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23/03/2015

Retourner dans l'ancienne demeure

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« Nous voulons retourner dans l'ancienne demeure
Où nos pères ont vécu sous l'aile d'un archange,
Nous voulons retrouver cette morale étrange
Qui sanctifiait la vie jusqu'à la dernière heure.
Comme un enlacement de douces dépendances
Quelque chose qui dépasse et contienne l'existence ;
Nous ne pouvons plus vivre loin de l'éternité. »

Michel Houellebecq, La Poursuite du Bonheur

 

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Louis-Ferdinand Céline

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et

 

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Ils ont ravagé les choses profanes

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« Les laïcs n'ont pas ravagé les choses divines ; ils ont ravagé les choses profanes, si cela peut les consoler. Les Titans n'ont pas escaladé le ciel, mais ils ont saccagé le monde. »

Gilbert Keith Chesterton, Orthodoxie

 

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L’amplification de l’impénétrable secret

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« Le plaisir que procure l’étude n’est pas la fin de la connaissance. Mais l’accroissement infini de l’ignoré est la tâche, et l’amplification de l’impénétrable secret la récompense. »

Nicolas Krebs, Cardinal de Cues, Le Traité du dieu abscons

 

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Quel est le Dieu que tu adores ?

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« – Je te vois prostré, en train de verser des larmes. Qui adores-tu ?
– Dieu.
– Quel est le Dieu que tu adores ?

– Je l'ignore.

– Comment peux-tu adorer jusqu'aux larmes ce que tu ignores ?

– Ignorer adore.

– C'est une chose qui me paraît étonnante, qu'un homme éprouve de l'affection pour ce qu'il ignore.

– C'est une chose qui me paraît encore plus étonnante, qu'un homme éprouve de l'affection pour ce qu'il pense savoir.
– Pourquoi cela ?
– Parce qu’il sait moins ce qu’il pense savoir, qu’il sait qu’il ignore.
– Explique-toi, je te le demande.
– Quiconque pense qu’il sait quelque chose, rien ne pouvant être su, me paraît être un homme sans tête. »

Nicolas Krebs, Cardinal de Cues, Le Traité du dieu abscons

 

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21/03/2015

L’argent a toujours raison du Nombre

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« Il est fou de confier au Nombre la garde de la Liberté. Il est fou d’opposer le Nombre à l’argent, car l’argent a toujours raison du Nombre, puisqu’il est plus facile et moins coûteux d’acheter en gros qu’au détail. Or, l’électeur s’achète en gros, les politiciens n’ayant d’autre raison d’être que de toucher une commission sur l’affaire. »

Georges Bernanos, La France contre les Robots

 

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Le "mâle blanc hétérosexuel" à son crépuscule

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« "Vincent, François, Paul et les autres" marque l’échec de la génération d’après-guerre, qui avait voulu abolir l’humiliation de la défaite de juin 1940. La Libération de 1945 reposait sur la présomption de l’héroïsme retrouvé ("Paris libéré par son peuple !!!"), de la Résistance unanime qui effaçait les déchirements entre pétainistes, gaullistes et communistes, de la solidarité entre les classes (sécurité sociale) qui soldait les vieux comptes des journées de juin 1848, de la Commune, de Germinal, etc., et enfin, même si cela était moins assumé, sur la reprise en main des femmes (dont le symbole extrême et cruel fut les tondues) qui avaient abandonné sans vergogne le vaincu dévirilisé pour s’abandonner dans les bras du vainqueur, allemand puis américain.

La crise du pétrole de 1973, l’usure du modèle keynésien, la remise en cause de la mémoire gaullo-communiste et, last but not least, le combat féministe qui exaltait le "droit de disposer de son corps" même avec un soldat ennemi, le développement de l’individualisme et de l’hédonisme au détriment des valeurs patriotiques, familiales et collectives qui avaient soudé la France de la Reconstruction, tout marquait l’usure et l’échec final de la génération de "Vincent, François, Paul et les autres".

Montand, Piccoli, Reggiani étaient tous des fils d’immigrés italiens, si bien assimilés qu’ils étaient devenus des modèles accomplis du Français, et de son ancêtre, le Gaulois. Ils parlaient, ils chantaient, ils jouaient, ils bouffaient et baisaient dans la langue de Racine, dans la verve de Molière, dans l’esprit de Descartes.

Dans quelques années, leurs origines seront exhumées par l’antiracisme militant, non pour leur en faire honte mais gloire, alors que le génie français de l’assimilation avait été de les occulter. Ce sera leur seconde mort, mais ils l’ignorent encore.

Vincent, François, Paul et les autres incarnent le "mâle blanc hétérosexuel" à son crépuscule. Bientôt, des armées de Lilliputiens – féministes, militants gays, et combattants de la décolonisation – abattront sa statue pour danser au milieu des ruines, sans être capables d’en bâtir une autre, pour le plaisir nihiliste de contempler le reflet des flammes, auxquels Vincent, François, Paul et les autres allumeront leurs derniers cigares. »

Eric Zemmour, Le suicide français

 

 



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19/03/2015

Bourgeois de gauche

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« Quand on est bourgeois de gauche, on n’est pas un révolutionnaire, mais on a une sensibilité révolutionnaire. Cela signifie qu’on ira risquer ni sa peau, ni sa fortune, mais on est toujours prêt à toutes les faiblesses, à toutes les compromissions, les lâchetés, pour avancer l’heure de son triomphe. Une telle disposition procure au sujet la flatteuse sensation qu’il a conscience du péril personnel où il se trouve engagé, mais qu’il se laisse déborder par son tempérament poétique. On fait ordinairement à ce genre d’imbéciles une grande réputation d’intelligence. »

Marcel Aymé, Le confort intellectuel

 

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Une part de notre adolescence

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« Il y a toujours une part de notre adolescence à laquelle nous ne survivons pas. »

Alain de Benoist, Mémoire vive, entretiens avec François Bousquet

 

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Comme des fleuves qui rentrent dans leur lit naturel

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« Quand nous nous fâcherions, nous reviendrions toujours l’un vers l’autre, comme des fleuves qui rentrent dans leur lit naturel. On ne peut se soustraire à la fatalité de son cœur. Tu es à moi, je suis à toi. Qu’on en souffre ou qu’on en jouisse, il le faut ; cela est. »

Gustave Flaubert, Lettres à Louise Colet

 

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Ni xénophobie, ni ontologie révolutionnaire

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« Tous les sociologues savent que lorsque deux populations différant nettement du point de vue ethno-culturel vivent l'une avec l'autre, dès que l'on dépasse un certain seuil, il en résulte des difficultés de toutes sortes : discrimination, ségrégation, déculturation, délinquance, etc. C'est dans ce genre de difficultés que se débattent les Etats-Unis. Il va sans dire qu'elles nuisent profondément à toutes les communautés en présence, à commencer par les communautés minoritaires, qui sont, dès lors, fondées à exprimer leur indignation. Dans le problème de l'immigration, je distinguerai deux aspects. Tout d'abord, une question de principe. On dit que l'immigration est indispensable à l'économie. C'est possible, encore qu'il ne soit pas certain qu'on prenne toujours en compte les coûts marginaux. Quoi qu'il en soit, une telle affirmation revient à dire que les impératifs économiques doivent être considérés comme prioritaires par rapport à tous les autres. Ce n'est pas forcément évident. Nous sommes donc, à nouveau, devant une question de choix. D'autre part, à l'heure actuelle, la formule "indispensable à l'économie" signifie en clair "indispensable au maintien de la marge bénéficiaire des grandes entreprises".

On peut donc s'étonner de la voir employée par des organisations qui se déclarent "anticapitalistes". Le rapport Massenet met l'accent sur un point important. Le recours aux immigrés n'est-il pas un recours à une énergie de substitution à l'innovation économique ? A terme, c'est l'innovation qui conditionne la compétitivité. Il y a là un risque de protectionnisme. Sous l'Empire romain, l'esclavage a freiné l'innovation, parce que, sur le moment, il était toujours plus facile d'avoir recours aux esclaves. Le retour à une telle situation serait inacceptable. Ensuite, il y a une situation de fait. On compte en France environ quatre millions de travailleurs immigrés, soit 6% de la population totale. Ils contribuent pour 56% à notre croissance démographique. Trop souvent, ces travailleurs sont traités en parias. Méprisés, exploités, parfois redoutés, ils vivent dans des conditions qui nous paraissent choquantes. Cette situation est odieuse. La présence des immigrés irnplique des devoirs réciproques. Il y a ceux qui veulent mettre "les Arabes dehors" et ceux qui, comme les gauchistes, parlent dans l'abstrait d'"hommes comme les autres" et, dès lors, refusent tout contrôle. On ne doit tomber ni dans la xénophobie ni dans l'ontologie révolutionnaire. »

Alain de Benoist , Éléments n°8-9, 1974

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Les hommes ont mépris pour la Religion...

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Blaise Pascal

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18/03/2015

Ce qui a commencé peut se recommencer

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« Toutes les traditions ont eu un commencement et les sentiments de fidélité monarchique, s’ils remontent très haut, ne remontent point indéfiniment : ce qui a commencé peut se recommencer ; ce qui eut un point de départ peut en retrouver un second. »

« La nation est le plus vaste des cercles communautaires qui soient, au temporel, solides et complets. Brisez le, et vous dénudez l’individu. Il perdra toute sa défense, tous ses appuis, tous ses concours. »

« La monarchie héréditaire est en France la constitution naturelle, rationnelle, la seule constitution possible du pouvoir central. Sans roi, tout ce que veulent conserver les nationalistes s’affaiblira d’abord et périra ensuite nécessairement. Sans roi, tout ce qu’ils veulent réformer durera et s’aggravera ou, à peine détruit, reparaîtra sous des formes équivalentes. Condition de toute réforme, la monarchie en est aussi le complément normal et indispensable. »

Charles Maurras, Mes idées politiques

 

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L’antisémitisme est un mal, si l’on entend par là cet antisémitisme de peau qui aboutit au pogrom

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« L’antisémitisme est un mal, si l’on entend par là cet antisémitisme de peau qui aboutit au pogrom et qui refuse de considérer dans le Juif une créature humaine pétrie de bien et de mal, dans laquelle le bien peut dominer. On ne me fera pas démordre d’une amitié naturelle pour les Juifs bien nés. »

Charles Maurras, L’Action française, 18 février 1937

 

« Nous ne pouvions manquer, ici d’être particulièrement sensibles : le racisme est notre vieil ennemi intellectuel ; dès 1900, ses maîtres français et anglais, Gobineau, Vacher de Lapouge, Houston Chamberlain, avaient été fortement signalés par nous à la défiance des esprits sérieux et des nationalistes sincères. »

Charles Maurras, L’Action française, 4 août 1939

 

 

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16/03/2015

Clichés

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« La caractéristique essentielle de "notre époque" est de tout transformer en clichés, en schémas, en phrases. Les grands hommes ont dit leur mot. Il y a eu Schopenhauer et le "pessimisme" est devenu une phrase. Il y a eu Nietzsche et son "Antéchrist" s'est mis à hennir. Dieu merci, pendant ce temps on a cessé de lire l'Evangile, sinon la même chose serait arrivée.

Pas possible de sortir de là.

- Vous voulez le succès ?
- Oui.
- Un instant. Nous allons vous préparer un cliché.
- Mais je voulais du sentiment. C'est à l'âme que je pensais.
- Excusez, mais nous n'avons que des clichés.
- Alors inutile... Je préfère partir. En emmenant ma pauvreté. »

Vassily Vassilievitch Rozanov, Feuilles tombées

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