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29/03/2012

Je vis comme je peux... dans un pays malheureux

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Grand est Albert Camus... grand...

 

 

Albert Camus

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22/03/2012

Ils veulent tuer les Juifs: le ministère de l’Intérieur leur accorde des visas pour le Rassemblement de l’UOIF du 6 avril 2012

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La lâcheté du ministère de l’Intérieur laisse s’installer les conditions idéologiques pour de nouvelles tueries de Juifs en France.

Présentation des conférenciers étrangers en tête d’affiche du Rassemblement annuel de l’UOIF, fédération musulmane proche des Frères Musulmans contrôlant les grandes mosquées de Bordeaux, Mulhouse, Lille, Nantes, Woippy, Poitiers, Nice… parmi plus de 400 lieux de prières.

- Cheikh Yussuf Al-Qaradawi est le président du Conseil européen de la fatwa et de la recherche (CEFR structure juridique mère de l’UOIF). Ce cheikh, sûrement le plus influent du monde sunnite (son émission du jeudi sur Al-Jazeera rencontre une audience inégalée dans le monde musulman) est un extrémiste notoire. « Si l’islam mondial avait un chef, ce serait lui » écrivit Xavier Ternisien (responsable des questions islamiques à la rédaction du journalLe Monde) en août 2004 dans un article du Monde. Il préside aussi l’Union Mondiale des Savants Musulmans, qui regroupe les plus grands juristes sunnites. Il fut celui qui dirigea les prières du vendredi place Tahrir au Caire en février 2010 après le départ de Moubarak devant des dizaines de milliers de fidèles.

Yusuf Al Qardawi aux rencontres des musulmans de France

Yusuf Al Qardawi aux rencontres des musulmans de France

Dans son ouvrage « Le licite et l’illicite » (éditions al-Qalam,2001) il recommande l’extermination physique des homosexuels (page 175), la possibilité de frapper les femmes (page 207). Sur Qatar TV, le 25 février 2006, cet ami du Hamas déclara que « les opérations martyres sont autorisées » , « même s’il se trouve des civils parmi les victimes » précisa-t-il lors d’une session du Conseil européen de la Fatwa et de la recherche, réunie à Stockholm en juillet 2003. Pour ce qui est des occidentales violées, il tient à préciser leur part de responsabilité : les femmes violées « provocatrices parce que non habillées décemment devraient être punies […] pour qu’elle soit affranchie de la culpabilité, une femme violée doit avoir montré la bonne conduite. » Quant aux victimes du tsunami asiatique, punition divine, elles méritaient leur sort en raison des « actes d’abominations »pratiqués dans les zones touristiques, comme les boites de nuits et les plages où les femmes sont logiquement peu vêtues. Comme si ce n’était pas suffisant, le vieux cheik dans un média égyptien précisa sa pensée envers ceux qui abjurent l’islam : « le châtiment administré au murtadd (apostat) (…) est la mort » (Al-Ahram Al-Arabi (Egypte), le 3 juillet 2004. Traduction : MEMRI.)

Concernant l’antisémitisime et Hitler, voici ce qu’a affirmé Qaradawi le 28 janvier 2009 sur Al-Jazeera TV:

« Tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux [Juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu’il leur a fait – et bien qu’ils [les Juifs] aient exagéré les faits -, il a réussi à les remettre à leur place. C’était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans. (…) Pour conclure mon discours, je voudrais dire que la seule chose que j’espère est qu’à l’approche de la fin de mes jours, Allah me donne l’occasion d’aller sur la terre du djihad et de la résistance, même sur une chaise roulante. Je tirerai sur les ennemis d’Allah, les Juifs, et ils me lanceront une bombe dessus et ainsi, je finirai ma vie en martyr. Loué soi Allah, Roi de l’univers. Que la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous. »

Autre conférencier (parmi tant d’autres psychopathes invités), le prédicateur égyptien salafiste Mahmoud al-Masri :

 

Ci-dessous des extraits d´une émission religieuse animée par le prédicateur égyptien Mahmoud Al-Masri, diffusée sur la chaîne salafisteAl-Nas le 20 septembre 2010 :

Mahmoud Al-Masri : « Comme le dit le dicton : « L´ami de mon ami est mon ami et l´ennemi de mon ami est mon ennemi. » Notre mère Aïcha était la personne que le prophète Mahomet aimait le plus. Comment pourrais-je haïr une personne aimée par le Prophète ? Comment pourrais-je détester ma mère bien-aimée, mère des Croyants ? Quelqu´un sur cette Terre peut-il haïr sa mère et la maudire ? Même si vous ne croyez pas à l´islam, vous devriez au moins avoir des valeurs morales.[...]

Ces chiites sont les créatures les plus infidèles qu´Allah ait créées. Je ne veux pas user d´un langage abusif, mais ces gens maudissent les Compagnons du Prophète jour et nuit.[...]

Prions pour qu´Allah libère notre nation de ces nains d´apostats, qui n´ont rien de mieux à faire que de maudire les Compagnons et les épouses du Prophète, ainsi que le Prophète lui-même.

[...]Allah, envoie au chiites des tremblements de terre destructeurs et des volcans en feu ! Allah, lâche les chiites contre les juifs et les juifs contre les chiites ! » 

Le 10 août 2009, Mahmoud Al-Masri a raconté une histoire d’un cynisme inoui sur Al-Nas TV

 « Je voudrais vous raconter une histoire très agréable. Il était une fois un musulman qui vivait à côté d’un Juif. Le musulman a eut une pensée bienveillante à l’égard du Juif- si petite soit-elle – et il voulait trouver un moyen de le faire convertir à l’islam. Alors il alla vers lui et demanda: « Ne ressentez-vous pas une attirance pour l’islam? Pourquoi ne pas vous devenez un musulman » Le Juif dit:« La seule chose qui m’empêche de devenir musulman, c’est que j’aime boire de l’alcool. Je serais devenu un musulman il ya les âges, mais la seule chose qui m’empêche, c’est que je suis un alcoolique ».

Le musulman a conçu un plan, il lui a dit: «  Deviens un musulman, et continue à boire. » Le Juif dit « Très bien » et proclama : »je proclame qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah, et Muhammad est le Messager d’Allah  » le musulman lui dit:«. Maintenant que tu es devenu un musulman, si tu bois de l’alcool, nous allons t’infliger la punition pour bu d’alcool, et si tu renonces à l’islam, nous te tuerons. « Donc l’homme est resté musulman et n’a jamais bu de nouveau. Cela a été une technique sympathique imaginée par ce bon musulman. »

Lors d’une autre émission pour enfant de la même chaîne, le 21 juillet 2007, le conférencier invité par l’UOIF a donné ses conseils aux petits enfants. Il leur a expliqué qu’il est permis de mentir dans trois cas : à sa femme, aux Juifs, et pour se faire réconcilier deux musulmans…

Vous avez lu quelques échantillons du niveau mental de ces fous d’Allah étrangers, annuellement invités en France, notoirement connus par le renseignement français… mais qui par lâcheté politique, entrent chez nous comme dans un moulin. Que personne ne vienne s’étonner que des soldats de l’islam mettent en musique ce qu’ils entendent et lisent en toute quiétude dans une France sans frontières.


Joachim Véliocas - Observatoire de l’islamisation- 19 mars 2011

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SOURCE / europe-Israël.org

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Le coupable n'est pas celui qui était souhaité

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LA CHRONIQUE DE BRICE COUTURIER de ce jour sur France Culture...

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Version écrite...

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Comme on dit dans les films américains : « Arrest the usual suspects ». Lorsqu’un attentat est commis contre une synagogue, lorsqu’on tire à bout portant sur des enfants juifs en pleine cour d’école, commencer par pointer du doigt les « discours de haine » de l’extrême droite – et tenter de mouiller la droite républicaine au passage, pour n’avoir pas pris suffisamment ses distances avec la pré-citée. C’est l’usage du politiquement correct.

Il serait cruel d’aligner les noms de toutes les personnalités politiques, de tous les journalistes qui ont cru découvrir, ces derniers jours, « les causes indirectes de cette folie meurtrière » du côté de « ceux qui montrent du doigt en fonction des origines » ; de se moquer de l’empressement avec lequel ils ont aussitôt incriminé « la démence raciste » ; de citer les articles consacrés aux crimes de Toulouse et de Montauban par un rappel réprobateur des polémiques déplacées sur la viande halal, censées avoir créé un climat « d’aveuglement volontaire qui constitue le racisme » et face auquel il était urgent de rappeler que « l’identité française s’est historiquement construite sur une multiplicité de populations »…

Auto-critique : je suis moi-même tombé dans ce piège en commentant, hier, le livre « Nous sommes tous des sang-mêlés »…

Mais voilà : les coupables n’étaient pas ceux qui étaient souhaités. Les tueurs d’enfants juifs et de militaires français ne provenaient pas de l’ultra-droite, mais du terrorisme islamiste.

Vous me direz que ce n’est pas la première fois que cette vérité apparaît tellement intolérable qu’on cherche à la dissimuler : l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic du 3 octobre 1980 a été attribué immédiatement à un groupuscule fasciste, les Faisceaux Nationalistes Révolutionnaires. Durant les années suivantes, les ministres de l’Intérieur, Gaston Defferre en tête, ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour que l’autre piste, celle d’un groupuscule palestinien, ne soit pas explorée. Or c’était la bonne. C’est ce que dit, entre autres, le juge Trividic aujourd’hui : « l’enquête a été lancée sur une mauvaise piste » « par certains politiques » Et on a perdu trente ans… Aujourd’hui, on connaît l’identité de certains des terroristes en question. Ils appartenaient à un groupuscule palestinien, le FPLP-Opérations Spéciales.

Même l’attentat du 9 août 1982 contre le restaurant de Jo Goldenberg, rue des Rosiers, a été un moment attribué à des « néo-nazis venus d’Allemagne ». On connaît à présent l’identité de certains de ses auteurs. Ils appartenaient au groupe d’Abou Nidal et coulent des jours paisibles en Jordanie.

Pourquoi cet aveuglement volontaire ? Pourquoi est-il si difficile d’appeler un chat un chat et antisémite – ou antijuif - un islamiste ? On dira : risque de stigmatisation. Tous les paisibles musulmans qui vivent dans nos banlieues seraient soupçonnés du pire. Mais c’est cet amalgame qui est raciste. Nul n’ignore que nombre d’entre eux sont justement venus en France pour échapper au fanatisme des islamistes de leur pays d’origine. Que la quasi-totalité d’entre eux n’aspirent qu’à bénéficier d’un régime de laïcité qui leur permet de pratiquer tranquillement le culte de leur choix sans risquer d’être agressés par les tenants d’une autre branche de l’islam, ou par une faction radicale et politisée. L’islam de France se développe en harmonie avec les autres religions monothéistes et ne professe pas la haine des Juifs. Il n’a plus de lien avec les groupuscules ou les « loups solitaires » djihadistes que la Bande à Baader n’en avait avec le SPD…

Mais lorsque tous nos médias sans hésitation ni vérification ont repris la thèse (contestée) selon laquelle le petit Mohamed avait été assassiné, il y a onze ans, dans les bras de son père par l’armée israélienne, personne ne s’est inquiété du risque de « stigmatisation » qui allait frapper les communautés juives à travers le monde. Pourquoi ce double standard ?

Ceux qui ont armé le bras du tueur de Toulouse et de Montauban ne sont pas ceux qui ergotent sur le pourcentage de viande halal que nous consommons sans le savoir. Ce sont ceux qui, unis dans la réprobation d’Israël, diabolisent ce pays ; ceux qui mentent en parlant « d’apartheid », sans dire jamais comment y sont traités, soignés et éduqués les Arabes ; ceux qui suggèrent à des fanatiques illuminés qu’on peut « venger les enfants palestiniens » en assassinant des petits Français d’origine juive jusque dans les cours de récréation. Mais de ceux-là, on n’exige aucun examen de conscience. Pourquoi ?

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La Charia est un système d’extrême droite

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Page sur l'Extreme droite musulmane
La Charia est un système d’extrême droite
 
Parmi les définitions communément admises au concept européen d’extrême droite, un nouveau regard vient se poser sur l’assassinat des quatre membres de la famille Sandler et des deux militaires Abel Chennouf et Mohamed Legouade. Et si il existait une extrême droite musulmane ?
 
Mohamed Merah a été désigné par les médias comme un salafiste. Il a en effet suvi une formation continue, de la banlieue toulousaine jusqu’en Afghanistan puis au Pakistan. Mohamed Merah s’immerge dans l’étude des hadiths, de la sunna et du Coran. Un parcours initiatique volontaire, paramilitaire, extrême et déshumanisant.

Mais où va t il puiser ses principes et ses règles morales?

Si l’on observe avec plus de précision le système politique appelé « Charia », toute une liste de lois liberticides s’offrent à notre analyse.
Voici quelques règles issues de la Charia:

  • Statut minoritaire pour les femmes
  • Statut de sous citoyen pour les non musulmans
  • Amputation des mains des voleurs
  • Peine de mort pour les apostats
  • Mise à mort des femmes adultères
  • Absence de pluralisme politique
  • Appel à la guerre perpétuelle contre les non affiliés (Jihad)
  • Volonté hégémonique affichée
  • Endoctrinement des enfants à la guerre
  • Haine des juifs
  • Pendaison des homosexuels
  • Légitimation des « crimes d’honneur »

Il est aisé, si l’on ose le parallèle, de retrouver les grandes lignes de l’extrême droite classique : antisémite, homophobe, ethnocentrée, inégalitaire, expansive, violente et liberticide. De plus, il est quasi impossible de quitter ce système politique, par l’apostasie, sans risquer la mort. On comprend mieux l’angoisse qui peut animer par exemple, les démocrates tunisiens.

Mohamed Merah n’aurait rien à envier à un nazi.

D’ailleurs, dès le lendemain de l’assassinat des deux soldats français (dont un musulman converti au catholicisme et un musulman) à Montauban, la grande majorité des médias s’est spontanément tournée vers la thèse du groupuscule néo nazi ; thèse largement renforcée suite au massacre d’Ozar Hatorah.
Si il est possible d’interdire l’enseignement du nazisme en France, est-il possible d’interdire à des gens d’enseigner, de diffuser et de faire la promotion de la Charia?
Il y a t il un moyen de vérifier le contenu des manuels scolaires destinés aux jeunes enfants musulmans?

La question mérite d’être posée, surtout suite au drame national que nous venons de vivre.

Rappelons en substance que la Charia a déjà été jugée incompatible avec les Droits de l’Homme et la Démocratie:
La Cour européenne des droits de l’homme, dans un arrêt du 31 juillet 2001 Refah Partisi c. Turquie, fait « observer l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la charia » .

Pour palier à cette carence juridique et éthique, les docteurs de l’Islam réunis à l’Organisation de la Coopération Islamique ont préféré se créer leurs propres Droits de l’homme appelés Déclaration des Droits de l’Homme en Islam. Naturellement, le contenu est très proche des règles liberticides citées plus haut.

Quels sont les liens entre la Charia et l’Islam ?

La Charia est le système normatif qui s’impose aux société musulmane et régit les rapports entre les hommes. Si la Charia ne s’applique pas toujours dans son intégralité, elle est dite insécable – il est interdit d’en prendre une partie et d’en rejeter l’autre.
L’ensemble des « docteurs ou savants » issus des écoles islamiques majoritaires ont tendance à renforcer ces principes. La Charia s’alimente notamment de Fatwas (décrets édictés par un « savant musulman » ), souvent peu bénéfiques aux femmes et non musulmans.
Cependant, il est important de distinguer la Charia de la foi. Si la Charia tend à s »imposer à toute personne vivant dans un espace majoritairement islamique car  » inspirée » ou initiée par Allah, elle n’en demeure pas moins que le produit d’interprétations. La charia a été codifiée sous l’impulsion de deux théologiens: Shâfi’î (Châfi’î) (Gaza 767 – 820 Le Caire) et Ahmad ben Hanbal (Bagdad 740-31 juillet 855 Bagdad).

La Charia est aussi un marqueur idéologique comme l’explique Mathide Bourreau.

On peut donc être musulman et contre l’application de la Charia.

Comme l’explique ici Walid Majoubi, tunisien interviewé par une radio Suisse:


Quelles solutions adopter pour que d’autres Mohamed Merah ne se développent pas en France?

Il sagirait dans un premier temps d’interdire tout enseignement de la Charia et de livres faisant la promotion de ce système associable à une idéologie d’extrême droite. La démocratie permet cela et la Comission des Droits de l’Homme nous offre la possibilité d’agir en ce sens.
Est-il permis d’enseigner l’appel au meurtre des homosexuels en France?
Et bien oui, dans le Licite et l’illicite de Youssef Al Qardawi, deuxième recueil le plus vendu en librairie islamique. Youssef Al Qardawi est le père spirituel de Tariq Ramadan et l’un des prédicateurs les plus actifs dans la diffusion des règles de la Charia. Il sera l’invité de l‘UOIF du 6 au 9 Avril 2012. Voilà où nous en sommes en France.

le licite et l’illicite

Au regard de la lutte contre l’extrême droite musulmane, il semble bien plus logique d’interdire ce type de bouquins, de prédicateurs et d’enseignement. C’est très simple, il suffit de les interdire à la vente comme a été interdit Mein Kampf. Ce n’est pas parce que ces « oeuvres » sont étiquetées « religieuses » qu’elles sont liées à la foi. Les autorités françaises se doivent d’insister sur la légalité des contenus et enseignements diffusés dans les écoles islamiques. Il est irresponsable de laisser monter des appels à la haine puis de s’étonner d’un fait divers aussi horrible que l’assassinat d’enfants dans une école juive. Nous nous devons d’interpeller nos dirigeants pour que le le nombre potentiel de Mohamed Merah diminue et soit le plus proche de zéro.

 

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SOURCE : EUROPE ISRAËL

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21/03/2012

Un an apres le massacre d’Itamar, que retient-on des médias européens ?

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Il y a un an bientôt, Udi, Ruti, Yoav, Elad et Hadas Fogel ZL (Que Dieu venge leur sang) ont été assassinés de sang-froid dans leur maison.

Pour la plupart, l’Occident a ignoré les meurtres de la famille Fogel. Les groupes de défense des droits de l’homme les ont ignoré également. Les vies juives ne comptent pas.

Giulio Meotti explique .

Pourtant, il y a quelque chose d’encore plus horrible que la haine sadique de Awad: la complaisance occidentale. Ces dernières années, nous avons vu beaucoup de films sur les enfants juifs tués dans les camps de la mort habillés de leurs pyjamas, et la même opinion publique a réagi avec indifférence à l’égard des images des bébés Fogel démembrés par des terroristes.

 

Les Fogel, dont le bébé décapité, étaient moins humains que les victimes arabes et donc moins méritants de par le manque d’indignation de l’europe. Les « enfants de colons » sont invisibles, comme les villes du nord d’Israël pendant les années 1970, lorsque des terroristes de Yasser Arafat ont assassiné des bébés israéliens à Ma’alot, Kiryat Shmona, Misgav Am et Avivim.

 

Le massacre d’Itamar a été dispensé, comme la «colère» des auteurs est pleinement justifiée au sein du monde. Le président de l’AP, Mahmoud Abbas a déclaré à plusieurs reprises : « je ne permettrais pas à un seul Israélien de vivre parmi nous sur la terre palestinienne. » C’est la même situation qui se répète car elle est de plus officielle comme les Juifs au temps de l’Allemagne nazie, qui cherchait un pays sans la presence d’aucun juif .

Ce mouvement arabe annonce que la présence de Juifs est un obstacle à la paix . Mais c’est la raison précise pour laquelle Itamar n’a pas causé un scandale mondial. Parce que dans un monde moins surréaliste que celui que nous vivons,le fait d’entrer dans une maison juive et égorger des enfants qui devrait être la cause de l’indignation morale et religieuse ,n’est en fait qu’un règlement de compte.

 

Ce drame qui devrait provoquer un tollé international, mais malhereusement le drame de Itamar est juste un fait comme un autre. Le Vatican n’a fait aucune référence au massacre d’Itamar, ni l’UNICEF a élevé sa voix contre le massacre des innocents enfants juifs.

 

Les médias ont fait leurs propres justifications : Parce que les bébés d’Itamar étaient des « colons », ils ont provoqué le crime sur eux-mêmes. En effet, après une série de meurtres de « colons », nous avons tous lu le même commentaire dans les médias dominants: Si les Juifs n’avaient pas été là, ils n’auraient pas été tués.

 

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Source : alyaexpress-news

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Déclaration capitale de Benyamin Netanyahou

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Déclaration faite à Jérusalem le 21 mars par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou en recevant le ministre des Affaires étrangères français, ministre d’État, Alain Juppé, qui a accompagné les corps des victimes du tueur de Toulouse, enterrées à Jérusalem ce jour. Saluant la fermeté du Président de la République et l’attitude du peuple français solidaire, il rappelle ce qu’est la véritable définition du terrorisme et condamne une désinformation systématique qui traîne l’État hébreu et les Juifs dans la boue. En utilisant des mots qui ont perdu leur sens, soulignons-le. Avec les conséquences que l’on sait.

Déclaration du Premier ministre israélien :

« J’accueille à Jérusalem le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. J’aurais souhaité que cette rencontre ait lieu dans de meilleures circonstances. J’apprécie la position claire et ferme qui a été prise par le Président Sarkozy et le gouvernement français contre cette horreur.

Je crois que la lutte contre le terrorisme exige une plus grande clarté. Le terrorisme est une attaque systématique et délibérée contre des civils, une attaque délibérée contre des enfants. Il y a une différence substantielle entre ces attaques délibérées contre des civils et des enfants et des frappes qui s’inscrivent dans le cadre d’actions légitimes menées pour combattre le terrorisme et ne touchent pas intentionnellement des civils. Si nous ne faisons pas cette distinction, si nous permettons qu’il y ait une telle analogie mensongère, alors les terroristes auront gagné. Si nous faisons cette distinction morale, alors nous aurons vaincu le terrorisme.

Je crois que c’est la position de la France ; c’est la position d’Israël. Je pense aussi que nous devons lutter contre cette propagande extraordinaire contre Israël et les Juifs partout et contre des innocents, ce qui conduit certains à perpétrer de tels actes barbares.

Je crois que nous sommes ensemble sur toutes ces questions, ce qui a été montré clairement ces derniers jours. Je tiens à exprimer la gratitude du peuple israélien, qui, aux côtés du peuple français, a été choqué par cet acte barbare, ainsi qu’au gouvernement français ».

 

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 SOURCE : Des Infos.com


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Tuerie de Toulouse : Enderlin, Hessel, Glavany, Ashton, etc… Tous complices ?

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Lundi 19 mars 2012 restera dans les mémoires comme un jour sombre pour l’Europe. Ce jour-là, l’Europe a dépassé le "point de non-retour". 

Les événements de cette journée ne viennent pas de nulle part. Ils viennent après des milliers de reportages faussés par les médias où l’on parle de "colonialisme israélien", de "massacres délibérés d’enfants par les soldats israéliens", d’émissions mensongères comme Un Oeil sur la Planète, de légitimité donnée à des types comme Charles Enderlin (Légion d’Honneur) pour un reportage très probablement faux sur la "mort de Mohamed Al Dura". Mais cette journée vient aussi après les déclarations de vieillards séniles (Stéphane Hessel) et obscènes qui préfèrent condamner Israël à tout bout de champ au lieu de parler de la Syrie. Ou encore après des déclarations scandaleuses de députés français, tel Jean Glavany, parlant d’un « apartheid israélien » là ou cela n’a jamais existé !

Ce massacre de Toulouse est aussi le résultat d’institutions bienveillantes à l’égard du terrorisme palestinien. En France, on ne parle d’ailleurs même plus de "terrorisme" mais "d’activisme". Les "terroristes" sont des "résistants" et la mort de ces assassins est un acte de "martyr". 

De plus en plus de politiciens français veulent qu’Israël négocie avec le Hamas. Le Hamas, lui, refuse non-seulement de reconnaître l’Etat Juif, mais refuse également d’arrêter de viser des civils.

De l’autre côté, la France, l’Europe, l’ONU, considère le Fatah comme « modéré ». Ce même Fatah dont le Président, Mahmoud Abbas, est un négationniste. Ce même Fatah qui glorifie régulièrement les "martyrs". 

Et puis, au cœur de l’Europe, à Genève, le jour de la tuerie, il y avait un homme. Ismail al-Ashqar. Il venait du Hamas. Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU lui donnait parole libre. Il a donc prit la parole. Il a donc dénoncé les crimes sionistes et américains.

Le fait qu’un membre de ce groupe ait été invité à parler à Genève, et d’ailleurs, que les capitales européennes n’ont en rien été choquées par le discours terrible de ce terroriste, atteste de manière flagrante la terrible descente aux enfers des européens. Une descente dans les abîmes de l’humanité.

Tout ce qui reste maintenant est de continuer à regarder la détérioration du "vieux continent" vers ses horizons obscurs. D’une part, les tendances à l’islamisation devraient croître, tandis que d’autre part, les partis nationalistes radicaux continueront à gagner de la force.

L’Europe de la fin du 20ème siècle, qui a juré de défendre le drapeau de la tolérance et de la liberté, va lentement se transformer en un chaos, une région où divers groupes en colère se battront les uns contre les autres tout en fuyant les véritables valeurs morales.

En tout état de cause, Catherine Ashton n’a pas besoin de s’excuser ou de clarifier ses remarques. Après tout, ses mots reflètent fidèlement l’odeur de pourri qui se dégage de ce continent, de quelques uns de ses journalistes et politiciens.

 

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SOURCE : JSS NEWS

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Quel avenir pour la France apres les tueries de Toulouse - le Djihad mondial en oeuvre en France ?

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On ne parle pas beaucoup, au moment où j'écris ces lignes, du groupuscule islamiste Forsane Alizza que Claude Guéant a dissout il y a quelques semaines...

Voyez ce Blog...

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"Ces moralistes qui ont couvé un monstre" par Ivan Rioufol

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Qui a couvé ce monstre ? A l'heure où j'écris ces lignes, mercredi matin, l'assassin des trois enfants juifs, d'un jeune rabbin et de trois parachutistes d'origine musulmane (rajout: dont un de religion catholique) ayant combattu en Afghanistan est toujours retranché dans un appartement à Toulouse, encerclé par le RAID. Ceux qui, dès lundi, ont accusé tout à la fois Marine Le Pen (Dominique Sopo, de SOS Racisme), les "pyromanes de l'identité française" (Bernard Henri-Lévy), "un climat de haine" (Corinne Lepage) ou "l'intolérance" menée par "ceux qui montrent du doigt en fonction des origines" (François Bayrou) se retrouvent confrontés à leur aveuglement et à leur lâcheté sur la montée en puissance de l'islam radical en France, si souvent dénoncé ici-même. Car le barbare, Mohammed Merah, 24 ans, Français d'origine algérienne, soutenu semble-t-il par un réseau familial, se réclame d'Al Qaïda, du jihad et de sa guerre menée contre l'Occident et les mécréants. Il est le prototype du nazislamiste qui avait fait se rapprocher naturellement, durant la dernière guerre mondiale, le grand mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini et Adolf Hitler (voir De l'urgence d'être réactionnaire, page 137). Ceux qui mettent en garde, en vain, contre les germes d'une guerre civile en France seront-ils enfin entendus ?

Les accusateurs qui voulaient que la France silencieuse le redevienne vont devoir rendre des comptes. Ils sont les premiers responsables de cette tragédie qui était à redouter face à l'ampleur prise dans certaines cités par le repliement salafiste. Ce qui me rend furieux  est de voir les conséquences tragiques de la constante mauvaise foi de ceux qui, au nom d'une morale de pacotille,  ont toujours refusé de se confronter, comme Bayrou par exemple, à la crise de la cohésion nationale née d'une immigration impensée, d'un code de la nationalité angélique, de la survenue d'une idéologie totalitaire. Celle-ci trouve ses protections aussi bien chez les antiracistes au nom de la lutte contre l'islamophobie que chez Tariq Ramadan et ses alliés d'extrême-gauche au nom de la réislamisation des musulmans, de leur "visibilité" et d'un antisionisme suintant la haine du juif. Le livre de Stéphane Hessel, Indignez-vous !, exclusivement consacré à la mise en accusation d'Israël, est de ces conditionnements qui ne peuvent qu'exciter des esprits fanatisés par le mythe du juif tueur d'enfants, tel que l'affaire Al-Dura (l'armée israélienne accusée sans preuve d'avoir tué un enfant palestinien en 2000 sous la caméra de France 2) l'a propagé dans les médias. Aujourd'hui, les masques tombent enfin. A la campagne présidentielle de s'emparer sereinement du sujet.

 

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SOURCE

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19/03/2012

Questions sur la barbarie antisémite à Toulouse - par Guy Millière

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=


Il est encore trop tôt pour savoir ce qu’étaient les motivations de l’assassin qui a frappé à l’école Ozar Hatorah, à Toulouse ce matin. La seule chose claire est que l’homme concerné s’est exclu de l’humanité, mérite lui-même la mort et doit être mis au plus vite hors d’état de nuire. Vient-il d’une extrême droite nostalgique du nazisme ? Ce n’est pas impossible : des liens pourraient exister entre la tuerie de ce matin et les assassinats de militaires commis ces derniers jours dans la même raison : les militaires tués étaient maghrébins et antillais. Un individu d’extrême droite peut frapper tous ceux qui ne sont pas des blancs chrétiens. Vient-il de l’islam radical ? Un islamiste pourrait vouloir frapper des militaires français appartenant à un régiment impliqué dans la guerre contre les talibans en Afghanistan, a fortiori des militaires français de confession musulmane. Il pourrait aussi vouloir tuer des Juifs, tout particulièrement des Juifs franco-israéliens (le rabbin Yonatan Sandler et deux de ses enfants font partie des victimes, la quatrième victime est la fille du directeur de l’école Ozar Hatora). Que le tueur vienne de l’extrême droite ou de l’islamisme n’est pas l’important aujourd’hui.

 
Ce qu’on peut légitimement se demander est comment une école juive n’est-elle pas davantage protégée par la police dans le contexte français, européen et mondial actuel. Il n’y avait pas même un seul policier en faction ? Pourquoi ? Et qu’on ne me réponde pas que c’est parce qu’il n’y a pas de menaces antisémites : partout où je me rends dans un lieu culturel ou religieux juif en France, je ne peux que constater les extrêmes mesures de sécurité déployées, et celles-ci ne sont pas déployées par hasard. On sait qu’il existe tout particulièrement des menaces pesant sur les lieux de culture et les lieux culturels juifs, ainsi que sur les écoles juives en France. Des mesures de sécurité doivent être prises par la communauté juive. L’Etat français fait très mal son travail et manque au premier des devoirs d’un Etat vis-à-vis de ses citoyens : les protéger et garantir leur liberté. En l’occurrence, les Juifs de France ne sont pas protégés. J’écrivais récemment que l’Etat était presque partout où il n devrait pas être et quasiment nulle part où il devrait être : on en a une accablante démonstration.
 
Ce qu’on peut se demander aussi est comment se fait-il qu’un assassin puisse s’enfuir si aisément après avoir commis son acte. Que des soldats puissent être tués à la sortie d’une banque et que le tueur puisse partir, devant témoins, sans être retrouvé peu de temps après laisse déjà perplexe : aucun témoin n’a appelé la police avec un portable ? La police n’avait aucun moyen d’intervenir rapidement ? Mais que des enfants puissent être tués dans l’enceinte d’une école juive et repartir ensuite tranquillement passe l’entendement. Nul n’a appelé la police. Celle-ci a-t-elle des moyens d’intervention qui date d’avant l’ère des technologies modernes ? Je n’imagine pas une telle inefficacité aux Etats-Unis ou en Israël. Je sais que la France va très mal, mais tout de même ! Je sais aussi que la démultiplication des barrières, plots métalliques et parpaings de béton destinés à entraver « écologiquement » la circulation rend la poursuite de malfaiteurs en deux roues plus difficile, mais tout de même, oui !
 
Ce qu’on doit constater est qu’a suivi le cortège des paroles vaines de dirigeants politiques, tous, bien sûr, « indignés » et en deuil, mais aussi le cortège des antiracistes professionnels venant s’efforcer d’écarter l’idée de crime antisémite et user pour cela de l’amalgame entre les assassinats de soldats et la tuerie de ce matin : quand bien même l’assassin serait le même dans tous les cas, et quand bien même il aurait tué un antillais, des Maghrébins musulmans et des Juifs, il n’empêche que les assassinats de ce matin sont d’une autre nature. Tuer des militaires adultes désarmés est assassiner, c’est clair. Tuer des enfants et un rabbin dans la cour d’une école juive est pratiquer un assassinat antisémite, c’est tout aussi clair. Et la communauté juive est la communauté la plus menacée de France, et la plus agressée de France, c’est tout aussi clair. Je participais hier, dimanche, à un journée d’information du Consistoire de France en compagnie d’un homme exceptionnel et d’un courage remarquable, Sammy Ghozlan, qui dirige le Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme (BNVCA). Sammy a rappelé un ensemble de faits accablants, que je connaissais, hélas. Les faits d’aujourd’hui viennent s’ajouter à la liste.
 
Il va de soi que tous les racismes doivent être combattus, mais j’ajouterai pour terminer que l’antisémitisme serait moins présent dans la société française s’il était effectivement combattu, ce qui n’est pas vraiment le cas, et si les incitations à la haine anti-israélienne, qui conduisent toujours à la haine antisémite étaient moins présents dans les grands médias et dans divers discours politiques. Je trouve particulièrement hypocrite les réactions de certains de ceux qui se disent horrifiés de la barbarie de ce matin, mais qui participent jour après jour, à la diabolisation de l’Etat du peuple juif et des Juifs qui y habitent. Il n’existe pas de différence de nature entre l’assassin qui a tué ce matin un rabbin et deux de ses enfants, et une petite fille, et les assassins qui ont tué un rabbin, son épouse et ses enfants à Itamar voici un an. Les journaux qui ont insulté la mémoire de la famille Fogel l’an dernier devraient songer qu’en ayant insulté la mémoire de la famille Fogel, il y a un an, ils ont contribué à armer l’assassin de la famille Sandler ce matin.
 
Je sais qu’en écrivant que l’assassin de ce matin mérite la mort et doit être mis hors d’état de nuire, je ne suis pas politiquement correct. Je l’assume : entre l’assassin et les victimes, je suis résolument du côté des victimes et résolument favorable à l’élimination des assassins. En Israël et aux Etats-Unis, le port d’arme est bien moins limité qu’en France, et la sécurité des honnêtes gens est plus grande, c’est un fait. Les tueries aux Etats-Unis ces dernières années ont toujours eu lieu dans des zones où le port d’arme était interdit. Aux Etats-Unis, un assassin est condamné à la perpétuité réelle ou à la peine de mort, et l’immense gravité d’un assassinat est dès lors prise avec le sérieux qu’elle mérite.
 
Je sais, comme l’a écrit Jean-Patrick Grumberg, que si l’assassin est un islamiste, psychologues et psychiatre seront convoqués pour édulcorer, et que si l’assassin est d’extrême droite, une chasse aux sorcières va être organisée. C’est ainsi que l’aveuglement fonctionne en ce pays.
 
En 2011, il y a eu 389 agressions antisémites déclarées en France. Plus d’une par jour. Et c’est sans compter les agressions non déclarées. Ailleurs en Europe, ce n’est pas mieux. C’est parfois pire.
 
Qu’en déduire ? Je laisse la question en suspens. Vous trouverez aisément la réponse.

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20/02/2012

"Le petit-bourgeois socialiste et le chef syndical ne feront jamais un national-socialiste, mais le militant communiste, oui."

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Je me moquais d'Alain Soral, il y a quelques jours, mais doit-on être surpris qu'il en vienne à recevoir le soutiens d'un membre du PCF, le bien nommé Philippe Marx qui, depuis, se répand en excuses, déclarant qu'il ne connaissait pas ce bon Soral ? S'il ne le connaissait pas, voilà qui est grave de la part d'un responsable politique, mais nous savons bien, ici, que les gauchistes ont plutôt tendance à être irresponsables. Toute leur histoire politique le prouve. Mais ça n'est pas cela qui est intéressant dans cet incident. Ce qui est intéressant, une fois de plus, c'est que cela montre l'indéniable proximité mentale entre les Rouges et les Bruns. Rouges et Bruns que je ne porte pas dans mon coeur, en aucune manière.


Pour savoir de quoi qu'j'vous cause... voyez l'article du Républicain Lorrain...

 

Rappelons, sobrement, quelques faits indiscutables.

En 1934, Adolf Hitler soulignait bien les liens qui existaient entre le National-Socialisme et le Communisme :

« Ce n’est pas l’Allemagne qui va devenir bolchevique mais le bolchevisme qui se transformera en une sorte de national-socialisme. En plus il y a plus de liens qui nous unissent au bolchevisme que d’éléments qui nous en séparent. Il y a par-dessus tout, un vrai sentiment révolutionnaire, qui est vivant partout en Russie sauf là où il y a des Juifs marxistes. J’ai toujours fait la part des choses, et toujours enjoint que les anciens communistes soient admis dans le parti sans délai. Le petit-bourgeois socialiste et le chef syndical ne feront jamais un national-socialiste, mais le militant communiste, oui. » (Hermann Rauschning, "Hitler m'a dit")

Poursuivons dans "Mein Kampf" où Hitler se déchaîne contre le capitalisme et "la finance internationale", influencé par l’économiste allemand Gottfried Feder, qui deviendra un membre influent du parti nazi :

« A mes yeux, le mérite de Feder consistait en ceci, qu’avec une tranchante brutalité, il précisait le double caractère du capital : spéculatif, et lié à l’économie populaire ; et qu’il mettait à nu sa condition éternelle : l’intérêt. Ses déductions dans toutes les questions fondamentales, étaient tellement justes que ceux qui, a priori, voulaient le critiquer, en contestaient moins l’exactitude théorique qu’ils ne mettaient en doute la possibilité pratique de leur mise à exécution. Ainsi, ce qui, aux yeux des autres, était un point faible dans l’enseignement de Feder, représentait à mes yeux sa force. »

Toujours dans "Mein Kampf" :

« La lutte contre la finance internationale et le capital de prêt est devenu le point le plus important de la lutte de la nation allemande pour son indépendance et sa liberté économique. »

Rappelons aux adorateurs du Caporal hystérique, comme aux communistes fans de Soral, que c'est la finance internationale et le capital de prêt qui ont permis à l'Allemagne de se reconstruire, au lendemain de la seconde guerre mondiale, qu'ils lui ont donné les moyens de tenir tête à la triste Allemagne de l'Est durant la guerre froide, et que ce sont encore eux qui ont présidé à la chute de l'abominable mur de Berlin ainsi qu'à la réunification d'un Peuple séparé par les jeux morbides de Hitler comme de Staline.

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17/02/2012

Le fils français caché d'Adolf Hitler : Info ou INTOX ?

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Adolf Hitler avait un fils français... qui était résistant durant la seconde guerre mondiale ! Incroyable mais, apparemment, vrai !

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Par JÉRÔME BÉGLÉ

Hitler aurait eu un fils avec une Française ! Celui-ci a voulu faire reconnaître sa terrible ascendance. Avant d'y renoncer sur les conseils de son avocat et de ses enfants... Récit, photos et documents d'époque.

 

"Maître, je suis le fils d'Hitler ! Dites-moi ce que je dois faire." François Gibault, avocat parisien, n'en croit pas ses oreilles. L'homme qu'il a devant lui est plutôt grand, parle un français parfait sans accent, et n'a rien d'un hurluberlu. Son histoire édifiante n'en est pas moins vraie.

Engagé en 1914 dans l'armée allemande, le caporal Adolf Hitler combat contre les troupes françaises près de Seboncourt en Picardie. De temps à autre, les soldats sont envoyés à l'arrière pour récupérer, reprendre des forces et parfois... s'amuser. À Fournes-en-Weppe, petite ville située à l'ouest de Lille, Hitler fait la connaissance de Charlotte Lobjoie, une jeune femme d'à peine 16 ans.

"Un jour, je faisais les foins, avec d'autres femmes, lorsqu'on vit un soldat allemand, installé de l'autre côté de la rue, révèle celle-ci à son fils bien des années plus tard. Il avait une sorte de carton et semblait dessiner. Toutes les femmes trouvèrent intéressant ce soldat et se montrèrent curieuses de savoir ce qu'il dessinait. Je suis désignée pour essayer de l'approcher." L'inconnu se montre attentif, puis chaleureux, et même amical avec la jeune paysanne. Commence alors une relation qui durera plusieurs semaines.

"Lorsque ton père était là - très rarement -, il aimait m'emmener dans des promenades à la campagne. Mais ces promenades se terminaient en général plutôt mal. En effet, ton père, inspiré par la nature, entreprenait un discours auquel je ne comprenais pas grand-chose. Ne pouvant s'exprimer en français, il déclamait en allemand, s'adressant à un auditoire absent. Si je parlais l'allemand, je ne pouvais le suivre, d'autant plus que l'histoire de la Prusse, de l'Autriche ou de la Bavière ne m'était pas familière, loin de là. Ma réaction mettait ton père en colère en me voyant rester de marbre à ses effets oratoires !" Sous le petit caporal perçait déjà le tribun illuminé...

Un soir de juin 1917, revenant un peu éméché d'une soirée avec un ami, il se fait très entreprenant auprès de Charlotte. En mars de l'année suivante naît un fils. Aux yeux des enfants du village, le petit Jean-Marie est un "fils de Boche". Souvent, il fait le coup de poing avec ses camarades pour laver cette infamie. Les années passent, et Charlotte refuse de s'exprimer sur les mystérieuses circonstances de la naissance de son fils. Pire, miséreuse et vaguement honteuse, elle délaisse son fils et le confie à la garde d'un couple plus aisé chez qui l'une de ses soeurs est employée. Cette "nouvelle famille" finira par adopter l'enfant en 1934. Son "vrai père" de son côté ne le reconnaît pas, refuse de le voir, mais continue de loin en loin à prendre des nouvelles de sa mère. Chose extraordinaire, au début des années vingt, sa famille d'adoption se retrouve propriétaire d'un immeuble à Francfort qu'elle ne paye pas...

 

Quelques semaines avant de mourir, au début des années cinquante, Charlotte avoue à son fils la véritable identité de son père. Le choc est terrible. "Afin de ne pas tomber dans l'anxiété, je travaillais sans relâche, ne prenant jamais de vacances, jamais de distraction : 20 ans sans rentrer dans une salle de cinéma", raconta Jean-Marie Loret dans un livre (*) qu'il publia dans l'indifférence générale en 1981 aux éditions de l'Université et de l'Enseignement moderne.

 

Car au milieu des années soixante-dix, devenu adulte et père de famille, Loret souhaite faire officialiser sa triste ascendance. Il s'adjoint les services d'un historien, retourne sur les lieux de son enfance, interroge quelques rares témoins et diligente une série d'enquêtes : une expertise en méthode d'identification par la physionomie comparative(.PDF), une autre de l'Institut d'anthropologie et de génétique de l'université de Heidelberg(.PDF), qui montre notamment que père et fils ont le même groupe sanguin, une étude comparative psychographologique entre Adolf Hitler et Jean-Marie Loret(.PDF) ainsi qu'une comparaison graphologique des écritures des deux hommes(.PDF). Toutes aboutissent à la même conclusion. Jean-Marie Loret est sans doute le fils d'Adolf Hitler. Des photos plaident également pour cette thèse, tant il y a un "air de famille" entre les deux hommes...

Cette thèse a toujours fait l'objet d'une grande dispute entre historiens. En Allemagne et au Japon elle semble désormais acquise, tandis qu'en France, elle n'a jamais été sérieusement discutée. Pourtant d'autres éléments troublants émergent : il est établi que, pendant l'Occupation, des officiers de la Wehrmacht apportaient des enveloppes d'argent liquide à Charlotte. À la mort de sa mère, Jean-Marie Loret découvrira dans le grenier de la maison des toiles signées "Adolf Hitler" tandis qu'en Allemagne on mettra la main sur un portrait qui ressemblait trait pour trait à celui de sa mère...

"Lorsqu'il vient me voir en 1979, se souvient maître Gibault, j'ai devant moi un homme un peu paumé qui ne sait pas s'il doit se faire reconnaître comme le fils d'Adolf Hitler ou s'il doit effacer tout cela d'un trait de plume. Il éprouve ce que ressentent beaucoup d'enfants naturels : l'envie de retrouver un passé aussi lourd soit-il, mais la peur de retourner de vieilles boues. J'ai énormément parlé avec lui, jouant plus le rôle d'un psychologue que d'un avocat. Certes, il pouvait revendiquer une part des droits d'auteur de Mein Kampf et, pourquoi pas, des comptes en banque que le Führer avait peut-être ouverts en Suisse, mais à 60 ans passés était-ce raisonnable ? Après avoir conversé avec moi et avec ses enfants, il a de lui-même décidé de ne pas révéler son sulfureux état civil." Quelques mois plus tard, Jean-Marie Loret publie un livre qui passera inaperçu. Dans la France d'alors, Maurice Papon est ministre du Budget (de 1978 à 1981) tandis que François Mitterrand élu en mai 1981 reçoit René Bousquet à sa table. Au Japon, la télévision publique recevra dans ses studios ce curieux personnage qu'elle présentera comme le fils du dictateur nazi.

Ironie du sort, Jean-Marie Loret s'enrôle dès 1939 dans les corps francs qui se battirent en avant de la ligne Maginot. L'année suivante, son unité mène une bataille violente contre les troupes allemandes dans les Ardennes en 1940. Pendant l'Occupation, il est même contacté par le réseau de la Résistance OCM (Organisation civile et militaire) au sein duquel il porta le nom de "Clément". Ignorant alors ses origines, il devient naturellement un résistant aux armées hitlériennes. Bon sang saurait mentir...

 

(*) "Ton Père s'appelait Hitler" de J.-M. Loret et R. Mathot. Les Dossiers de l'Histoire, éditions de l'Université et de l'Enseignement moderne

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SOURCE : LE POINT (EXCLUSIF)

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Incroyable mais, apparemment, vrai ! Apparemment... car selon ATLANTICO (via Marianne) ce ne serait qu'un vulgaire BUZZ...

Croyez ce que vous voulez...

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C'est le buzz de la journée : depuis ce matin, le site du Point retrace "en exclusivité" l’histoire incroyable du fils caché français d’Adolf Hitler. Or, sur son site internet, l'hebdomadaire Marianne précise que Le Point "oublie toutefois de mentionner que l’histoire du fils caché français d’Hitler a trouvé son issue définitive en 2008". Date à laquelle le journaliste flamand Jean-Paul Mulders a mis un point final à cette histoire.

Le journaliste a en effet retrouvé la trace d’individus ayant un lien de parenté avec Hitler. En comparant leur ADN avec celui de Jean-Marie Loret (le soit disant fils caché du Führer), ils se sont aperçus qu'il n'y avait aucun lien de parenté entre les deux partis. Les résultats de ces tests ont été publiés dans le journal belge Het Laatste Nieuws en 2008, souligne Marianne.

Il s’appelle Jean-Marie Loret, il serait né pendant la Première Guerre mondiale de l’union entre une jeune Française, Charlotte Lobjoie et un jeune caporal allemand qui aurait été… Adolf Hitler. Le Point révèle, ou du moins rappelle, dans son édition cette semaine, que Jean-Marie Loret a publié un livre en 1981 dans lequel il révélait son ascendance. Mais l’ouvrage est passé totalement inaperçu.

Or, selon Le Point tout porte à croire que l’homme est bien le fils du Führer. Sa mère lui aurait avoué la vérité quelques semaines avant qu’elle ne meure. Traumatisé, il mettra 20 ans à entreprendre les démarches pour tenter de faire vérifier l’affirmation de sa mère. Qui semblerait concorder. Il fait réaliser, "une expertise en méthode d'identification par la physionomie comparative, une autre de l'Institut d'anthropologie et de génétique de l'université de Heidelberg, qui montre notamment que père et fils ont le même groupe sanguin, une étude comparative psychographologique entre Adolf Hitler et Jean-Marie Loret ainsi qu'une comparaison graphologique des écritures des deux hommes", écrit l’hebdomadaire. Et à voir les photos, il y a effectivement un air de ressemblance.

Par ailleurs, il serait établi que pendant l’Occupation l’armée allemande apportait régulièrement de l’argent à la mère de Jean-Marie Loret. Dans le grenier de sa mère, il découvrira également des toiles d’Hitler, de l’époque où celui-ci nourrissait encore des ambitions artistiques, bien que déjà recalé des Beaux-arts de Vienne.

Jean-Marie Loret a hésité à faire valoir des droits d'auteur sur Mein Kampf, voire à chercher à récupérer de l’argent sur des comptes d’Hitler en Suisse. Mais renoncera, notamment après en avoir parlé avec ses enfants.

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08/02/2012

Toutes les civilisations se valent-elles ? L'opinion du philosophe Robert Redeker

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"Qui croit sérieusement que la civilisation aztèque était égale à la civilisation espagnole ?"

Comment doit-on comprendre l’assertion du ministre Claude Guéant “Toutes les civilisations ne se valent pas” ? (hors contexte de la campagne électorale française) ?

Philosophiquement, rien n’est plus juste que ce propos. Si on le nie, on se trouve en face de grandes difficultés. Les civilisations dans lesquelles les sacrifices humains étaient obligatoires valaient-elles celles où ils sont proscrits ? Malgré certaines beautés, la civilisation aztèque ne valait pas la civilisation espagnole. Vivre, construire, édifier des civilisations signifie évaluer, s’évaluer soi-même comme capable de faire mieux que les autres. S’il existe un universel - par exemple les droits de l’homme, l’égalité, l’importance de la vie individuelle - alors les civilisations se hiérarchisent par rapport à leur plus ou moins grande proximité à cet universel. Elles ne se valent donc pas. Refuser cette évaluation ne revient pas seulement à refuser l’universalité, c’est aussi refuser l’idée de progrès. Si toutes les civilisations se valent, aucune n’est meilleure que d’autres et la barbarie ne peut être condamnée.

Comme accusent certains détracteurs, est-ce de la xénophobie que d’affirmer cela ?

On peut trouver choquantes par leur psittacisme les réponses-réflexes adressées par la gauche à M. Guéant. Dire que tout se vaut est dire que rien ne vaut, bref c’est la définition du nihilisme. La réaction de la gauche à ses propos montre à quel point celle-ci est encore le porte-parole du nihilisme. Elle n’est pas la voix du peuple, des sans-grade, mais celle, comme Nietzsche l’avait vu (en particulier lorsqu’il fustigeait le socialisme), du nihilisme. De plus, la xénophobie n'est pas condamnable en soi, elle ne peut-être tenue, au contraire du racisme, pour une faute morale. Le racisme est biologique (il regarde l’autre comme appartenant à une autre espèce), la xénophobie est politique (elle regarde l’autre comme appartenant à une autre cité, à un autre Etat). Le racisme brise l’unité biologique de l’humanité, quand la xénophobie renforce les entités politiques. La vertu civique et la xénophobie vont souvent ensemble. Rien de grand dans l’histoire de l’humanité - y compris la Révolution française, en particulier dans son moment expansionniste - ne s’est fait sans un sentiment de supériorité teinté de xénophobie.

Dire cela maintenant, fait-il partie d’une stratégie électorale de l’UMP face au FN en France ?

Probablement. Mais ce n’est pas parce qu’un énoncé aurait pu être prononcé par le FN ou pour attirer les électeurs du FN qu’il est faux. Donnons un exemple inverse, sur la même thématique, d’un énoncé prononcé par un politicien hautement respectable, et faux pour autant. Voici ce qu’a dit Léon Blum dans un discours devant l’Assemblée nationale le 9 juillet 1925 : "Nous admettons qu’il peut y avoir non seulement un droit, mais un devoir de ce qu’on appelle les races supérieures, revendiquant quelquefois pour elles un privilège quelque peu indu, d’attirer à elles les races qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de civilisation." Bien que prononcée par un socialiste légendaire, l’ami du philosophe Alain et le futur chef du Front Populaire, la phrase de Léon Blum n'est pas vraie du fait de l’emploi du concept de race, scientifiquement contestable. La rectitude de l’intelligence doit inciter à juger les propos selon leur contenu plus que selon l’opinion que l’on se fait de leurs locuteurs.

 

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05/02/2012

L'écharde Marine Le Pen

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D'abord, l'article de Caroline Fourest, paru dans le Journal Le Monde il y a deux jours...

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A chaque élection, le Front national se plaint d'avoir du mal à trouver 500 parrains et crie au déni de démocratie. Pourtant, la France n'est pas seulement une démocratie mais une République, attachée aux valeurs d'égalité et de fraternité. Il est donc logique, et même rassurant, qu'un parti fragilisant ces valeurs ait du mal à trouver des parrains.

La démocratie n'est pas non plus une auberge espagnole, où l'on peut se présenter au suffrage universel, et prétendre bénéficier de subventions publiques, sans respecter quelques règles. En l'occurrence convaincre 500 élus sur environ 47 000 (maires, parlementaires, conseillers généraux ou régionaux...) que votre candidature présente un intérêt. La barre n'est pas si haute. L'étrange Jacques Cheminade parvient à la sauter, grâce à une armée de bénévoles qui labourent le terrain. On ne peut pas en dire autant du Front national, plus crédible et plus haut dans les sondages, mais qui peine à quadriller. En tout cas cette année. Carl Lang a longtemps fait ce travail pour le FN, mais démarche aujourd'hui les communes pour son propre compte : celui du Parti de la France. A sa grande surprise, de très nombreux maires ayant accordé leur parrainage à Jean-Marie Le Pen en 2007 n'ont pas été approchés par les militants de Marine Le Pen : "Quand nos amis sont allés les voir à Noël, ils n'avaient vu personne du FN." Un constat valable pour plusieurs départements. Comment l'expliquer, sachant que la candidate frontiste dit s'inquiéter pour ses parrainages ?

La première raison est technique : le FN a perdu la plupart des cadres ayant ce savoir-faire, notamment au profit du Parti de la France. L'autre est stratégique. Marine Le Pen croit moins au quadrillage qu'au fait d'arracher, au dernier moment, une consigne de la part des grands partis. Sa non-candidature pouvant susciter un retour de bâton, dans l'opinion puis dans les urnes aux législatives. Il peut être très sévère. Surtout si le gouvernement envisage une dose de proportionnelle dès 2012 pour émietter la prochaine majorité...

Jeu de dupes

Le pari est risqué mais crédible. En 2007, à en croire d'anciens militants frontistes, c'est Nicolas Sarkozy qui aurait donné le coup de pouce nécessaire. Pour ne pas prendre le risque de froisser des électeurs, dont il avait besoin au second tour. Cette année encore, Marine Le Pen se dit qu'il suffit d'apparaître comme martyr pour obtenir ses signatures sur un plateau. Gilbert Collard en fait même un peu trop. Lors d'une manifestation organisée face au Sénat, il est allé jusqu'à dénoncer des "pressions" dignes de la "mafia", censées dissuader les maires de parrainer Marine Le Pen. Quelle mascarade et quel jeu de dupes.

Si pressions il y a, ce sera pour donner les signatures à Marine Le Pen, et non l'inverse. Si le FN est candidat pour tonner contre l'"UMPS" à cette élection, ce sera grâce à l'UMP et au PS. Non pas parce qu'il aura convaincu des élus de l'intérêt de sa candidature, mais par chantage indirect. Le FN souhaite en prime que ces parrainages - et donc tous les arrangements possibles - soient anonymes et ne puissent être observés par les Français. A y regarder de près, ce n'est pas la démocratie, mais du chantage.

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Ensuite je vais y aller de ma p'tite humeur.

"Il est donc logique, et même rassurant, qu'un parti fragilisant ces valeurs (les valeurs de la République) ait du mal à trouver des parrains."

C'est un peu rapide. Jean-Marie Le Pen qui avait des déclarations nauséabondes trouvait, donc, plus facilement ses signatures que sa fille qui a entamé une manoeuvre de dédiabolisation de son mouvement politique ?

"Lors d'une manifestation organisée face au Sénat, il est allé jusqu'à dénoncer des "pressions" dignes de la "mafia", censées dissuader les maires de parrainer Marine Le Pen. Quelle mascarade et quel jeu de dupes."

Ah bon ? Mascarade et jeu de dupes ? Mais comment appeler autrement que "pressions dignes de la Mafia" des procédés qui consistent à suggérer à des maires que leurs subventions régionales leurs passeront sous le nez s'ils donnent leur parrainage à Marine Le Pen ? S'il est un chantage et une absence de démocratie, personnellement je ne les vois que là.

Il faut croire que si Marine Le Pen dérape en dansant la valse avec des gens infréquentables, l'UMP et le PS, pour ne pas dire l'UMPS, utilisent des manières de faire qui rejoignent, de loin, les pires manipulations qu'utilisa Goebbels pour faire advenir un hystérique caporal aux portes de la chancellerie du Reich.

Personnellement je suis assez perdu et n'ai pas la moindre idée pour qui je vais aller voter à ces élections présidentielles. Jean-Marie Le Pen avait des déclarations puantes mais il était libéral. Marine Le Pen tente de supprimer de son parti les éléments gênants, mais affiche un programme économique dont la mousse déborde largement sur sa gauche et me laisse bouche bée.

Qu'une Nation puisse chercher à retrouver une réelle souveraineté m'apparaît comme primordial, seulement aucun des mouvements souverainistes dans la course, que ce soit celui de Chevènement, celui de Dupont-Haignan, celui du FN ou celui de De Villiers qui est parti se faire masser au sein de l'UMP, ne semblent porteurs de promesses dignes d'intérêts. On y sent une odeur de moisissure qui sous prétexte de chercher à mettre en avant ce qui fut, jadis, la grandeur de la France, n'en récupèrent que les miettes et les jettent avec mépris au pied de leurs adversaires comme au pied de leur électorat.

Cependant je vois bien que Marine Le Pen dérange tout le monde. La gauche d'abord, en lui soufflant une bonne partie de son électorat populaire, mais surtout la droite conventionnelle, et Sarkozy en premier lieu qui s'est fait élire en réussissant le coup de maître de siroter au FN suffisamment de voix afin de se faire élire président, mais sur des promesses en matière d'immigration et de sécurité qu'il n'a absolument pas tenues. Quelques 200 000 étrangers supplémentaires sont rentrés en France chaque année de façon légale, avec des papiers, depuis son arrivée au pouvoir, soit 1 000 000 de personnes en un quinquennat, et sans compter les étrangers en situation irrégulière qui sont Légion. Quant à l'insécurité, les chiffres parlent d'eux-mêmes.

Que l'UMP travaille d'arrache-pied à l'absence de Marine Le Pen au second tour semble de plus en plus une évidence. Cela permettrait à Nicolas Sarkozy de durcir quelque peu son discours, comme il l'avait fait en 2007, et de remporter l'adhésion d'une partie de l'électorat du FN à défaut de candidat pour les représenter. Il s'amuserait, ainsi, à combler un vide.

 

Sur Le Blog du Conseiller où l'on trouve quelques perles concernant les agissements de nos politiques dans les coulisses de la République, on peut trouver cette note :

 

Le document qui montre que la droite travaille bien sur l’hypothèse d’une absence de Le Pen à la présidentielle

L’un de mes associés a transmis en début de semaine cette note à l’un de ses interlocuteurs de la majorité. Ce document est intéressant car il révèle et justifie les initiatives en cours pour éviter que Marine Le Pen, identifiée comme « Gamma » dans ce document, ne puisse recueillir les 500 parrainages nécessaires à la présentation de sa candidature. C’est l’articulation entre enquête d’opinion et stratégie de communication qui mérite d’être observée ici.


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Je suis bien incapable de dire qui se trouve derrière ce mystérieux Blog, mais au train où vont les choses j'ai tendance à croire que les informations qui y sont distillées sont exactes. Daignez me corriger si je me trompe, il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. 

Je ne partage pas les idées du FN, même pas pour les mots douteux qu'a pu avoir par le passé Jean-Marie Le Pen à propos du "point de détail de l'Histoire de la seconde guerre mondiale" et autres joyeusetés du même acabit que j'ai toujours trouvés minables et blessants, mais plus simplement parce que je n'ai jamais considéré que l'amour de la Patrie dans laquelle je me suis enraciné, de l'Histoire de celle-ci, de son Identité, de sa Langue n'étaient l'apanage que de ce seul parti politique. Et pour le reste, les vieilles postures poussiéreuses et rances avec relents de pétainisme et ce malgré la tentative positive de Marine Le Pen pour faire accéder son Parti vers un nouveau seuil de respectabilité, ça n'est pas mon univers du tout. Il n'existe pas en France de mouvement libéral sur le plan économique, patriote mais sans exagération douteuse, libertaire dans le sens où l'état serait fort mais ne s'occuperait que de son cul et non de la manière dont vivent les gens pour emporter mon adhésion. Je vote donc souvent pour les moins pires et je ne me suis mis à voter qu'à un age tardif, presque à 42 ans. Plus exactement en 2007. Et je me tâte de plus en plus pour ne plus me rendre aux urnes à nouveau. En tout cas il est amusant de recevoir des leçons de démocratie de la part de l'UMP et du PS, lorsqu'avec un air emprunté ils prennent la pause de l'indignation et présentent le FN comme un danger alors qu'ils appliquent des méthodes qui font passer ces derniers, au final, pour des enfants de choeur.

 

D'ailleurs un sondage envisage des élections sans la présence de Marine Le Pen. Un premier tour qui profiterait à qui ? A bibi Sarkozy, bien-sûr... 

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29/01/2012

Rémi Brague : « Le principal danger pour comprendre et dialoguer avec l’Islam est la paresse intellectuelle »

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=


N’essayez pas de coller une étiquette à Rémi Brague, l’humour pince-sans-rire de ce grand connaisseur de C.S. Lewis s’empresserait de vous renvoyer dans vos cordes. Intellectuel ? « Je ne suis pas assez photogénique pour être intellectuel : trop de poil sur la poitrine et pas assez sur la tête. » Philosophe catholique ? « Se demande-t-on s’il existe des plombiers catholiques ? » avait-il répondu à un journaliste du Figaro il y a quelques années.

Rémi Brague est donc professeur de philosophie médiévale et arabe à la Sorbonne et à Munich. C’est à ce titre que nous avons souhaité nous entretenir avec lui sur les conditions intellectuelles d’un dialogue entre christianisme et islam. Conditions malheureusement rarement remplies, de part et d’autre...

Le Temps d’y Penser : L’une des difficultés du dialogue avec l’islam, ou du dialogue entre responsables religieux islamo-chrétiens, est qu’il semble tourner en rond : on en vient rapidement à se dire qu’on ne croit pas la même chose, qu’on s’aime bien quand même, mais qu’il est difficile de parler théologie puisque le statut même du Coran ne prête pas à discussion : c’est la parole de Dieu, pourquoi irait-on la discuter ?

Rémi Brague : Se dire qu’on ne pense pas la même chose mais qu’on s’aime bien quand même n’est déjà pas si mal, non ? Pas seulement parce qu’on s’aime bien, mais également parce qu’on prend conscience du fait qu’on ne pense pas la même chose, ce qui ne va pas de soi. C’est précisément à partir du moment qu’on a pris la mesure de la différence qu’on peut ressentir la nécessité de vivre ensemble et recevoir les moyens de le faire. Le danger serait de penser qu’au fond, nous croyons tous à la même chose et que nos religions sont des variétés finalement insignifiantes. Ce n’est pas vrai, même si on entend assez souvent un tel discours : « Nous avons le même Dieu »…

Peut-on se limiter à dire que dans tous les cas, c’est le Dieu d’Abraham, c’est un Dieu qui a donné un livre ? J’ai au contraire essayé de montrer dans mon livre Du Dieu des chrétiens et d’un ou deux autres, que, même si dans les trois religions monothéistes – et il en existe d’autres – il n’y a bien sûr qu’un seul Dieu, un seul Dieu ne veut pas dire la même chose dans les trois cas.

Le Temps d’y Penser : Un seul Dieu mais lequel ?

Rémi Brague : Et surtout de quelle manière est-il un ? Cette question soulève deux difficultés.

D’abord, elle pose un problème aux chrétiens, et un problème intellectuel avant tout, parce qu’il n’y a pas de catégorie chrétienne pour ranger l’islam. L’événement fondateur du christianisme est antérieur de sept siècles à l’islam et il s’est cristallisé en dogmes trois bons siècles avant lui. Alors dans quelle « case » mettre les Musulmans ? Ce ne sont pas des Juifs. Ni des chrétiens. Des païens ? Mais des païens qui croient en un seul Dieu, qui croient en Abraham, qui ont un rapport avec certains personnages de la Bible… Ce sont donc des païens un peu particuliers ! Ainsi l’islam n’entre dans aucune des cases que le christianisme a pu définir à ses débuts…

De l’autre côté, la théologie islamique s’est constituée dans un contexte d’antichristianisme, mais surtout de post christianisme : il s’agissait pour les conquérants arabes de se distinguer le plus possible de leurs sujets chrétiens. Ils prétendaient soit corriger le christianisme soit le ramener à une pureté primitive qu’il aurait perdu, à la suite d’on ne sait quelle cause – il y a plusieurs théories à ce sujet. En ce sens, le dialogue avec l’Islam est plus difficile qu’avec le bouddhisme, même si en apparence on n’a rien de commun avec le bouddhisme : il n’y a pas de dieu, ou alors il tient un rôle de pur auxiliaire dans le processus du salut, et en tout cas ses dieux ne sont pas l’objet d’une foi. Cet éloignement même permet de se placer plus facilement sur le terrain de l’identité commune : essayer de voir quelles expériences mystiques on peut essayer de comparer, etc. Pour l’islam c’est plus difficile à cause même de la proximité. Vous vous souvenez de la fameuse plaisanterie de Churchill disant que les Anglais et les Américains étaient divisés par une langue commune. On a un peu appliqué la même plaisanterie au christianisme par rapport à l’islam : nous sommes divisés par des références communes : référence à un seul dieu, référence à un livre sacré (qui n’est d’ailleurs pas le même pour les trois) et référence à un certain nombre de personnages, dont le nom apparaît dans les trois textes sacrés, mais qui ne sont peut-être pas les mêmes personnages – mis à part peut-être Abraham, qui n’est qu’un cas particulier de ce problème, mais le portrait de Jésus dans le Coran ne ressemble pas beaucoup à celui des Evangiles !

Le Temps d’y Penser : Il existe un groupe anonyme d’Allemands qui essaient de proposer une lecture du Coran en mettant des points voyelles araméens, où cela en est-il ?

Rémi Brague : Il existe effectivement, en Allemagne, tout un groupe appelé Inâra, qui veut dire « éclaircissement ». C’est la façon dont on traduit habituellement Les Lumières en arabe. Ces recherches portent sur l’islam primitif, la naissance du Coran, bref, les deux premiers siècles. Y travaillent également des Français (Claude Gilliot, professeur émérite d’arabe à l’Université d’Aix et dominicain ou Geneviève Gobillot, qui enseigne l’arabe à Lyon). Ils proposent des thèses révisionnistes, au bon sens du mot, bien entendu (on peut au passage regretter que cet adjectif ait été monopolisé par ceux qui nient la Shoah, parce que le mouvement même de l’histoire consiste à réviser les prétendus acquis de l’histoire précédente !).

Ces chercheurs proposent donc des thèses dans lesquelles il y a certes à boire et à manger, mais toutes fascinantes par leur nouveauté, voire leur caractère révolutionnaire. Par exemple, il n’y aurait pas eu de conquête arabe, mais une dévolution du pouvoir au Moyen-Orient de la part des autorités centrales byzantines à leurs auxiliaires arabes. N’étant pas historien, je me garderai bien de juger !

Concernant votre question, il s’agit précisément des recherches de Christoph Luxenberg. Il essaie de montrer pourquoi le Coran abonde en passages obscurs – des raisonnements bizarres, des phrases sans sens par rapport aux précédentes… Selon lui, les premiers Arabes auraient inventé des histoires destinées à justifier, expliquer certains dires du Prophète. Ils auraient été obligés d’imaginer des histoires que le texte ne raconterait qu’en partie.

Dans un livre retentissant paru il y a environ dix ans, Luxenberg a proposé une thèse originale : le Coran est écrit dans une langue qui est un mélange entre le dialecte arabe qu’on parlait dans la région de la Mecque et la langue de culture religieuse à l’époque qui était le syriaque. Le Coran ne serait donc pas du mauvais arabe mais du bon syriaque mal compris par des gens qui ne savaient plus le syriaque et ont essayé de trouver un sens en mettant des points diacritiques (un même ductus peut exprimer jusqu’à cinq sons différents !). Ces points diacritiques ne sont pas dans les manuscrits les plus anciens, pas plus que les voyelles.

La thèse est bien entendu controversée, parce que cela remet en cause le gagne-pain de certains – et peut-être tout n’est-il pas juste dans ce qu’il dit. Mais certaines choses sont intéressantes et, au prix d’une correction assez minime, permettent de donner un sens à des textes impénétrables autrement. C’est le cas pour le récit de la naissance de Jésus. La traduction usuelle dit qu’à ce moment, une source s’est mise à couler, ce qui est incompréhensible. En corrigeant selon la méthode de Luxenberg, on arrive à une idée plus claire : « Dieu a rendu ton accouchement légitime. »

Ce qu’il y a de plus sensationnel, c’est qu’il montre, en tous cas prétend montrer, que les fameuses houris qui attendent les guerriers d’Allah sont en réalité des grains de raisin blanc. C’est très vraisemblable par le contexte… même si moins efficace pour motiver des mâles ! Il est d’ailleurs amusant que cette raison-là se retrouve chez Avicenne : pour lui, le paradis chrétien est très bien pour des philosophes, mais la vision de Dieu n’est pas très motivante pour des guerriers ! Pour des raisons politiques il vaut mieux un paradis sensuel. Le sens actuel aurait donc été donné plus tard.

Un autre groupe à Berlin, beaucoup plus prudent, académique si je puis dire, essaie de replacer le Coran dans son milieu d’origine qui serait l’Antiquité tardive. C’est le groupe autour d’Angelica Neuwirth. Quand on regarde le Coran de façon honnête et attentive, on se rend compte de certaines choses bizarres et inattendues.

Ainsi Geneviève Gobillot a constaté qu’il y a une histoire qui se retrouve dans deux endroits et dans deux seulement : le Coran et un livre de Lactance. C’est l’histoire de marins qui, surpris en pleine mer par une tempête, invoquent le dieu unique et qui, une fois rentrés au port sains et saufs, retournent à leurs dieux particuliers.

On voit donc que dans le Coran on trouve un peu de tout, des éléments viennent de Perse, d’autres du manichéisme… Bref, le tout repose sur un fond syncrétique extrêmement compliqué…

On a surtout l’impression que le Coran contient des polémiques plutôt contre les chrétiens que contre les païens. Par exemple, l’expression « les associateurs » viserait ainsi davantage les chrétiens avec leur trinité que les polythéistes : les témoignages qu’on a sur des cultes polythéistes en Arabie concernent une période et une région bien antérieures ; en gros le Yémen des II-IIIe siècles mais pas le Hedjaz du VIIe siècle. Il y a d’autres bizarreries comme ça.

Ou encore, Patricia Crone, une danoise qui enseigne à Princeton, a fait cette remarque toute simple qu’il est question que les adversaires qu’attaquent Mahomet cultivent l’olivier. Or il n’y a pas d’olivier dans le Hedjaz… Ce serait donc la Palestine ou l’extrême nord de la Syrie.

Autre allusion, à Sodome et Gomorrhe (pas directement nommées dans le passage « Vous passez devant ces ruines matin et soir »). Or les ruines de Sodome et Gomorrhe sont des concrétions volcaniques qui ressemblent à des ruines de ville – qui n’ont jamais été une ville – et se situent… au sud de la Mer morte.

Pour toutes ces raisons, certains renoncent carrément au cadre traditionnel de la vie du Prophète telle qu’il a été canonisé dans sa biographie, la Sirah, dont la version que nous possédons a été écrite deux siècles après les événements, à Bagdad, dans des conditions sociales, économiques, culturelles tout à fait différentes.

Une bonne partie de cette biographie traditionnelle fut établie pour des raisons théologiques. Par exemple l’idée selon laquelle Mahomet était illettré vient toute entière de l’usage d’un adjectif qui veut dire : le prophète des nations, le prophète païen, le prophète non juif. Or le mot « nation » a la même racine que le mot « mère », ce qui donnerait donc « Tel qu’il est sorti de sa mère », et donc illettré. L’interprétation est un peu tirée par les cheveux mais a une raison théologique : il faut pouvoir interdire l’hypothèse selon laquelle le Prophète aurait pu lire des livres antérieurs. Comme s’il était également sourd, mais passons…

On est donc amené à fortement relativiser les éléments qui composent cette biographie. L’ennui est que toutes les biographies du Prophète, toutes les études menées se fondent sur cette source… Ainsi le livre de Maxime Rodinson, pourtant critique – Rodinson était marxiste, il donne une explication purement matérialiste de la naissance de l’Islam – reprend pour l’essentiel les faits qui n’ont peut-être jamais existé !

L’idée à retenir est donc qu’une bonne partie de la biographie traditionnelle du Prophète est une construction destinée à justifier des dogmes antérieurs.

Le Temps d’y Penser : Ces initiatives exégétiques sont exclusivement occidentales ?

Rémi Brague : Quasiment. Dans ces groupes, il y a deux anciens Musulmans. L’un signe sous le pseudonyme Ibn Al-Warraq, tiré du fameux conte du fils du marchand de feuilles qui dit ce que tout le monde pense tout bas (« Le roi est nu »). Il y a un Tunisien qui s’appelle Mondher Sfar. Eux ne sont plus musulmans du tout. Y a-t-il des Musulmans qui essaient de s’approprier ces méthodes ? Ils sont peu nombreux. On les comprend : l’un d’eux enseignait en territoire palestinien, et avait suggéré que certains récits du Coran pouvaient être des légendes, des paraboles et ne pas avoir prétention d’historicité… Ses étudiants l’ont défénestré et il n’a pas survécu très longtemps à ses blessures. Une certaine prudence est donc de mise quand on ne vit pas en Occident…

Le Temps d’y Penser : Ces initiatives sont le fait de Musulmans qui ont perdu la foi. Pensez-vous que l’Islam est prêt à vivre ses propres Lumières, et puisse y survivre comme le christianisme, bien que malmené, a pu survivre aux siennes ?

Rémi Brague : Il faut se méfier de ces parallèles parce que les deux religions étaient, dès le départ, extraordinairement différentes. Vous le savez, le christianisme ne considère pas que la Bible a été écrite par Dieu. Il s’agit d’un livre inspiré, ou d’un ensemble de livres inspirés. Leurs auteurs ont été garantis d’erreurs en matière de foi et de mœurs, mais l’inspiration ne les a pas rendus omniscients en matière d’histoire et de cosmologie… La clé de voûte de l’Islam, en revanche, c’est que le Coran a été dicté. Son auteur est Dieu, au sens où Milton est l’auteur du Paradis perdu et pas ses filles, à qui il dictait le poème après être devenu aveugle. De même Mahomet a retranscrit fidèlement les paroles divines. C’est sans doute ce qui explique dans la biographie traditionnelle le surnom d’al-Amin qui lui est donné. Amin, c’est celui qui restitue un dépôt qu’on lui a fait sans rien ajouter ni surtout sans rien y retrancher.

Le Temps d’y Penser : Pensez-vous que l’Islam peut évoluer, subir une mutation – au sein de nos sociétés ou ailleurs ?

Rémi Brague : Qui peut le prédire ? La question est surtout de savoir s’il resterait suffisamment des données islamiques pour que cela mérite encore le nom d’Islam – et que tout le monde s’y accorde. Il n’y a pas de magistère en Islam, c’est un avantage d’une certaine façon, mais c’est aussi un gros inconvénient : en ce sens personne n’est autorisé pour dire ceci est l’Islam et cela non. Aussi quand des musulmans, ouverts, tolérants et vivant en Occident vous disent que les Islamistes sont de mauvais Musulmans, ils n’en ont tout simplement pas le droit. C’est leur opinion strictement personnelle.

Le Temps d’y Penser : Et réciproquement…

Rémi Brague : Exactement ! Ils se renvoient l’un l’autre toutes sortes de noms d’oiseaux, les islamistes considèrent que les autres sont des musulmans tièdes, et il n’y a pas d’autorité capable de trancher et désigner la vérité. La présence d’un magistère dans l’Eglise catholique a peut-être eu des conséquences désagréables, mais au moins sait-on ce qui est catholique et ce qui ne l’est pas. Nous avons un catéchisme, il n’y a pas de catéchisme musulman.

Le Temps d’y Penser : Ce que reconnaissent certains Musulmans quand on aborde des éléments clés comme la divinité de Jésus : « Mais nous, nous n’avons pas de catéchisme ».

Rémi Brague : C’est un problème : beaucoup de Musulmans ne savent pas précisément en quoi ils croient. Lorsqu’un musulman dit : « Ca c’est dans le Coran », il faut vérifier. Parfois ça n’y est pas. De fait, les Musulmans lisent peu le Coran. Déjà ils ne peuvent guère le comprendre, car c’est dans une langue qui ne correspond plus du tout à l’arabe parlé maintenant, ni même celui de chaînes de TV.

Le Temps d’y Penser : Il n’y a pas de traduction ?

Rémi Brague : Si. Il y en a eu même assez tôt, en turc et en persan, pour les populations non-arabes. Déjà, ça ne s’appelle pas traduction, car le Coran est intraduisible. J’ai un exemplaire ici intitulé « Essai d’interprétation du Coran inimitable ». Ils évoquent aussi la traduction du sens, et non traduction des mots. Les traductions du Coran sont plutôt à l’usage des non-musulmans.

Le Temps d’y Penser : N’est-il pas dès lors plus facile, si on se place dans une perspective d’annonce du message chrétien, de dialoguer avec les Musulmans qui ne connaissent pas réellement le Coran ?

Rémi Brague : Pas forcément, je connais au contraire le cas de Musulmans qui ont abandonné l’Islam après avoir lu le Coran ! L’ignorance n’est jamais souhaitable.

Pour beaucoup de Musulmans, être un « bon » Musulman c’est être avant tout quelqu’un de bien, respectueux, bien élevé. Le contenu du Coran n’est à la rigueur pas leur problème.

Ainsi, leur demander de cesser d’être musulman serait un peu comme leur demander de cesser d’être honnête, de bien se comporter… Il y a un mélange entre la religion et une sorte de morale naturelle tout à fait respectable par ailleurs ! Le sens de l’hospitalité, le respect de la parole donnée existent en Islam, aussi bien que dans toute société préindustrielle d’ailleurs.

Une bonne partie des récits sur Mahomet est basée sur la sagesse populaire qui traînait dans le Moyen-Orient à l’époque. Du coup, on a un certain raisonnement inversé du genre : « Si c’est vrai, c’est que le prophète l’a dit ». On y trouve des enseignements de parfait bon sens, de parfaite humanité. L’ennui, c’est qu’on y trouve également des choses un peu plus désagréables.

Mon passage préféré est celui où Mahomet torture quelqu’un pour savoir où il a caché l’argent. Ce qui n’étonnerait pas chez Al Capone surprend un peu chez un prophète, non ? Le problème est que pour un juriste, si le prophète a fait quelque chose, c’est que c’est juste. C’est pour cela que, lorsque le parlement iranien a essayé de remonter l’âge légal du mariage à 12 ans, le conseil des religieux a rappelé que Mahomet avait consommé son mariage avec Aïcha alors que la petite avait 9 ans. S’il l’a fait, c’est donc que ça ne peut être mal. Et l’âge légal du mariage est resté à 9 ans. C’est un petit peu embêtant, non ?

Ce que Mahomet a dit et fait a valeur de loi. Tout ce qu’il a fait n’est certes pas obligatoire, mais est permis, (exception faite du nombre d’épouses, mais je ne crois pas qu’il y ait d’autres exceptions).

Le Temps d’y Penser : On soulignait l’ignorance du Musulman moyen…

Rémi Brague : … elle vaut celle du chrétien moyen, notez bien : nous sommes de ce point de vue logés à la même enseigne !

Le Temps d’y Penser : Justement ! Nombre de rencontres entre chrétiens et musulmans ont lieu dans un tel esprit d’ouverture que les chrétiens ne sont plus dans une posture d’annonciation. Comme s’il fallait convertir les athées, les agnostiques, mais qu’au fond, la religion musulmane était bien assez suffisante pour eux, peut-être pas la vraie, mais au fond pas si éloignée de la foi chrétienne…

Rémi Brague : Il faut ici se méfier de ce qu’on entend par religion. En Occident, même l’athée le plus recuit croit savoir ce qu’est une religion et pense que c’est une sorte de christianisme. Mais c’est plus compliqué que ça. Regardez le bouddhisme : une sagesse, une philosophie ? Pour l’Islam, il faut également prendre garde. Une doctrine qui vous dit tout ce que vous pouvez et devez faire, ce n’est plus une religion, c’est une loi. Au Moyen Âge, les médiévaux appelaient l’Islam – ainsi que les deux autres religions – lex, la loi. Ca me semble plus juste. C’est une manière de vivre plus que de croire. En ce sens, nous avons plus affaire à une orthopraxie qu’une orthodoxie.

Le Temps d’y Penser : On peut être un bon musulman sans être croyant, alors ?

Rémi Brague : Non, aucun Musulman ne vous dirait ça. Il est très difficile qu’un Musulman soit athée. Même non pratiquant, s’il est en terre d’Islam, il fera le ramadan, et pas seulement par hypocrisie ou peur, mais aussi par solidarité. De ce point de vue, c’est vraiment différent et comprendre l’Islam réclame une véritable ascèse intellectuelle : essayer de comprendre une autre religion comme elle se comprend elle-même.

Le Temps d’y Penser : On comprend l’extrême difficulté du dialogue interreligieux, même de bonne foi, même entre bons spécialistes.

Rémi Brague : Le principal danger est la paresse intellectuelle : « Au fond, ils disent Allah, ça doit être Dieu, Issa c’est Jésus, Ibrahim pour Abraham, Iman c’est la foi, etc. »

Il faut extrêmement prudent et regarder ce qu’il y a derrière les mots. Quand ils disent « Dieu est miséricordieux, » parle-t-on de la même miséricorde que celle du Dieu des chrétiens ? Allah n’est miséricordieux qu’envers ceux qui croient en lui et hait les incrédules (Coran, XL, 10) : il y a une différence, non ?

Propos recueillis par Louis Charles et Henry le Barde


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