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15/09/2014

Un troupeau interchangeable

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« La santé, l’argent, l’amour sont des prétentions trop courantes. Retranché derrière son pupitre, Quentin voyait l’humanité sous la forme d’un troupeau interchangeable, dont les individus ne tiraient leur singularité que des manies les plus futiles. »

Antoine Blondin, Un singe en hiver

 

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Prôner la guerre des sexes

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« Loin de s’en tenir à la légitime promotion des valeurs féminines ou à une non moins légitime revalorisation de la féminité, ce féminisme différentialiste radical prend donc appui sur les valeurs féminines pour prôner la guerre des sexes à partir d’un simple schéma oppresseurs/oppressés. Cette déviation amènera certaines féministes à faire un parallèle trompeur entre lutte des classes et lutte des sexes : les femmes devraient se débarrasser de la domination des hommes à la façon dont les travailleurs doivent en finir avec l’exploitation de leur travail par les patrons, la famille étant considérée au même titre que la politique comme un épiphénomène du mode de production. "La révolution féminine doit maintenant compléter la révolution prolétaire", disait déjà Auguste Comte. C’est oublier qu’il y a précisément entre les sexes une complémentarité dont on serait bien en peine de trouver l’équivalent dans les rapports entre le Capital et le prolétariat. La "société sans sexes" n’est pas le parallèle de la société sans classe ! »

Alain de Benoist, Les Démons du Bien

 

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La jeune femme moderne s’intéressait principalement à son nombril

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« Des lectrices enfermées dans une pièce commentaient entre elles des magazines, évoquant leurs attentes en la matière, tandis que des têtes d’oeufs transformaient tout cela en tableaux. Le résultat fut un rapport qui fonderait la politique éditoriale, dans lequel il apparaissait que la jeune femme moderne s’intéressait principalement à son nombril et qu’elle attendait d’un magazine "qu’il la console, la détende, la libère de ses tabous, l’aide à se sentir femme, sans l’ennuyer avec un contenu trop intellectuel ou trop éloigné de ses préoccupations quotidiennes". La grande surprise , notamment pour la chef de rubrique "enfance et adolescence", c’était le peu d’intérêt manifesté pour ces sujets, vécus comme un "enfermement qu’un magazine plaisant à lire devrait faire oublier le temps de la lecture". Exit les enfants, les rhumes et les tisanes aux plantes, bonjour à la sodomie conviviale, véritable passion d’époque. »

Olivier Maulin, Gueule de Bois

 

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Ces démarches imbéciles, ces milles projets qui n’aboutissent à rien

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« Le pire, c’est qu’on se demande comment le lendemain on trouvera assez de forces pour continuer à faire ce qu’on a fait la veille ? Où on trouvera la force pour ces démarches imbéciles, ces milles projets qui n’aboutissent à rien, ces tentatives pour sortir de l’accablante nécessité, tentatives qui toujours avortent et toutes pour aller se convaincre une fois de plus que le destin est insurmontable, qu’il faut retomber en bas de la muraille chaque soir, sous l’angoisse de ce lendemain toujours plus précaire, toujours plus sordide ?… C’est l’âge aussi qui vient peut-être et nous menace du pire… On n’a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie… »

Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit

 

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La façon dont nous rions, marchons, aimons, parlons, pensons ou ne pensons pas

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« La façon dont nous rions, marchons, aimons, parlons, pensons ou ne pensons pas aujourd’hui, nous ne l’avons pas apprise que pour une part des plus insignifiantes de nos parents, de l’école ou de l’Eglise, et presque exclusivement de la radio, des magazines, des films ou de la télévision, bref, du divertissement. »

Günther Anders, L'Obsolescence de l’homme

 

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14/09/2014

Cette béatitude, ce confort, cet optimisme soigné

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« Car c’est cela que je hais, que je maudis et que j’abomine du plus profond de mon cœur : cette béatitude, ce confort, cet optimisme soigné, ce gras et prospère élevage du moyen, du médiocre et de l’ordinaire. »

Hermann Hesse, Le loup des steppes

 

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L’homme de masse doit être traité comme ce qu’il est : un veau

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« L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.
Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.
En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.
L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

Serge Carfantan

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13/09/2014

Si l’humanité se perfectionne, ce n’est pas par la moralisation du producteur, mais par celle du consommateur

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« Aussi, voyez : qui songe à blâmer nos travailleurs méridionaux de faire de l’eau-de-vie ? Ils répondent à une demande. Ils bêchent la terre, soignent leurs vignes, vendangent, distillent le raisin sans se préoccuper de ce qu’on fera du produit. C’est à celui qui recherche la satisfaction à savoir si elle est honnête, morale, raisonnable, bienfaisante. La responsabilité lui incombe. Le monde ne marcherait pas sans cela. Où en serions-nous si le tailleur devait se dire: "Je ne ferai pas un habit de cette forme qui m’est demandée, parce qu’elle pèche par excès de luxe, ou parce qu’elle compromet la respiration, etc." ? Est-ce que cela regarde nos pauvres vignerons, si les riches viveurs de Londres s’enivrent avec les vins de France ? Et peut-on plus sérieusement accuser les Anglais de récolter de l’opium dans l’Inde avec l’idée bien arrêtée d’empoisonner les Chinois ?

Non, un peuple futile provoque toujours des industries futiles, comme un peuple sérieux fait naitre des industries sérieuses. Si l’humanité se perfectionne, ce n’est pas par la moralisation du producteur, mais par celle du consommateur.

C’est ce qu’a parfaitement compris la religion, quand elle a adressé au riche, — au grand consommateur, un sévère avertissement sur son immense responsabilité. D’un autre point de vue, et dans une autre langue, l’Économie politique formule la même conclusion. Elle affirme qu’on ne peut pas empêcher d’offrir ce qui est demandé ; que le produit n’est pour le producteur qu’une valeur, une sorte de numéraire qui ne représente pas plus le mal que le bien, tandis que, dans l’intention du consommateur, il est utilité, jouissance morale ou immorale ; que, par conséquent, il incombe à celui qui manifeste le désir et fait la demande d’en assumer les conséquences utiles ou funestes, et de répondre devant la justice de Dieu, comme devant l’opinion des hommes, de la direction bonne ou mauvaise qu’il a imprimée au travail. »

Frédéric Bastiat, Harmonies économiques

 

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11/09/2014

Vocatus

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« Non, je ne suis pas un écrivain. Si je l’étais, je n’eusse pas attendu la quarantaine pour publier mon premier livre (…) Je ne repousse d’ailleurs pas ce nom d’écrivain par une sorte de snobisme à rebours. J’honore un métier auquel ma femme et mes enfants doivent, après Dieu, de ne pas mourir de faim. J’endure même humblement le ridicule de n’avoir encore que barbouillé d’encre cette face de l’injustice dont l’incessant outrage est le sel de ma vie. Toute vocation est un appel — vocatus — et tout appel veut être transmis. Ceux que j’appelle ne sont évidemment pas nombreux. Ils ne changeront rien aux affaires de ce monde. Mais c’est pour eux, c’est pour eux que je suis né. »

Georges Bernanos, Les Grands Cimetières sous la lune

 

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Une organisation totalitaire et concentrationnaire universelle

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« La menace qui pèse sur le monde est celle d’une organisation totalitaire et concentrationnaire universelle qui ferait tôt ou tard, sous un nom ou sous un autre, qu’importe ! de l’homme libre une espèce de monstre réputé dangereux pour la collectivité tout entière, et dont l’existence dans la société future serait aussi insolite que la présence actuelle d’un mammouth sur les bords du lac Léman. »

Georges Bernanos, La liberté pour quoi faire ?

 

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08/09/2014

Quand il n’y a pas assez de contrevenants, on en fabrique

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« Gouverner des hommes innocents est impossible. Le seul pouvoir d’un État, c’est de mettre les contrevenants hors d’état de nuire. Et quand il n’y a pas assez de contrevenants, on en fabrique. Il suffit de déclarer tellement de choses hors la loi qu’il devient impossible de vivre sans l’enfreindre. Qui voudrait d’une nation de citoyens respectueux des lois ? Que pourrait-on en tirer ? Mais si vous promulguez des lois qui ne peuvent être ni respectées ni appliquées ni objectivement interprétées, vous fabriquez une nation de fraudeurs… Et là, il ne reste plus qu’à en récolter les fruits. »

Ayn Rand, La Grève

 

La Grève

 

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Et même l'Antechrist ne l'approche qu'en tremblant...

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« Que je me souviens bien du jour où, à l'expiration de mon année de noviciat, me présentant devant le Siège Suprême, je fus initié par l'orateur public au projet du voyage en Orient et où, quand je me fus donné corps et âme à ce projet, on me demanda avec bienveillance ce que je me promettais de ce voyage au pays des contes !

En rougissant, mais en toute franchise et sans hésiter, je confessai devant tous les supérieurs assemblés le voeu de mon coeur, d'être admis à voir de mes yeux la princesse Fatma.

Et l'orateur, traduisant les gestes des assistants voilés, me posa amicalement la main sur la tête, me bénit et prononça la formule qui confirmait mon admission comme membre de l'Ordre.

  "Anima pia"  ["âme pieuse"], tels sont les mots dont il usa pour s'adresser à moi, et il m'invita à la fidélité dans la croyance, à l'héroïsme dans le danger, à l'amour fraternel.

Bien préparé durant mon année de noviciat, je prêtai serment, abjurai le monde et ses erreurs et reçus au doigt l'anneau de l'Ordre, où étaient inscrits ces mots d'un des plus beaux chapitres de notre histoire :

 
"Sur terre et dans les airs, dans l'eau et dans le feu, 

Les esprits lui sont assujettis ; 

Sa vue effraie et dompte les monstres les plus sauvages 

Et même l'Antechrist ne l'approche qu'en tremblant..." »

Herman Hesse, Le Voyage en Orient

 

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Plus rien ni plus personne n’est différent de rien ni de personne

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« Plus rien ni plus personne n’est différent de rien ni de personne, sous l’effet de la déferlante hyperfestive, et ce ne sont jamais, pour dire le vrai, que des effondrements de frontières dont se réjouit Homo festivus, avec l’exubérance que l’on sait, chaque fois qu’il descend dans la rue : la destruction de la très vieille loi oedipienne (dont la défaite ouvre enfin une voie royale au matriarcat), l’effacement de la fonction paternelle, la disparition du passé, le triomphe de la vision infantile du monde, la réduction à néant de la différence sexuelle, l’évanouissement de l’univers concret et de ses divisions obsolètes (intérieur/extérieur, public/privé, intime/social)sont ses profondes et vraies raisons de faire la fête. »

Philippe Muray, Après l'Histoire

 

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07/09/2014

Cette société oisive et frivole

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« Toute élite qui n’est pas prête à livrer bataille, pour défendre ses positions, est en pleine décadence, il ne lui reste plus qu’à laisser sa place à une autre élite ayant les qualités viriles qui lui manquent. C’est pure rêverie, si elle s’imagine que les principes humanitaires qu’elle a proclamés lui seront appliqués : les vainqueurs feront résonner à ses oreilles l’implacable "vae victis". Le couperet de la guillotine s’aiguisait dans l’ombre quand, à la fin du siècle dernier (fin XVIIIe), les classes dirigeantes françaises s’appliquaient à développer leur "sensibilité". Cette société oisive et frivole, qui vivait en parasite dans le pays, parlait, dans ses soupers élégants, de délivrer le monde de "la superstition et d’écraser l’infâme", sans se douter qu’elle-même allait être écrasée. »

Vilfredo Pareto, Les Systèmes socialistes

 

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Avez-vous oublié à quoi ressemblait la vie sur cette "terre de joie" ?

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« Staline et les autres bolcheviks ont menti en prétendant que la Russie de Tolstoï et Stolypine accusait cent ans de retard sur l'occident. Elle était en train de rattraper ce retard. Ce n'et donc pas que la Russie était attardée : c'est plutôt que les bolcheviks lui ont brisé les jambes, lui ont fracassé la cervelle, et l'ont poussée à faire machine arrière. Par le biais d'une inquisition totale, c'est la fine fleur de la nation qui a été anéantie : des aristocrates, des marchands, des officiers, des professeurs et d'autres encore (ou, selon les termes de Lénine, toute cette "intelligentsia de merde"), étiquetés comme des sorcières, suivant leur degré de culpabilité. Un procès en sorcellerie qui a duré soixante-dix ans. Un camp de concentration qui a eu pour nom socialisme.

Avez-vous oublié à quoi ressemblait la vie sur cette "terre de joie" ? Vous achetiez une bouteille de vodka - le bonheur -, un bout de saucisse, ou mieux encore, une paire de bottines pour femme ou un réfrigérateur - autant d'occasions de fêtes débridées, dans un flot d'alcool. Pas question d'échapper à la viande avariée et aux patates pourries - aucune aide non plus à attendre de la part des indicateurs et pas moyens de se libérer de ces débats dénonciateurs au sein du Parti et des commissions syndicales pour savoir qui... et comment... et avec la femme de qui. Le Maréchal Joukov et le metteur en scène de théâtre Georgy Tovstonogov avaient des chambres à coucher pleines de micros. Nos maîtres avaient l'esprit inquisiteur, une soif de connaissance.

En URSS et en Russie, la réforme s'est avérée un processus compliqué au plan politique et économique, et encore plus au plan psychologique. En nous efforçant de réformer le pays, nous avons beaucoup sous-estimé cette difficulté (et je fais partie du lot) - surtout l'état psychologique de cette société, qui s'est révélée plus inerte, plus indifférente et plus dépendante que nous ne l'avions imaginé. Encore à ce jour, beaucoup de gens attachent leurs espoirs à un grand homme, à une idole, et ils rêvent de dirigeants "forts". Et nous y voici : l'"énigme" de l'âme russe. »

Alexandre Nikolaïevitch Iakovlev, Le cimetière des innocents

 

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