avec la tyrannie, l’impuissance, la pauvreté, l’injustice, la maladie et la misère.

C’est une civilisation extraordinaire, sans être l’extension d’aucune civilisation ancienne, à l’exception de la civilisation grecque, source de la civilisation contemporaine. J’ai donné le dernier coup de plume à un ouvrage sur ce grand et extraordinaire saut de civilisation, intitulé “Changements qualitatifs dans la civilisation humaine”. La civilisation occidentale est son propre produit et ne doit rien à aucune autre civilisation, hormis la civilisation grecque (…) Elle a redonné vie aux réalisations des Grecs dans les domaines de la philosophie, la science, la littérature, la politique, la société, la dignité humaine, le culte de la raison, tout en reconnaissant ses défauts et ses leurres et en soulignant le besoin constant de critique, de réévaluation et de corrections.

Okaz : En parlant ainsi, vous effacez complètement tous les efforts créatifs des civilisations qui ont précédé, telle la civilisation islamique, car vous affirmez que l’Occident ne lui doit rien.

Buleihi : Et pour cause: elle ne lui doit rien, pas plus qu’à aucune autre civilisation avant elle. La civilisation occidentale trouve ses fondements dans la Grèce des VIème et Vème siècles avant J.C. Elle a connu un temps d’arrêt au Moyen-Âge, avant de reprendre son évolution aux Temps modernes, en profitant à toutes les nations. Elle est vraiment extraordinaire dans tous les sens du mot: en termes d’excellence, d’unicité, de nouveauté (…) Elle a des composantes et des qualités qui la distinguent de toutes les civilisations qui l’ont précédée ou suivie. Elle est le produit d’un enseignement philosophique inventé par les Grecs. Les Européens ont pris pour base ce mode de pensée, notamment le mode de la critique, qui leur a permis de développer la connaissance objective, toujours ouverte à la réévaluation, à la correction et au progrès (…).

Okaz : Certains penseurs occidentaux ont écrit que la civilisation occidentale est une extension des civilisations précédentes. Comment vous, Arabe musulman, pouvez-vous le nier ?

Buleihi : En passant en revue les noms des philosophes et savants musulmans dont la contribution à l’Occident est reconnue par les écrivains occidentaux, tels Ibn Rushd, Ibn Al-Haytham, Ibn Sina, Al-Farbi, Al-Razi, Al-Khwarizmi et leurs semblables, nous découvrons que c’étaient tous des disciples de la culture grecque et qu’ils se tenaient en marge du courant [islamique] dominant. Ils étaient et continuent d’être ignorés par notre culture. Nous avons même brûlé leurs livres, les avons harcelés, avons mis la population en garde contre eux, et nous continuons de les considérer avec suspicion et aversion. Comment pouvons-nous nous enorgueillir de personnes que nous avons écartées et dont nous avons rejeté la pensée ? (…)

Quant à la question du développement culturel, il existe deux approches: selon l’une d’entre elles, la civilisation est le produit d’un processus cumulatif. Cette approche est toutefois contredite par les faits historiques. Selon l’autre approche, un changement quantitatif ne peut jamais conduire à un changement qualitatif, sauf quand un bond extraordinaire est réalisé. C’est sans conteste la bonne approche, que j’ai adoptée. La quantité ne peut se transformer spontanément en qualité (…)

La seule civilisation qui possède les ingrédients du progrès perpétuel est la civilisation occidentale, avec ses fondements grecs et son étonnante configuration contemporaine (…) La civilisation occidentale estime que nul ne détient la vérité absolue et que la perfection est impossible à atteindre, donc l’homme doit s’efforcer de l’atteindre tout en sachant qu’il n’y arrivera pas. C’est ainsi la seule civilisation qui continue de se développer, qui se réévalue constamment, se corrige et effectue en permanence de nouvelles découvertes (…)

Okaz : Permettez-moi de vous interroger sur votre fascination totale pour la culture occidentale.

Buleihi : La lumière de cette civilisation est très forte et il faut être aveugle pour ignorer sa luminosité. Toute personne douée de vue et de discernement ne peut qu’être fasciné (…) Il faut reconnaître le mérite de ceux qui en ont. Une autre civilisation a-t-elle rêvé avant elle à ces révélations époustouflantes, ces sciences exactes et ces technologies complexes ? Les générations précédentes ont-elles imaginé la possibilité d’ouvrir le torse ou la tête pour effectuer des opérations compliquées du coeur et du cerveau ? Pouvaient-elles imaginer une [aussi] profonde compréhension de la cellule vivante et de sa genèse… Ont-elles imaginé les avions, les voitures et les innombrables inventions de cette civilisation ? Voudriez-vous que nous nous remettions à écrire sur des parchemins et des papyrus, à user des bâtons de bois à la place de stylos et à monter à dos d’âne ?

Okaz : Désolé, mais personne ne vous demande de revenir à l’époque des ânes. Il est toutefois nécessaire de prononcer ses jugements historiques de façon juste et équilibrée. Vous dites qu’il faut “reconnaître le mérite de ceux qui en ont”, mais, dans les faits, vous n’accordez aucun crédit à tout ce qui a existé avant la civilisation occidentale, et alors que tout le monde reconnaît le caractère cumulatif des accomplissements humains, vous niez cet axiome quand il s’agit des réalisations occidentales.

Buleihi : L’humanité a passé des milliers d’années à ruminer les mêmes idées et à vivre dans les mêmes conditions, en se servant des mêmes outils et instruments. Elle aurait pu s’éterniser ainsi sans l’émergence de la pensée philosophique en Grèce, aux VIème et Vème siècles avant J.C. Le niveau actuel des progrès de la civilisation ne peut être le résultat d’une [simple] accumulation: c’est plutôt le résultat de grandes réalisations dans les domaines de la pensée, de la science, de la politique, de la société et du travail. (…)

Ce qui sort l’homme de sa routine, c’est la lutte des idées, la liberté de choix et l’égalité des chances. La meilleure preuve en est qu’un grand nombre de gens aujourd’hui vivent dans une société profondément rétrograde, malgré la disponibilité de la science, de la technologie et des idées. Ils sont témoins de la prospérité et malgré cela, ces peuples rétrogrades sont incapables d’abandonner leurs tranchées et de se libérer de leurs chaînes. En d’autres termes, ils sont incapables d’imiter les peuples prospères, se trouvent dans l’incapacité totale d’inventer et d’initier.

Okaz : Il y a une question cruciale à ce débat: par “civilisation”, entendez-vous uniquement son aspect matériel ?

Buleihi : La plus grande réussite de la société occidentale est d’avoir humanisé son autorité politique, d’avoir séparé les pouvoirs, établi et maintenu un équilibre des pouvoirs. La civilisation occidentale a accordé la priorité à l’individu et subordonné ses institutions, lois et procédures à ce principe, tandis que dans la civilisation ancienne, l’individu [n’] était [qu’] une dent dans l’engrenage.

Okaz : Une dent dans l’engrenage ? Vous pensez que cela est vrai aussi de la civilisation islamique ?

Buleihi : Nous faisons clairement la distinction entre l’islam et ce que les gens font en son nom. Les grands principes de l’islam et ses doctrines sublimes qui insistent sur la valeur et la dignité humaines n’ont pas eu l’occasion de prendre forme. Depuis l’époque des califes bien guidés, l’histoire arabe a éradiqué l’individualité de l’homme et sa valeur s’est retrouvée liée à ses affiliations politiques, religieuses ou tribales (…) La seule civilisation qui reconnaît et respecte l’homme en tant qu’individu est la société occidentale (…) Le comportement [humain], dans tous les domaines, ne découle pas d’enseignements, mais de la pratique et de l’expérience sur le terrain (…)

Okaz : L’histoire arabe de bout en bout, selon vous ?

Buleihi : Oui, toute l’histoire arabe se distingue par cet aspect lugubre, mises à part la période des califes bien guidés et d’autres périodes discrètes comme celle du règne d’Omar ibn Abdel Aziz. On ne doit pas confondre les sublimes principes et doctrines de l’islam avec son histoire, remplie d’erreurs, de transgressions et de tragédies. Quand les Abbasides triomphèrent des Omeyyades, ils couvrirent les cadavres de tapis, faisant la fête sur les corps en signe de vengeance. Quand [le calife] Al-Ma’mum eut battu son frère Al-Amin, il lui ôta la peau des os comme on le fait à un agneau. Cette scène se répète tout au long de l’histoire. Le pouvoir politique est la valeur pivot de la culture arabe. A notre époque, les coups d’Etat militaires sont récurrents dans le monde arabe, pour le pouvoir, mais pas pour effectuer des réformes positives. Chaque régime est pire que le précédent.

Okaz : M. Buleihi, n’avez-vous pas ouï dire de centaines de savants dans l’histoire de votre peuple qui ont apporté du sens et eu de l’impact, dont on étudie la vie jusqu’à ce jour, bien qu’il n’aient eu ni pouvoir, ni tribu, ni affiliation religieuse, et qui sont estimés pour leur érudition ?

Buleihi : C’est là une déclaration générale qui ne repose pas sur les faits. L’histoire arabe, à l’exception de la période des califes bien guidés, a été dominée par la politique. Quand les Fatamides ont pris le contrôle de l’Egypte et de l’Afrique du Nord, ces régions sont devenues chiites, et quand Salah Al-Din Al-Ayyubi [Saladin] a mis fin au [règne des] Fatamides, il a écarté tout ce qui pouvait avoir un rapport avec le chiisme. Il en a été de même quand les Safavides ont converti l’Iran au chiisme: cela a conduit les Ottomans à agir de façon identique [en imposant le sunnisme]. L’histoire arabe, ou islamique, dans le sens large du terme, résulte des hauts et des bas de la politique.

Okaz : Permettez-moi de faire ici une petite pause. Vous réduisez l’histoire islamique à une histoire politique. Même l’histoire politique islamique, malgré toutes ses tragédies, n’est pas aussi négative que vous le dites. Vous ignorez les aspects scientifiques et culturels de l’histoire islamique, qui ont donné une grande civilisation alors même que l’Europe souffrait sous le règne de la féodalité, de l’Eglise, de l’ignorance et du retard.

Buleihi : Nous avons hérité de certains clichés concernant notre histoire et l’histoire des autres nations, ne considérant pas notre histoire d’un oeil critique et celle des autres d’un œil juste et objectif. La lumineuse civilisation grecque a émergé au VIème siècle avant J.C., atteignant le sommet de son épanouissement au Vème siècle avant J.C. En d’autres termes, la civilisation grecque a émergé plusieurs siècles avant la civilisation islamique et a été la source des philosophes musulmans. Ces individus dont nous sommes parfois fiers, tels Ibn Rushd, Ibn Al-Haytham, Al-Razi, Al-Qindi, Al-Khawarizmi et Al-Farabi, étaient tous les élèves de la pensée grecque. Quant à notre civilisation, c’est une civilisation religieuse, préoccupée de loi religieuse, complètement absorbée par les détails de ce que les musulmans doivent faire et ne pas faire dans leur rapport à Allah et aux autres. C’est une tâche immense digne d’admiration, parce que la religion est le pivot de la vie. Nous devons toutefois admettre que nos succès se limitent tous à cette grande idée. N’affirmons pas que l’Occident nous a emprunté ses lumières laïques. Notre culture a été, et continue d’être, absorbée par la question de ce qui est interdit et permis, de la croyance et de l’incroyance, parce que c’est une civilisation religieuse (…)

Okaz : Ils [les musulmans] ont appris de la civilisation grecque et ce n’est pas un défaut ; c’est ainsi que font les jeunes générations: elles apprennent des civilisations anciennes et se construisent sur ces dernières. Fallait-il attendre qu’ils abolissent les réussites des Grecs pour recommencer à zéro ?

Buleihi : Je n’ai rien contre le fait d’apprendre [des autres]. Ce que je voulais clarifier est que ces [succès] ne sont pas les nôtres et que ces individus exceptionnels ne sont pas le produit de la culture arabe, mais plutôt de la culture grecque. Ils se trouvent en dehors de notre courant culturel dominant, et nous les avons traités comme des éléments étrangers. C’est pourquoi nous ne méritons pas de nous en enorgueillir, vu que nous les avons rejetés et avons combattu leurs idées. A l’inverse, quand l’Europe eut tiré l’enseignement de ces individus, elle a su profiter d’une grande connaissance: la sienne à l’origine, vu qu’elle est une extension de la culture grecque, source de toute la civilisation occidentale.”

 


 

[1] http://www.elaph.com/Web/NewsPapers/2009/4/433121.htm

[2] Pour plus d’informations sur Al-Buleihi, voir les extraits-vidéo sur MEMRI TV: Clip No. 1174, ” Saudi Shura Council member Ibrahim Al-Buleihi: Terrorism Is the Product of a Flaw in Arab and Muslim Culture,” 23 mai 2006, http://www.memritv.org/clip/en/1174.htm, ainsi que les extraits-vidéo du Clip No. 638 de MEMRI TV: “#638 - Saudi Liberal: America’s Actions are Natural for a Country That Was Attacked. If an Islamic Country Was Attacked its Response Would Be Worse,” April 6, 2005, http://www.memritv.org/clip/en/638.htm.

 


 

Source : Memri

 

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27/10/2010

France Culture : “Le multiculturalisme est- il mort ?”

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

Emission Du Grain à Moudre sur France Culture du 25.10.2010

 

podcast

 

Les Verts Allemands qui ont lancé le concept de "Multikulti" ont, à présent, pour consigne de ne plus l'utiliser car il est trop dévalorisé.

Invités :

Anne Marie Le Gloannec , spécialiste de l’Allemagne Directrice de recherches au CERI
Julien Landfried, cofondateur et directeur de l’Observatoire du communautarisme
Béatrice Durand, enseignante au Lycée français et à la Freie Universität de Berlin

 

 

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23/10/2010

Choc des Cultures

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

Emission Répliques de ce matin sur France Culture – 23.10.2010

Alain Finkielkraut reçoit Jeannette Bougrab, présidente de la HALDE, Hugues Lagrange, sociologue, auteur du brûlot "Le Deni des Cultures" et directeur de recherche au CNRS, Daniel Leconte, journaliste français, producteur de films documentaires, à l'origine du reportage qui a secoué la France, "La Cité du Mâle".

 

podcast

 

Vous pouvez télécharger l'émission en cliquant sur le cercle de "Podcast".

 

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Appel Clair au Jihad

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

Appel clair à l'amour au Jihad. Putain... y'en a qu'ont besoin d'une bonne psychanalyse... mais il y a mieux comme solution... un aller simple vers l'Arabie Saoudite ou l'Afghanistan, où ils pourront donner libre cours à leurs extases juridiques islamiques. Ca se passe à Limoges, en France, en 2010.

Merci à tonton Jean-Mi

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17/10/2010

Ah ils sont beaux les réformateurs du monde !

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

Voilà... avec le son et l'image c'est encore mieux. La France qui passe son temps à geindre contre le simple clodo qui n'appartient à personne, est plus pauvre qu'eux et salut le Monument aux soldats morts pour la France, ancienne école, qui n'a pas de leçons à recevoir de ceux qui passent leur temps à cracher dans la soupe en postillonnant des leçons de morale et en déversant leur vertu bien grise sur ceux qui ne remuent pas la queue devant leur haut tribunal de nains. Magnifique Gabin, sublime Audiard.

Thanx to Eric Guillemain

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15/10/2010

THE FUCKED-UP CREW - INTERVIEW'Z *ERIC GUILLEMAIN*

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

Des news d'Eric "James" Guillemain... celui-là même qui fut le chanteur et initiateur de VENICE. Il vit à présent à New York, où il exerce une carrière prolifique de photographe. Interview pour The Fucked Up Crew... C'est en anglais... alors démerdez-vous. Thanx.

N'hésitez pas à cliquer sur les photos...

 

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Eric is a french good looking guy who moved to NYC, who shoots pretty and disinhibited young girls, usually when he shoots a model she becomes a top.
His passions are photography and philosophy...

What else ? Nothing more !
Now take a look, think about, there's no doubt...
Eric Guillemain on his way to the TOP !

www.ericguillemain.com

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Fucked Up Crew : What a fuck are you doing right now ?
Eric Guillemain : Right now, getting rid of all the serious, listening to Ted Nugent's Double Live Gonzo and reading some gothic novels.

FUC : When did you understand that being a “photographer” was going to be your job ?
E.G : I mean that's the only job I'd ever done which was ok to pay the rent.

 

FUC : What’s the last magazine you bought ?
E.G : Don't buy them, browse them at my agent's. The last I read was Purple.

 

FUC : What kind of music do you usually listen during your shootings ?
E.G : Mostly 70's stuff and progressive music. These guys were so connected to elements. Forgetful and aware...Otherwise any music that gets me ecstatic. When I get bored I go straight to punk, Cheap Trick or AC/DC.

FUC : What kind of music do you usually listen when you have sex ?
E.G : Are you kidding me ? Sex is music already !

 

FUC : What’s the most fucked-up experience you had during one of your shootings ?
E.G : There was this actress. She took the whole team as an hostage. Put her make-up on, did her own hair, picked wrong pieces from the wardrobe...It was fun though !

FUC : Did your like change with Social Networks ?
E.G : I still feel like a steppenwolf ever since social networking.

FUC : Do you use social networks also to promote your work, or just to hook up young models ?
E.G : I am just shy at both. Sorry.

 

FUC : How many hands you need to count the amount of models you slept with ?
E.G : I sleep only with women.

FUC : What you say if they accuse you to be a Sleazy Photographer ?
E.G : Ah ah very funny. I would say I am not responsible for what they could have seen in the mirror I handed them.

FUC : Who’s your hero ?
E.G : Fiction : Corto Maltese - Non Fiction : Friedrich Nietzsche

 

FUC : If u had a model agency… wish are the 3 names you MUST represent ?
E.G : Hard to mix sentiments and money...So I would say : Dree Hemingway, Tati Cotliar and Lara Stone.

FUC : A new face you first shoot that then become a famous model ?
E.G : Agyness Deyn

 

FUC : Now choose between :

Vogue Italia vs Vogue Paris
E.G : It really depends on issues. I think they complete each other

FUC : Selfservice vs Purple mag.
E.G : Purple.

FUC : MUSE Vs NUMERO
E.G : Numéro

FUC : Bruce Weber vs Terry Richardson
E.G : Terry Richardson

FUC : Solve Sunsbo vs. Camilla Akrans
E.G : Camilla Akrans

FUC : Levis Vs Diesel
E.G : Levis

FUC : Drugs Vs No Drugs
E.G : Anything worth the trip.

FUC : BLOW JOB Vs LICKING PUSSY
E.G : I actually heard about some people able to manage both at the same time.

 

FUC : Describe us the perfect ass...
E.G : The one that's not for sale. The one that's always inventive. The one which doesn't kill but rather make me stronger.

FUC : Which is your favorite quote ?
E.G : "Perhaps all the dragons of our lives are princesses who are only waiting to see us once beautiful and brave." By Rainer Maria Rilke

 

FUC : Do you believe in God ?
E.G : He believes in me so much better than I am.

 

FUC : Which movie would you recommend to our fucked-up readers ?
E.G : Dead Man

FUC : Which camera do you usually use ?
E.G : D3, 5D, S90.

 

FUC : Favorite Club ever ?
E.G : Gun Club

FUC : What’s the strangest place you woke up after a “fucked-up” night ?
E.G : In a barber shop

 

FUC : Which are your projects for the near future ?
E.G : Projecting doesn't do me good. Surprises are my best partners.

FUC : do you see yourself as many other photographers, turing into VIDEO projects ?
E.G : If I had a story worth to be told this way yes. But not until that moment for god's sake.

 

FUC : If you were not a photographer, what would you be ?
E.G : A writer. A troubadour.

FUC : 3 words to describe Friedrich Nietzsche ?
E.G : Generous. Saint. Alone.

 

FUC : How do you fight the GLOBAL WARMING ?
E.G : I feed my plants with gentle water, light and good music. I don't eat too much meat.

FUC : Would you do a shot for the FUCKED UP CREW ?
E.G : Fuck Yes !

 

FUC : Thanks a lot !!!
E.G : My fucking pleasure.

 

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Eric is represented by : 2bmanagement.com

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14/10/2010

Les anars inscrits à la Sécurité Sociale

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

Je sais, je l'ai déjà citée celle-là en juillet dernier... mais avec nos joyeux zozios qui défilent pour les retraites elle se prête bien à la situation.


Photo outrageusement volée sur le Net

 

"Moi ce qui me les casse, c'est les faux affranchis, les pétroleurs syndiqués et les anars inscrits à la sécurité sociale. Ça prend la bastille et ça se prostitue dans des boulots d'esclaves. Ah! ils sont beaux les réformateurs du monde." Michel Audiard in "Archimède le clochard"

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12/10/2010

« Mon Rire est une Pensée »

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

La Parole est à ma douce Irina...

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Les Belles Lettres ont fait paraître le 16 septembre dernier un volume de plus de 1800 pages, Essais, de Philippe Muray qui regroupe L’Empire du bien, Après l’histoire (tomes 1 et 2) et les quatre tomes des Exorcismes spirituels, le tout enrichi de trois précieux index (index des noms, index des œuvres et index hyperfestif).

Philippe Muray est un auteur que les Belles Lettres affectionnent tout particulièrement depuis 1990, date de parution de l’ouvrage La guerre contre les vandales.
Michel Desgranges, alors éditeur de Philippe Muray aux Belles Lettres, avait connu celui-ci en 1969 et tous deux devinrent rapidement amis.
Mais je laisse parler Michel Desgranges qui lui avait rendu un très bel hommage dans sa chronique du 10 mars 2006 :

« Lorsque je le connus, il avait déjà publié, chez Flammarion, à vingt ans, un premier roman, un roman d'adolescent qu'il expulsa de sa bibliographie et je l'en taquinais, lui disant que ce livre que je désignais sous le titre moqueur de "l'arrière de Suzon" existait malgré son déni, et qu'un jour quelque pensum de thésard l'écraserait de sémiologie. Dans les années soixante-dix, Philippe devint, un temps, sérieux comme le voulait l'époque, un sérieux qui le fit dériver dans la mouvance de Sollers et Tel quel; il publia Chant Plurielet Au coeur des Hachloums chez Gallimard, Jubila, au Seuil, que je n'ai jamais relus depuis qu'il me les offrit mais, que l'on gratte les scories de ce temps, et déjà se dévoile un écrivain majeur. Puis il y eut son Céline et, surtout, Le XIXe siècle à travers les âges, qui connut un véritable succès public ; le temps des errances et expérimentations était fini, et Muray était désormais seulement Muray.

Même si, adolescent, il envisagea d'être peintre, et renonça, il ne voulut jamais être qu'écrivain, non littérateur ou gendelettres – écrivain : un individu qui, chaque jour, reste enfermé chez lui durant un certain nombre d'heures pour exprimer par des mots appropriés ce qu'il a de meilleur à exprimer. Et qui, s'il parle des hommes et de ce qu'ils font, consacre aussi un certain nombre d'heures à s'informer sur cette activité humaine présente, et sur ce qu'elle fut jadis et naguère, et ce qu'il en fut dit. Cela s'appelle aussi un travail. Si ce travail a quelque qualité et quelque hauteur, il trouve des lecteurs, dont le nombre suffit pour encourager l'écrivain à le poursuivre. Mais non, sauf accident, à le faire vivre car l'écrivain, même aux goûts modestes, est un homme qui a besoin de nourriture, d'habits, de toit. Pour qui a de la fortune, ou un emploi qui lui laisse des loisirs, le souci ne se pose pas ; qui en est dépourvu se cherche alors une situation dans le domaine qu'il croit être le sien : la presse littéraire ou l'édition – il devient un professionnel des lettres, et consacre l'essentiel de son énergie à une stratégie d'entr'aide cauteleuse avec ses confrères du même trottoir : "j'écris un bon article sur ton livre et tu en feras écrire un ejusdem farinae sur le mien par un tel dont je sais qu'il te doit un service" ou "je publie avec une grosse avance ton roman (in petto : un roman de merde) et n'oublie pas que tu es juré d'un prix auquel je présente ma dernière œuvre" – rien de tout cela ne se dit à haute voix : cela va de soi. (Quoique... Un jour, Yves Berger, alors grand manitou littéraire de Grasset, m'invita à déjeuner pour me livrer cette confidence : "c'est désolant, Michel, mais nous ne pouvons plus publier que des auteurs qui peuvent nous rendre des services").

Philippe n'avait ni fortune ni emploi à loisirs rétribués et, même si son œuvre lui ouvrait déjà les portes du milieu (au sens d'Albert Simonin) intello-littéraire, sa simple honnêteté, et un élémentaire respect de soi, lui interdisaient d'être un atome, ou une étoile, d'un univers de compromissions constantes, de trahisons et de jalousies, de mensonges et de flatteries hypocrites... Ce qu'il décida fut digne : il fit le choix d'écrire discrètement plus de cent romans policiers populaires assez bêtas et plutôt rigolos (nous nous en amusions souvent) vendus à plusieurs dizaines de millions d'exemplaires (et je pense que tout Français a lu Philippe sans le savoir...) ; cela ne fut pas sans lui coûter de peine, cela lui permit d'être ce qu'il voulait être : un écrivain authentiquement libre. C'est sans hésiter que je révèle ainsi non pas tout, mais l'essentiel, du secret du discret Muray avare de détails, car pour moi qui sais combien il lui eût été, socialement, facile d'être l'une des vedettes médiatiques de la France des lettres, ce choix montre l'honneur de l'homme ; si lui n'en parlait pas, ce n'est pas par quelque honte, mais parce qu'il avait la conviction, fortement exprimée dans son œuvre, que tout individu a le droit fondamental de ne dire sur lui-même que ce qu'il estime pertinent de dire.

Ces dernières années, ce monde que Philippe exécrait finit par le reconnaître, pour les raisons mêmes et de la manière même qu'il a si finement disséquées : il devint de plus en plus régulièrement cité, commenté, exploité par ceux qu'il crucifiait, en partie parce que son talent s'imposait, surtout parce qu'il est dans la nature de ce misérable univers (le vide est un avaleur ...) de s'approprier un opposant – cela lui valut une sorte de reconnaissance qui ne le souilla pas ni ne le fléchit, et il ne se soucia guère que lui fut accolé le cliché de misanthrope réactionnaire. D'autant qu'il n'était ni l'un ni l'autre. Détester une société – la nôtre en l'occurrence – n'est pas exclure d'aimer les hommes ni d'en rencontrer ; Philippe refusait les pitreries et exhibitions médiatiques, mais il avait une vie sociale tout à fait normale — j'entends : dans la norme de tout être humain qu'il soit plombier ou universitaire — et pour de banales raisons d'affinités ou de circonstances, ses relations se trouvaient surtout dans les milieux dits littéraires. C'est à ce misanthrope qui savait fréquenter du monde sans en être prisonnier que je dois d'avoir connu Jean-Edern Hallier (et je vécus avec ce dernier une étonnante et longue comédie picaresque qu'il faudra bien que je conte un jour ), Milan Kundera (et ce fut l'aventure de L'atelier du Roman) et bien d'autres rencontres précieuses. (Sur les rapports de Philippe avec Hallier, cf. son texte sur L'idiot international dans Moderne contre moderne. Quant à réactionnaire... Admirateur inconditionnel de Balzac (à ce propos : il faudra bien voir que la série des Exorcismes spirituelssont la Comédie humaine de la fin et du début de deux millénaires), Philippe ne militait pourtant pas pour le trône et l'autel ; il ne militait d'ailleurs pour rien : il montrait ce qu'était le monde devenu, mais ne demandait pas le retour à un fantasmé ordre aboli ; je n'en dirai pas plus : toute son œuvre est là pour nier l'absurde étiquette.

Retour à la fin des années 80. Après Sollers, Philippe se laissa enjôler par un autre paon, celui-ci alliant miraculeusement l'absence de tout don pour l'écriture à une ignorance encyclopédique, Bernard-Henri Lévy. Et donc furent édités par la bouffonne maison Grasset deux livres de Philippe, Postérité, son premier grand roman (où ses biographes comprendront son refus d'avoir des enfants), et cet essai qui est une merveille d'intelligence, de style, et de compréhension du génie, La gloire de Rubens. Il reçut pour cela d'appréciables à-valoir, et comprit trop tard qu'ils signifiaient qu'on l'achetait, non qu'on voulût vendre ses œuvres. 
Ainsi sommes-nous faits : la sûreté de nos jugements sur l'humanité guide peu notre conduite avec les hommes que nous côtoyons, mais Philippe finit par admettre ce qu'il savait et, — sans éclats, trop bien élevé, je l'ai dit, pour les criailleries rancunières — il se sépara des pipole germanopratins, qui le haïssaient et le craignaient pour être l'écrivain qu'ils ne pouvaient être.

En 1991, je publiai son Empire du Bien où il ridiculisait la domination étouffante des cordicoles. Puis j'ai publié huit autres livres de Philippe, dont On ferme, son roman le plus puissant et le plus maîtrisé. Que fut, pour son éditeur, l'auteur ? Un auteur parfait. Jamais entre nous ne se tint une discussion sur ce qui pollue usuellement les relations auteur/éditeur , les questions d'argent — nous avions une fois conclu un contrat, identiquement renouvelé durant quatorze ans de titre en titre, et cela suffisait pour que le sujet fût clos ; jamais non plus il ne se plaignît, comme tant d'autres, que son nouveau livre ne fût pas en pile dans telle librairie, où ne fît pas le titre de Une des media ni ne téléphonait quotidiennement pour connaître ses ventes du jour ; il écrivait, me remettait un manuscrit typographiquement irréprochable, demandait qu'il fût édité sans fautes et sous la présentation qu'il avait conçue ; ses seuls reproches vinrent de l'étrange incapacité de nos fournisseurs à imprimer ses couvertures de la couleur exacte qu'il avait choisie et indiquée sur le nuancier Pentone — c'étaient des reproches justes.

À la fin du siècle dernier, je l'ai dit, il fut peu à peu intégré à la catégorie socio-culturelle des penseurs-qui-comptent, et son nom était mécaniquement cité dans des listes de bons ou de méchants salués ou conspués par l'intelligentsia, sans la moindre relation de sens avec ses écrits ; heureusement, il se trouva aussi des romanciers et des essayistes, de la génération suivant celle des incultes histrions soixante-huitards terrifiés par la concurrence du talent, qui surent le lire vraiment, comprendre que sa dénonciation de l'envie du pénal et des malfaisantes lubies d'homo festivus décrivent mieux notre société que tout opus de sociologue mondain, et qui, ni jaloux ni envieux, lui accordèrent sans crainte sa place – la première, pour la lucidité, le style, la verve. Il y eut pourtant un rejet. À la place d'un essai, dont nous avions décidé ensemble du thème, et qui devait être une charge contre une grotesque et éphémère fureur médiatique, Philippe me demanda de publier un recueil de poèmes, que lui-même appelait vers de mirliton, précédés d'une préface dans laquelle il règle férocement son compte à la poésie. Cette préface, pourtant substantielle en pages, en savoir intelligent et en densité critique, fut ignorée ; libraires et critiques virent seulement que des lignes n'atteignaient pas la marge – c'était donc de la poésie, qui ne se vend pas (certains commerçants nous retournèrent même le livre, refusant de l'exposer) et dont on ne parle pas (et les media n'en parlèrent pas). Le recueil est Minimum respect— et je remercie François Taillandier de lui avoir rendu justice dans son article sur Philippe ; je n'écrirai pas que c'est mon livre préféré (j'aime également toutes les pages et toutes les phrases de Philippe), même si j'ai pour lui la coutumière tendresse éprouvée pour tout être disgracié/négligé, je dirai seulement que sous cette forme parodique se trouve ce que Philippe a écrit de plus radicalement violent, et, peut-être, de plus réjouissant.

À la mi-février, Philippe m'envoya un disque ; il y récite – chante ? – sur une entraînante et adéquate musique d'Alexandre Josso, treize poèmes de Minimum respect ; il aimait ce projet, il l'a accompli avec sérieux, et en même temps une distance amusée, c'est donc un disque gai – mais en ce jour, à l'écouter, ce n'est pas de la gaieté que je ressens (et, "gaieté", c'est le nom de la rue parisienne où il écrivait...).

Philippe n'était ni un pamphlétaire ni un polémiste ; il était, dans le sens jadis appliqué à Diderot ou Voltaire, un philosophe, projetant la lumière du sens sur un monde d'imposture ; il avait choisi de le faire en provoquant le rire plutôt que l'ennui et de ce choix, qui n'obérait en rien la cohérence et la profondeur de sa pensée, est née une œuvre majeure et unique. Et ce contempteur de la société était un amoureux de la vie et des hommes. »

"Message bien reçu
Et bienvenu
Je ne suis pas déçu
D'être venu"
(Minimum respect)

Michel Desgranges

 

Je remercie quant à moi les Belles Lettres de m’avoir fait connaître Philippe Muray un peu avant tout le monde. Muray qui, dans les années 90 passait quasiment inaperçu, fait aujourd’hui la « une » des journaux, ironique quand on sait que certains journalistes ne le portaient pas vraiment dans leur cœur…

Sébastien Lapaque, dans Le Figaro littéraire :

« On s’étonne évidemment de ce triomphe posthume. Tour à tour et à jets continus, Philippe Muray s’est moqué des féministes, des homosexuels, des avant-gardes, des antiracistes, des jeunes, des antifascistes, de la techno, de Halloween, de la Coupe du monde de football, de l’an 2000 et de tout ce qui pouvait se dire subversif, dérangeant, iconoclaste ou provocateur. Dans la guimauve où nous nous dépêtrons, ce mauvais esprit est un peu « segmentant ». De son vivant, l’écrivain a d’ailleurs souvent eu affaire aux agents de la circulation idéologique. Depuis l’époque glorieuse de L’Idiot international jusqu’à la campagne de Daniel Lindenberg contre les « nouveaux révolutionnaires », il a régulièrement été victime de la loi des suspects. Maintenant qu’il est mort, ses ennemis ont rangé leur fusil, persuadés que le fait de lui survivre leur donnait raison.
Lisez, diffusez l’œuvre de Philippe Muray. »

Merci également à Fabrice Luchini qui lit Muray sans relâche au Théatre de l’Atelier depuis mai 2010 et qui diffuse avec talent la verve et le style de celui qui disait : « Mon rire est une pensée. »

Essais de Philippe Muray figure dans les 10 meilleures ventes d’essais en France.
Chaque soir au théâtre de l’Atelier, se vend une trentaine d’exemplaires des Essais.
Et pour finir, une émouvante anecdote : Anne Sefrioui (la compagne de Philippe Muray) a retrouvé sur la tombe de son compagnon un billet de spectacle qui avait été déposé sous une pierre. Muray fait donc des adeptes et même des apôtres.

« Lisez, diffusez l’œuvre de Philippe Muray ».

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11/10/2010

Ces écoles anglaises qui obligent à porter le voile intégral

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"Le règlement est drastique. Dans au moins trois écoles anglaises, les élèves âgées de 11 à 18 ans seraient obligées de porter la burqa ou le niqab, selon le Daily Telegraph. Le port du voile intégral serait également imposé lors du trajet entre l'établissement et la maison. Le site internet de l'école Madani (actuellement indisponible), située à Londres, précise que "le présent uniforme est conforme au code de l'islam et inclut le port de la burqa ou du niqab noir." On peut aussi y lire que "ce qui est considéré comme acceptable dans les écoles normales peut être considéré comme inacceptable à Madani" et que "si des parents sont contactés par les services de l'Éducation nationale, ils ne doivent révéler aucune information sans en avoir discuté au préalable avec le comité" de l'école. Bref, des règles qui ne promeuvent pas particulièrement la transparence ou l'intégration à la culture britannique...

Si ces révélations n'ont pas déclenché en Grande-Bretagne de tollé, le sujet est néanmoins très sensible. Car même au pays du communautarisme-roi, les signes extérieurs religieux, quand ils paraissent extrêmes, inquiètent, en particulier depuis la perpétration des attentats du 7 juillet 2005 par des islamistes made in Britain. Les règles imposées par ces écoles ont donc immédiatement été critiquées, y compris au sein de la communauté musulmane, qui représente 2,5 % de la société britannique. Ed Husain, le directeur d'un groupe de réflexion musulman anti-islamiste cité par le Daily Telegraph, note ainsi qu'"il est absurde que ces écoles imposent ce rituel dépassé, qui appartient à un autre siècle et à un autre monde." Le docteur Taj Hargey, président du Centre éducatif musulman d'Oxford, remarque, quant à lui, que ces écoles "créent un précédent dangereux et inquiétant, en soumettant des enfants musulmans à un lavage de cerveau et en leur enseignant qu'ils doivent vivre en ségrégation, séparés du reste de la société, alors même que le port de la burqa ou du niqab ne constitue qu'une pratique tribale, pas même mentionnée dans le Coran."

Conforme à la loi

En 2004, le débat sur le port d'habits religieux en public avait fait rage outre-Manche, quand une jeune musulmane de 13 ans d'origine pakistanaise, Shabina Begum, avait été exclue d'un lycée public parce qu'elle portait le jilbab (une longue tunique noire qui couvre le corps des femmes des pieds à la tête). Mais si cette pratique, alors dénoncée comme un rejet des valeurs occidentales, est interdite dans les écoles publiques, elle demeure légale dans les établissements privés, tels que les trois mentionnés par le Daily Telegraph.

Il existe ainsi 166 écoles musulmanes en Grande-Bretagne, dont la grande majorité sont privées et financées à 100 % par le paiement des droits d'inscription et par des dons souvent recueillis par les imams des mosquées voisines, dans des quartiers à forte concentration musulmane. La majorité de ces écoles suivent le programme normal d'enseignement, mais certaines appliquent des règles très strictes, comme l'interdiction de se couper les cheveux, de jouer à certains sports "occidentaux", tels que le cricket, ou de lire des livres, par exemple Harry Potter. Et si certains sujets, comme les mathématiques et l'anglais, sont obligatoires, une partie du programme scolaire peut être adaptée librement en fonction des écoles : l'enseignement de l'histoire à Madani est ainsi limité à celle de l'Islam."

SOURCE : Le POINT


Le monde occidental est vraiment dérangé et bande moue.

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09/10/2010

Islam et Nazisme

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Si vous êtes des hommes et des femmes libres, il faut voir ce film qui est passé il y a un moment déjà sur ARTE, de façon assez inaperçue, et qui montre bien les liens évidents qui existent entre l'Islam et le Nazisme. C'est une part de notre Histoire Mondiale qui n'est pas très connue, un TABOU inavouable qui a encore, aujourd'hui même, de sombres résonances avec les mouvances musulmanes les plus banales et pas forcément chez les islamistes purs et durs. Voyez, par exemple, ce qu'on pouvait voir en Turquie même lors des manifestations anti-israéliennes après l'affaire de l'arraisonnement de la flotille pseudo-humanitaire il y a quelques mois.


Une pancarte dans une manifestation de protestation en Turquie le 5 juin dernier : Félicitations aux nazis : « Ellerinize Saglik » (Bien joué !) (Source)

Il faut le savoir, le monde arabo-musulman a non seulement reçu l'influence de l'émergence nationaliste hitlérienne et mussolinienne des années 20 et 30, influence qui a conduit à la création, par exemple, des Frères Musulmans en Egypte à la même époque, mais durant le second conflit mondial, le monde arabo-musulman a été l'allié objectif de Hitler, sans hésitation, et pas seulement parce qu'il voulait se débarrasser des colonisateurs anglais et français, mais aussi parce qu'il partageait les vues de Hitler à propos des juifs. En ce sens, la photo mise plus haut l'indique clairement. Mais d'autres comme celle qui suit également.

 

Le livre de Hitler est encore aujourd'hui un Best Seller dans le monde musulman. En Indonésie, en Turquie, en Tunisie. En Palestine aussi, bien entendu. La figure centrale de ce rapprochement n'est autre que Amin Al-Husseini, mufti de Jérusalem, ami personnel du dictateur nazi allemand, qui a passé la seconde guerre mondiale à Berlin, doté d'un Certificat d'Aryen, et a participé à la création de deux Divisions SS musulmanes dans les Balkans, la Division Handschar en Bosnie et la Division Skanderberg au Kosovo. Alija Izetbegovic, futur premier président de la Bosnie-Herzégovine, défendu en son temps par le sirupeux BHL qui n'a jamais rien compris à l'Histoire tourmentée des Balkans, a participé dans sa jeunesse au recrutement des SS en Bosnie pour le compte d'Amin Al Husseini. Sa profession de foi islamique l'a conduit en prison sous Tito, mais également elle lui a servi de Plateforme électorale pour devenir président. Ce qui devrait expliquer, non pas le massacre de Srebrenica, mais certainement la volonté des serbes d'en découdre avec les bosniaques et de ne pas laisser leur terre se soumettre à la Sharia. Ce que l'Europe de l'Ouest n'a jamais souhaité comprendre ne voyant dans cette guerre que la seule volonté des serbo-communistes-nationalistes de s'étendre et refusant d'y lire la Volonté évidente de l'Islam d'établir un pont de conquête de notre continent. De même pour l'indépendance du Kosovo.

Amin Al Husseini a été le mentor direct ou a exercé une influence considérable pour de nombreux futurs dirigeants du monde arabe : Anouar el-Sadate, Gamal Abdel Nasser, Sadam Hussein, Yasser Arafat, voire même le sombre Khadafi pour ne citer que ceux qui me viennent à l'esprit.

Et puis il y a cette autre face inconnue de l'Histoire post-seconde guerre mondiale : les SS allemand qui n'ont pas été en mesure de s'enfuir pour l'Amérique Latine ont fini dans le monde arabo-musulman où ils ont été accueillis à bras ouverts.

Personnage essentiel de cette histoire méconnue, le SS Johann von Leers, ami personnel d'Amin al-Husseini, Adjoint de Goebbels, chargé de la propagande antisémite, puis à partir de 1955 responsable de la propagande anti‑israélienne au Caire.

 

Altern Erich, alias Ali Bella
Chef régional SD, Affaires juives en Galicie
Années 50 en Égypte puis instructeur de camps palestiniens

Appler Hans, alias Salah Chaffar
Information avec Goebbels
Égypte, ministère de l'information (1956)

Bartel Franz, alias el‑Hussein
Adjoint au chef de la Gestapo à Kattowitz (Pologne)
Depuis 1959, Section juive du ministère de l'Information au Caire

Baurnann, SS Standartenührer
Participe à la liquidation du Ghetto de Varsovie
Ministère de la Guerre au Caire : instructeur Front de libération de la Palestine

Bayerlein, col. Fritz
Aide‑de‑camp de Rommel
Égypte

Becher Hans
Section juive Gestapo, Vienne
Alexandrie (Égypte) : y instruit la police

Beissner, Dr Wilhelm
Chef Section VI C 13 RSHA
Égypte

Bender Bernhardt, alias Béchir Ben Salah
Gestapo, Varsovie
Conseiller de la police politique au Caire

Birgel Werner, alias El‑Gamin
Officier SS
Vient de RDA au Caire, au ministère de l'Information

Boeckler Wilhelm, SS Untersturmführer
Recherché en Pologne pour son rôle dans la liquidation du Ghetto de Varsovie
En Égypte depuis 1949, travaille au département Israël du Bureau d'informations

Boerner Wilhelm, alias Ali Ben Keshir, SS Untersturmführer
Gardien du camp de Mauthausen
Dépend du ministère de l'Intérieur égyptien, instructeur du Front de libération de la Palestine

Brunner Aloïs alias Georg Fischer, Ali Mohammed
SD, responsable déportations Autriche, Tchécoslovaquie, Grèce, Chef du camp de Drancy (France)
Damas, conseiller des services spéciaux RAU puis syriens. Résident BND

Buble Friedrich, alias Ben Amman, SS Obergruppenfùhrer
Gestapo
Dir. Département égyptien des relations publiques — 1952 conseiller de la police égyptienne

Bünsch Franz
Collaborateur de Goebbels à la propagande, co‑auteur avec Eichmann de : Les Habitudes sexuelles des juifs
Correspondant du BND au Caire puis en 1958 organisateur des SR d'Arabie saoudite pour le BND

Bunzel Erich, SA, Obersturmführer
Collaborateur de Goebbels
Département Israël, ministère de l'Information au Caire

Daemling Joachim, alias Jochen Dressel ou Ibrahim Mustapha
Chef de la Gestapo de Düsseldorf
Conseiller système pénitentiaire égyptien, fait partie des services de Radio‑Le Caire

Dirlewanger Oskar, Oberführer
Chef 36e Waffen SS (URSS, Pologne)
Au Caire depuis 1950 selon certaines sources, d'autres affirment qu'il est décédé le 7 juin 1945 en résidence surveillée en Allemagne. Une exhumation de son cadavre aurait eu lieu en 1960

Eisele Dr Hans
Médecin chef camp de Buchenwald
Décédé au Caire, le 4 mai 1965

Farmbacher Wilhelm, LieutenantGénéral SS
Wehrmacht front Est, supervise l'armée Vlassov en France en 1944
Conseiller militaire de Nasser

Gleim Leopold alias Lt‑Col. Al Nashar
Chef du SD à Varsovie
Cadre de la Sécurité d'État égyptienne chargé des détenus politiques sur la mer Rouge

Gruber, alias Aradji
Recruté par Canaris en 1924; réside en Égypte
1950 : agent d'influence en direction de la Ligue arabe

Heiden Ludwig, alias el‑Hadj
journaliste à l'agence antijuive Weltdienst (NSDAP)
Converti à l'Islam, traduit Mein Kampf en arabe, résidant en Égypte vers 1950

Heim Heribert, SS Hauptsturmführer
Médecin de Mauthausen
Médecin de la police égyptienne

Hithofer Franz
Cadre de la Gestapo à Vienne
Égypte, années 50

Luder Karl
Chef des jeunesses hitlériennes, responsable de crimes antisémites en Pologne
Ministère de la Guerre au Caire

Mildner Rudolf, SS Standartenführer
Chef de la Gestapo à Kattowitz, chef de la police au Danemark
Depuis 1963, vit en Égypte, membre de l'organisation Deutscher Rat

Moser Aloïs, Gruppenführer SS
Recherché en URSS pour crimes contre les juifs
Instructeur des mouvements paramilitaires de jeunesse au Caire

Münzel Oskar
Général SS blindés
Conseiller militaire au Caire, années 50

Nimzek Gerd von, alias Ben Ali
En Égypte, années 50

Oltramare Georges, alias Charles Dieudonné
Directeur du Pilori en France sous l'Occupation
Responsable de l'émetteur La Voix des Arabes au Caire. Décédé en 1960

Peschnik Aehim Dieter, alias el‑Saïd
Réside en Égypte

Rademacher Franz, alias Thomé Rossel
1940‑1943, dirige la section antijuive aux Affaires étrangères
journaliste à Damas

Rauff Walter
Chef du SD en Tunisie
Au Moyen‑Orient (Syrie) jusqu'en 1961. Arrêté, puis relâché au Chili, le 4 décembre 1962

Seipel, SS Sturmbannführer, alias Emmad Zuher
Gestapo à Paris
Converti à l'Islam. Service de sécurité du ministère de l'Intérieur au Caire

Sellmann Heinrich, alias Hassan Suleiman
Chef de la Gestapo à Ulm
Ministère de l'Information au Caire, Services spéciaux égyptiens

Thiemann Albert, alias Amman Kader
Officier SS en Tchécoslovaquie
Ministère de l'Information au Caire

Weinmann Erich, SS Standartenführer
Chef SD, Prague
Déclaré mort en 1949. En fait à Alexandrie conseiller de la police

SOURCE

Voyez aussi ce lien.

 

Ainsi dans les années 70, des combattants gauchistes des Brigades Rouges italiennes, de l'armée Républicaine Irlandaise de l'IRA, ou de la Bande à Baader allemande se sont retrouvés dans les camps palestiniens pour recevoir des entraînements militaires supervisés par d'anciens officiers SS. Quand on parle de rapprochement Rouge/Brun/Vert de L'islam... on ne parle pas en l'air, croyez-moi, tellement ces trois nihilismes ont en commun une certaine proximité psychologique qui pousse un Vergès ou un Carlos à se convertir à l'islam exactement au même titre que les SS cités plus haut.

Calife = Petit Père des peuples = Führer

Oumma = Société collectiviste = Etat Aryen

L'Individu n'y est rien, la Masse y est tout.

Mais passons, à présent aux choses sérieuses.


Islam et Nazisme - 1/6



Islam et Nazisme - 2/6



Islam et Nazisme - 3/6



Islam et Nazisme - 4/6



Islam et Nazisme - 5/6



Islam et Nazisme - 6/6

 

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Douche froide pour le Giec

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Via Valeurs Actuelles...

L’Onu épingle les responsables de cet organisme dont l’alarmisme ne fait pas l’unanimité. Ses opposants se sont regroupés au sein du Heartland Institute. Nous avons rencontré ces experts qui parlent franc.

Rangez vos sahariennes. Sortez vos canadiennes. Nous entrons dans une période froide ! C’est le cri d’alarme du géologue Don Easterbrook, professeur émérite à la WesternWashington University. Il fait partie de ces milliers de scientifiques qui contestent les bilans alarmistes et catastrophistes du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), dont l’organisation et les méthodes de fonctionnement viennent d’être tancées sévèrement par l’Onu.

Dans un rapport remis le 30 août par le Conseil interacadémique, organisme consultatif composé de quinze académies des sciences, l’Onu recommande au Giec de « réformer fondamentalement sa structure de direction », aujourd’hui présidée par le très controversé chercheur indien Rajendra Kumar Pachauri, fragilisé par la critique, et de « renforcer ses procédures pour faire face à des évaluations climatiques de plus en plus complexes ».

Sans remettre en cause les conclusions climatologiques du Giec dont la présidence avait demandé ce rapport d’audit, conjointement avec l’Onu, le président du Conseil interacadémique, Harold Shapiro, professeur d’économie à Princeton, a été d’une grande franchise : « Je pense que les erreurs faites [par le Giec] ont entamé la crédibilité du processus. »

Le manque de transparence et de rigueur du Giec, créé en 1998 et récompensé par le prix Nobel de la paix en 2007 (partagé avec Al Gore), avait été mis en cause en 2009, après les révélations sur des erreurs et des manipulations de données de sa part, renforçant son alarmisme sur le réchauffement de la planète.

Du coup, le courant des “climatosceptiques”, opposé au Giec, a repris de la vigueur après avoir lancé une sorte de contre-offensive scientifique organisée autour du Heartland Institute, la principale organisation scientifique américaine regroupant tous ceux qui doutent de la thèse du réchauffement des températures. En mai dernier, ses principaux représentants étaient réunis à Chicago pour leur quatrième conférence internationale sur le changement climatique.

Fondé en 1984 à Chicago, le Heartland Institute s’est installé dans la ville symbole de l’école libérale américaine, dont Milton Friedman fut l’une des figures de proue. L’institut défend avec passion la liberté de marché, s’oppose à toute régulation fédérale tendant à limiter l’esprit d’entreprise et à tout oukase ou à toute idéologie sur la recherche scientifique. Fort d’un budget de 5,2 millions de dollars (en 2007), il soutient ainsi les fabricants de tabac, les marchands d’alcool mais aussi les producteurs d’énergie.

Ses détracteurs sont nombreux. L’institut est accusé d’être à la solde des grands lobbies industriels. Il répond qu’il ne reçoit que 16 % de ses revenus de tels grands groupes – 84 % provenant de particuliers et de fondations. Il souligne qu’il n’accepte aucun fonds gouvernemental et qu’il n’effectue aucune recherche spéciale au profit de lobbies industriels. Le site Exxon-Secrets.org l’accuse pourtant d’avoir touché près de 800 000 dollars depuis 1998 de la société pétrolière Exxon-Mobil : « Le Heartland Institute n’est pas une organisation scientifique mais un moulin à propagande. » L’institut se défend : « Ces attaques viennent essentiellement de gauchistes qui s’opposent à notre position en faveur de la liberté individuelle et d’un État faible. »

Tous les chercheurs du Heartland Institute ne partagent pas les vues exprimées par Don Easterbrook pour qui le réchauffement de la planète s’est achevé pour plusieurs décennies et reprendra vers 2030, dans le cadre d’un cycle faisant alterner le chaud et le froid tous les trente ans. Le refroidissement à venir, affirme-t-il, sera encore plus néfaste que le réchauffement : il tuera deux fois plus de gens qu’une chaleur extrême, la production alimentaire diminuera, la consommation d’énergie augmentera ainsi que son prix, ce qui pourra entraîner une instabilité politique et sociale mondiale.

Richard Lindzen, du Massachusetts Institute of Technology, lui aussi venu à Chicago, est plus nuancé : « Dire que le réchauffement est dû aux activités humaines est trivialement vrai mais essentiellement dépourvu de sens. » À ses yeux, les alarmistes du Giec tentent d’appuyer les données qu’ils ont créées, au lieu de tester les hypothèses. Les chercheurs proches du Heartland Institute doutent aussi de l’impact des nouvelles lois antiréchauffement.

De son côté, l’économiste espagnol Gabriel Calzada a calculé que les emplois verts, en raison de la taxe imposée pour développer les énergies renouvelables, ont fait grimper le prix de l’électricité de 77 % entre 1998 et 2009. Son collègue italien Carlo Stagnaro estime que, pour un emploi vert créé, près de sept pourraient l’être ailleurs dans le secteur industriel, à investissement égal. L’ancien gouverneur de Virginie, George Allen, recommande de son côté de développer l’énergie nucléaire. Son argument : «Si les Français peuvent le faire, les Américains le peuvent aussi. »

« Tout ce que la gauche a réussi à faire, c’est de relégitimer le nucléaire », sourit Joseph Bast, le président du Heartland Institute. La polémique dite du Climategate, mettant en cause les méthodes du Giec, ne l’a pas étonné : « C’est un grand moment pour être sceptique. C’est un grand moment pour être libertaire. » La révélation par des courriels que le Centre de recherches sur le climat de l’université d’East Anglia (Royaume-Uni) aurait tenté d’étouffer les voix des climato-sceptiques en refusant de publier leurs articles a troublé les scientifiques.

Le climatologue Fred Singer, l’un des chefs de file du mouvement climatosceptique américain, estime lui aussi que cette affaire a changé le ton et l’atmosphère de la discussion entre scientifiques : « Le débat dure depuis près de vingt ans mais la publication des courriels concernés a confirmé ce que nous soupçonnions depuis longtemps. Un petit groupe d’individus a essayé de limiter le débat, ou, plus exactement, a tenté d’éviter qu’il ne devienne public. »

Enseignant les sciences environnementales à l’université de Virginie, fondée par Thomas Jefferson, Fred Singer connaît bien le milieu scientifique, autant que l’administration dans laquelle il a occupé de nombreuses fonctions, y compris à la Nasa. Expert mondialement reconnu pour ses travaux sur les questions d’énergie et d’environnement, Singer est l’un des fondateurs du Groupe international non gouvernemental sur le changement climatique (NIPCC, dans son sigle anglais), véritable machine de guerre contre le Giec dont il a disséqué les méthodes assez peu scientifiques : « Ils ont agi en écartant les dissidents, en exerçant des pressions sur les éditeurs pour qu’ils ne publient pas leurs travaux. L’aspect le plus important est qu’ils ont caché des données ou les ont manipulées, ce qui est pire. Ils ont, pour les citer, “dissimuler” le déclin de la température au public. »

Fred Singer poursuit : « Il est toujours dangereux de dire qu’une période est chaude ou froide, sauf si vous spécifiez de quelle période vous parlez, poursuit-il. De toute évidence, le climat s’est réchauffé depuis l’ère glaciaire, il y a 20 000 ans. Il s’est aussi réchauffé au cours des 200 dernières années. Mais il s’est refroidi depuis 1998. On ne peut pas dire qu’il fait plus froid ou plus chaud si on ne précise pas la période dont on parle. Cela n’a pas de sens. »

Le chercheur n’est pas avare en explications et en clarifications. Pour lui, une température peut baisser au cours des 10 ou 15 dernières années, tout en étant la plus élevée des 100 dernières années : « Cela n’est pas contradictoire. Dans un cas, on parle d’une tendance, mesurée en degrés centigrades par an ; dans l’autre cas, on parle d’une température en degrés centigrades. L’un est un taux de changement de température, l’autre un niveau de température. Ce sont deux concepts différents, comme la vitesse et l’accélération pour parler de la vélocité. »

Fred Singer ne nie pas que la température a été plus élevée au cours des 10 dernières années qu’au cours des 100 dernières. Avec ses amis du NIPCC, il montre que la température a en fait baissé durant les 10 dernières années. C’est la tendance : « On peut avoir une température en hausse et une “tendance” à la baisse. Ce qui compte, c’est la “tendance”, car elle prend en compte les gaz à effet de serre qui n’ont cessé d’être émis depuis la révolution industrielle. »

L’effet de serre ne l’effraie pas et le NIPCC estime qu’un réchauffement est dû à l’augmentation du CO2 : « L’effet de serre existe, mais les données ne le montrent pas. Nous croyons aux données, pas à la théorie. » C’est ce qui diviserait aujourd’hui la communauté scientifique : « Il y a ceux qui croient en la théorie : que la température doit augmenter car c’est ce que disent les modèles ; et ceux qui, comme nous, croient en l’observation de l’atmosphère. »

Le dialogue entre sceptiques et “réchauffistes” n’est pas rompu. « Il y a quelques très bons scientifiques dans l’autre camp », sourit Singer. Pour redorer son blason, le Giec a compris qu’il fallait inclure dans ses rapports des opinions dissidentes de scientifiques qui ont travaillé sur les mêmes informations, mais sans arriver aux mêmes conclusions.

Il a aussi subi des pressions. « Un scientifique chinois a suggéré que le groupe s’ouvre aux contestataires, poursuit Singer, mais je ne crois pas que cela arrive. Nous continuerons à écrire nos opinions séparément, avec le NIPCC pour les diffuser. Notre objectif est de publier des mises à jour annuelles et un rapport complet en 2013. »

Les débats scientifiques ont toujours existé. Ils continueront : « Il y a toujours une majorité qui s’accroche à une certaine position jusqu’à ce qu’on lui prouve qu’elle a eu tort. Le débat est sincère, il va dans la direction des sceptiques, car un vrai scientifique doit toujours être sceptique. » Ses adversaires “réchauffistes” ne lui semblent pas malveillants : « Ils ne sont pas mauvais. Ils ont simplement tort. C’est tout. Mon espoir est qu’après ce qui s’est passé à Paris et à Londres, les choses vont changer, très bientôt. »

Fred Singer et ses amis du NIPCC perçoivent un grand mouvement en France. « L’Académie des sciences a enfin reconnu le sérieux du débat et il doit y avoir une discussion publique en octobre à Paris. Plus important encore, la Royal Society de Londres, la plus ancienne société scientifique du monde, extrêmement alarmiste, vient de reconnaître que les opinions dissidentes sont importantes. »

Elle a créé une commission chargée d’examiner les modèles. Ses conclusions auront un effet sur les autres académies, « notamment sur l’américaine, qui a publié un horrible rapport ne faisant que répéter toutes les fictions, toutes les hypothèses, ignorant les opinions divergentes et produisant un ramassis d’arguments éculés. Tout cela après avoir dépensé 6 millions de dollars »

Claude Porsella

  

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08/10/2010

Le Canada se heurte aux limites de la discrimination positive

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

Via Le Temps...


Sara Landriault s'est vu refuser une place dans l'administration fédérale canadienne... car elle est blanche

Au Canada, où les « minorités visibles » constituent une part de plus en plus importante de la population, l’Etat impose des quotas de non-Blancs. Cette politique est de plus en plus critiquée. Fait historique au pays du multiculturalisme roi, le gouvernement ­conservateur veut remettre en cause la discrimination positive.

« J’approuve tout à fait l’objectif qui consiste à édifier une fonction publique représentative de la diversité du Canada. Mais nous devons veiller à ce que tous les Canadiens aient des chances égales de travailler pour leur gouvernement en fonction de leur mérite, peu importe leur race ou leur origine ethnique », a déclaré récemment le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney. Lors de son discours, le ministre ne prenait pas la défense d’une travailleuse noire ou asiatique écartée d’un emploi dans l’administration en raison de la couleur de sa peau, mais d’une mère de famille blanche.


250 000 immigrants

Cet été, l’administration fédérale a refusé la candidature d’une Ontarienne, Sara Landriault, parce qu’elle était Blanche. « J’étais scandalisée. Parce que je suis Blanche, je ne peux pas soumettre ma candidature? » s’est insurgée Sara Landriault, avant d’ajouter, lors d’une entrevue à l’agence de presse QMI: « Un employeur soucieux de donner des chances égales à tout le monde ne doit pas empêcher un groupe ethnique de postuler. » Ironiquement, Sara Landriault a longtemps été présidente de la National Family Childcare Association, un organisme militant pour la défense des droits des femmes au foyer. Lors d’un témoignage devant un comité parlementaire en 2007, elle assurait: « Je suis mère au foyer et j’ai trois filles. Je le suis et je le resterai. »

Au pays du politiquement correct où jamais un mot ne dépasse l’autre et où l’on accueille bon an, mal an entre 220 000 et 250 000 immigrants, ce qui est devenu l’affaire Landriault n’aurait jamais dû avoir lieu. Il aurait été impensable il y a encore quelques années de voir une Blanche se plaindre d’être écartée d’un emploi au profit d’une personne de couleur.

Depuis 1976, la Charte québécoise des droits et des libertés de la personne garantit le « droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge ». Il est interdit de mentionner sur un curriculum vitæ son âge ou sa situation matrimoniale et d’apposer une photographie. Le candidat n’indique que son nom. Mais la discrimination positive est appliquée depuis longtemps. Le gouvernement québécois a imposé des quotas annuels d’embauche de personnes issues des minorités visibles (ndlr: les personnes dont la couleur de peau n’est pas blanche. Les Amérindiens, qui ne sont pas considérés comme des minorités visibles, bénéficient aussi de la discrimination positive) dans les ministères et les organismes parapublics.

Dans les transports en commun montréalais, un quart des embauches d’agents et de chauffeurs doit provenir des minorités ethnoculturelles. Dans le privé, les mesures sont plus timorées et difficiles à évaluer, même si les entreprises de plus de 100 employés qui obtiennent un contrat gouvernemental ou qui reçoivent des subventions supérieures à 100 000 dollars canadiens (97 970 francs) doivent embaucher du personnel appartenant aux minorités visibles. Ces dernières constituaient 4,7% de la population du Canada en 1981, contre 18% aujourd’hui. D’ici 20 ans, ce nombre devrait être de 32 à 35% de la population.

L’affaire Sara Landriault a donc montré les limites d’une politique de discrimination positive qui vire parfois au ridicule. Les Chinois de Hongkong, immigrants beaucoup plus fortunés que les autres, bénéficient de cette discrimination positive. En Colombie-Britannique, les employeurs originaires de l’importante communauté chinoise, moteur économique de la région, demandent toujours aux candidats, non sans ironie, de parler cantonais ou mandarin.


Situation difficile à gérer

La discrimination positive demeure toutefois un sujet épineux. Une étude de la Chaire en études ethniques de l’Université Concordia de Montréal sur « la discrimination au Québec » souligne que: « Les gestionnaires de l’administration québécoise ont tendance à privilégier les candidats qui partagent les mêmes repères culturels et linguistiques qu’eux… et à favoriser les candidatures des Québécois de souche. » A l’inverse, un francophone qui posera sa candidature dans une province anglophone a de fortes chances d’être écarté. La toute dernière enquête de l’institut national Statistique Canada, issue du recensement de 2006, est étonnante. Alors que le taux de chômage chez les Québécois de souche a été cette année-là de 6,3%, il a été de 27,9% chez les immigrants maghrébins arrivés depuis moins de cinq ans dans la Belle Province. Les immigrants européens connaissent un taux de chômage de 13,4%. Il est d’environ 15% pour les Sud-Américains.

Au-delà des handicaps liés à la découverte d’un pays, le racisme est bien là. Dans l’entreprise, les nouveaux embauchés se font reprocher par leurs collègues d’avoir été choisis parce qu’ils faisaient partie d’une minorité visible. Si le ministre de l’Immigration a demandé un examen des dispositions de la loi sur l’emploi dans la fonction publique afin que tous les Canadiens puissent être embauchés dans l’administration, les résistances sont vives. Les organismes ethniques, les chefs amérindiens, les syndicats de la fonction publique s’opposent à toute modification de la loi. Michael Ignatieff, le chef du Parti libéral, le principal parti d’opposition, a dit au lendemain des propositions d’Ottawa: « Je crois que c’est un pas en arrière pour le gouvernement. Nous sommes contre… C’est un autre aspect de la politique réactionnaire du gouvernement conservateur. »

Ludovic Hirtzmann, Montréal

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Il fut un temps où Dieu, heureux, dansait en Europe...

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Il fut un temps où Dieu, heureux, dansait en Europe... Et Bach s'en faisait l'écho...

 

 

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07/10/2010

La légende du ghetto

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Via Valeurs Actuelles...

 

Après l’Assemblée nationale, le Sénat a adopté la loi Loppsi 2, consacrée à divers amendements sécuritaires. Une loi durcie, disent les médias, “après les événements de Grenoble”. La formule étant (à dessein ?) un peu floue, revenons sur cette fameuse affaire de Grenoble, sa réalité et son sens profond.

 

En juillet, fuyant la scène d’un braquage commis dans un casino, le malfaiteur récidiviste Karim Boudouda ouvre le feu à balles réelles, avec une arme de guerre, sur des policiers. En état de légitime défense, ceux-ci l’abattent alors qu’il se réfugie dans son fief, un quartier de Grenoble nommé la Villeneuve. La mort de Boudouda déclenche des émeutes – non des habitants du cru, terrifiés et terrés à domicile, mais de groupes armés, qui multiplient les saccages et tirent (encore) sur les policiers venus rétablir l’ordre.

Or l’histoire même de la Villeneuve, devenue le fief de dangereuses bandes de narcotrafiquants, n’est pas anodine, puisqu’elle résume à elle seule l’histoire de la “culture de l’excuse”, dans sa dimension urbanistique et architecturale.

Disons clairement ce sur quoi la presse bobo a délicatement glissé : le quartier de la Villeneuve est un projet gauchiste, développé à Grenoble après Mai 68 par des urbanistes de sensibilité maoïste ayant séduit la très progressiste municipalité grenobloise d’alors. « Une expérience urbaine pensée par des architectes militants », dit le Parisien ; en fait, une utopie imaginée par les bébés-Mao de Le Corbusier.

Le quartier a été édifié, ajoute le Monde, « avec la volonté de favoriser la communauté de vie et la mixité sociale ». Il connaît alors (nous sommes vers 1972) un « véritable engouement... ingénieurs, universitaires et professeurs se pressant » pour s’y installer et partager le beau rêve.

Seulement voilà : au fil des années, le prétendu “quartier modèle”, un immense puzzle de béton, a mal tourné : chômage énorme, précarité, gangs de trafiquants enracinés… À la Villeneuve et dans ses environs, les règlements de comptes entre bandits ont provoqué 20 homicides de 2008 à 2010. Épouvantés, les bobos ont alors filé en douce vers des espaces urbains plus cléments – sans piper mot bien sûr sur le rêve devenu cauchemar et du paradis devenu “ghetto”. Le ghetto expliquant bien sûr – culture de l’excuse dixit – que de malheureuses victimes de l’exclusion comme Boudouda, modernes émules de Jean Valjean, aient pris la “kalach” pour s’assurer de quoi ne pas mourir de faim.

Mais au fait, la Villeneuve est-elle vraiment un ghetto délaissé ? « Socialement, pas du tout, dit le maire (socialiste) de Grenoble. C’est un quartier récent, bien équipé en structures publiques, crèches, écoles, collèges et centres sociaux. Les programmes de réhabilitation sont constants. » Même son de cloche au Parisien : « Rien n’y manque… Commerces, équipements sociaux et sportifs… marché quotidien ». Pour le Monde, encore, ce quartier est « l’un des mieux dotés de la ville en matière d’aides à l’insertion […], centres sociaux […], guichets d’aide aux démarches administratives, etc. »

La Villeneuve (15 000 habitants environ) s’étend sur 167 hectares, dont 66 d’espaces verts. On y trouve 2 piscines, 4 gymnases, 1 patinoire, 8 “équipements culturels”, 3 collèges, 6 écoles primaires, 5 établissements de formation professionnelle supérieure. On est loin de Calcutta. Maintenant, posons la question qui fâche : quelle ville rurale comparable, dans la Creuse ou dans le Cantal, bénéficie d’un tel luxe d’équipements et de guichets (seulement même de la moitié) ? Aucune. Cependant, on ne constate dans ces villes rurales pauvres qu’une délinquance faible – et une criminalité moindre encore.

Jusqu’à quand, alors, nous serinera-t-on la complainte misérabiliste des damnés de la terre croupissant dans des ghettos ? Car elle est clairement fausse. Même les médias les plus politiquement corrects doivent désormais le reconnaître...

Xavier Raufer, criminologue

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