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19/09/2011

Les arts sont en train de mourir parce qu'ils se sont vidés de toute signification

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Les arts sont en train de mourir parce qu'ils se sont vidés de toute signification. Ils périssent d'inutilité. Les architectes ne savent plus bâtir que d'horribles églises parce qu'ils ont perdu le sens de l'universel et ne savent plus comment toucher Dieu au coeur avec une pierre. Une cathédrale était une construction utile. Elle ne pouvait pas être construite n'importe comment. Il fallait connaître les lignes efficaces. C'était une usine à prières. Chaque élément de la chaîne devait se trouver bien à sa place pour que la production fût bonne... Posez un violon à côté d'un poste de T.S.F. Pourquoi le premier est-il si beau et l'autre si affreux? Parce que les formes du violon sont nécessaires. Chacune de ses courbes est exactement à la place qu'il faut pour que naisse et s'enfle le son. Le luthier a sculpté l'air, moulé les vibrations, étreint la forme même du son dans un minimum de matière presque impondérable. Si la forme du violon changeait, ce ne serait plus un violon. Tandis que le poste de radio peut avoir mille formes sans que ses qualifiés de son soient modifiées. Le son qu'il émet n'a rien à voir avec sa forme. C'est pourquoi on le bâtit n'importe comment. Sans nécessité. C'est pourquoi il est laid. Quand l'architecte doit résoudre un problème strict, quand il se trouve devant des nécessités, quand il doit tout calculer, mesurer pour servir ces nécessités, il bâtit de nouveau les monuments qui peuvent être grandioses. Ainsi les barrages. Ils sont les cathédrales de notre temps. Au lieu de faire du surnaturel avec de la ferveur endiguée, ils fabriquent de l'électricité avec de la flotte. Il est vrai que nous sommes au siècle de la lumière et que le moyen âge était "ténébreux". Nous avons remplacé l'âme par une quarante bougies. Au moins ça, ça se voit. »

René Barjavel, Journal d'un homme simple

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18/09/2011

L'architecture malfaisante détruit la santé de la nation

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« Si ressuscitaient aujourd'hui les bâtisseurs de cathédrales ils seraient effarés par notre manque d'audace. Ils nous arracheraient des mains nos outils et construraient des Notre-Dame à l'image d'un siècle pour qui la pesanteur n'existe plus. Or c'est l'esprit même de ces hommes, soulevés d'espoir et de foi, qui anime Le Corbusier, quand il trace les plans de la Ville Radieuse. Nos villes, dit-il, sont des villes des siècles passés, bâties pour loger des piétons que rien ne pressait. New-York est une tentative de ville d'aujourd'hui mais tragiquement ratée. Les gratte-ciel entassés les uns sur les autres et assiégés par la zone noire des taudis, ont tué la rue, rendant la circulation impossible, noyant d'ombre le sol et lui refusant l'air.

Les hommes, pour fuir cet enfer, ont acquis dans la banlieue, une petite maison de campagne. Une petite maison dans la campagne, c'est charmant, mais lorsque ce rêve individuel est réalisé des centaines de milliers de fois, la campagne est morte, et ce qui lui survit c'est une dispersion de la ville, entraînant des dépenses d'énergie inutiles et formidables. Car il a fallu créer, pour irriguer cette ville étendue jusqu'à cent kilomètres autour de New-York, un réseau échevelé de routes, d'égouts, de téléphone, d'électricité, de voie ferrée, d'eau courante, etc... Et une énorme partie du travail de tous est consacrée à payer ces dépenses somptuaires.
Toute la vie américaine est détraquée par cette dispersion ; les hommes passent trois heures par jour dans le train, le métro, le bus ou l'auto. Pendant qu'ils voyagent, ils ont besoin de boucher le vide de leur esprit inoccupé. On leur fournit dans ce but des journaux colossaux qui pèsent jusqu'à un kilo 250. La publicité les envahit, violente. Les faits-divers brutaux sont montés avec des titres comme des coups de poings. Mais on ne trouve, là-dedans, la moindre nourriture.
Ayant quitté le matin une épouse endormie, ils la retrouvent le soir étrangère. Ils sont abrutis par leur journée de ville écrasante. La femme, elle, a consacré ses loisirs aux sports, aux conférences, aux livres, à la T.S.F. Elle se sent supérieure à l'homme enchaîné. Elle ne lui pardonne guère.
Ce manque total de contact entre les hommes sans loisirs et les femmes libres crée un déséquilibre moral et sexuel qui paraît étrange dans une race physiquement aussi parfaite. La famille est coupée en deux par la ville. L'architecture malfaisante détruit la santé de la nation. »

René Barjavel, Invitation au voyage - Le Prophète dans la Cité, Article dans "MICROMÉGAS - Courrier critique et technique du livre moderne" - n° 8 - 10 mai 1937

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17/09/2011

Une tranche de pain de campagne anecdotique

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L'indifférentisme et le nihilisme

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« Les adolescents n'ont pas besoin d'atteindre l'âge d'homme pour découvrir que beaucoup d'examens ne mènent à rien, que l'exercice honnête d'un métier ne préserve ni du chômage, ni de la ruine, que les mariages "bien" se défont tout autant que les autres et que les vieux principes d'éducation s'accordent mal avec le monde tel qu'il va. Il ne serait question pour autant d'inviter la jeunesse à "ne croire à rien". Mais c'est lorsqu'on lui fait croire des balivernes qu'elle risque précisément de sombrer ensuite dans l'indifférentisme et le nihilisme. Il ne faut plus lui présenter la vie comme une conquête -illusoire- de la sécurité matérielle et morale, mais comme une constante aventure, une aventure qui doit être exaltante, si l'on consent à voir les choses telles qu'elles sont. »

Paul Sérant, Des choses à dire

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16/09/2011

Tant de platitude internationale

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« Celestino avait remarqué à Paris que, aussitôt qu’on voyait une innovation dans un ordre quelconque, immanquablement – immanquablement – on se rendait compte, plus ou moins longtemps après, qu’elle était copié des Américains, et il en avait conclu que le génie de l’invention était épuisé en France. Mais il en était tout de même à Madrid. Cette servilité allait plus loin encore lorsqu’il ne s’agissait plus seulement de copier les Américains, mais de ne pas leur déplaire. En Espagne comme en France, et sans doute ailleurs, des choses bonnes en soi, et depuis longtemps implantées dans le pays, étaient supprimées d’un trait de plume, parce qu’elles choquaient les touristes américains – et Dieu sait quels touristes ! Don Celestino était confondu par tant de platitude internationale. »

Henry de Montherlant, Le Chaos et la Nuit

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15/09/2011

Comment l'Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ?

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« Comment l'Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ? A-t-il connu dans son évolution des points de non-retour qui lui furent fatals, a-t-il perdu son chemin ? Il ne semble pas que cela soit le cas. L'Ouest a continué à avancer d'un pas ferme en adéquation avec ses intentions proclamées pour la société, main dans la main avec un progrès technologique étourdissant. Et tout soudain il s'est trouvé dans son état présent de faiblesse. Cela signifie que l'erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l'époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base da la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l'humanisme rationaliste, ou l'autonomie humaniste : l'autonomie proclamée et pratiquée de l'homme à l'encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d'anthropocentrisme : l'homme est vu au centre de tout.

Historiquement, il est probable que l'inflexion qui s'est produite à la Renaissance était inévitable. Le Moyen Age en était venu naturellement à l'épuisement, en raison d'une répression intolérable de la nature charnelle de l'homme en faveur de sa nature spirituelle. Mais en s'écartant de l'esprit, l'homme s'empara de tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. La pensée humaniste, qui s'est proclamée notre guide, n'admettait pas l'existence d'un mal intrinsèque en l'homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d'atteindre le bonheur sur terre. Voilà qui engagea la civilisation occidentale moderne naissante sur la pente dangereuse de l'adoration de l'homme et de ses besoins matériels. Tout ce qui se trouvait au-delà du bien-être physique et de l'accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d'une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d'intérêt de l'Etat et du système social, comme si la vie n'avait pas un sens plus élevé. De la sorte, des failles furent laissées ouvertes pour que s'y engouffre le mal, et son haleine putride souffle librement aujourd'hui. Plus de liberté en soi ne résout pas le moins du monde l'intégralité des problèmes humains, et même en ajoute un certain nombre de nouveaux. »

Alexandre Soljenitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

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14/09/2011

Le Complot Serbe est Partout !

=--=Publié dans la Catégorie "Serbie... Ô ma Serbie..."=--=

 

Trouvé via Slobodan Despot cet article réjouissant...

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En deux mots : 1. Préambule : voici quelque temps, le CERN a dépensé 10 millions de francs pour une étude de l'incidence des rayonnements solaires sur le climat terrestre, en particulier sur le réchauffement climatique, sans aboutir à aucune conclusion probante (info de Peter Leathwood).

2. Une équipe de physiciens serbes, dirigée par le professeur Dragić, avec un budget serbe, c.à.d. quasi-nul, démontre que les rayonnements solaires, indépendants de toute activité humaine, jouent un rôle prépondérant dans le phénomène du réchauffement climatique. Potentiellement, c'est tout le système du mandarinat climatique, avec toute sa suite: taxe CO2, colloques alarmistes, manuels scolaires culpabilisants, sinécures prodigieuses, qui risque de s'effondrer. L'étude est publiée dans une revue faisant autorité, "peer-reviewed". Mais la presse anglo-saxonne ne manque pas de relever le point saillant : "Ce sont tout de même des Serbes" !

3. Quelques jours après la parution de cette étude aussi succincte que retentissante, Djoković remporte l'US Open.

Etonnez-vous après ça que la Serbie continue d'être mal famée !

P.S. : Merci à Peter Leathwood pour la source !

Source: "Astrophysics and Space Sciences Transactions" : Forbush decreases – clouds relation in the neutron monitor era.PDF

Commentaire intéressant par Nigel Calder : Sur le lien Ici

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O.T.H : « La France dort » (1984)

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Non, vraiment rien à faire pour la réveiller...

 

 

podcast

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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Comme chacun le sait, le technocrate est un spécialiste

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« Comme chacun le sait, le technocrate est un spécialiste, et on ne lui demande pas plus de qualités morales éminentes qu’à un cardiologue ou un oto-rhino. Il sert comme eux à rédiger des ordonnances. Il est expressément invité à ne pas avoir de caractère, mais seulement de l’autorité. Il est un technicien des problèmes posés par les collectivités anonymes de producteurs-consommateurs et il doit régler leurs mouvements comme un ingénieur. Il peut avoir des idées, il importe même qu’il en ait. Mais il abhorre par formation tout ce qui dépasse, tout ce qui ne rentre pas dans les normes, tout ce qui ne s’inscrit pas docilement dans les statistiques. Son arme est la dissuasion, mot feutré, récemment introduit dans notre vocabulaire, et qui évoque très discrètement le systèmes des tubulures dans lequel nous sommes priés de circuler. Ce gestionnaire est hostile à toute brutalité, et également fermé à toute supériorité qui n’est pas strictement technique. Il connaît des contribuables, des assujettis, les hommes ne lui apparaissent que sous leur définition administrative. Il n’imagine pas qu’ils puissent être autre chose. Il ne demande jamais à quoi servent finalement les ordonnances qu’il prescrit. Il est soumis, non à des hommes, mais à un système qu’il s’interdit de juger. Ces qualités développent le sang-froid. Le technocrate est calme et objectif. Il se soucie aussi peu des destructions qu’il accomplit que le menuisier des copeaux que fait tomber sa varlope. Ce n’est pas de la cruauté mentale, c’est simplement absence d’imagination. Cette aristocratie technique est désincarnée, hautement cérébrale. Ce sont les grand-prêtres de l’ordinateur, messies envoyés sur la terre pour prêcher l’obéissance et la prospérité, et consubstantiellement au Père qui s’appelle le Cerveau et qui régnera sur les hommes profanant la parole magnifique, pendant des siècles et des siècles. »

Maurice Bardèche, Sparte et les sudistes

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13/09/2011

Book : La révolution en marche

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MISSISSIPPI FRED McDOWELL : « Good morning little school girl » (1969)

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En 1969, Vieux Fred ne se souvient plus vraiment bien de l'école.
Par contre, il se rappelle toujours avec plaisir des écolières, et ça fait longtemps, trés longtemps, qu'il chante ce "Good morning little school girl", bien avant qu'Alan Lomax le découvre et ne lui en fasse enregistrer une première version acoustique, en 1959.
10 ans plus tard, Vieux Fred se laisse tenter par l'électricité, mais ne manque pas de préciser en guise de titre d'album, " I do not play no rock'n'roll" !
En réalité, Vieux Fred n'en a pas grand chose à battre, du rock'n'roll en particulier et de l'industrie musicale en général, car comme il le chante ici, : " I don't know hardly... what's in this world to do".
En dehors de mater les lycéennes, bien sûr.

 

 

podcast

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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Tout cela devient si laid : plus de fanfares, plus d’étendards, plus de Te Deum

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« C’est exact. J’ai toujours mené une vie paisible d’un professeur de lettres qui aimait son métier. Aucune guerre n’a eu besoin de mes services et les tueries d’apparence inutile m’affligent physiquement. J’aurais probablement fait un bien mauvais soldat. Toutefois, avec Actius, je crois que j’aurais joyeusement tué du Hun. Et avec Charles Martel, lardant de la chair arabe, cela m’aurait rendu fort enthousiaste, tout autant qu’avec Godefroi de Bouillon et Baudoin le lépreux. Sous les murs de Byzance, mort aux côtés de Constantin Dragasès, par Dieu ! que de Turcs j’aurais massacrés avant d’y passer à mon tour ! Heureusement que les hommes qui ignorent le doute ne meurent pas si facilement ! Aussitôt ressuscité, me voilà taillant du Savlon en compagnie des Teutoniques. Je porte la croix sur mon manteau blanc et je quitte Rhodes l’épée sanglante au poing, avec la petite troupe exemplaire de Villiers de L’Isle-Adman. Marin de don Juan d’Autriche, je me venge à Lépante. Belle boucherie ! Puis l’on cesse de m’employer. Seulement quelques broutilles qui commencent à être mal jugées, de l’histoire contemporaine, une triste plaisanterie, je ne m’en souviens déjà plus très bien. Tout cela devient si laid : plus de fanfares, plus d’étendards, plus de Te Deum. Pardonnez la pédanterie d’un vieil universitaire radoteur. Evidemment je n’ai tué personne, mais toutes ces batailles dont je me sens solidaire jusqu’au plus profond de mon âme, je les revis toutes en même temps, j’en suis l’unique acteur, avec un seul coup de feu. Voilà ! »

Jean Raspail, Le Camp des Saints

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12/09/2011

Chance pour la France et Bien vivre ensemble...

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Rentrée Scolaire...


Cliquez sur la photo

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LES THUGS : “ Welcome to the club ” - 1991

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Sous la pavés, la taule !
Sifflez en travaillant...

 

podcast

 

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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Je possède le secret d’une contraction ineffable

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« Mais non, l’amour c’est justement l’impression de la totale différence. Tout d’un coup on échappe à la loi des nombres. On rencontre une femme, et quelques jours après, on s’aperçoit qu’elle est non pas préférable, mais irremplaçable. Et il ne s’agit plus ni du charme lent de l’habitude, ni des fantasmagories de la désuétude. Au fond d’une âme, je perçois la palpitation essentielle et, du coup, je touche à une source inépuisable de suggestions. Ce que je semble avoir sacrifié, je le retrouve au centuple. Dans ce petit miroir étroit, je puis évoquer en profondeur plus de diversité passionnelle que don Juan dans tout le cours de ses longs et maladroits travaux. Je possède le secret d’une contraction ineffable qui l’emporte sur l’accumulation grossière et jamais finie. »

Pierre Drieu la Rochelle, L'Homme couvert de femmes

 

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11/09/2011

Remembering 9/11

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11 Septembre 2001

 

 

Une Croix sortant des décombres... tel un Signe...

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Il me faut tout absorber les yeux fermés

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« "Où en es-tu ? Ton bateau est sur le point de sombrer. Et tu n’as pas encore appelé au secours ? Ce bateau, tu l’as cruellement malmené et t’es ainsi privée de port. L’heure est venue où il te faut nager de tes propres forces. Tout ce qui t’attend est la mort. Est-ce là ce que tu souhaites ?"

Seule le souffrance peut ainsi servir d’avertissement. A sa dernière extrémité, son organisme avait tendance à perdre son support mental. Son désespoir était pareil à un mal de tête qui lui martelait le crâne comme s’il allait éclater, pareil à une grosse bille de verre qui, de sa poitrine, remonterait vers sa gorge. "Je n’appellerai jamais au secours", pensa-t-elle.

En dépit de tout, Etsuko avait besoin d’une dure logique. Elle l’aiderait à édifier une assise, qui lui permettrait de se dire heureuse.

Etsuko poursuivait le cours de ses pensées.

"Il me faut tout absorber… il me faut tout absorber les yeux fermés… Cette souffrance, je dois apprendre à la savourer… Le chercheur d’or ne saurait s’attendre à ne trouver que de l’or. Il doit ramasser le sable au hasard au fond de la rivière. Il n’a pas le privilège de savoir à l’avance s’il réussira. Il se peut qu’il n’y ait pas d’or du tout et il se peut qu’il y en ait. Mais une chose est certaine : celui qui ne va pas à le recherche de l’or ne fait jamais fortune."

"Une trop longue souffrance rend stupide, mais celui que la souffrance a rendu stupide peut encore connaître la joie." »

Yukio Mishima, Une soif d'amour

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10/09/2011

Massoud l'Afghan, par Christophe de Ponfilly

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Le son et l'image sont, par moments, décalés, mais ce reportage sur le Commandant Massoud vaut la peine d'être vu de bout en bout. Une pensée pour l'admirable Christophe de Ponfilly qui s'est donné la mort trop tôt, par désespoir, par dégoût, lui l'homme plein de courage, l'ami authentique de Massoud qui rigolait des postures de BHL quand celui-ci affirmait être l'ami du guerrier afghan, mais qui rigolait, sans doute, d'un rire qui pleurait en secret.


Part 01/10

 


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09/09/2011

Ahmad Shah Masoud : "Toi, le Mollah, c'est trop dur pour toi..."

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Ahmad Shah Masoud

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Seul contre tous

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Je me disais donc que le monde est dévoré par l'ennui

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« Je me disais donc que le monde est dévoré par l'ennui. Naturellement, il faut un peu réflechir pour se rendre compte, ça ne se saisit pas tout de suite. C'est une espéce de poussière. Vous allez et venez sans la voir, vous la respirez, vous la mangez, vous la buvez, et elle est si fine, si ténue qu'elle ne craque même pas sous la dent. Mais que vous vous arrêtiez une seconde, la voilà qui recouvre votre visage, vos mains. Vous devez vous agiter sans cesse pour secouer cette pluie de cendres. Alors, le monde s'agite beaucoup. »

Georges Bernanos, Journal d'un curé de campagne

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08/09/2011

Je suis parfaitement normal !

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Les considérations de Le Bon sur la transformation de l'homme par les situations de masse sont désormais caduques

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« Les considérations de Le Bon sur la transformation de l'homme par les situations de masse sont désormais caduques, puisque l'effacement de la personnalité et l'abaissement de l'intelligence sont déjà accomplis avant même que l'homme ne sorte de chez lui. Diriger les masses dans le style Hitler est désormais inutile : si l'on veut dépersonnaliser l'homme (et même faire en sorte qu'il soit fier de n'avoir plus de personnalité) on n'a plus besoin de le noyer dans les flots de la masse ni de le sceller dans le béton de la masse. L'effacement, l'abaissement de l'homme en tant qu'homme réussissent d'autant mieux qu'ils continuent à garantir en apparence la liberté de la personne et les droits de l'individu. Chacun subit séparément le procédé de "conditionning" qui fonctionne tout aussi bien dans les cages où sont confinés les individus, malgré leur solitudes, malgré leurs millions de solitudes. Puisque ce traitement se fait passer pour "fun" ; puisqu'il dissimule à sa victime le sacrifice qu'il exige d'elle ; puisqu'il lui laisse l'illusion d'une vie privée ou tout du moins d'un espace privé, il agit avec une totale discrétion. Il semble que le proverbe allemand "un chez-soi" vaut de l'or, soit à nouveau vrai ; mais dans un tout autre sens. Si un chez-soi vaut aujourd'hui de l'or, ce n'est pas du point de vue du propriétaire qui y mange de la soupe conditionnée, mais du point de vue des propriétaires du propriétaire, de ce chez-soi, ces cuisiniers et fournisseurs qui lui font croire que sa soupe est faite maison. »

Günther Anders, L'obsolescence de l'homme

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07/09/2011

Qui n’a pas une fois désespéré de l’honneur ne sera jamais un héros

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« Pour être un héros, il faut avoir au moins une fois en sa vie senti l’inutilité de l’héroïsme et de quel poids infime pèse l’acte héroïque dans l’immense déroulement des effets et des causes, réconcilié son âme avec l’idée de lâcheté, bravé par avance la faible, l’impuissante, l’oublieuse réprobation des gens de bien, senti monter jusqu’à son front la chaleur du plus sûr et du plus profond repaire, l’universelle complicité des lâches, toujours béante, avec l’odeur des troupeaux d’hommes. Qui n’a pas une fois désespéré de l’honneur ne sera jamais un héros. »

Georges Bernanos, "Scandale de la vérité", dans "Essais et écrits de combat"

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06/09/2011

"STEVE JOBS, I-MORTEL" par Slobodan Despot

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L’homme à la Pomme croquée, l’homme dont tous les geeks du monde suivaient les annonces le souffle coupé pour tomber en transe au moment du « one more thing » (Oh, encore un détail…), l’homme qui révolutionna le mode même de notre interaction avec les machines, l’homme Steven Jobs va mourir. « Malheureusement, ce jour est arrivé », annonce-t-il laconiquement à ses employés. Cet adverbe a son poids dans une lettre de démission : celui qui l’écrit n’a pas seulement cédé la barre d’Apple, mais également celle de sa propre vie.

Au moment même où il prépare le transfert de sa technologie dans le « nuage » immatériel, multiredondant et donc immortel, l’« i-Cloud », Steve Jobs va mourir. Une photo de lui a filtré, peut-être truquée mais qu’importe : lunettes rondes sur un crâne décharné, jambes d’échassier sous un peignoir informe. Pareil à Gandhi au sortir d’une grève de la faim. Gandhi, dont il fit l’un des emblèmes de son « Penser autrement ». Sauf que sa grève, à Steve, n’est pas volontaire. Elle est le fait de son corps périssable, sur lequel la science n’a aucune prise. Il le sait, il l’a prévu et exprimé : « la mort est la plus formidable invention de la vie », a-t-il dit.

Au moment même où Apple vient de détrôner, pendant quelques heures, la plus puissante cotation boursière, celle d’Exxon, Steve Jobs rejoint le parfait dépouillement. Il nous lègue une culture ambivalente qui accomplira peut-être la prophétie du grand Philip K. Dick : la fusion, voire le croisement, de l’homme et de la machine sur l’échelle de l’âme. Sa mort physique n’a au fond aucune importance.

La conquête avait commencé avec un petit cube bizarrement appelé Macintosh. La pub initiale, inspirée du 1984 d’Orwell, avait tout d’un manifeste. Briser l’écran de la pensée unique !

La publicité est toujours mensongère : celle-ci le fut moins que d’autres. Rappelez-vous ce divin soulagement. Avant, nous devions nous faire à la machine. Avec le Mac, la machine s’adaptait à nous et à nos symboles. Nous n’écrivions plus en vert sur noir, comme des taupes, mais en noir sur blanc, comme des gens. Le système concurrent, le MS-DOS de Bill Gates, apparut soudain sous son vrai visage : la raideur IBM-protestante couplée à la laideur est-allemande. La suite ne fut qu’une cavalcade de plagiaires aux trousses d’Apple, dont nul ne put égaler l’élégance et la simplicité.

Mon premier Mac, de 85, tourne encore. Il a écrit des milliers de pages. J’ai imposé des Mac partout, juste pour ne pas voir le kitsch dysfonctionnel, moralisateur et intrusif du système concurrent, qui tenait les 97 % du marché. Et qui noyait le monde sous les bugs et les virus.

Steve Jobs aura imprégné mon esprit plusieurs heures par jour depuis un quart de siècle. Après avoir combattu Big Brother, il l’est devenu lui-même. Mais je lui suis redevable de deux leçons essentielles : de n’avoir jamais oublié l’harmonie quand les autres ne visaient que l’utilité ; et d’avoir prouvé que la majorité n’a jamais raison.

Slobodan Despot, SOURCE : Despotica...

 

 

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