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19/04/2014

Toutes les choses du Passé durent naturellement se précipiter vers lui et sur lui, comme des torrents innombrables attirés par un gouffre unique...

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« Les témoignages historiques sont assez clairs. Configurateur et Régulateur de cette Révolution qui changeait la face du monde, Napoléon eut contre lui, nécessairement, toutes les Traditions antérieures. Toutes les choses du Passé durent naturellement se précipiter vers lui et sur lui, comme des torrents innombrables attirés par un gouffre unique.
Vainement il essaya de les capter à son usage, en déplaçant toutes les frontières, en essayant de fabriquer de nouveaux rois et de nouveaux peuples, en datant de sa personne une ère nouvelle. Les choses lui obéirent moins que les hommes et c’est à confondre la pensée de se dire qu’il y eut une âme, une seule âme d’orgueil, d’amour et de souffrance comme les autres, pour porter cela, une âme excessivement démesurée, mais absolument unique par destination, en laquelle il fallut que se concentrât l’effort de la résistance continuelle à toutes les âmes, cavales perfides ou juments sauvages, qu’il était indispensable de toujours dompter. »

Léon Bloy, L’âme de Napoléon

 

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18/04/2014

Ne ressembler à personne...

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« Ne ressembler à rien. Ne ressembler à personne. Il n'existe pas d'éloge qui puisse me toucher davantage. »

Jean Cocteau, L'Aigle à deux têtes

 

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Sa foi l'oblige à l'arrogance

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« Ce mardi 22 (Octobre) - Enfin des réflexions pertinentes ! Ce Levi-Strauss est un bon juge de l'Islam. [...]
L'Islam, un des malheurs du monde, un Judaïsme pour les brutes et qui ramasse tout ce qu'Israël imagina de moins spirituel et de plus inhumain, l'Islam est l’égout de la Bible avec des relents d'hérésie chrétienne et le fatras du paganisme arabe, une coulée de boue sur le visage de l'espèce humaine et l'on préfère le néant à ce qu'il nous apporte (ou, si l'on veut, le Communisme, lequel ne lui fera pas grâce et lui ressemble trop pour l'épargner longtemps). Un musulman est toujours une brute, au moins par de certains côtés, sa foi l'oblige à l'arrogance, il mêle à la présomption l'humilité qu'il rend démonstrative et ses rigueurs l'attachent à la complaisance la moins sujette à la mesure. Religion - dit Levi-Strauss - religion de corps de garde (le règlement, les revues de détail et pas de femmes, enfin la bougrerie avec un peu de cuistrerie et l'étalage le plus sale de nos besoins les plus grossiers), vivant dans un chaos perpétuel et rétablissant l'ordre à coups de hache, sans foyer, cité ni patrie, niant le monde qu'elle déifie en ne le sachant pas. L'Islam est une foi qui n'apprenant jamais, refuse de comprendre et qui revient de tout en ne s'acheminant à rien, et ses fidèles sont des mules qui tournent dans le cercle, les yeux bandés et n'avançant d'un pas. Ses peuples ? Le fumier de l'avenir, à moins qu'ils ne se rendent communistes et n'aillent baiser le tombeau du Juif Lénine sous les icônes du Juif Marx. »

Albert Caraco, Journal d'une année, 1957

 

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Le maintien de ce qui nous tue

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« Nous mourrons pour le maintien de ce qui nous tue et l’évidence nous échappe. »

Albert Caraco, Bréviaire du chaos

 

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Purgation des passions

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« [Le Dibbuk] c’est un chef d’œuvre du théâtre mondial ; il y a là des scènes d’exorcisme qui sont du théâtre pur, car le théâtre, en grande partie, c’est l’exorcisme, comme on le voit très clairement dans les Nô japonais, ou dans la tragédie grecque classique, purgation des passions, comme dit notre maître Aristote. »

Eugène Ionesco , Interview accordée à Régina Rittel, L’Arche, 1973 in le recueil Antidotes

 

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Je m’arrangerai avec la solitude

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« Que tous meurent pourvu que je vive éternellement même tout seul dans le désert sans frontières.
Je m’arrangerai avec la solitude.
Je garderai les souvenirs des autres, je le regretterai sincèrement.
Je peux vivre dans l’immensité transparente du vide.
Il vaut mieux regretter que d’être regretté. »

Eugène Ionesco, Le Roi se meurt

 

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Un usage surnaturel de la souffrance

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« L'extrême grandeur du Christianisme vient de ce qu'il ne cherche pas un remède surnaturel contre la souffrance, mais un usage surnaturel de la souffrance... »

Simone Weil, La Pesanteur et la Grâce

 

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Quand on a dix-neuf ans...

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« Quand on a dix-neuf ans, on finit toujours par faire ce dont on a envie. »

Henry de Montherlant, Le Maître de Santiago

 

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17/04/2014

Serrant les coudes, le peuple caraïbe assure sa survie

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« Il y avait aussi, en haut du chemin, le long de la frontière invisible, se gardant de la franchir comme les buffles noirs tout à l’heure, une demi-douzaine de femmes dont on distinguait les frêles silhouettes accompagnées d’autant de géants. Je demandai au roi qui étaient ces témoins prudents. "Femmes caraïbes qui ne sont plus caraïbes", me fut-il répondu avec un mépris tranquille. J’appris la loi inviolable : toute femme indienne qui épouse un Noir doit quitter le territoire de la réserve. Serrant les coudes, le peuple caraïbe assure sa survie. Rejetant toute altération de son sang, raciste comme il n’est plus permis, c’est très exactement sa foi en la race qui le sauve. Tout au moins jusqu’au prochain bain de sang, lorsque la frontière invisible se révélera impuissante à contenir les flots de la haine. Qu’on en tire des conclusions - volonté de survie, haine et sang - à l’échelle d’autres races en péril, l’occidentale blanche notamment, c’est l’affaire de chacun. Pour ma part, voilà longtemps que je m’efforce de les crier. »

Jean Raspail, La hache des steppes

 

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Quitter ce bas monde

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« Je n'aime pas la vie et je ne me souviens pas de l'avoir aimée, l'idée que je pouvais mourir fut de tout temps ma consolation et plus le terme approche, plus ma joie s'en augmente, je suis pressé de quitter ce bas monde. »

« Je suis vivant parmi des hommes, qui le semblent, et dont je sais bien qu'ils sont morts, aussi morts que leurs dieux. »

Albert Caraco, Ma confession

 

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Nous tendons à la mort, comme la flèche au but et nous ne le manquons jamais

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« Nous tendons à la mort, comme la flèche au but et nous ne le manquons jamais, la mort est notre unique certitude et nous savons toujours que nous allons mourir, n'importe quand et n'importe où, n'importe la manière. Car la vie éternelle est un non-sens, l'éternité n'est pas la vie, la mort est le repos à quoi nous aspirons, vie et mort sont liées, ceux qui demandent autre chose réclament l'impossible et n'obtiendront que la fumée, leur récompense. »

Albert Caraco, Bréviaire du chaos

 

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Ces milliards de somnambules...

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« Mais à quoi bon prêcher ces milliards de somnambules, qui marchent au chaos d’un pas égal, sous la houlette de leurs séducteurs spirituels et sous le bâton de leurs maîtres ? Ils sont coupables parce qu’ils sont innombrables, les masses de perdition doivent mourir, pour qu’une restauration de l’homme soit possible. Mon prochain n’est pas un insecte aveugle et sourd, n’est pas un automate spermatique. Que nous importe le néant de ces esclaves ? Nul ne les sauve ni d’eux-mêmes, ni de l’évidence, tout se dispose à les précipiter dans les ténèbres, ils furent engendrés au hasard des accouplements, puis naquirent à l’égal des briques sortant de leur moule, et les voici formant des rangées parallèles et dont les tas s’élèvent jusqu’aux nues. Sont-ce des hommes ? Non, la masse de perdition ne se compose jamais d’hommes. »

« Les villes, que nous habitons, sont les écoles de la mort, parce qu'elles sont inhumaines. »

Albert Caraco, Bréviaire du chaos

 

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Aucun progrès moral ne vient à bout de nos entrailles

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« Aucun progrès moral ne vient à bout de nos entrailles, c’est là que la raison de toute chose se ramasse et que les éléments de l’ordre se renferment, avec leur barbarie originelle. Ce qui fut bon avant cinquante siècles est bon à cette heure, ainsi du trône et de l’autel, qui dureront autant que les humains, malgré les intervalles où l’on croit au changement. Le monde est vide et la métamorphose de ce vide, appelée Dieu, ne change rien aux préalables et ne saurait remédier au défaut d’harmonie, inhérent au système, la Providence est une illusion et le progrès moral n’est qu’un délire, l’ordre corrompt l’homme plus qu’il ne l’humanise. »

Albert Caraco, Bréviaire du chaos

 

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16/04/2014

On met le désordre dans notre pays par des importations de vérités exotiques

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« On saurait bien découvrir chez nous quelques éléments des bonnes choses qu'on loue dans le caractère des autres peuples et qui chez eux sont mêlés de poison pour notre tempérament. On met le désordre dans notre pays par des importations de vérités exotiques, quand il n'y a pour nous de vérités utiles que tirées de notre fonds. On va jusqu'à inciter des jeunes gens, par des voies détournées, à sourire de la frivolité française. Non point qu'on leur dise : "Souriez", mais on les accoutume à ne considérer le type français que dans ses expressions médiocres, dont ils se détournent. »

Maurice Barrès, Les Déracinés

 

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Préférer être malheureux en exigeant trop de Soi plutôt qu'être heureux en se résignant à la médiocrité

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« J’ai en revanche été immédiatement passionné par Drieu La Rochelle, non pas tant d’ailleurs en raison de son oeuvre, qui est assez inégale, qu’en raison de son tempérament. J’aimais ses oscillations toutes normandes, son obsession de la mort et du suicide, sa propension à lutter contre lui-même, à préférer être malheureux en exigeant trop de lui-même plutôt qu’à être heureux en se résignant à la médiocrité et à la satisfaction de soi. Beaucoup plus tard, la lecture de son "Journal", qui fut si mal accueilli par les esprits sectaires, m’a mis au bord des larmes. »

Alain de Benoist, Mémoire vive

 

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