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17/07/2011

« Si vous partez, les taliban détruiront tout ce que vous avez fait »

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

Les américains, grâce à Obama, vont abandonner l'Afghanistan à son sort, c'est-à-dire aux mains des taliban. Leurs forces vont se reconstituer, leurs camps d'entraînements aussi... à portée internationale. Les crétins maghrébins de nos banlieues continueront à y partir pour recevoir leur formations de jihadistes et tout ce bordel (dont nos soldats français morts) aura été un simple coup d'épée dans l'eau. Le commandant Massoud se retourne déjà dans sa tombe et Christophe de Ponfilly doit se dire qu'il ne s'est pas suicidé pour rien, tous les abrutis progressistes donnent raison à son geste. Quel est l'honneur de l'Occident aujourd'hui ?

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Via Causeur...

 

Rencontre avec le gouverneur de Kapisa

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Paulina Dalmayer, envoyée spéciale à Kohestan (Afghanistan)

Le hall du bâtiment flambant neuf où siège Abdul Fatah Shafiqe est bondé. Les hommes, enturbannés et barbus, se pressent vers un guichet renforcé par des barres de fer. Les femmes en burqa traînent derrière. Collées dos au mur, elles essaient tant bien que mal de calmer les enfants qui forment une masse homogène mais mouvante. Notre arrivée fige tout ce monde dans une expression d’incrédulité. Pas étonnant. La dernière visite de journalistes occidentaux au vice-gouvernorat de Kohestan, un district perdu de la province de Kapisa en Afghanistan, remonte à l’année dernière, lorsqu’un reporter du New York Times s’y est aventuré avec son accompagnateur.

« Ici, c’est une zone de non-droit »

Armé d’une kalachnikov, notre garde du corps force le passage. Ayant travaillé quelques années avec l’armée américaine, il nous sert également de traducteur. Car Abdul Fatah Shafiqe, le vice-gouverneur, ne parle pas l’anglais bien qu’il le comprenne. Nous entrons dans son modeste bureau situé au premier étage et dont les vastes fenêtres donnent sur un paysage bucolique de champs et de vergers. Quelques hommes y mènent une discussion animée. En une seconde, le silence s’impose, interrompu par les quelques mots qu’un vieillard adresse en dari à un quadragénaire vêtu à l’occidental. C’est donc lui, Abdul Fatah Shafiqe. Un homme sous tension, aux traits tirés, au teint mat, aux épaules tombantes. « Je suis fatigué. Je voudrais prendre ma retraite, me retirer », dit-il. Avant de nous mettre en garde : « Ici, c’est une zone de non-droit. ».

Nous sommes justement venus parler de sécurité, plus précisément du transfert progressif dans tout le pays de la gestion de la sécurité des troupes de l’ISAF (Force internationale d’assistance à la sécurité) à l’armée afghane. Annoncé par le Président Karzaï en mars dernier, le processus doit se dérouler en cinq étapes dont la première a déjà été menée à son terme. À compter de la fin juillet 2011, les provinces de Kaboul (à l’exception du district de Surobi où opère l’armée française), de Bamiyan, du Panchir, ainsi que les capitales provinciales de Mazar-e-Sharif, de Hérat, de Lashkar Gah, du Helmand et de Mahtarlam, sont passées aux mains des Afghans. Mais Kapisa ne figure même pas sur la liste provisoire des provinces concernées par les deux prochains transferts. « Nous ne sommes absolument pas prêts à assumer cette responsabilité, affirme notre hôte. L’armée nationale afghane a besoin d’une formation que seuls les étrangers sont en mesure de mener correctement. Depuis 2006, dans la région, nous entretenons d’excellentes relations avec les forces de l’ISAF. Les soldats nous aident à construire des écoles, des routes et des hôpitaux. S’ils se retirent, les taliban reviendront pour tout détruire. »

Reste à savoir comment convaincre les opinions publiques et les gouvernements de prolonger l’engagement coûteux et peu compréhensible de leurs armées en Afghanistan au-delà de la fin 2014, date à laquelle le dernier des 140 000 soldats de l’OTAN devrait quitter le pays ? « Les gens en Occident doivent comprendre que nous avons besoin de leur aide. Surtout les Français qui ont vécu les heures sombres de la Seconde Guerre mondiale… Sans l’aide des Américains, ils auraient eu du mal à la gagner. » Abdul Fatah Shafiqe nous propose du thé à la cardamome, des jus de fruits et des bonbons. « Ici, à Kapisa, les gens sont très pauvres, poursuit-il. La majorité des jeunes est au chômage, l’analphabétisme touche 90% de la population… Chaque mois, les taliban se renforcent parce que les gens perdent patience, ne font plus confiance à notre gouvernement et n’attendent plus rien de sa part. ».

« C’est quoi, une Constitution ? »

Faut-il en conclure que la « réintégration » de ceux des taliban qui se disent prêts à renoncer à la violence, annoncée en mai 2010 par Hamid Karzaï est un échec ? Pour Abdul Fatah Shafiqe cela ne fait aucun doute : « Karzai a été élu démocratiquement par le peuple afghan. Mais il n’a ni pouvoir ni autorité pour garantir la sécurité. Sa politique envers les taliban est un échec patent qui ne fait qu’approfondir la distance et l’incompréhension entre les gens et le pouvoir. ». En l’absence d’une figure forte incarnant l’unité du pays, la cohésion du peuple afghan pourrait-elle être assurée par la seule Constitution ? Ma question perturbe décidément le jeune traducteur. « Constitution ? C’est quoi, une Constitution ? » demande-t-il. Et le maître des lieux de lui donner une explication en dari, laquelle ne nous sera traduite que partiellement. « The Constitution ? You mean the fondamental law ? Do you ? », interrompt Abdul Fatah Shafiqe pour m’interroger directement dans un anglais qui, à ma grande surprise, s’avère parfaitement compréhensible. Je confirme. « Notre Constitution n’est pas mauvaise, poursuit-il, mais il faudrait toutefois changer deux articles qui concernent le système électoral pour éviter les risques de fraude. » . Il semble que la légitimité de Hamid Karzai, même auprès des fonctionnaires de l’Etat, laisse à désirer.

Avant de prendre en main le district de Kohestan en 2006, Abdul Fatah Shafiqe a travaillé successivement comme juge à Kaboul, pour les services de sécurité nationale et au sein du gouvernement où il a participé à un projet de réformes. Il connaît l’Occident. Il y a deux ans il a participé, à l’invitation du département d’État américain, à un stage destiné aux dirigeants locaux afghans. Depuis, il est obsédé par une chose : « la présence des internationaux est vitale pour plusieurs raisons, notamment pour apprendre les règles de bonne gouvernance, stopper la corruption et élaborer des programmes éducatifs. ». Aussi fatigué soit-il, Abdul Fatah Shafiqe est déterminé à défendre les valeurs qu’il considère comme étant à la fois fondamentales et universelles. « Il n’y a pas de compromis possible avec les taliban. Ce sont les ennemis de notre culture, de notre civilisation, de notre mode de vie, mais également des vôtres. Vous devriez le comprendre enfin. Nous sommes prêts à nous battre. Nous ne céderons pas ! » .

Les choses sont toutefois un peu plus compliquées que ce que le vice-gouverneur de Kohestan veut bien admettre devant des visiteurs étrangers. Car les menaces de mort qu’il reçoit depuis un certain temps déjà et qui expliquent son extrême fatigue, ne viennent pas de fous d’Allah, opposés aux acquis de la culture occidentale, mais de son prédécesseur. Nous l’apprenons une fois dans la voiture, sur la route du retour vers Kaboul. « Ce n’est pas très clair ou je n’ai pas très bien compris… Mais je crois qu’il y a un problème avec le gouverneur de Kapisa et avec le gouvernement… Quelqu’un veut sa tête », explique notre traducteur désormais revenu à son rôle de garde du corps.

Il n’est pas facile de démontrer que la sécurité de l’Europe et de la France se joue en Afghanistan. La mort de cinq soldats français dans un attentat-suicide à Joybar, dans la province de Kapisa, la veille du 14 juillet, celle d’un autre le 14, rend cette tâche encore plus malaisée. Cependant les faits parlent d’eux-mêmes… D’après des sources proches de l’Ambassade de France à Kaboul, la décision d’annuler les célébrations du 14 Juillet avait été prise, pour des raisons de sécurité, quelques jours avant l’attaque contre l’armée française. C’est aux Français de déterminer quel prix ils sont prêts à payer pour garder le droit de fêter la prise de la Bastille dans un pays lointain.

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par Paulina Dalmayer

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16/07/2011

Elisabeth Lévy : "Le pluralisme est étranger à l'ADN de Gauche"

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Elisabeth Lévy

Robert Ménard

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Afghanistan et Ségolénitude

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Via Causeur...

 

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Afghanistan: Ségo en pleine déconnitude

 

Dès qu’elle endosse les habits de candidate à la présidence de la République, Ségolène Royal se met à dire des bêtises. C’est plus fort qu’elle, elle ne peut pas plus s’en empêcher que DSK de sauter supposément sur tout ce qui bouge.

Ainsi, voici son commentaire à chaud sur la mort récente de six soldats français en Afghanistan: « Cette obstination à maintenir la présence de l’armée française dans un pays dans lequel elle n’avait pas de capacité d’action et dans laquelle nos soldats étaient gravement exposés à toutes les formes d’attentats aboutit aujourd’hui à un nouveau drame qui prouve, une fois de plus, que Nicolas Sarkozy s’est fourvoyé en décidant la présence de l’armée française en Afghanistan.».

Ceux qui ont cru percevoir que l’engagement de nos troupes dans ces contrées lointaines avait été décidé d’un commun accord en 2001 par MM. Jacques Chirac et Lionel Jospin sont priés de venir soigner leur mémoire dans les stations thermales picto-charentaises.

Mme Royal estime en outre que ces soldats sont « morts pour rien », ce qui est tout à fait réconfortant pour les familles et camarades des défunts. De nouvelles victimes sont à craindre : les morts de rire à l’écoute d’une telle oraison funèbre.

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par Luc Rosenzweig 

 

Aurait-elle fumé de l'afghan ? That is the question...

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Honneur : RIP - Lieutenant Thomas Gauvin

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La dépouille du Lieutenant français Thomas Gauvin quittera l’Afghanistan dimanche 17 juillet 2011. Elle arrivera lundi 18 juillet en France. Les honneurs militaires seront rendus à Paris, aux Invalides, mardi 19 juillet, en début d’après-midi. L’enterrement aura lieu, en principe, à Caen, à une date pas encore fixée.

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Major de promotion, le lieutenant Thomas Gauvin est aussi le premier de cette promotion à disparaître en opération et le premier cyrard à tomber en Afghanistan, sous les couleurs du 1er RCP. Marié l’été dernier, il laisse derrière lui Anaïs. Nous adressons le témoignage de notre amitié à Anaïs, à toute la famille et à toute la belle-famille.

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Le Lieutenant Thomas Gauvin est tombé pour la défense de la liberté. Il figure désormais parmi les Héros et les Justes.

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par Michel Garroté pour drzz

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14/07/2011

Transfiguration

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13/07/2011

La féminisation de la société

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Eric Zemmour sur la féminisation de la société 1/3

 



Eric Zemmour sur la féminisation de la société 2/3

 



Eric Zemmour sur la féminisation de la société 3/3

 



Eric Zemmour sur la féminisation de la société, aux "Francs-Tireurs"

 

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12/07/2011

La traite négrière par les arabo-musulmans...

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En guise de révision... il ne faut pas hésiter à remettre les choses sur la table.

Pensez à monter le son sur l'écran...

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25/06/2011

Traite Blanche arabo-musulmane

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Si l'on excepte la traite "négrière" que j'ai déjà abordée en ces lieux en d'autres occasions... rappelez-vous...

 

 

...les musulmans, non contents de menacer sans cesse jusqu'au XIX ème siècle tout le bassin méditerranéen afin de s'emparer d'esclaves occidentaux, montaient parfois par les voies maritimes jusqu'en Islande pour s'adonner à des razzias sur les populations scandinaves. Récemment la chaîne du câble Histoire a consacré une série de documentaires remarquables sur cette question qui dérange et irrite tous les bien-pensants qui veulent continuer à croire que l'homme blanc et uniquement lui serait l'unique responsable des malheurs de l'humanité. Je vous propose de les voir.

Pensez à monter le son, si nécessaire, sur le petit écran que vous visionnez.


Partie 1/3 : Aux mains des Barbaresques

 


Partie 2/3 : Pirates de Méditerranée

 


Partie 3/3 : Le prisonnier Cervantès

 

Voyez aussi l'article proposé par ce blog...

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23/06/2011

Malika Sorel sur Fréquence Protestante...

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Malika Sorel a participé le 21 juin dernier à midi à l’émission de Jacques Fischer sur Fréquence Protestante. Si vous l'avez loupée vous pouvez l'écouter ci-dessous :

podcast
Partie 1/4

 

podcast

Partie 2/4

 

podcast

Partie 3/4

 

podcast

Partie 4/4

Je vous rappelle que vous pouvez télécharger les fichiers mp3 en cliquant sur les cercle intitulés "Podcast"...

Le Blog de Malika Sorel

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18/06/2011

Satan aime les progressistes

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 Tandis qu'on apprend que les travaillistes britanniques ont tout fait durant 10 ans pour remplacer leur propre peuple par un autre, et cela de la bouche même de celui qui écrivait les discours de Tony Blair... les néerlandais prennent la décision d'arrêter leur politique multi-culturelle... « L’Etat partage le mécontentement de la population existant à l’égard de la société multiculturelle. Dans ce nouveau modèle d’intégration, les valeurs de la nation néerlandaise occupe une place centrale. », selon le ministre de l’Intérieur Piet Hein Donner. Espérons que ces prises de positions soient suivies d'action efficientes.

Encore une occasion donnée aux progressistes de faire la gueule et de se plaindre du retour des heures les plus sombres de notre histoire...


Photo volée chez Hoplite

 

Voyez ici...

Et voyez là...

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05/06/2011

Daily Mail : Les mariages entre cousins dans les communautés musulmanes mettent en péril la santé de centaines d'enfants...

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S'ils continuent comme ça, le monde musulman va se retrouver peuplé avec une majorité de débiles, de dégénérés et de malades.

Pour pratiquants de l'anglais...

It's time to confront this taboo: First cousin marriages in Muslim communities are putting hundreds of children at risk

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04/06/2011

Au Pakistan, regarder vers La Mecque ce n’est pas forcément regarder vers l’avenir

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Un jour de 1947 Lord Mountbatten, vice-roi des Indes, embarqua  sur un croiseur anglais à destination de la Grande-Bretagne. C’est ainsi que sonna le glas de l’empire des Indes, sous tutelle britannique depuis des siècles. La proclamation de l’indépendance entraina d’abominables massacres auxquels le pacifique Gandhi assista triste et impuissant. De ce flot de sang émergèrent deux états : l’Inde et le Pakistan. 65 ans ont passé depuis…

L’Inde est aujourd’hui une démocratie visitée par des millions de touristes. Le Pakistan est un pays rongé par le tribalisme, le terrorisme, les assassinats politiques et où personne ne va. D’où vient cette différence entre deux pays issus du même socle ?

L’Inde est devenue une des premières puissances économiques émergentes du monde. Technologies de pointe, informatique etc : toute la planète recrute des spécialistes et des étudiants indiens. Et c’est bien Mittal (un exemple parmi d’autres) qui a racheté Arcelor. Le Pakistan traîne sa misère dans le peloton des pays qui s’enfoncent. D’où vient cette différence ?

L’Inde rayonne dans le domaine du cinéma à telle enseigne qu’Hollywood doit négocier, tête basse, avec Bollywood. Le Pakistan ? Avez-vous déjà entendu parler d’un film pakistanais. D’où vient cette différence ?

L’Inde développe ses universités, ses écoles, et cherche, difficilement certes, à combattre l’illettrisme. Le Pakistan demeure dans une arriération culturelle et intellectuelle effrayante, quels que soit les efforts, réels, de certaines de ses élites. D’où vient cette différence ?

Regarder vers La Mecque ce n’est pas nécessairement regarder vers l’avenir

On peut trouver une réponse à cette question dans un livre qui vient de sortir. Il raconte l’histoire d’Asia Bibi, une chrétienne condamnée à mort pour avoir préféré Jésus à Mahomet. Oui, ce « délit » est puni par la peine capitale au Pakistan. C’est dans la loi. C’est la loi. La changer ? Impossible ! Des députés pakistanais ont voulu légèrement amender (pas abolir quand même…) cette sympathique disposition. Des centaines de milliers de Pakistanais, encadrés par des mollahs fanatiques, sont descendus dans la rue, hurlant à la vengeance. Cette tentative déicide fut aussitôt et évidemment abandonnée. Voilà pourquoi Asia Bibi attend que la Cour Suprême du pays décide si elle sera pendue ou si elle troquera la potence pour une peine de prison. Il y a au Pakistan des gens biens et courageux. Shabbaz Batti, Ministre des Minorités, était intervenu en sa faveur : assassiné ! Salman Taseer, le gouverneur de Pendjab, l’avait soutenue : assassiné ! Précisons, à toutes fins utiles, que la loi sur le blasphème ne concerne qu’une religion, l’Islam, et qu’un seul prophète, Mahomet.

Telle est la réponse à la question posée plus haut concernant un pays qui va de l’avant et un autre qui court très vite en arrière. Le mal, car mal il y a, remonte à loin. A 1947 précisément. Quand l’indépendance des deux Etats fut acquise, l’un se dota d’une constitution laïque (pas hindouiste) et l’autre d’une constitution religieuse (islamique). En 65 ans ils n’ont pas suivi le même chemin : regarder vers La Mecque ce n’est pas nécessairement regarder vers l’avenir. Et c’est ainsi que le Pakistan est devenu, d’une certaine façon, la banlieue misérable, haineuse, et criminogène de l’Inde.

C’est aussi pourquoi depuis toujours, que de génération en génération, des centaines de milliers d’Européens et d’Américains ont défilé et défilent en Inde pour y trouver de gentils gourous, ont séjourné et séjournent dans des ashrams pour y plonger, un peu naïvement, dans l’amour des fleurs, des animaux et pour découvrir les chakras qui seraient le secret de leur énergie vitale. On est pas obligé d’y croire mais ça ne fait de mal à personne. D’autres pèlerins heureusement bien moins nombreux, partent depuis un certain temps pour le Pakistan. Là-bas dans les madrassas on leur apprend la charia et la haine…

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Benoît Rayski - historien, écrivain et journaliste.

Il a écrit notamment L'homme que vous aimez haïr qui analyse l'"anti-sarkozysme primaire" ambiant.

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 SOURCE / ATLANTICO

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02/06/2011

Les autres berceaux de l'Humanité... hors d'Afrique.

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« L’Afrique n’est pas le seul berceau de l’Homme moderne »...

« Je ne crois pas que les hommes modernes aient surgi d’Afrique il y a 100 000 à 60 000 ans (…) Je pense que les Homo sapiens d’Extrême-Orient sont les descendants des Homo erectus d’Extrême-Orient ».

Dans le magazine Science et Avenir de ce mois-ci ((n° 772, juin 2011), avec ces quelques phrases, Yves Coppens, le découvreur de Lucy, fait voler en éclats ses propres certitudes comme tout vrai scientifique devrait toujours le faire, mais surtout pulvérise plusieurs décennies de bourrage de crâne sur le thème bien connu de "Out Of Africa", comme quoi l'Homme moderne, Sapiens Sapiens, aurait émergé uniquement de ce continent entre - 100 000 et - 60 000 ans et se serait répandu sur toute la surface du globe progressivement . Thème récurent chez les afro-centristes qui ont passé leur temps à récupérer ce postulat afin de justifier leur prédominance éthique voire ethnique sur le reste de l'Humanité.

Terminé tout cela... aux oubliettes... Les récentes découvertes un peu partout, en Chine, en Israël, en Australie, en Mongolie, en Espagne, en Georgie, affirment que des hominisations séparées de l’hominisation africaine ont eu lieu partout. En effet, rien que la Chine fournit des preuves lourdes de sens qui démontrent que ce pays qui a la taille d'un continent à lui tout seul est, en fait, peuplé depuis 2 000 000 d'années et que les habitants d'aujourd'hui ne seraient ni plus ni moins que les descendants de l'Homme de Pékin qui serait lui-même descendant des restes d'hommes archaïques trouvés sur place. Et il en est de même avec le continent européen. Ainsi l’Homme moderne, africain, européen ou asiatique serait issu d'ascendants régionaux dont le principe d’hominisation aurait évolué localement.

Je vois d'ici le scandale que ce nouveau postulat scientifique, formulé dans Science et Avenir par Yves Coppens qui ne peut être soupçonné de dérives idéologiques anti-africaines, va provoquer. J'en rigole d'avance.

Achetez le numéro de Science et Avenir pour en savoir plus...

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30/05/2011

Uranium Appauvri

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Au moment où le Général Mladic est arrêté... ce qui suit est à prendre sérieusement en considération... Il est bon de rappeler certaines crapuleries américaines qui sont, tout simplement, inacceptables.

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Il y a vingt ans cette année était initiée, pendant la première guerre du Golfe, une nouvelle guerre nucléaire, non visible, avec l’utilisation par les armées occidentales d’armes à l’uranium appauvri (UA). Ce produit, à la fois radiologique et chimique, empoisonne l’environnement des zones touchées pour des milliards d’années et provoque chez les populations des malformations congénitales et des épidémies de cancers et de leucémies. A Falloujah, les conséquences pourraient être plus graves que celles des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki en 1945. Depuis 1991, un crime contre l’humanité se déroule dans le silence, et à une échelle inédite.

 

«La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes de l’homme.»

 

Albert Camus, au lendemain d’Hiroshima, Combat, 8 août 1945

 

Banalisation d’armes de destruction massive à l’UA lors des nouvelles guerres d’agression

 

Les armes à l’UA furent d’abord testées en laboratoire dans les années soixante-dix à LOS ALAMOS (USA), avant de l’être en grandeur nature en Iraq en 1991. En l’absence de réactions de la communauté internationale, leur emploi s’est banalisé et elles sont utilisées lors de toutes les nouvelles guerres menées par les pays occidentaux, sous des formes de plus en plus sophistiquées et puissantes, à des doses croissantes de radioactivité: en Yougoslavie (en Bosnie en 1994-1995, au Kosovo en 1999), de nouveau en Iraq, en 1998 lors de l’opération « Renard du désert » et depuis l’invasion de 2003, en Afghanistan depuis 2001, et enfin, par Israël, au Liban en 2006, et lors de l’opération « plomb durci » à Gaza en 2009. Le PR ROKKE affirme que l'utilisation d'UA par Israël remonterait à la guerre de 1973.

 

Chaque nouvelle guerre permet une amplification des tests précédents. Alors que les charges d’UA contenues dans les obus antichars utilisés en 1991 ne dépassaient pas 5 kg, celles des bombes téléguidées déversées sur Irak depuis son invasion en 2003 s’élèvent à plus de cent tonnes.

armes-uranium

Pour les militaires, l’uranium appauvri possède des avantages inégalés. Tout d’abord, l’extrême densité de ce métal (1,7 fois supérieure à celle du plomb) et ses propriétés pyrophoriques (lors de l’impact sur sa cible, il s’enflamme spontanément au contact de l’oxygène) confèrent aux armes qui en sont équipées une très grande vélocité (pouvant dépasser mach 5) et une capacité de destruction décuplée. Elles peuvent détruire les bâtiments et les blindages les plus résistants en quelques secondes, et traverser des dizaines de mètres de béton pour détruire des bunkers souterrains.

 

Allié à une très faible quantité de titane, l’UA remplace le tungstène, coûteux et peu fusible. En outre, c’est un produit fourni quasi gratuitement par l’industrie nucléaire, qui se débarrasse ainsi à bon compte de déchets (1) dont le stockage est très coûteux.

 

C’est pourquoi les armées de près de cinquante pays, et, en ce qui concerne l’armée américaines, tous les types d’armes en sont équipés aujourd’hui, des simples balles aux bombes «intelligentes» guidées par satellites, en passant par les obus, les missiles et les ogives des bombes super puissantes dites « bunker busters ».

 

Ainsi, les GBU-39, engins téléguidées dont le dard à l'uranium appauvri multiplie la force de pénétration, sont capables d’atteindre avec une précision inégalée une cible située à 110 km. Grâce à l’UA, les bombes ne pèsent que 113 Kg, avec les mêmes capacités de pénétration que les bombes de 900 Kg. Cette miniaturisation obtenue grâce à l’UA permet d'augmenter leur nombre dans les avions de combat (F15 ou F16) et, par conséquent, le nombre de cibles.

 

Classées « conventionnelles », ces armes sont aujourd’hui fabriquées par un nombre grandissant de pays, dont Israël, la Turquie, la Russie et la France. 

 

Un déchet nucléaire recyclé comme munition « classique »


bombingiraq2.jpg

Bombardement de Bagdad (Mars 2003)


L’uranium appauvri (UA) est doublement toxique. Chimiquement, il provoque un empoisonnement comme les autres métaux lourds (plomb, arsenic, etc.). Mais il est surtout fortement radiotoxique. C’est un déchet radioactif issu de l’enrichissement de l’uranium destiné aux réacteurs civils et militaires. 0,2% d’U235 et 99,75% d’U238 dont la demi-vie (dite " période ") est de 4,5 milliards d’années (l’âge de la terre !). Si on l’appelle « appauvri » parce que son activité est de 40%, ce qui ne signifie nullement qu’il est moins dangereux :

 

« Le terme d’uranium « appauvri » est inapproprié, car il ne correspond pas à la réalité : il laisse penser que la radioactivité est enlevée, ce qui est faux. Je préfère parler d’armes « enrichies à l’uranium » (Reza Fiyuzat, linguiste résidant au Japon)

 

En outre, l’UA utilisé dans l’armement est mélangé à de l’uranium issu des usines de retraitement, qui contient des produits de fission hautement radioactifs, comme l’uranium 236 (U236), le plutonium (PU238 et 239), le technétium99 ou le ruthénium106 qui potentialisent sa nocivité.

 

Ainsi, au lieu de diminuer, son activité s’accroît au fil du temps, en raison de la formation rapide de sous-produits à vie beaucoup plus courte lors de sa désintégration : si, quand il est pur, il n’émet que des rayons alpha (très irradiants, mais peu pénétrants), ses deux descendants, le thorium (TH234) et le protactinium (PA234) émettent des rayons bêta et gamma (très pénétrants). 

 

Lors de l’impact sur la cible, l’UA s’enflamme au contact de l’oxygène, provoquant une chaleur extrême (entre 3.000 et 6.000 degrés), qui vaporise dans l’atmosphère des particules d’oxyde d’uranium de taille nanométrique (de l’ordre du millionième de millimètre) qui échappent à toute barrière et à tout masque à gaz.

 

Les micro-particules d’oxyde d’uranium, à 90% insolubles, sont vaporisées dans l’atmosphère lors de l’impact des munitions sur leur cible. Propagés par les vents et la pluie sur des centaines de kilomètres, ces aérosols contaminent les sols, les nappes phréatiques, la végétation, les animaux et toute la chaîne alimentaire. En février 2003, les USA avaient refusé par avance tout nettoyage des sites qu’ils pourraient contaminer en Irak. Or, les dommages causés à l’environnement deviennent très rapidement irréversibles.

 

Leonard DIETZ, un physicien retraité du laboratoire du Knolls Atomic Power (Etat de New York), considère que quiconque ingère des particules possède une dose permanente, qui ne décroîtra jamais. ». Ainsi, le phantasme des responsables du projet Manhattan, qui recommandaient l’usage de gaz radioactifs contre les populations ennemies, s’est concrétisé cinquante ans plus tard : l’oxyde d’uranium est devenu une arme de destruction massive, utilisée par les armées de terre, de l’air et par la marine


En 2005, la pollution due aux guerres radiologiques menées contre l’Irak, l’ex-Yougoslavie et l’Afghanistan, avait déjà atteint une vingtaine de pays voisins. Elle continuerait de s’étendre à tout l’hémisphère Nord et pourrait contaminer bientôt l’ensemble de la planète, comme le nuage de Tchernobyl, ou les particules issues des essais nucléaires aériens (MORET, 2005). Une étude menée en Grande Bretagne a montré que l'uranium dans l'air a «sensiblement» dépassé le fond naturel au cours du bombardement de l'Irak, en mars et avril 2003.

 

A l’échelle planétaire, il sera difficile d’évaluer le nombre de cancers, leucémies et malformations génétiques dus à l’uranium appauvri parmi l’ensemble des co-facteurs intervenant dans ces maladies (pesticides, hormones et métaux lourds dans l’alimentation et l’eau de boisson, polluants divers, tabac, etc.)

 

Les déchets de l’industrie nucléaire occidentales transforment les pays agressés en « déchetteries radioactives »

 

Les pays attaqués deviennent ainsi de véritables «déchetteries radioactives », comme l’a souligné le PR Doug ROKKE, ancien chef du Projet pour l’uranium appauvri au Pentagone, chargé du « nettoyage » de l’Arabie Saoudite et du Koweït en 1991 après la « guerre de 1991, lui-même victime du « syndrome du Golfe Persique». 

 

Pendant la guerre du Golfe, environ 800 tonnes d’UA avaient été utilisées. Depuis l’invasion de l’Iraq par l’alliance anglo-américaine en 2003, c’est plusieurs milliers de tonnes de ce produit mortifère qui auraient été répandues sur l’Irak (1.700 selon Jane’s Defense). En réalité, ce pays n’avait jamais cessé d’être bombardé avec les mêmes armes depuis 1998 dans les zones déclarées unilatéralement « de Non-vol »  par les Etats-Unis (administration CLINTON-GORE) et la Grande-Bretagne.


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L'un des soldats irakiens incinérés vivants dans leur tank sur "l'autoroute de la mort", après la fin de la guerre du Golfe (1991)


Dès avant la nouvelle agression contre l'Iraq de 2003, une étude sur les effets de l'UA à long terme, entreprise dans six zones du sud de l'Irak à l'aide d'un spectromètre gamma avait montré que le tiers des végétaux collectés présentait un taux de radioactivité trois fois supérieur au taux habituel. Dans ces zones, près de 900 000 tonnes de plantes sauvages collectées et près du tiers des animaux étaient contaminés. 

 

En Europe, toute dispersion d’UA dans l’environnement est illicite. Bien que les tests aient lieu en milieu confiné, la radioactivité en principe soigneusement contrôlée, et le personnel soumis à une surveillance particulière, on trouve autour de nombreux sites des taux de cancers et de leucémies anormalement élevés.

 

Pourquoi l’uranium « appauvri » lorsqu’il est déversé par centaines ou milliers de tonnes sur les pays agressés, devient-il un produit banal?

 

Les populations piégées en masse et impuissantes 

 

La quantité de radioactivité relâchée sur l’ex-Yougoslavie, l’Afghanistan et l’Irak correspondrait à quatre cent mille fois celle d’Hiroshima – dont plus de deux cent cinquante mille fois sur l’Irak (NICOLS, 2004). Les populations sont condamnées à vivre dans un environnement contaminé, pratiquement sans possibilité de se faire soigner. En effet, l’infrastructure médicale de l’Iraq a été presque entièrement détruite, et la pénurie de praticiens et de médicaments - déjà presque inexistants pendant les treize ans d'embargo (1990-2003)-, ne permet plus de délivrer de soins. Des milliers de médecins ont été mystérieusement assassinés, et beaucoup d’autres ont quitté le pays pour échapper au sort de leurs collègues. Les équipements des hôpitaux qui ont échappé aux bombardements ciblés sont hors d’usage ou obsolètes, et la reconstruction de l’infrastructure médicale est inexistante. En Afghanistan et à Gaza (soumise à un blocus), la situation est tout aussi précaire.

 

Une catastrophe sanitaire de grande ampleur: des épidémies de cancers et de leucémies, des malformations génétiques monstrueuses


Photos of Babies Deformed at Birth as a Result of Depleted Uranium (DU) 2003 photos: Dr. Jenan Hassan

 

 L’uranium appauvri devient néfaste quand il se transforme en poussière ingérée ou inhalée, il est alors plus dangereux qu’aucune toxine connue de la science des hommes. "

PR A. DURAKOVIC, Directeur du département de Médecine nucléaire à l’Université Georgetown de New York et expert auprès du Pentagone

 

La contamination interne peut survenir de trois manières: l'inhalation, l'ingestions de boissons et d'aliments contaminés, et par lésions cutanées (l'UA passe alors dans la circulation sanguine). L'inhalation est la plus dangereuse (d'un facteur 10 à 200). La chimiotoxicité concerne en premier lieu le rein (et secondairement le foie), et la radiotoxiocité touche surtout les poumons. Plus de 75% des particules ne sont pas arrêtées au niveau de l'appareil respiratoire supérieur et se fixent sur les alvéoles pulmonaires, d'où elles irradient pendant des années. La moitié de la fraction solubilisée qui a été transférée dans le sang est éliminée dans les urines, et l'autre moitié est répartie dans les reins et le squelette avec un temps de fixation très lent. 

 

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Des épidémiologistes ont mis également en évidence des atteintes du cerveau, des organes reproducteurs, de la thyroïde, des muscles, des ganglions lymphatiques et du système neurologique, ainsi qu'un collapsus du système immunitaire avec des symptômes analogues à ceux du SIDA, la multiplication des cas de mongolisme, de leucémies et de malformations congénitales.

 

Sa dangerosité dépend de sa nature physique et chimique, de l'intensité et de la durée d'exposition, et des sujets contaminés. Ainsi, les enfants représentent la population la plus vulnérable à la radioactivité, parce qu'ils la concentre trois ou quatre fois plus que les adultes en raison de leur moindre poids et de l'activité de leur système métabolique. Rappelons ici que les instances internationales de radioprotection (CIPR) ont été obligées d'admettre officiellement que, si le risque augmente en fonction de la dose reçue, il n'existe pas de seuil d'innocuité.

 

Selon le chercheur Leonard DIETZ, une seule particule de 5 microns engendre une dose de 1 360 rem, soit plus de trois cents fois la dose annuelle autorisée chez les chercheurs de l'industrie nucléaire.

 

Des milliers de projectiles porteurs d’UA sont disséminés à des profondeurs variables dans les sols des zones bombardées. Dans toutes les régions contaminées, les enfants qui jouent avec les objets argentés ou leurs débris radioactifs trouvés sur le terrain meurent de leucémie, dont la période de latence n’est que de quelques années. Pour chaque cas de cancer des tissus comme la leucémie, les spécialistes prévoient cinq cas de cancers solides à venir dans les 10 à 30 années suivantes.

 

L’attaque du  génome : le plus grand crime contre l’Humanité dans l’Histoire

 

« S’ils nous avaient tués une seule fois, cela serait moins grave... mais... ils vont continuer de nous tuer pendant des générations » (un Afghan cité par le Dr Mohamed MIRAKI, Le génocide silencieux) 

 

L'uranium appauvri et les autres isotopes de l’uranium provoquent dans les organismes vivants des changements génétiques et somatiques qui ont été démontrées scientifiquement au niveau de la cellule, au niveau micro-moléculaire, qu’il s’agisse de l'ADN ou de l'ARN, ainsi qu’au niveau des tissus, des organes, et de l’organisme entier. L'UA se fixe sur le placenta des femmes enceintes et contrarie le processus de formation de l'embryon par division cellulaire, provoquant chez les nouveau-nés des malformations congénitales monstrueuses, jusqu’alors extrêmement rares, dont le nombre a triplé en dix ans). Des enfants naissent hydrocéphales ou sans tête, sans membres, comme les victimes de la Thalidomide dans les années 50, celles de Tchernobyl, de l’Agent Orange au Vietnam, ou de la catastrophe de Bhopal (Inde) avec des organes l’extérieur du corps (comme le cerveau), aveugles, avec un seul œil au milieu du front, ou avec des anomalies du cœur (absence d'oreillettes ou de valvules) ou des poumons.


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Selon le Dr. Roger COGHILL, spécialiste anglais des radiations : « une seule particule d’UA logée dans un ganglion lymphatique peut dévaster le système immunitaire entier ».

 

La contamination de l’environnement sera éternelle, et les anomalies génétiques s’aggraveront inéluctablement d’une génération à l’autre.Il faudra plusieurs décennies avant de mesurer l’atteinte du génome.

 

En Iraq, le génocide perpétré par la coalition anglo-américaine et ses alliés depuis l'embargo décrété en 1990 a déjà entraîné plus de trois millions de morts (1).

Mais combien pourra-t-on compter de morts différées causées par l’utilisation d’armes à l’uranium appauvri ? 

 

En Iraq - Après la fin officielle de la « guerre du Golfe » (1991), l’armée américaine a tiré près d’un million d’obus à l’UA en trois jours sur les milliers de réfugiés et de soldats irakiens battant en retraite (en violation de l’article 3 de la convention de Genève), sur la route de Bassora, rebaptisée depuis « l’autoroute de la mort ». Très rapidement, certaines régions du sud de l’Irak accusaient une augmentation de 350 % par an de cas de leucémie, de déficiences immunitaires, de cataractes et de dysfonctionnements rénaux.

 

Les études effectuées par le PR Siegwart-Horst GUNTHER, spécialiste des maladies infectieuses et président de la Croix Jaune internationale (Autriche), faisaient apparaître un collapsus du système immunitaire avec de fortes proportions d'infections, des symptômes ressemblant à ceux du SIDA, des herpès et des zonas, des dysfonctionnements hépatiques et rénaux, et des leucémies.

 

L’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA) avait prévu un excès d’un demi-million de morts en Irak après la guerre de 1991. Avant 2003, certaines régions du sud de l’Irak connaissaient déjà une augmentation de 700% des taux de cancer, de 400% du taux de malformations congénitales et de 350% par an de cas de leucémies. La dose de radioactivité atteignant les enfants de moins de quinze ans représentait 70% de la dose totale reçue par l’ensemble de la population étudiée -  les enfants concentrant la radioactivité trois à quatre fois plus que les adultes. Chez les bébés irakiens nés en 2002, l’incidence d’anophtalmie (absence d’yeux) a été 250.000 fois plus grande que l’occurrence moyenne. Les premières paroles d’une femme irakienne qui vient d’accoucher ne sont pas : « c’est une fille ou un garçon ? », mais « mon bébé est-il normal ? »

 

Alors qu’en 1991, les régions touchéess par l’UA étaient surtout rurales, en 2003, sont essentiellement touchées les zones urbaines, comme les agglomérations de BAGDAD et de FALLOUJAH.


En orange: les villes très contaminées-Source : Guardian, 22 janvier 2010

 

En juillet 2010, le prestigieux International Journal of Environmental Research and Public Health, a publié les résultats d’une étude intitulée « Cancer, Mortalité infantile et Ratio sexuel des naissances à Falloujah, en Irak, entre 2005 et 2009 ». Elle avait porté sur 4.843 habitants de la ville martyre soumise par les forces anglo-américaines à un déluge de feu du 7 au 29 novembre 2004 avec des armes à l’UA (mais aussi au phosphore, au plasma et au napalm) (1)

 

Cette étude, dirigée par Christopher BUSBY, physicien britannique de renommée internationale, fait apparaître une surmortalité infantile, le quadruplement des cancers et des malformations congénitales et l’apparition d’anomalies de ratio entre sexes (860 garçons pour 1000 filles). Le taux de leucémie est trente-huit fois plus élevé, le taux de cancer infantile douze fois plus grand, et le cancer du sein dix fois plus fréquent que dans les populations des pays voisins. Le taux de mortalité infantile (80 décès pour 1000 naissances) y est quatre fois plus fort. Le risque relatif de développer un cancer chez les moins de 14 ans est plus de douze fois celui d’une ville d’Egypte.


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Les formes de cancers de Falloujah sont semblables à celles des survivants et des descendants des bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. Le PR BUSBY a déclaré en juillet dernier à la chaîne italienne RAI 24 que l’augmentation « extraordinaire » des maladies reliées aux radiations de Falloujah est encore plus élevée qu’à Hiroshima.

 

Les médecins locaux auraient reçu des menaces pour les dissuader de témoigner.

 

Une nouvelle étude, dont les résultats seront publiés courant janvier 2011 dans la même revue, fait le lien entre l'utilisation de nouvelles armes lors de l'assaut de la ville en 2004 par les troupes américaines et la "hausse spectaculaire" du nombre d'avortements spontanés, de malformations congénitales ("11 fois plus nombreuses que dans le reste du monde")de cancers et de leucémies (39 fois plus nombreuses) quelques années plus tard. Au cours du premier semestre de 2010, le nombre de malformations de nouveaux-nés à Falloujah a grimpé à des niveaux sans précédent. En mai 2010, 15% des enfants nés à l'hôpital présentaient une anomalie génétique, et plus d'un sur dix était prématuré. Des chiffres largement sous-estimés, une grande partie des habitants continuant de privilégier l'accouchement à domicile.


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Petite fille malformée de Falloujah


Les chercheurs veulent confirmer leur hypothèse que les populations sont exposées "de façon chronique à un agent environnemental» à l'aide de tests complémentaires. Ils appellent l'OMS à lancer rapidement l'étude programmée sur les bébés de Fallujah pour déterminer la cause de cette «épidémie d'anormalités». Mais, compte-tenu des précédents, il est permis de se demander une nouvelle fois si tous ses résultats seront révélés...

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En ex-Yougoslavie – Des armes à l’UA furent utilisées dans les Balkans lors des bombardements aériens des forces de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine (1994-1995), en Serbie, au Kosovo et au Monténégro (1999).

 

Dix ans après les attaques sur la Serbie, où 15 tonnes d’uranium appauvri avaient été larguées durant 78 jours en 1999, on a constaté un accroissement du nombre de cas de cancer signalés. Au Kosovo (où 20 tonnes d'UA ont été disséminés sur 105 cibles), les médecins ont vu augmenter le nombre de tumeurs solides: "Dans l'ensemble du Kosovo, le taux de cancer avant 1999 était de 10 pour 300.000, et aujourd'hui, il s'élève à 20 pour 60.000. » (Nebojsa SRBLJAK). Les enfants, dont l’organisme est plus sensible aux effets de la radioactivité, ont subi une multiplication par dix des cas de leucémie. Un déplacement de certaines populations serait souhaitable, comme dans la région de Tchernobyl après la catastrophe mais, dans les pays victimes de l’Uranium appauvri « c’est un sujet que personne ne veut aborder »  (Slavica JOVANOVIC).

 

Pourtant, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP), qui a envoyé en 2000 une mission focalisée sur onze sites du Kosovo, a conclu qu'il n'y avait « pas de contamination importante détectable de la surface du sol par de l'uranium appauvri. Un certain nombre de points de contamination ont été identifiés par la mission, mais la plupart n’ont été jugés que légèrement contaminés».

 

En 2001, un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) aboutit à une conclusion similaire. Toutefois, l’expert britannique Keith BAVERSTOCK, qui faisait partie de l'équipe de l'OMS, a déclaré que « toutes les données dont disposait l'OMS n’avaient pas été incluses dans le rapport ». Il faut rappeler que l’OMS est paralysée par l'Accord qu'elle a conclu en 1959 avec l'AIEA, organisme dont l’objectif est "d’accélérer et d’accroître la contribution de l’énergie atomique pour la paix, la santé et la prospérité du monde entier". Ainsi, l’article 3 de l’Accord prévoit que les deux organismes "peuvent être appelés à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel des renseignements qui leur auraient été fournis”. Cela explique que l’OMS bloque depuis 2001 la publication d’un rapport explosif sur les effets de l’UA.

 

En Afghanistan Le Dr Daud MIRAKI rapporte qu’à Tora-Bora, les femmes et les animaux multiplient les fausses couches. « Déjà avant la naissance, les fœtus sont atteints de cancer ». On retrouve les mêmes malformations congénitales qu’en Irak. Parmi les multiples témoignages recueillis par le Dr MIRAKI : « Ma femme était enceinte et nous attendions avec joie notre second enfant. Le jour de la naissance, ma femme a dit qu’elle ne se sentait pas bien et qu’elle avait mal à l’abdomen. Quand le bébé est né, c’était à peine un humain… Quand ma femme l’a vu, elle s’est évanouie et elle est morte en cinq jours » (Zar GHOON, décembre 2002).

La pollution des rivières et des fleuves (notamment l'Indus, fleuve qui traverse le Pakistan et alimente les exploitations agricoles et les populations locales en eau potable), ont rapidement alarmé le corps médical. Des équipes de NBC (nucléaire-biologique-chimique) auraient été très tôt dépêchées dans le pays pour mesurer le niveau de contamination après les premier bombardements de 2001. Juste après un "tir "ami", des équipes de reporters "embarqués" (embeded) dans les forces d'agression avaient été rapidement  enlevés et enfermés dans un abri. Dès octobre 2001, les médecins afghans signalèrent des décès rapides de victimes présentant les symptômes typiques de contamination à l'UA. 

 

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Au Liban L’analyse des échantillons de sol et d’eau des sites touchés par les bombardements de 2006 a montré que l’armée israélienne avait utilisé des armes à l’UA: « …le peuple libanais a été sacrifié aux cancers, aux leucémies et  aux malformations congénitales, comme les peuples des Balkans, d'Afghanistan et d'Iraq » (PR BUSBY). Sur une photographie prise par le photographe David SILVERMAN parue dans The Guardian, on peut discerner clairement le dard de l’UA sur les obus bombes américaines à guidage laser GBU 28.

 

A Gaza - Dès les premiers jours de l’opération « Plomb Durci » (27 décembre 2009 – 3 janvier 2009), le chirurgien norvégien Mads GILBERT a trouvé la présence de matières radioactives dans le corps des blessés. Une enquête publiée en janvier 2009 par l’association Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN), menée sur plusieurs mois en liaison étroite avec les intéressés et l’aide d’un expert auprès du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, a conclu à la présence hautement probable d’uranium appauvri (jusqu’à 75 tonnes) dans le sol et le sous-sol de Gaza. En avril 2009, l’analyse d’échantillons de terre et de poussières a de nouveau confirmé la présence d’uranium appauvri, de césium, de thorium et de différents produits chimiques cancérigènes…

 

Chez les vétérans des nouvelles guerres nucléaires -  La « guerre du Golfe » a représenté, pour les Etats-Unis et ses alliés, une opération militaire très facile avec une victoire rapide, en raison de l’immense supériorité militaire de la coalition de 34 pays sur un pays désarmé et déjà exsangue en raison de l'embargo.

 

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Un enfant de vétéran de la guerre du Golfe né sans bras, comme de nombreux enfants irakiens


A leur retour, des milliers de soldats en très bonne santé avant leur départ commencèrent à souffrir de multiples pathologies. La cause en resta mystérieuse jusqu’à ce qu’en 1993  le PR Asaf DURAKOVIC, l'un des grands experts internationaux sur les effets des radiations, associât leurs symptômes à leur présence dans le Golfe. Ces soldats avaient été exposés à  l’uranium appauvri lors de « feux amis », pendant les opérations de nettoyage ; puis ils étaient restés à proximité des chars détruits par les armes à l’UA lors de l’opération dans le désert, voire avaient posé pour des photos-souvenirs sur les tanks contaminés. Bien qu'officier supérieur de l'USArmy pendant la première guerre du Golfe, le PR DURAKOVIC ignorait la présence d’uranium appauvri dans les nouvelles armes. 


Dix ans après la guerre du Golfe, plus de la moitié des vétérans étaient atteints de maladies chroniques, alors que le taux était de 5% en moyenne chez les vétérans des conflits du siècle dernier (10% au VietNam). En 2005, sur 580.000 vétérans américains de la « guerre du Golfe », on dénombrait 325.000 victimes de pathologies permanentes et 11.000 morts (au rythme de 140 vétérans par mois). Une étude du Department of Veterans Affairs sur 21.000 vétérans de la guerre du Golfe a montré, par rapport aux autres soldats, un doublement des enfants morts-nés pour les hommes et un triplement pour les femmes. Plus de 13.000 vétérans de la guerre du Golfe (1991) seraient morts aujourd’hui, alors que seulement 250 furent tués et 7.000 furent blessés sur le terrain. Un reportage du Washington Post de 2006 a montré que sur 580.000 vétérans du Golfe, 518.000 étaient invalides, dont la moitié de façon définitive. Des associations de vétérans américains comme Veterans For Peace(VFP) ou Irak Veterans Against the War(IVAW), militent activement contre ces nouvelles guerres radiologiques et chimiques, et participent aux manifestations pacifistes.

La grande différence entre les victimes des deux camps réside dans le fait que les vétérans ont séjourné peu de temps dans les zones contaminées, alors que les populations victimes des bombardements sont généralement condamnées à passer toute leur vie dans un environnement de plus en plus radioactif. En outre, les anciens combattants ont pu se constituer en associations pour tenter d’obtenir réparation dans leurs pays, où ils peuvent se faire soigner, alors que les populations locales, pour la plupart encore ignorantes des causes du mal qui les ronge, sont de toutes manières trop démunies pour se faire traiter, voire pour simplement soulager leurs douleurs. De surcroît, elles sont les victimes de leurs agresseurs !

 

Autour des sites d'expérimentation des pays occidentaux - Dans les centres d’expérimentation des pays occidentaux, les expériences doivent avoir lieu en milieu confiné, la radioactivité est en principe soigneusement contrôlée et le personnel soumis à une surveillance particulière. Pourtant, des incidents conduisent parfois au relâchement d’oxyde d’uranium dans l’atmosphère (à Gramat dans le Lot, en Ecosse, à Puerto Rico…). Et l’on trouve autour de nombreux sites des taux de cancers et de leucémies anormalement élevés.

Dans l’Indiana (USA), un ex-champ de tirs d’essai d’obus à l’UA des années 80 a été reclassé en « zone de sacrifice national », condamnée pour l’éternité. 

 

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Le site de tir à l’uranium du Centre d’Études Atomiques de Gramat. Photo: DIRE LOT


A Bourges (Cher), au cours des essais en plein air qui ont été réalisés pendant des décennies sans étude d'impact, de nombreuses flèches à l'uranium appauvri ont été perdues dans les champs! On soupçonne l'oxyde d'uranium, d'avoir migré dans les eaux souterraines. Les populations, très inquiètes, exigent avec les associations de connaître le taux de pollution de leur environnement. Le DR BEHAR, président de l'Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire (AMFPGN) demande "une enquête indépendante d'un laboratoire extérieur après une enquête approfondie sur le régime des eaux et le type de nappe phréatique concernées". 


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Le black-out sur l’utilisation de ces armes illégales dure depuis 20 ans!

 

Les gouvernements occidentaux coupables de ces atrocités maintiennent une chape de plomb sur les conséquences de l’utilisation de ces armes nucléaires, restée tabou jusqu’en 1991 (un rapport de l’OTAN de 1990 avait préconisé « des campagnes de relations publiques… étant donnée la perception (négative) de la radioactivité par le public »). La désinformation, qui présente l’UA comme un produit anodin, permet aux pays responsables (à la fois juges et parties) de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination des sites bombardés et de l’indemnisation des victimes, mais surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage de l’UA dans les conflits.

 

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Alors que la toxicité chimique est peu contestée par les instances officielles, la toxicité radiologique de l’uranium appauvri est systématiquement niée. Ainsi, en France, les militaires touchés par le "syndrome du Golfe" se voient privés de tout droit, à l’instar des victimes des essais nucléaires français. L’association AVIGOLFE, créée en juin 2000 par Hervé DESPLAT, l’une des victimes, veut faire la lumière sur les causes des maladies développées par les civils et les militaires depuis leur retour en France (causes que les responsables de l'étude épidémiologique de l'INSERM ont refusé d'étudier). En 2001, la Mission parlementaire d'information a reconnu que les obus français contenaient bien de l'U 236, mais elle a refusé d'auditionner le PR DURAKOVIC (ancien médecin colonel des Armées américaines présent sur le terrain lors du conflit), qui avait détecté des traces d'U236 dans les urines des soldats américains, canadiens et britanniques. 

 

Les autorités italiennes, qui ont finalement du reconnaître le lien entre les pathologies de leurs casques bleus et l’usage des armes à uranium appauvri en ex-Yougoslavie, ont créé un fonds d’indemnisation en 2007. Début 2010, la Belgique a inscrit dans sa Constitution l’interdiction de  la production et de l’usage des munitions à l’uranium appauvri.

 

Les pays de l’OTAN se sont abstenus ou ont voté contre la réalisation d’études approfondies pour disculper ou incriminer, une fois pour toutes, l’uranium appauvri

 

Des personnalités issues des milieux universitaires, de la recherche, du droit, d’associations, d’organisations internationales et de parlements nationaux demandent l’interdiction des armes à l’uranium appauvri pour « sauvegarder l’avenir de l’humanité » (Ramsey CLARK)

 

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Des personnalités de renommée internationale, comme Rosalie BERTELL, épidémiologiste canadienne spécialisée dans les maladies des radiations (prix Nobel Alternatif 1986) et Ramsey CLARK, ancien secrétaire d’état américain à la Justice et avocat international, et des associations nord-américaines ou françaises, tentent depuis des années de mobiliser l’opinion internationale pour obtenir « l’interdiction internationale inconditionnelle de la recherche, de la production, des essais, des transports, de la détention et de l’utilisation de l’uranium appauvri à des fins militaires. »

 

Elles demandent «que toutes ces armes et tous les déchets radioactifs soient immédiatement isolés et stockés, que l’uranium appauvri soit classé «substance radioactive dangereuse», que les zones contaminées soient nettoyées et que tous ceux qui ont été exposés puissent recevoir des soins médicaux appropriés ».

 

Selon le droit international sur le contrôle des armements, les armes à UA, sont pourtant déjà illégales (conventions de La HAGUE de 1899 et 1907, de Genève de 1925 et 1949, Charte de NUREMBERG de 1945, convention des Nations-Unies du 10 octobre 1980, dite «Convention des armes inhumaines»), parce qu’elles infligent des maux superflus et des souffrances inutiles, qu’elles sont non discriminantes, causent de grandes souffrances ou des blessures sérieuses au corps ou à la santé des civils, des atteintes graves et durables à l’environnement et, comme les mines antipersonnel, restent meurtrières bien après la fin des conflits.

 

Francis BOYLE, professeur de droit international à l'Université de l'Illinois, rappelle que le Protocole de Genève de 1925 interdit « en temps de guerre, l'usage d'asphyxiants, de toxiques ou d'autres gaz, et de tout analogue liquide, substance ou procédé. » Il fait remarquer, que, «comme le démontre le traité sur les mines terrestres, une coalition d'ONG et de militants déterminés, agissant de concert avec au moins un État sympathisant, a la possibilité de mettre en place un traité international pour régler les problèmes humanitaires » pour mettre fin à l'emploi de ces armes de génocide.

 

Leur utilisation a été condamnée par la résolution 96/16 de la sous-commission aux Droits de l’Homme des Nations Unies en août 1996. De son côté, le Parlement européen a voté en janvier 2001, «en appel du principe de précaution», un moratoire sur l’utilisation des armes à uranium appauvri (mais pas sur leur fabrication !). En mai 2008, une nouvelle résolution demandait un moratoire sur l'utilisation de ces armes. Au début de l’automne 2010,  des parlementaires européens issus de l’ensemble du spectre politique, qui souhaitent organiser une audition d'experts, ont écrit à tous les Etats membres dans le but d’obtenir une nouvelle résolution.

 

Après le l’Irlande et le Costa Rica, le parlement de Nouvelle Zélande doit débattre au cours de cet automne de l’interdiction généralisée de possession, de fabrication, de vente, de test et de transit de toutes les armes et de tous les blindages (comme celui du char Leclerc) contenant de l’uranium appauvri.

 

Dernièrement, la France, unique pays européen producteur et vendeur de ces armes, a voté, en la seule compagnie des Etats-Unis et d’Israël, contre une résolution de l’ONU cherchant à établir une commission d’enquête sur les effets de l’UA.


Il est plus que jamais nécessaire que ces appels soient enfin entendus. Sinon, des régions entières de notre planète seront rayées de la carte, transformées en poubelles radioactives pour l’éternité, et des populations toujours plus nombreuses seront condamnées à une mort lente et atroce. A terme, la planète entière sera contaminée.

 

« Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille la peine d’être menée, ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison».  Albert Camus

Joëlle Pénochet, article inédit du 19 octobre 2010 mis à jour le 2 janvier 2011.

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SOURCE : International News

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Voyez aussi...en anglais... à propos de l'IRAK...


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En français à propos des bombadrements en Serbie de 1999.


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28/05/2011

Dsk, révélateur d'une Omerta française ?

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