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24/05/2014

La société qui peut lire son avenir dans son passé est une société en repos

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« Comme l’a souligné Marcel Conche, la société qui peut lire son avenir dans son passé est une société en repos, sans inquiétude. Sur cette permanence se fonde le sentiment de sécurité. Au contraire, les nouveautés, le “progrès” apporteront le trouble. À partir du moment où l’on rêve de cité idéale et de lendemains meilleurs, se trouve tué en chacun le contentement. Dès lors, domine le mécontentement de soi et du monde. Ce qui est figuré sur le bouclier d’Achille est au contraire une société heureuse, tout à la joie de vivre comme elle a toujours vécu. Les noces sont joyeuses, l’équité règne, l’amitié civique est générale. Quand la guerre survient, la cité attaquée fait front, tout le peuple se porte sur les remparts, l’ennemi n’a pas d’allié dans la place. »

Dominique Venner, Un Samouraï d’Occident

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Mourir sans avoir rien à quitter !

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« Au jugement dernier on ne pèsera que les larmes. »

« Certains se demandent encore si la vie a un sens ou non. Ce qui revient en réalité à s’interroger si elle est supportable ou pas. Là s’arrêtent les problèmes et commencent les résolutions. »

« La mort n’a de sens que pour ceux qui ont aimé la vie passionnément. Mourir sans avoir rien à quitter ! Le détachement est négation de la vie comme de la mort. Celui qui a vaincu la peur de mourir a triomphé aussi de la vie, elle qui n’est que l’autre nom de cette peur. »

Emil Michel Cioran, Des larmes et des saints

 

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Le manque d’éducation dans le choix de ses tristesses

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« Être incapable de résister à soi-même, voilà où aboutit le manque d’éducation dans le choix de ses tristesses. »

« Nous portons en nous toute la musique : elle gît dans les couches profondes du souvenir. Tout ce qui est musical est affaire de réminiscence. Du temps où nous n’avions pas de nom, nous avons dû tout entendre. »

« Aurai-je assez de musique en moi pour ne jamais disparaître ? »

Emil Michel Cioran, Des larmes et des saints

 

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Le chemin vers cet état d’éveil où palpite la conscience aiguisée

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« Les peuples ne sont pas initiés aux cosmogonies, ni ne se voient révéler le chemin vers cet état d’éveil où palpite la conscience aiguisée. Quoi que vous puissiez faire, jamais la masse des hommes n’atteindra cette vibration de la pleine conscience. Il ne leur est pas possible d’aller au-delà d’un soupçon de conscience. En foi de quoi il faut leur donner des symboles, des rituels et des signes qui empliront leur corps de vie jusqu’à la mesure qu’ils peuvent contenir. Plus leur serait fatal. C’est la raison pour laquelle il convient de les tenir à l’écart du vrai savoir, de crainte que, connaissant les formules sans jamais avoir traversé les expériences qui y correspondent, ils deviennent insolents et impies, croyant avoir atteint le grand tout quand ils ne maîtrisent en réalité qu’un verbiage creux. La connaissance ésotérique sera toujours ésotérique, car la connaissance est une expérience, non une formule. Par ailleurs, il est stupide de galvauder les formules. Même un petit savoir est chose dangereuse. Aucune époque ne l’a mieux montré que la nôtre. Le verbiage est, en définitive, ce qu’il y a de plus désastreux. »

David Herbert Lawrence, Croquis Etrusques

 

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23/05/2014

Le lignage, la langue, la religion, la coutume

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« Toujours, les hommes se sont posé la question entre toutes fondamentale de ce qu’ils sont. Ils y répondent en invoquant le lignage, la langue, la religion, la coutume, c’est-à-dire leur identité, leur tradition (...) Il n’y a que des hommes concrets, fils d’une hérédité, d’une terre, d’une époque, d’une culture, d’une histoire, d’une tradition qui forment la trame de leur destin.

Un groupe humain n’est un peuple que s’il partage les mêmes origines, s’il habite un lieu, s’il ordonne un espace, s’il lui donne des directions, une frontière entre l’intérieur et l’extérieur. Ce lieu, cet espace ne sont pas seulement géographiques, ils sont spirituels. Pourtant le site est d’ici et non d’ailleurs. C’est pourquoi l’identité d’un peuple s’affirme notamment dans sa manière de travailler le sol, le bois, la pierre, de leur donner une forme. Sa singularité se manifeste dans ce qu’il bâtit, dans ce qu’il crée, dans ce qu’il fait. Chaque peuple a une façon personnelle de se relier à l’espace et au temps. L’instant de l’Africain n’est pas celui de l’Européen ni de l’Asiatique. »

Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens : 30 000 ans d'identité

 

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Devant la défaite, la douleur et la mort

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« "Souffrir pour comprendre", écrivait Eschyle dans Agamemnon. Il est implicitement admis que c’est devant la défaite, la douleur et la mort que l’homme se révèle. »

Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens : 30 000 ans d'identité

 

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Une ablation de la mémoire

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« De grands efforts ont été faits pour briser le fil du temps et sa cohérence, pour interdire aux européens de retrouver dans leurs ancêtres leur propre image, pour leur dérober leur passé et faire en sorte qu’il leur devienne étranger. De tels efforts ont des précédents. Du Haut Moyen Âge à la Renaissance, de nombreux siècles ont été soumis à une ablation de la mémoire et à une réécriture totale de l’histoire. En dépit des efforts déployés, cette entreprise a finalement échoué. Celle, purement négative, conduite depuis la deuxième partie du XXe siècle, durera beaucoup moins. Venant d’horizons inattendus, les résistances sont nombreuses. Comme dans le conte de la Belle au bois dormant, la mémoire endormie se réveillera. Elle se réveillera sous l’ardeur de l’amour que nous lui porterons. »

Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens : 30 000 ans d'identité

 

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La devotio

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« À l’époque romaine archaïque, la devotio était une sorte de suicide accompli pour le salut de la patrie, un serment par lequel un général s’offrait en sacrifice aux dieux en échange de la victoire. »

Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens : 30 000 ans d'identité

 

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La mémoire des générations futures

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« L’histoire est créatrice de sens. À l’éphémère de la condition humaine, elle oppose le sentiment d’éternité des générations et des traditions. En sauvant de l’oubli le souvenir des pères, elle engage l’avenir. Elle accomplit un désir de postérité inhérent aux hommes, le désir de survivre à sa propre mort. Ce désir a pour objet la mémoire des générations futures. C’est en espérant y laisser une trace que l’on s’efforce de forger l’avenir. Avec la perpétuation d’une lignée, cela fut l’un des moyens conçus par nos ancêtres pour échapper au sentiment de leur propre finitude. »

Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens : 30 000 ans d'identité

 

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L'épée spirituelle qui fait pâlir les monstres et les tyrans

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« Notre monde ne sera pas sauvé par des savants aveugles ou des érudits blasés. Il sera sauvé par des poètes et des combattants, par ceux qui auront forgé l' "épée magique" dont parlait Ernst Jünger, l'épée spirituelle qui fait pâlir les monstres et les tyrans. Notre monde sera sauvé par les veilleurs postés aux frontières du royaume et du temps. »

« Avec le feu de la volonté, l'idée courtoise de l'amour, la quête de la sagesse et le sens tragique de la destinée, l'un des traits natifs de l'Europe est l'harmonie entre le clan, la cité et la libre individualité, affirmée déjà au temps de la féodalité achéenne. »

« Accepter le destin d'un cœur ferme n'est pas une vertu, c'est être un homme selon Homère, tout simplement. »

Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens : 30 000 ans d'identité

 

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22/05/2014

L’essence d’une civilisation

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« La tradition telle que je l’entends de façon neuve et même "révolutionnaire" n’est pas l’ensemble des us et coutumes, une certaine façon d’agir ou de penser transmise par l’éducation ou l’usage. Elle n’est pas non plus ce qui s’oppose à la modernité. Elle est encore moins un ensemble de principes universels et surnaturels imaginés par des gnostiques. Elle n’est pas le souvenir nostalgique d’un Âge d’or disparu. La tradition telle que je l’entends n’est pas le passé, mais au contraire ce qui ne passe pas et qui revient toujours sous des formes différentes. Elle désigne l’essence d’une civilisation sur la très longue durée, ce qui résiste au temps et survit aux influences perturbatrices de religions, de modes ou d’idéologies importées. »

Dominique Venner, Un Samouraï d’Occident

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Une pensée de grande altitude

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« Dans son essai sur "La Mort au Japon", Maurice Pinguet a établi une comparaison entre l’esprit de la noblesse d’épée japonaise et celui de l’artistocratie européenne à son automne, à l’époque baroque, entre la fin du XVIe et le début du XVIIe siècle. Cela vaut la peine d’y réfléchir : "Tout en se connaissant les mêmes principes d’honneur et de service que les samouraï, la noblesse d’épée (française) ne réussit pas à faire triompher ses valeurs, car depuis l’échec de la Fronde, c’est une version bourgeoise de la bienfaisance chrétienne qui s’affirme. Elle s’en consolera en brocardant le pharisaisme, en riant des tartufes et de leurs dupes." Ce que firent en effet La Rochefoucauld et les anciens frondeurs réfugiés par dépit dans le jansénisme. "Au Japon", poursuit Pinguet, "l’éthique martiale réussit à s’imposer parce qu’elle mit l’accent sur l’abnégation (...). Celui qui répond de son honneur sur sa vie ne peut être soupçonné de mensonge. Il agit, c’est assez...". Ce n’est pas une pensée banale. C’est même une pensée de grande altitude. »

Dominique Venner, Un Samouraï d’Occident

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21/05/2014

Le stoïcisme n’est le propre d’aucune catégorie sociale...

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« Que le personnage principal de "The Queen" appartienne à l’exception, c’est l’évidence. Cette singularité est associée à sa fonction et à l’idée exigeante qui l’habite. Mais cette exceptionnalité souligne chez la reine des sentiments supérieurs qui ne sont l’apanage ni de sa fonction ni de son rang. Les mêmes sentiments, moins spectaculaire, habitent certainement nombre de ses sujets anonymes et bien d’autres personnes ailleurs. Le stoïcisme n’est le propre d’aucune catégorie sociale. Ne pas se plaindre, conserver pour soi ses peines, ne pas étaler ses sentiments, ses humeurs, ses états d’âme, ses drames affectifs ou gastriques. S’interdire de parler d’argent, de santé, de cœur et de sexe, tout le contraire de ce qui s’étale dans les magazines de salons de coiffure et chez les "psys".

 Dans son roman "Les Carnets du colonel Bramble", André Maurois, qui avait participé à la Première Guerre mondiale, a tracé un portrait éloquent des jeunes officiers britanniques élevé à l’école du stoïcisme : "On a passé leur jeunesse à leur durcir la peau et le cœur. Ils ne craignent ni un coup de poing, ni un coup du sort. Ils considèrent l’exagération comme le pire des vices et la froideur comme un signe d’aristocratie. Quand ils sont très malheureux, ils mettent un masque d’humour. Quand ils sont très heureux, ils ne disent rien du tout..."
À défaut de contrôler le destin, on leur a appris à se contrôler eux-mêmes. »

Dominique Venner, Un Samouraï d’Occident

 

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Tenir debout quoi qu’il arrive

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« Les dragons sont vulnérables et mortels. Les héros et les dieux peuvent toujours revenir. Il n’y a de fatalité que dans l’esprit des hommes. »

« La seule vérité est de se tenir debout quoi qu’il arrive, de faire face à l’absurdité du monde pour lui donner une forme et un sens, de travailler et de se battre si l’on est un homme, d’aimer si l’on est une femme. »

Dominique Venner, Le cœur rebelle

 

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Être à soi-même sa propre norme

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« Comment peut-on être rebelle aujourd’hui ? Je me demande surtout comment on pourrait ne pas l’être ! Exister, c’est combattre ce qui me nie. Être rebelle, ce n’est pas collectionner des livres impies, rêver de complots fantasmagoriques ou de maquis dans les Cévennes. C’est être à soi-même sa propre norme. S’en tenir à soi quoi qu’il en coûte. Veiller à ne jamais guérir de sa jeunesse. Préférer se mettre tout le monde à dos que se mettre à plat ventre. Pratiquer aussi en corsaire et sans vergogne le droit de prise. Piller dans l’époque tout ce que l’on peut convertir à sa norme, sans s’arrêter sur les apparences. Dans les revers, ne jamais se poser la question de l’inutilité d’un combat perdu. »

Dominique Venner, Le Cœur rebelle

 

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