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11/03/2015

Sources primordiales

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« Devant ce que leur impose le destin, les Européens n’ont pas d’autres choix que de rompre avec la fatalité et de revenir à leurs sources primordiales. A l’exemple de Perceval partant à la quête du Graal, il leur faut, dans la forêt des symboles, redécouvrir leur tradition pour y chercher les étalons d’une vie qu’ils peuvent faire différente. »

Dominique Venner, Histoire et Tradition des Européens

 

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Crépitement de la pluie sur une toile de tente

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« La beauté n’est pas affaire d’argent ni de consommation. Elle réside en tout et surtout dans les petits détails de la vie. Elle est offerte gratuitement par la nature : poésie des nuages dans un ciel léger, crépitement de la pluie sur une toile de tente, nuits étoilées, couchers de soleil, premiers flocons de neige, premières fleurs du jardin, couleurs de la forêt... »

Dominique Venner, Un samouraï d’Occident – Le Bréviaire des insoumis

 

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09/03/2015

Être du bon côté du manche

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« Les intellectuels... si les Nazis avaient gagné la guerre, je suis certain, à nos télévises, ça serait peu de choses près les mêmes figures qui apparaîtraient. Avec la même véhémence, le même talent, la même sincérité à fleur de peau, ils soutiendraient l’inverse de ce qu’ils débagoulent de nos jours. Ils seraient pour l’ordre, la race, la famille. Ce qui compte avant tout c’est d’être du bon côté du manche... tenir la queue... de la poêle, je précise. »

Alphonse Boudard, Les combattants du petit bonheur

 

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On n’avait pas besoin d’animateur subventionné

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« On n’allait pas au cinoche la bouche pincée... l’âme perplexe... tout chancelant d’indécision. On se pourléchait à l’avance du gras naveton... n’importe ! Confectionné par des scénaristes aux abois, traqués par les huissiers... je connais maintenant l’engeance... la CAVMU aux trousses ! On se pointait avec notre petit pognon... on en voulait pour et même plus ! On acceptait tout... l’invraisemblable, le mauvais goût, les outrances, le patriotisme délirant, les fins heureuses... les beaux assassinats... les faux singes, faux cils, fausses barbes... faux sentiments ! Tout faisait notre bonheur. C’était la fête le cinoche... si le spectacle était médiocre on mettait la main à la pâte. On améliorait la sauce aux quolibets... à la gueulante ! C’était ça le théâtre populaire. On recherche en vain la formule depuis. Ça venait tout seul, ça allait comme je te pousse. On n’avait pas besoin d’animateur subventionné. »

Alphonse Boudard, Les combattants du petit bonheur

 

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Pas plus d’idéal là-dedans que d’orangers à Courbevoie

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« Tout a commencé dans la rue, le meilleur et le pire. Le pire plus souvent. Sans la rue, les petits potes traîne-lattes, certain que je me serais pas fourvoyé guerrier de l’ombre. J’aurais eu personne à épater. On est dans la guerre, la vraie avec des armes à feu, pour continuer nos jeux de rue… nos bagarres de quartier. Pas plus d’idéal là-dedans que d’orangers à Courbevoie. »

Alphonse Boudard, Les combattants du petit bonheur

 

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Paris Nocturne

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« Je quitte les Halles. Passé la rue de Rivoli, frontière du royaume des filles de joie, plus de racolage. Voici l’église Saint-Germain-l’Auxerrois. Je vous la décris pas, achetez vous le guide Michelin (publicité toute gratuite), quelques cartes postales en noir et en couleurs, ou bien dérangez-vous vous-même, de nos jours tout est à la porte de tout le monde. (…) Même pas la peine de vous déplacer, au kinoscope vous verrez encore mieux. Enfin dans les films à la papa. Magnez-vous, ils vont devenir rares, puisque c’est à présent la mode aux puzzle pellicule trente-deux positions, à la toilette des significations préétablies. Bon, je traverse la Seine sur la passerelle, vous me perdez pas de vue. La silhouette de l’Académie devant nos yeux, la Coupole. Je vais peut-être croiser un fier guignol en habit vert avec son épée, sa queue à deux branches. Il me saluera d’un coup de bicorne, la petite politesse en passant, c’est des gens qui ont de l’éducation… Un archevêque, un général et bicorne… Je divague, probable qu’ils se pieutent de bonne heure - infusion et coucouche panier - les prélats, les préfaciers, les dramaturges, les diplomates, tous nos tracassés de la prostate et du beau style. Ils ne rôdent pas la nuit. »

Alphonse Boudard, La métamorphose des cloportes

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08/03/2015

Le choc des civilisations

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« Le politiquement correct recule, tant mieux, mais il a tellement imbibé les consciences depuis un quart de siècle qu’il y a fort à parier qu’il mette encore un peu de temps avant de crever comme une sale bête… La droite y est le moins sensible. Normal, ce renoncement à la pensée qui se fait prendre pour une pensée est l’apanage des conceptuels et des idéologues, la pathologie de la gauche incapable de pragmatisme, au contraire de la droite qui en est, elle, trop capable, et qui, de ce fait, demeure incapable d’idéal.

L’un des slogans du politiquement correct est qu’il n’y aurait pas de choc des civilisations. Invention de Samuel Huntington, un penseur américain néoconservateur, autant dire : le diable en philosophie… Mais peu importe la politique ou la religion d’un philosophe quand il pense juste. Prétendre qu’il n’y a pas un choc des civilisations entre l’occident localisé et moribond et l’Islam déterritorialisé en pleine santé est une sottise qui empêche de penser ce qui est advenu, ce qui est, et ce qui va advenir.

L’Islam est une civilisation, avec ses textes sacrés, ses héros, ses grands hommes, ses soldats, ses martyrs, ses artistes, ses poètes, ses penseurs, ses architectes, ses philosophes. Il suppose un mode de vie, une façon d’être et de penser qui ignore le libre arbitre augustinien, le sujet cartésien, la séparation kantienne du nouménal et du phénoménal, la raison laïque des Lumières, la philosophie de l’histoire hégélienne, l’athéisme feuerbachien, le positivisme comtien, l’hédonisme freudo-marxiste. Il ignore également l’iconophile et l’iconodulie (goût et défense des images religieuses) pour lui préférer la mathématique et l’algèbre des formes pures (mosaïques, entrelacs, arabesques, calligraphie), ce qu’il faut savoir pour comprendre pourquoi la figuration de Mahomet est un blasphème.

Refuser la réalité du choc des civilisations ne peut se faire que si l’on ignore ce qu’est une civilisation, si l’on méprise l’Islam en lui refusant d’en être une, si l’on déteste la nôtre par haine de soi, si l’on pense l’histoire avec les fadaises du logiciel chrétien et marxiste qui promet la parousie en ignorant les leçons de philosophie données par Hegel : les civilisations naissent, croissent, vivent, culminent, décroissent, s’effondrent, disparaissent pour laisser place à de nouvelles civilisations. Qu’on médite sur l’alignement de Stonehenge, les pyramides du Caire, le Parthénon d’Athènes ou les ruines de Rome comme on méditera plus tard sur les ruines des cathédrales !

Notre occident est en décomposition : les adultes s’achètent des albums à colorier, ils se déplacent en trottinette, ils tétouillent des cigarettes électroniques, la femme à barbe constitue l’horizon indépassable du progrès post-moderne, ils conduisent leurs animaux domestiques chez le psychanalyste, ils marchandisent l’utérus de femmes pauvres pour porter les foetus de riches, ils se ruent sur les soldes comme des bêtes assoiffées sur un point d’eau, mais aucun d’entre eux n’est prêt à mourir pour ces fariboles.

Pendant ce temps, animé par la grande santé nietzschéenne, l’Islam planétaire propose une spiritualité, un sens, une conquête, une guerre pour ses valeurs, il a des soldats, des guerriers, des martyrs qui attendent à la porte du paradis. Refuser qu’il en aille, là, d’une civilisation qui se propose « le paradis à l’ombre des épées », un propos du Prophète, c’est persister dans l’aveuglement. Mais comment pourrait-il en être autrement ? L’aveuglement qui fait dire que le réel n’a pas eu lieu (ou n’a pas lieu) est aussi un signe de nihilisme. »

Michel Onfray, Chronique mensuelle de Michel Onfray - Mars 2015 – N° 118

 

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La tyrannie démocratique

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« Pour les besoins d’un travail en cours, je reprends mes fiches sur Platon. Relisant mes notes concernant La République, je tombe sur une critique de la démocratie qui me stupéfie par sa vérité.

La démocratie, c’est sa nature, s’avère le régime le plus à même de donner ses chances à l’exercice de la liberté. Mais, anthropologie oblige, la pente naturelle des hommes consiste à vouloir toujours plus de liberté. Chacun veut pouvoir faire ce qu’il veut, quand il veut, comme il veut, sans se soucier d’autrui. L’autorité passe pour une contrainte inadmissible. Elle est vilipendée, détestée, détruite. Si un chef n’est pas assez docile aux revendications de son peuple, il passe pour un tyran, un dictateur, aujourd’hui on dirait : un fasciste, un stalinien...

Platon écrit qu’une cité de ce genre "loue et honore, dans le privé comme en public, les gouvernants qui ont l’air de gouvernés et les gouvernés qui prennent l’air de gouvernants" (562,d). L’actualité lui donne raison : Giscard se faisant photographier torse nu et velu dans une piscine, jouant au football avec une culotte à manches courtes, Sarkozy filmé lui aussi dans ce genre de culotte devenue bouffante pour son format, suant, transpirant, trempé d’humeurs montrées comme les saintes huiles, Hollande se voulant un président normal et photographié en short et polo sur la plage ou arborant un sourire béat sous une pluie battante pour montrer qu’il mouille sous l’averse comme chacun de ses électeurs, nos présidents veulent montrer qu’ils sont comme tout le monde – poilus, sportifs, en sueur, mouillés par la pluie...

De même les exemples de gouvernés qui prennent l’air de gouvernants ne manquent pas : les joueurs de foot décérébrés, les comédiens incultes, les acteurs narcissiques, les vedettes de télévision, les chanteurs de ritournelles à deux neurones ou les stars du rap se comportent dans la vie comme s’ils étaient des princes, des rois, des empereurs à qui tout est dû.

Il en va de même avec le quidam qui se comporte avec ses semblables comme un Roi dans son royaume : malpoli avec son téléphone portable quand il nous inflige ses conversations indigentes, fonçant dans le troupeau pour s’asseoir à la meilleure place en écrasant un ancien ou en piétinant une femme enceinte, passant devant tout le monde dans une file d’attente, se bâfrant d’une poignée de cerises ou d’un abricot pour goûter avant d’acheter… sans acheter, les exemples ne manquent pas.

Le résultat écrit Platon est "que le père s’accoutume à traiter son fils comme son égal et à redouter ses enfants, que le fils s’égale à son père et n’a ni respect ni crainte pour ses parents, parce qu’il veut être libre, que le métèque devient l’égal du citoyen, le citoyen du métèque, et l’étranger pareillement" (562, e-563, a). Parce que le fils ne craint plus le père ni l’élève son maître, c’est le père qui craint son fils et le maître son élève. La peur qui existait de l’inférieur au supérieur ne disparait pas, elle s’inverse : le supérieur se met alors à craindre l’inférieur. Mais la crainte n’a pas disparu. "Ainsi l’excès de liberté doit aboutir à un excès de servitude, et dans l’individu et dans l’Etat" (564,a). La flatterie devient la règle – la démagogie en est la forme contemporaine. Petit à petit, à force de démocratie, le démocrate fait le lit du tyran.

Impressionnant de vérité... »

Michel Onfray, Chronique mensuelle de Michel Onfray - N° 112 – Septembre 2014

 

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Individualisme aristocratique

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« Apologie du courage, sens de l’honneur, individualisme aristocratique, ampleur de vue, goût du risque, perception du tragique, conscience de sa responsabilité, affirmation de soi, sens de l’Histoire. »

Olivier Bardolle, Petit traité des vertus réactionnaires

 

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06/03/2015

Amin Dada roy de France et d’Occident

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« Ce bruit du pas des Boches on l’a mérité, nous serine-t-on. Nous avons trop joui… trop écouté Tino Rossi… trop folâtré sous les charmilles du Front Popu. A ce compte-là, dans un proche avenir, ce qui nous attend nous fera regretter la Luftwaffe... les délicatessen de la Gestapo... si on considère, n’est-ce pas... furie porno... le lucre et le stupre qui s’étale... la bacchanale permanente... le foutre qu’éclabousse nos écrans... les fumeries de hasch... les performances gastronomiques de nos contemporains ! Pour se faire pardonner tout ça, on va se farcir Amin Dada roy de France et d’Occident et Pape pourquoi pas ! »

Alphonse Boudard, Les combattants du petit bonheur

 

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Le vertige de l’horreur ressemble parfois à celui de la beauté

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« Car Dieu, quoi que désignât cette métaphore, est aussi maître de l’horreur et il y a un vertige de l’horreur, plus puissant, peut-être, que celui de la beauté. C’est le vertige qui saisit les hommes devant les membres tranchés, la puanteur des cadavres fondus dans la glaise avec les vers agglutinés coulant des blessures comme une pâte vivante et l’oeil rouge des rats nichant dans l’ombre des poitrines ouvertes, mais plus encore devant la profondeur des abîmes qu’ils abritaient sans le savoir.
On tend la main vers son fusil dans la nuit des tranchées et l’on y reconnait un geste archaïque, infiniment plus vieux que l’Histoire, un geste primordial et sauvage dont les obus, les gaz, les tanks, les avions et tous les efforts monstrueux de la modernité n’ont pas altéré l’essence parce que rien ne l’altérera jamais.
On court à perdre haleine, on tombe la tête en avant et on regarde son propre sang couler à flots, on guette avec angoisse l’apparition des traces blanches de cervelle mais il n’y a que du sang, et le lieutenant Jünger se relève et reprend sa course, le coeur débordant d’une ivresse de chasseur, attendant l’extase de ce moment où le visage de l’ennemi surgi de la terre apparaîtra dans sa nudité, quand pourra enfin commencer la lutte, amoureuse et mortelle, qu’on a tend désirée et dont l’un ne se relèvera pas.
Le vertige de l’horreur ressemble parfois à celui de la beauté. On fait partie d’un tout bien plus grand que ce qu’on pouvait imaginer, plus grand que la médiocrité des rêves de confort et de paix, plus grand que les nations en guerre, mais si démesurément grand que la tension dans laquelle il tient les hommes ne peut se maintenir qu’en les brisant. L’exaltation retombe d’un seul coup, et l’ivresse, le voile se déchire, il ne reste plus qu’à courir encore, en hurlant sa terreur de bête, pour fuir la mort hideuse, pour fuir aussi celui qu’on est devenu, à la recherche d’un refuge qui n’existe nulle part, et le lieutenant Jünger regagne en tremblant la tranchée allemande; les larmes aux yeux, il écrit dans son carnet : mais quand donc finira — quand donc finira cette guerre de merde ? »

Jérôme Ferrari, Le Principe

 

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Un peuple qui, enraciné dans la terre de sa patrie, demeure proche des forces de la nature

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« Après 1945, les Européens ont cessé d’être eux-mêmes et sont comme entrés en dormition. Les horreurs des guerres passées, dont ils n’étaient pas seuls responsables, furent ressenties comme une condamnation de leur civilisation, d’autant que les vainqueurs s’ingénièrent à les en convaincre. Sans en avoir toujours conscience, les Européens ont vécu longtemps sous l’ombre portée des puissances victorieuses, se partageant entre soviétophiles et américanophiles.

Peu avant de mettre en œuvre son projet et d’en mourir, le colonel Claus von Stauffenberg, organisateur de l’attentat contre Hitler du 20 juillet 1944, avait consigné par écrit les espérances des conjurés :

"Nous voulons un ordre nouveau qui garantisse le droit et la justice, dans lequel l’état s’appuie sur chacun ; mais nous rejetons la mensongère notion d’égalité et nous nous inclinons devant la hiérarchie naturelle. Nous voulons un peuple qui, enraciné dans la terre de sa patrie, demeure proche des forces de la nature, un peuple qui, libre et fier, dominant les bas instincts de l’envie et de la jalousie, trouve son bonheur et sa satisfaction dans le cadre établi de son activité. Nous voulons des dirigeants qui, provenant de toutes les couches de la société, et liés aux forces divines, s’imposent par leur sens moral, leur discipline, et leur esprit de sacrifice."

La philosophie nationale conservatrice de ce programme de la résistance Allemande était aux antipodes de ce que les vainqueurs imposeront à l’Europe déboussolée de l’après guerre : l’anti fascisme et le matérialisme bureaucratique pour les uns, la religion du marché et la version Américaine des droits de l’homme pour les autres. »

Dominique Venner, Le siècle de 1914

 

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Comme abrités dans une bulle de bien-être

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« Un demi-siècle après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Européens de l’Ouest, les Américains du Nord et quelques autres privilégiés, ici et là dans le monde, vivent provisoirement comme abrités dans une bulle de bien-être, tandis qu’alentour le reste de l’univers est soumis à la violence, à la précarité, à la faim… Durant leur longue existence nationale, les Français ont souvent bénéficié de cette sorte de "bulle" protectrice. Leur position géographique, à l’extrémité occidentale de la péninsule eurasiatique, a joué en leur faveur comme la mer pour les Anglais ou l’Océan pour les Euro-Américains depuis le XVIIe siècle. Après les conquêtes vikings, la France n’a plus connu la menace d’une invasion, ce qui est bien autre chose qu’une guerre dynastique, un conflit de bornage frontalier ou une petite guerre autour d’une ville qu’on se dispute entre voisins. Pendant plus de mille ans, les vraies frontières de la France furent défendues par d’autres sur l’Ebre, l’Oder ou le Danube. La France n’avait pas à se soucier de monter la garde face au "désert des Tartares". Ses rois avaient la latitude d’adresser des sourires au Sultan dans le dos des chevaliers polonais ou autrichiens qui tenaient la menace ottomane éloignée de Paris. Loin des Sarrasins, des Mongols ou des Turcs, dans leur jardin abrité et soigneusement dessiné, les Français purent cultiver à loisir cet art de vivre unique en son genre, délicat, aimable et froid, ces jeux de l’esprit ordonnés autour du scepticisme, de l’ironie et de la raison, dont ils se sont tant fait gloire. »

Dominique Venner, Le cœur rebelle

 

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05/03/2015

Ils supprimeront tout le jus de l’humanité

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« Parce que, disait-il, les simples Tommies sont en train de devenir exactement pareil : des bégueules aussi peu couillus et aussi constipés. C’est le destin de l’humanité, de devenir comme ça.
— Les gens du peuple ? Les ouvriers aussi ?
— Oui, tous. ils n’ont plus de jus. Les voitures, les cinémas, les avions leur ont sucé la dernière goutte. Crois-moi, chaque génération ressemble davantage à des lapins: des tubes de caoutchouc en guise de boyaux, des jambes et des têtes en fer-blanc. Un peuple en fer-blanc. Une sorte d’envahissement bolchévique détruit ce qu’il y a d’humain pour les vouer au culte de la machine. L’argent, rien que l’argent ! La seule chose qui excite le monde moderne, c’est de supprimer ce qu’il y a d’humain, de réduire la vraie virilité et la vraie féminité en bouillie. Tout le monde pareil, et dans le monde entier. Supprimer la réalité humaine, une livre pour chaque prépuce et deux pour chaque paire de couilles. Le con n’est qu’une machine à baise. Tout revient au même. Pour du fric ils t’émasculeront l’univers. Encore de l’argent et ils supprimeront tout le jus de l’humanité. Il ne restera plus que de petits robots. »

David Herbert Lawrence, L’amant de Lady Chatterley

 

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Une morale de la vanité, un exotisme de l’endurance, une petite mystique de l’aventure

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« Aux formes socialisées du sport collectif correspond souvent dans nos pays une forme superlative du sport vedette ; l’effort physique n’y fonde pas un apprentissage de l’homme à son groupe, mais plutôt une morale de la vanité, un exotisme de l’endurance, une petite mystique de l’aventure, coupée monstrueusement de toute préoccupation de sociabilité. »

Roland Barthes, Mythologies

 

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