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16/05/2020

Léon Bloy, le pèlerin de l'absolu

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15/05/2020

Récits d'un pèlerin russe

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Récits d'un pèlerin Russe

 


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14/05/2020

Une vie, une œuvre : Georges Bernanos (1888-1948), le dernier témoin de la pitié sacrée [1987]

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13/05/2020

Alain Finkielkraut évoque Charles Péguy

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12/05/2020

Un élu qu’appelle le large

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« Il est bon aussi d’aimer ; car l’amour est difficile. L’amour d’un être humain pour un autre, c’est peut-être l’épreuve la plus difficile pour chacun de nous, c’est le plus haut témoignage de nous-même ; l’œuvre suprême dont toutes les autres ne sont que les préparations. C’est pour cela que les êtres jeunes, neufs en toutes choses, ne savent pas encore aimer ; ils doivent apprendre. De toutes les forces de leur être, concentrées dans leur cœur qui bat anxieux et solitaire, ils apprennent à aimer. Tout apprentissage est un temps de clôture. Ainsi pour celui qui aime, l’amour n’est longtemps, et jusqu’au large de la vie, que solitude, solitude toujours plus intense et plus profonde.

L’amour ce n’est pas dès l’abord se donner, s’unir à un autre. (Que serait l’union de deux êtres encore imprécis, inachevés, dépendants ?) L’amour, c’est l’occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde pour l’amour de l’être aimé. C’est une haute exigence, une ambition sans limite, qui fait de celui qui aime un élu qu’appelle le large. Dans l’amour, quand il se présente, ce n’est que l’obligation de travailler à eux-mêmes que les êtres jeunes devraient voir (zu horchen und zu hämmern Tag und Nacht). Se perdre dans un autre, se donner à un autre, toutes les façons de s’unir ne sont pas encore pour eux. Il leur faut d’abord thésauriser longtemps, accumuler beaucoup. Le don de soi-même est un achèvement : l’homme en est peut-être encore incapable. »

Rainer Maria Rilke, Lettre à un jeune poète

 

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Henri Guillemin : Charles Péguy

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11/05/2020

Charles Péguy, La solitude du juste

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10/05/2020

La Foi prise au mot (KTO) : Jacques Maritain

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Acquis corps et âme à son Principe

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« La Technique prétendra tôt ou tard former des collaborateurs acquis corps et âme à son Principe, c’est-à-dire qui accepteront sans discussion inutile sa conception de l’ordre, la vie, ses Raisons de Vivre, Dans un monde tout entier voué à l’Efficience, au Rendement, n’importe-t-il pas que chaque citoyen, dès sa naissance, soit consacré aux mêmes dieux ? La Technique ne peut être discutée, les solutions qu’elle impose étant par définition les plus pratiques. Une solution pratique n’est pas esthétique ou morale. Imbéciles ! La Technique ne se reconnaît-elle pas déjà le droit, par exemple, d’orienter les jeunes enfants vers telle ou, telle profession ? N’attendez pas qu’elle se contente toujours de les orienter, elle les désignera. Ainsi, à l’idée morale, et même surnaturelle, de la vocation s’oppose peu à peu celle d’une simple disposition physique et Mentale, facilement contrôlable par les Techniciens. Croyez-vous, imbéciles, qu’un tel système, et si rigoureux, puisse subsister par le simple consentement ? Pour l’accepter comme il veut qu’on l’accepte, il faut y croire, il faut y conformer entièrement non seulement ses actes, mais sa conscience. Le système n’admet pas de mécontents. Le rendement d’un mécontent — les statistiques le prouvent — est inférieur de 30 % au rendement normal, et de 50 ou 60 % au rendement d’un citoyen qui ne se contente pas de trouver sa situation supportable – en attendant le Paradis — mais qui la tient pour la meilleure possible. Dès lors, le premier venu comprend très bien quelle sorte de collaborateur le technicien est tenu logiquement de former. Il n’y a rien de plus mélancolique que d’entendre les imbéciles donner encore au mot de Démocratie son ancien sens. Imbéciles ! Comment diable pouvez-vous espérer que la Technique tolère un régime où le technicien serait désigné par le moyen du vote, c’est-à-dire non pas selon son expérience technique garantie par des diplômes, mais selon le degré de sympathie qu’il est capable d’inspirer à l’électeur ? La Société moderne est désormais un ensemble de problèmes techniques à résoudre. Quelle place le politicien roublard, comme d’ailleurs l’électeur idéaliste, peuvent-ils avoir là-dedans ? Imbéciles ! Pensez-vous que la marche de tous ces rouages – économiques, étroitement dépendants les uns des autres et tournant à la vitesse de l’éclair va dépendre demain du bon plaisir des braves gens rassemblés dans les comices pour acclamer tel ou tel programme électoral ? Imaginez-vous que la Technique d’orientation professionnelle, après avoir désigné pour quelque emploi subalterne un citoyen jugé particulièrement mal doué, supportera que le vote de ce malheureux décide, en dernier ressort, de l’adoption ou du rejet d’une mesure proposée par la Technique elle-même ? Imbéciles ! Chaque progrès de la Technique vous éloigne un peu plus de la démocratie rêvée jadis par les ouvriers idéalistes du Faubourg Saint-Antoine. »

Georges Bernanos, La France contre les Robots

 

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09/05/2020

Une grande masse désespérante

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« C’était partout la même chose : crime et trahison, trahison et crime – des hommes qui étaient vivants, mais ni propres ni nobles, des hommes qui étaient propres et nobles, mais pas vivants. Au milieu, une grande masse désespérante, ni noble ni vivante, mais simplement propre. Elle ne péchait ni activement ni délibérément, mais par passivité et ignorance, en acceptant l’immoralité ambiante dont elle tirait profit. Si elle avait été noble et vivante, elle n’aurait pas été ignorante, et elle aurait refusé de partager les profits de la trahison et du crime. »

Jack London, Ce que la vie signifie pour moi

 

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Des différences de représentation

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« Mais pourquoi auriez-vous besoin de mes services, puisque, à vous en croire, vous êtes le pouvoir, puisque vous incarnez l'action, sinon pour vous convaincre, et ceux qui vous entourent, et ceux aussi qui dépendent de vous, que vous avez le pouvoir et en usez à votre gré. Vous avez senti obscurément que le pouvoir n'est rien sans une image dont il tire toute sa réalité. Une certaine façon d'écrire l'histoire, qu'il vous faut à tout prix forger et contrôler. Sans cette image de vous-même à laquelle vous aspirez si fort que vous vous êtes leurré jusqu'à croire que vous pouviez la trouver en moi, vous n'êtes rien d'autre que l'expression passagère d'une nécessité à laquelle vous n'entendez rien. En fait de pouvoir, là où vous êtes, vous en disposez moins, si étrange qu'il puisse paraître, que le plus obscur de vos sbires. Vous avez parlé avec trop de cynisme des grandes idées dont vous couvriez une politique fort douteuse, pour espérer encore vous soustraire aux conséquences de vos propres propos. Qu'y a-t-il derrière vos efforts pour rassembler les hommes, sinon une série de meurtres et de manœuvres diverses d'intimidation ? Qu'est-ce, à cet égard, qui distingue le grand politique du petit criminel crapuleux, sinon des différences de représentation ? »

Jacques Abeille, Les jardins statuaires

 

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03/05/2020

Servitude...

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« Il est incroyable de voir comme le peuple, dès qu'il est assujetti, tombe soudain dans un si profond oubli de sa liberté qu'il lui est impossible de se réveiller pour la reconquérir : il sert si bien, et si volontiers, qu'on dirait à le voir qu'il n'a pas seulement perdu sa liberté mais "gagné" sa servitude. »

Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire

 

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02/05/2020

Des milliers de jeunes putes potentielles

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« J'étais chez Sweet le jour du bombardement de Pearl Harbor. J'y avais passé la nuit et j’étais encore au lit. Le gentil serpent à la peau brune, m’avait apporté mon petit déjeûner. Je finissais de manger lorsque Sweet entra dans la chambre. II s’assit au bord du lit.

– Berg, dit-il, l’oncle Sam vient de se faire couper la gorge. Les Yeux-Bridés ont mis le feu à Pearl Harbor. Les putes vont ramasser plus d’argent que jamais. Mais j’ai l’impression qu’à long terme, les macs auront à souffrir de cette guerre.

– Qu’est-ce qui te fait dire ça ? demandai-je.

– Tu sais, une pute, ce n’est jamais qu’une ex-honnête fille. Au cours de sa vie, un bon mac use beaucoup de putes. Si les macs ne trouvent plus assez de filles honnêtes à mettre sur le trottoir, les écuries vont rapetisser. Avec la guerre, les usines d'armement feront appel à des milliers de jeunes putes potentielles. Les filles qui y travailleront gagneront de l’argent. Elles vont prendre goût à leur indépendance et la défendre dur comme fer. Les macs ne pourront plus les convaincre d’aller tapiner. Les honnêtes femmes plus âgées iront elles aussi travailler dans les usines. Elles sont des milliers à avoir des filles de moins de vingt ans. Avec l’argent qu’elles gagneront, elles auront de quoi remplir le ventre de ces jeunes pétasses. Elles leur achèteront de belles fringues et les filles n’auront pas la moindre envie de se coller entre les mains d’un mac. Elles préféreront maquereauter Maman. Le pire, c’est que ces usines vont inciter les putes qui bossent pour les macs de stricte obédience à se tirer et à rentrer dans le rang. Si la guerre dure longtemps, les macs n’auront plus qu’à devenir pédés s’ils veulent encore avoir quelqu’un à faire tapiner. Berg, le vrai paradis des macs, c’est un grand bassin plein de jeunes morues loqueteuses et affamées.

La guerre faisait rage. Les usines d’armement tournaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Des milliers de bonnes femmes, jeunes et vieilles, y trimaient comme des esclaves. En ce qui me concernait, mon bassin regorgeait toujours de très beaux poissons. J’avais trois filles qui tapinaient pour moi depuis les origines et trois nouvelles recrues. »

Iceberg Slim, Pimp

 

 

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Séparation

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« Un signe, mon amour, pour ne pas t'oublier ?
C'est toi que je voudrais mais tu n'es plus à toi.
Je ne veux pas la fleur dans tes cheveux fanée,
Je n'ai plus qu'un désir : ne pense plus à moi !

Pourquoi faire durer l'inutile douleur
De savoir à jamais passé notre bonheur ?
Quel ruisseau jamais roule les mêmes eaux ?
A quoi bon le tourment de regrets éternels
Quand traverser sans bruit ce monde est notre lot,
Ombres d'un songe amer, songes d'ombres mortelles ?
Pourquoi penser à moi et compter désormais
Ces années que les morts ne sentent plus passer ?
Que je meure aujourd'hui ou je meure demain
Cela ne change rien, c'est mourir que je veux
Et que meurent en ton coeur nos rêves de bonheur.
Que les années passées ne soient plus à tes yeux
Qu'un abîme d'oubli qui ne te fait plus peur,
Que rien ne te rappelle que nous nous sommes aimés
Et que tu me pardonnes de t'avoir adorée.
Laisse-moi maintenant, entouré d'étrangers,
Refermer sur mes yeux mes paupières glacées.
Lorsque je serai terre, à la terre rendue,
De celui que je fus on ne parlera plus.
A travers les murs froids, de triste ritournelles
Mendieront pour mon âme un repos éternel.
Il me serait plus doux, s'approchant de ma bière,
Qu'on me dise ton nom, penché sur mes paupières,
Que l'on me jette alors au fossé si l'on veut.
Plus jamais désormais ne serai malheureux.
Qu'un vol noir de corbeaux monte dans le lointain,
Obscuriccant le ciel devant mes yeux éteints,
Qu'une tempête vienne, des confins de la terre,
Disperser dans les airs mes cendres et sur la terre...

Et toi reste à jamais la fleur que j'ai aimée,
Aux grands yeux mouillés, au sourire si frais ;
Tu étais une enfant, reste-le, s'il te plaît,
Jette-moi à l'oubli, je ne suis que passé. »

Mihai Eminescu, "Séparation" in Poésies

 

 

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26/04/2020

La source vive et spontanée qu'on rêve dans son adolescence

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« Je n'avais pas trente ans que ces jours de fête me paraissaient horribles. C'est le moment de l'année où l'homme sent le plus sa solitude.
Solitude que j'ai voulue, de toute la force de mon égoïsme et de par toute la puissance de ma fatalité ! Impossible de m'attacher à une femme, impossible de m'abandonner à elle. Je n'en trouvais aucune assez belle. Assez belle intérieurement ou extérieurement. J'ai tout sacrifié à une idée folle de la beauté.
Je savais bien d'ailleurs qu'il y a de beauté que celle que nous donnons aux êtres, je savais bien que je pouvais mettre de la beauté dans une femme, mais je boudais, j'en voulais à la nature de ne pas me donner ce qu'il me fallait moi-même créer.
J'ai repoussé comme une illusion qui ne pourrait jamais me satisfaire jusqu'au fond du cœur cette nécessité pour l'homme de créer la femme. Je me disais avec lassitude : “Oui, j'arriverai à me faire une femme qui sera ma femme, indubitablement marquée de mon sceau. Mais que sera-ce ? Seulement une petite guenon qui répétera mes gestes, mes idées, mes sentiments. Jamais ce ne sera la source vive et spontanée qu'on rêve dans son adolescence.”
Ainsi, j'ai voulu rester seul pour que soit pleinement et âprement reconnue la solitude de l'homme qui ne peut peupler la terre que de ses invocations : dieux et femmes.
Je n'ai pas compris que l'homme donne forme à la femme, mais qu'elle lui apporte sa substance, sa vie, cette magnifique matière brute de sa spiritualité qui appelle le ciseau. »

Pierre Drieu la Rochelle, Journal, 1939-1945

 

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