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07/03/2014

Il faut bien que je vous répète la vérité autant de fois qu’ils vous ont répété le mensonge

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« Enfants de France, ils vous disent que je répète toujours la même chose. C’est qu’il faut bien que je vous répète la vérité autant de fois qu’ils vous ont répété le mensonge. »

« Enfants de France, les tartuffes du nouvel ordre prêchent l’union. Nous savons ce qu’ils entendent par là. Les hommes de la capitulation vous invitent à capituler une fois de plus avec vos idéals et vos drapeaux. Moi je vous dis : allez de l’avant, marchez droit demain vers ce qui vous semblera juste et vrai. Les homme de la déroute font semblant de pleurnicher en s’accusant de s’être combattu au nom des principes. Ils mentent. C’étaient bien plutôt les convictions qui manquaient à notre pays, mais il regorgeait d’intérêts et d’appétits, de sceptique et de cynique. allez de l’avant ! débrouillez vous ! Il est bon qu’il y ait chez nous des communistes, des anarchistes, des royalistes, des socialistes, s’ils sont sincères – pourvu qu’on en ait fini avec les conservateurs. il est bon qu’il y ait des croyants et des incroyants, des croyants pour servir le Bon Dieu, des incroyants pour faire honte à ceux qui croient le servir en méprisant leur prochain, aux bigots fanatiques, aux gens d’église ambitieux. Il est bon qu’il y ait des anarchistes pour cracher à la figure des lâches qui nourrissent l’abject espoir d’être, de la naissance à la mort, entretenu par l’état. L’union d’un grand peuple ressemble à l’équilibre d’un homme qui marche, elle se défait et se refait sans cesse. allez de l’avant ! Vous n’avez à haïr que les traitres, à mépriser que l’imposture, à condition que vous restiez loyaux et sincères, le génie français se chargera de simplifier et de réconcilier pour vous. Que vos opinions diffèrent, qu’importe, si vous restez d’accord sur l’honneur et la justice. Nous avons failli périr non de la lutte des idées, mais de la démission des consciences. »

Georges Bernanos, Le lendemain c’est vous

 

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Être là...

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« Le principal au point de vue de l’existence dans l’histoire n’est pas de réussir (ce qui ne dure pas) mais d’avoir été là (ce qui est ineffaçable). »

Jacques Maritain, Pour une philosophie de l'Histoire

 

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La charité même de Dieu ne panse point celui qui n'a pas de plaies

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« Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise pensée. C'est d'avoir une pensée toute faite. Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise âme et même de se faire une mauvaise âme. C'est d'avoir une âme toute faite. Il y a quelque chose de pire que d'avoir une âme même perverse. C'est d'avoir une âme habituée.
On a vu les jeux incroyables de la grâce et les grâces incroyables de la grâce pénétrer une mauvaise âme et même une âme perverse et on a vu sauver ce qui paraissait perdu. Mais on n'a jamais vu mouiller ce qui était verni, on n'a pas vu traverser ce qui était imperméable, on n'a pas vu tremper ce qui était habitué.
Les “honnêtes gens” ne mouillent pas à la grâce.
C'est que précisément les plus honnêtes gens, ou simplement les honnêtes gens, ou enfin ceux qu'on nomme tels, n'ont point de défauts eux-mêmes dans l'armure. Ils ne sont pas blessés. Leur peau de morale, constamment intacte, leur fait un cuir et une cuirasse sans faute.
Ils ne présentent pas cette ouverture que fait une affreuse blessure, une inoubliable détresse, un regret invincible, un point de suture éternellement mal joint, une mortelle inquiétude, une invincible arrière-anxiété, une amertume secrète, un effondrement perpétuellement masqué, une cicatrice éternellement mal fermée. Ils ne présentent pas cette rentrée à la grâce qu'est essentiellement le péché. Parce qu'ils ne sont pas blessés, ils ne sont pas vulnérables. Parce qu'ils ne manquent de rien, on ne leur apporte rien. Parce qu'ils ne manquent de rien, on ne leur apporte pas ce qui est tout.
La charité même de Dieu ne panse point celui qui n'a pas de plaies.
C'est parce qu'un homme était par terre que le Samaritain le ramassa. C'est parce que la face de Jésus était sale que Véronique l'essuya d'un mouchoir. Or celui qui n'est pas tombé ne sera jamais ramassé ; et celui qui n'est pas sale ne sera pas essuyé. »

Charles Péguy, Note conjointe sur M. Descartes et la philosophie cartésienne

 

 

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06/03/2014

La protestation peut atteindre des paliers d'indignation proprement divine

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 « Enfant, je supposais que la gaieté était une bonne chose, mais je pensais aussi que c'était lâche de ne pas protester contre des choses qui étaient réellement mauvaises. Après un interlude de sophistication intellectuelle et de stériles antithèses, j'en suis venu à pouvoir enfin penser ce qu'alors je ne faisais que ressentir. Mais, ce faisant, j'ai compris que la protestation peut atteindre des paliers d'indignation proprement divine, et que la gaieté n'était que le pâle écho d'une joie bien plus divine... »

Gilbert Keith Chesterton, L'Église catholique et la conversion

 

 

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05/03/2014

Il ne s'agit pas d'avoir une religion qui nous accorde la liberté

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« Nous n'avons pas besoin d'une religion qui ait raison là où nous avons déjà raison. Ce dont nous avons besoin, c'est d'une religion qui ait raison lorsque nous avons tort. Pour ce qui est des modes contemporains, il ne s'agit pas d'avoir une religion qui nous accorde la liberté, mais (dans le meilleur des cas) de bénéficier d'une liberté qui nous permette d'avoir une religion. »

Gilbert Keith Chesterton, L'Église catholique et la conversion

 

 

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04/03/2014

Nous prenons le christianisme comme un risque

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« Nous sommes les fils des cathédrales et non des opulentes églises de la renaissance si dorées, si confortables, des luxueux salon de prière si propices aux examens de conscience minutieux, dirigés par des professeurs de psychologie, avec des exercices si compliqués que toute la vie se passe à tremper et retremper une volonté dont on risque de n’avoir jamais le temps de se servir pour le bien du prochain. Nous ne sommes pas fait pour ces travaux en chambre. Nos cathédrales sont si hautes et si ouvertes que nous avons appris à ne pas craindre les courants d’air. Nous prenons le christianisme comme nous prenons la vie – les deux ne font qu’un – nous le prenons comme un risque. Nous n’avons jamais souhaité être traité en nourrissons. Nous sommes de libres enfants du Bon Dieu. »

Georges Bernanos, Le lendemain c'est vous

 

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Michel Onfray : MAUVAIS GENRE

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« MAUVAIS GENRE -

Je découvre avec stupéfaction les racines très concrètes de la fumeuse théorie du genre popularisée dans les années 90 aux Etats-Unis par la philosophe Judith Butler qui ne cache pas l’inscription de sa pensée dans la lignée déconstructiviste de Foucault, Deleuze-Guattari et Derrida.

En 1966, les époux Reimer consultent le docteur John Money (1921-2006), sexologue et psychologue néo-zélandais spécialiste de l’hermaphrodisme à l’université américaine Johns Hopkins. Cet homme affirme depuis 1955 que l’identité sexuelle biologique du mâle ou de la femelle ne suffit pas à constituer le genre sexuel du garçon ou de la fille – la thèse cardinale de la Théorie du Genre. Le problème des Reimer ? La circoncision de David pour des raisons médicales, un phimosis, l’un de leurs jumeaux, a raté : la cautérisation électrique a brûlé le pénis, la verge est calcinée.

Le Docteur Money saisit l’occasion pour prouver expérimentalement la validité de ses hypothèses théoriques. Il invite les parents à éduquer David comme une fille. David devient Brenda. Il subit un traitement hormonal. Quatorze mois plus tard, on lui retire les testicules. Elle est habillée en fille, traitée comme telle. A six ans, il semble devenu une fille. John Money publie des articles et des livres pour défendre la théorie du genre avec ce qui est devenu dans la littérature spécialisée « le cas John / Joan ».

Or David/Brenda grandit douloureusement. Sa voix mue à l’adolescence ; il est attiré par les filles. Le médecin veut lui imposer une vaginoplastie ; il refuse. Money contraint les deux jumeaux à simuler des relations sexuelles pour stimuler le désir de David. A treize ans, David menace de se suicider si ses parents continuent à lui imposer les visites à Money. A quinze ans, le jeune homme arrête son traitement hormonal et se fait prescrire de la testostérone. Il subit une mastectomie et deux opérations de phalloplastie. Ses problèmes identitaires le détruisent. Il boit. Il suit un traitement médical pour schizophrénie.

Devant sa détresse ses parents lui révèlent enfin la vérité. Brenda redevient ce qu’il était : David. Il épouse une femme. Mais ne trouve ni la paix, ni la sérénité. Il se suicide en 2002 par une overdose de médicaments. Son frère Brian met fin lui aussi à ses jours en 2004. Silence de Money qui avait publié Homme & Femme, Garçon & Fille en 1972 en racontant l’histoire qui prouvait selon lui la validité de ses hypothèses. Précisons qu’il défendait par ailleurs la pédophilie et stigmatisait l’hétérosexualité comme une convention à déconstruire…

En 1997, Milton Diamond, professeur d’anatomie et de biologie reproductrice de l’université de Hawaï, découvre la falsification et la dénonce. Money réplique et dénonce… une conspiration de l’extrême-droite et des mouvements anti-féministes ! Ses partisans épousent son délire : les vrais souvenirs de David sont présentés comme relevant du « syndrome des faux souvenirs »… Autrement dit : le menteur dit vrai ; l’homme qui dit vrai, ment – mais ne le sait pas ! Effet de l’inconscient… Dénégation du réel une fois de plus chez cet homme qui croyait plus juste ses délires que la réalité qui, si la raison ne l’avait pas déserté, lui prouvait pourtant la nature délirante de ses théories.

Judith Butler fait le tour du monde en défendant ces délires. La presse de la bienpensance française de gauche lui ouvre largement ses colonnes. De la même façon que le réel a montré les erreurs de Marx & de Lénine, de Freud & de Lacan, mais qu’il y a toujours des marxistes & des freudiens, le réel a montré en 2002 que la théorie du genre était une fiction dangereuse, mais quantité de gens souscrivent à cette nouvelle déraison – dont Najat Valaud-Belkacem. Un jour viendra où l’on fera le compte des ravages effectués par cette sidérante idéologie post-moderne. Quand ? Et après quels considérables dommages ? »

Michel Onfray, La chronique mensuelle de Michel Onfray | N° 106 – Mars 2014 : Mauvais Genre

 

 

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Chant Orthodoxe Roumain...

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03/03/2014

Léo Ferré : Avec le Temps

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Léo Ferré

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02/03/2014

La vie est courte, mais l’ennui l’allonge

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« Il ne faudrait produire que des chefs-d'œuvre et dédaigner la gloire, comme il faudrait gagner beaucoup d'argent pour vivre pauvre.

Il faut renoncer à tout ce qu'autrui ramasse trop facilement. » (25 janvier 1906)

 

« Le mot le plus vrai, le plus exact, le mieux rempli de sens, c'est le mot "rien". » (26 janvier 1906)

 

« La vie est courte, mais l’ennui l’allonge. Aucune vie n’est assez courte pour que l’ennui n’y trouve pas sa place » (5 mars 1906)

 

« Ne comptez pas trop sur la société pour faire des réformes : réformez-vous vous-même. » (13 mars 1906)

 

« Je deviens un peu plus modeste, mais un peu plus orgueilleux de ma modestie. » (26 mars 1906)

 

« Je ne veux pas me mettre moi-même en avant, mais ça m’ennuie qu’on ne vienne pas me chercher par la main en disant : "Voilà l’homme qu’il nous faut". D’ailleurs, je refuserais de suivre. » (16 avril 1906)

 

« Il y a des choses que je m'efforce de ne pas dire, mais je souhaite qu'on les devine. » (16 avril 1906)

 

Jules Renard, Journal

 

 

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L'abrutissement pour tous et pour toutes, au nom de l'amour, bien sûr

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« Attention, pas de blague : vous approuvez hautement le mariage pour tous, c'est-à-dire l'abrutissement pour tous et pour toutes, au nom de l'amour, bien sûr. Vous ne voyez pas d'inconvénients à ce que les enfants soient fabriqués, adoptés, toujours par amour. La procréation médicalement assistée (déjà une vieille histoire) vous semble un pas positif sur la Lune, et la gestation pour autrui une preuve, même rétribuée, d'amour pour l'humanité. Ne craignez rien, tout sera de plus en plus calme, discret, furtif, attentionné, comme une euthanasie amoureuse. Naissez, faites naître, occupez-vous de ce qui naît, soyez utile, taisez-vous, mourez.

Un petit garçon de 3 ans déclare un jour au couple de fortes lesbiennes américaines qui l'élève: "Je suis une fille." Miracle, il a tout compris. Ce nouveau messie n'en démord pas, les psychiatres le fêtent, il doit être acheminé vers son choix émouvant, son destin. A 11 ans, il aura droit à un traitement hormonal pour lui éviter une masculinité fâcheuse. On ne parle pas encore ouvertement de castration, mais chacun sait que le pénis, et ses possibilités, reste un élément perturbateur de la civilisation, une sorte de parasite. Ces deux parentes sont d'avant-garde. On attend la petite fille qui s'exclamera soudain, devant ses deux parents masculins: "je suis un garçon!" Suivra, non pas l'ablation, mais la greffe. De toute façon, les recherches convergent: il n'y a pas seulement deux sexes, mais des centaines, et, après des millénaires d'imposture, l'avenir est largement ouvert à toutes les complexités.

Pour l'instant, vous évitez d'être traité de phobe,. "Homophobe" est devenu une accusation grave et courante, un délit réprimé par la loi. Vous ne vous sentez pas phobe, ce qui voudrait dire effrayé par des comportements intimes autres que les vôtres. Les vôtres, d'ailleurs, si je suis bien informé (mais cela reste entre nous), ne font partie d'aucun ensemble connu. Vous seriez donc seul de votre espèce ? Eh oui, et c'est bien là la preuve de votre contre-folie. »

Philippe Sollers, Médium

 

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01/03/2014

C’est bien plutôt parce que les Français ont déjà perdu leur identité qu’ils ne parviennent pas à comprendre que les immigrés veulent garder la leur

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« S’il m’est arrivé de critiquer le Front national, c’est tout simplement que je n’en partage pas les idées. Donner à croire que sans l’immigration, tous les problèmes seraient automatiquement résolus, est une contre-vérité manifeste. Faire de ce problème l’axe central du discours politique, c’est se vouer à n’apparaître que comme le parti de la xénophobie et de l’exclusion, avec comme conséquence de s’interdire de jamais parvenir au pouvoir. L’immigration est un problème bien réel, mais ce n’est pas elle qui est responsable de la disparition de l’identité française. C’est bien plutôt parce que les Français ont déjà perdu leur identité qu’ils ne parviennent pas à comprendre que les immigrés veulent garder la leur. Le principal facteur de dissolution des identités dans le monde actuel est la logique de la marchandise, qui tend à éliminer toute garantie symbolique des échanges : la désymbolisation équivaut à l’effacement de tout repère identitaire excédant l’intérêt comptable et la logique du profit. Le Front national est par ailleurs un parti nationaliste, antifédéraliste, antirégionaliste, antieuropéen, jacobin. Mes positions sur tous ces points sont à l’opposé des siennes. »

« Le regard que la Nouvelle Droite a fréquemment porté sur le monde indo-européen ne relève pas de la nostalgie ou de la sacralisation des racines. Outre son intérêt intrinsèque du point de vue du savoir, il permet seulement de constater à quel point le système des valeurs de l’Europe des origines différait de celui qui prévaut aujourd’hui. L’idéologie tripartie des Indo-Européens, telle qu’a pu la restituer Georges Dumézil, n’est évidemment pas un modèle institutionnel transposable dans le monde actuel. Il nous permet en revanche de constater, par exemple, que l’économie et le commerce étaient dans l’Antiquité considérée comme des activités inférieures, que les valeurs de gratuité et de don primaient les valeurs d’utilité et d’intérêt, que l’homme se situait par rapport au cosmos dans un rapport de co-appartenance harmonieuse, et non dans un rapport de maîtrise instrumentale relevant de l’hybris (la démesure), que l’individu isolé n’était tout simplement pas représentable hors de son contexte social et culturel, que la dimension "publique" de l’existence était posée comme supérieure à la vie privée, que le droit était à l’origine une relation et non un attribut, etc. »

Alain de Benoist, sur le site "Occidental Quaterly" en 2005

 

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28/02/2014

Car moi j’ai subi tous ces amours...

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« Il y a tant d’amours dans la vie pour l’homme ! À quatre ans, amour des chevaux, du soleil, des fleurs, des armes qui brillent, des livrées de soldat ; à dix, amour de la petite fille qui joue avec vous, à treize, amour d’une grande femme à la gorge replète, car je me rappelle que ce que les adolescents adorent à la folie, c’est une poitrine de femme, blanche et mate.

Je faillis me trouver mal la première fois que je vis tout nus les deux seins d’une femme. Enfin, à quatorze ou quinze, amour d’une jeune fille qui vient chez vous. Un peu plus qu’une soeur, moins qu’une amante. Puis à seize, amour d’une autre femme jusqu’à vingt-cinq. Puis on aime peut-être la femme avec qui on se mariera.

Cinq ans plus tard, on aime la danseuse qui fait sauter sa robe de gaze sur ses cuisses charnues. Enfin, à trente-six, amour de la députation, de la spéculation, des honneurs ; à cinquante, amour du dîner du ministre ou de celui du maire ; à soixante, amour de la fille de joie qui vous appelle à travers les vitres et vers laquelle on jette un regard d’impuissance, un regret vers le passé.

Tout cela n’est-il pas vrai ? Car moi j’ai subi tous ces amours, pas tous cependant, car je n’ai pas vécu toutes mes années, et chaque année dans la vie de bien des hommes est marquée par une passion nouvelle, celle des femmes, celle du jeu, des chevaux, des bottes fines, des cannes, des lunettes, des voitures, des places. »

Gustave Flaubert, Mémoires d’un fou

 

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D'ailleurs comment se tourner vers La Mecque cinq fois par jour en orbitant à 50 000 km/h entre Mars et Jupiter ?

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Une fatwa interdit aux musulmans de se rendre sur Mars

 

« Je ne sais à quoi peut ressembler une planète complètement islamisée, sinon à un Sahara géant, je crois que quelque chose dans le plan de la Surnature en empêche l'occurrence, sous peine d'autodestruction de cette planète et peut être de la vie intelligente ailleurs dans le cosmos.
Aucune conquête spatiale ne sera possible avant la résultante de l'Armageddon qui s'annonce. S'il est probable, après tout, qu'une telle religion puisse localement anéantir une humanité planétaire, il me semble improbable que le plan de la Surnature puisse inclure son expansion surnaturelle dans l'Espace. D'ailleurs comment se tourner vers La Mecque cinq fois par jour en orbitant à 50 000 km/h (et donc en rotation constante, y compris sur soi-même) entre Mars et Jupiter, objets eux-mêmes en rotation constante, comme notre propre Terre ? »

Maurice G. Dantec, American Black Box. Le Théâtre des opérations 3 : journal métaphysique et polémique, 2002-2006

 

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27/02/2014

Notre époque montre une forte tendance au pacifisme. Ce courant émane de deux sources, l'idéalisme et la peur du sang. L'un refuse la guerre par amour des hommes, et l'autre parce qu'il a peur.

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Au premier plan, Ernst Jünger, avec derrière lui Emil Cioran

« La guerre est la plus forte rencontre des peuples. Alors que commerce et circulation, compétitions et congrès ne font se joindre que les pointes avancées, la guerre engage l'équipe au complet, avec un objectif seul et unique : l'ennemi. Quels que soient les problèmes et les idées qui agitent le monde, toujours leur sort se décida par la confrontation dans le sang. Certes toute liberté, toute grandeur et toute culture sont issues du silence de l'idée, mais seules les guerres ont pu les maintenir, les propager ou les perdre. La guerre seule a fait des grandes religions l'apanage de la terre entière, a fait surgir au jour, depuis leurs racines obscures, les races les plus capables, a fait d'innombrables esclaves des hommes libres. La guerre n'est pas instituée par l'homme, pas plus que l'instinct sexuel ; elle est loi de nature, c'est pourquoi nous ne pourrons jamais nous soustraire à son empire. Nous ne saurions la nier, sous peine d'être engloutis par elle.

Notre époque montre une forte tendance au pacifisme. Ce courant émane de deux sources, l'idéalisme et la peur du sang. L'un refuse la guerre par amour des hommes, et l'autre parce qu'il a peur.

Le premier est de la trempe des martyrs. C'est un soldat de l'idée ; il est courageux : on ne peut lui refuser l'estime. Pour lui, l'humanité vaut plus que la nation. Il croit que les peuples, dans leur furie, ne font que frapper l'ennemi de plaies sanglantes. Et que lorsque les armes ferraillent, on cesse d'oeuvrer à la tour que nous voulons pousser jusqu'au ciel. Alors il s'arc-boute entre les vagues sanglantes et se fait fracasser par elles.

Pour l'autre, sa personne est le bien le plus sacré ; par conséquent il fuit le combat, ou le redoute. C'est le pacifiste qui fréquente les matchs de boxe. il s'entend revêtir sa faiblesse de mille manteaux chatoyants - celui du martyr de préférence -, et bon nombre d'entre eux ne sont que trop séduisants. Si l'esprit d'un peuple entier pousse dans ce sens, c'est le tocsin de la ruine prochaine. Une civilisation peut être aussi supérieure qu'elle veut - si le nerf viril se détend, ce n'est plus qu'un colosse aux pieds d'argile. Plus imposant l'édifice, plus effroyable sera le chute. »

Ernst Jünger, La Guerre comme expérience Intérieure

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