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03/03/2015

Un état d’esprit qui seul peut répondre au chaos et à la violence à venir

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« "Le temps du loup" n’est donc pas simplement la fin d’un cycle appelé "Âge sombre" dans la tradition européenne, et qui correspondrait à notre temps actuel. C’est aussi un état d’esprit qui seul peut répondre au chaos et à la violence à venir. Nous devrons nous dégager de ce défaitisme larmoyant entretenu par les médias, qui nous fait renoncer au combat, à la défense de notre identité, et accepter la main sur le cœur les flux migratoires, le remplacement de notre civilisation par une autre, et les communautarismes antagonistes qui se partagent aujourd’hui le territoire. C’est bien ce que nous enseigne le loup. Redevenir dur, comme la pierre calée dans le cuir d’une fronde, imperméables aux pleurnicheries des "droits de l’homme" qui sont la ruse ultime des ennemis de notre civilisation – sous peine de disparaître, définitivement, submergés par la puissance démographique de l’envahisseur... Nous nous approchons du "temps du loup", selon la grande loi des cycles, et les cartels, les multinationales où siègent les grands manitous de l’économie mondiale, maîtres du destin des nations, de leur disparition programmée, n’y pourront rien. Le jour viendra – et il arrive plus vite qu’on ne le pense – où il faudra livrer une guerre totale, à moins d’arriver à un équilibre multipolaire, avec le respect des grandes civilisations dans leur aire géographique originelle. »

Jean-Paul Bourre, Le temps du loup

 

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02/03/2015

Chaocratie

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« Les attaques du 11 Septembre 2001 ont été un formidable prétexte pour accélerer le développement de la dernière grande passion occidentale, la seule que les occidentaux soient encore en état de s'offrir, et ce n'est nullement la guerre, mais la petite manie maniaque de la sécurité ou de l'assurance tous risques. Et qu'en l'occurrence le troupeau abattu ne soit pas le bon (celui qui propage le terrorisme international) n'a aucune importance. »

« Si les états unis ont bien un programme planétaire, il ne relève nullement de l'idéologie démocratique ou théocratique, comme on a pu le lire ici ou là, mais de la chaocratie. Un dignitaire américain, Michael Ledeen, a d'ailleurs exposé le projet chaocratique avec une belle franchise : "Notre pays est celui de la destruction créatrice. Nous ne voulons pas de stabilité en Iran, en Irak, en Syrie, au Liban, ni même en Arabie Saoudite. La question est de savoir comment déstabiliser ces pays. Nous devons les détruire pour accomplir notre mission historique". De pertinents observateurs dans la période récente, ont relevé que le chaos était devenu l'arme politique essentielle des Etat-Unis. Encore faut il préciser qu'il s'agit d'un chaos unique, comme la pensée du même nom, et qu'il ne tolère d'autre désordre que le sien, d'autre état d'exception et de terreur que ceux qu'il répand sur la planète comme une nuit noire. »

Philippe Muray, Americano Nox in Exorcismes spirituels Tome IV, Moderne contre Moderne

 

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Ce moment où l’Europe ressurgit dans ses racines

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« Nous approchons du "temps du loup", sans savoir quelle forme il va prendre. Il n’est pas nécessaire d’être visionnaire, ni d’être spécialiste des phénomènes de société. Tous les paramètres sont en place. Il me suffit de marcher dans la rue pour ressentir cette tension, comme s’il y avait urgence, cette violence larvée au milieu d’une foule à deux doigts d’exploser... Les codes ont changé, dans les comportements, la manière de vivre, de façon violente, et ils indiquent une occupation culturelle du territoire. Nous n’avons que trois choix possibles : nous soumettre, nous retirer ou entrer en résistance… [Mes ancêtres] me demanderaient de revenir au terroir, de me souvenir d’eux… jusqu’au fond de mes entrailles, très loin jusqu’au commencement de notre histoire. De me ranger sous la bannière du “grand Christ blanc des cathédrales” [Drieu] ou sous la protection des dieux plus anciens qui ont peuplé nos terroirs...

Dans l’hypothèse d’un chaos généralisé, embrassant toutes les grandes villes, le recours aux forêts est nécessaire, pour la protection immédiate, mais aussi pour des raisons métapolitiques liées à nos origines, à notre histoire. Je ne vais pas sacraliser la forêt – quoique je devrais – mais elle est le foyer d’origine de la civilisation européenne, notre mère. C’est aussi la forêt arthurienne de la Quête du Graal, et les chemins forestiers de Heidegger, qui ramènent à l’Être. Si nous envisageons un scénario quasiment postapocalyptique, elle est réellement le lieu de repli, de la Reconquête. Ce que me disent mes ancêtres ? De réapprendre mes traditions locales, m’inscrire dans une société de chasse, revenir sensible aux légendes, apprendre à vivre en forêt, reformer des clans. Créer de nouvelles féodalités résistantes, dans un pays livré au chaos, à l’anarchie de la populace, où l’État central est paralysé, réduit à l’impuissance… Les Français s’attachant encore à leur identité deviendront des boucs émissaires, des exclus, des parias, qui ne devront leur salut qu’à la fuite. C’est tout simplement le poids démographique de l’immigration qui inversera les rôles et nous rejettera dans la marge, et c’est eux qui viendront gonfler les rangs des bataillons indignés...

Ce chaos social peu importe la forme qu’il prendra, ce ne sont encore que les prémices de ce que la tradition européenne appelle "le temps du loup" ou "le grand renversement", ce moment où l’Europe ressurgit dans ses racines, comme l’arbre se met à fleurir après la longue nuit et les grands froids. C’est notre heure, selon la loi du Retour, car le chaos social, qui ira au bout de sa logique, ne pourra pas aller plus loin...

Nous devrons préparer la garde sainte des terroirs, déjà pas mal contaminés. Prendre la terre, comme nouveau point d’appui, jusqu’au jour où elle servira de levier. Intégrer les conseils municipaux, restaurer les fêtes traditionnelles, réveiller le légendaire et la mémoire historique, l’importance fondatrice des ancêtres. C’est déjà réveiller l’âme du terroir, lui rendre un peu de son identité. Créer des réduits de résistance qui pourraient constituer une nouvelle féodalité, une solide opposition... Que des bandes armées incontrôlées viennent rôder, comme pendant la guerre de Cent Ans, sur la terre ancestrale, là où dorment les morts, là où l’histoire n’a pas tout à fait disparu – c’est alors que se réveillera l’âme des chouans... Ce sont des moments charnières déjà connus dans l’histoire, où tout peut basculer. C’est alors que le Rebelle, le Partisan, retrouve sa légitimité. Le recours aux forêts le renforce. Carl Schmitt le comparaît à "un corsaire de la terre ferme". »

Jean-Paul Bourre, Le temps du loup

 

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"Âge sombre" ou "Âge des conflits"

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« Dans les traditions scandinaves, et spécialement dans "la prophétie de la Völva", "le temps du loup" est la fin d’un cycle historique, une période d’obscurité et de violence appelée aussi "Âge sombre" ou "Âge des conflits" qui correspond aux temps actuels. Nous y sommes. Mais le loup est aussi cet animal noble des forêts d’Europe, qui vit en meute loin des montreurs d’ours et des dresseurs d’animaux – le contraire d’un chien de collier. En même temps, il s’oppose au sentimentalisme bêlant de cette fin de cycle parce qu’il fait peur et qu’on ne peut l’enchaîner – à moins de l’abattre...
Le loup appartient à notre culture, ancestrale, enracinée, comme le sapin de Noël, le "roi des forêts", l’arbre toujours vert, comme les frimas et la neige en hiver, le cycle des saisons et le retour du soleil invaincu, le Sol invictus de l’Empire romain, dont la louve est justement à l’origine de la fondation de Rome... »

Jean-Paul Bourre, Le temps du loup

 

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Retraite

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« Ce genre d’exil peut-être une façon de préserver son intégrité, d’organiser une contre-révolution, pour revenir avec des forces nouvelles. Que ce soit à l’intérieur de soi-même, au sommet d’une montagne que la mondialisation ne peut atteindre, ni déplacer, ou en s’enfermant pour un temps dans un monastère pour se dépolluer. Dans ces cas-là, ce qu’on appelle "retraite" n’est pas un recul mais un choix stratégique – comme Segurd, le héros des épopées scandinaves, reforgeant l’épée dans les profondeurs d’une forêt, loin du tumulte des hommes. L’exil n’est pas un refuge à l’abri des tempêtes, mais ce moment de convalescence nécessaire où l’on reprend des forces… pour le Retour. »

Jean-Paul Bourre, Le temps du loup

 

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Au commencement étaient les épices

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« Les croisades ne sont pas simplement (comme des esprits romantiques les ont souvent dépeintes) une tentative mystico-religieuse en vue d'arracher les lieux saints aux infidèles; cette première coalition européo-chrétienne représente aussi le premier effort logique et conscient ayant pour but de briser la barrière qui ferme l'accès de la mer Rouge et d'ouvrir les marchés orientaux à l'Europe, à la chrétienté. L'entreprise ayant échoué, l'Egypte n'ayant pu être enlevée aux musulmans et l'Islam continuant d'occuper la route des Indes, il fallait nécessairement que s'éveillât le désir de trouver un nouveau chemin, libre indépendant. L'intrépidité qui poussa Colomb vers l'ouest, Bartholomeu Diaz et Vasco de Gama vers le sud, Cabot vers le nord, vers le Labrador, est née avant tout de l'ardente volonté de découvrir des voies maritimes franches de toute servitude et d'abattre en même temps l'insolente hégémonie de l'Islam. Dans les les grandes inventions et découvertes l'élan spirituel, moral, fait toujours fonction de force accélératrice; mais, la plupart du temps, l'impulsion réalisatrice n'est due qu'à des facteurs matériels. Sans doute la hardiesse des idées de Colomb et de Magellan aurait suffi à enthousiasmer les rois et leurs conseillers; mais jamais personne n'eût financé leurs projets, jamais les princes ni les spéculateurs ne leur eussent équipé une flotte si on n'avait eu en même temps la perspective de récupérer au centuple les dépenses. Derrière les héros de cette époque se cachent les forces agissantes, les commerçants, l'impulsion première elle-même a eu des causes essentiellement pratiques. Au commencement étaient les épices. »

Stefan Zweig, Les épées

 

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27/02/2015

Libre et indépendant, capable de résister à l’automatisme

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« Le Rebelle a pour devise hic et nunc, car il est l’homme des coups de main, libre et indépendant. Nous avons vu que nous ne pouvons comprendre sous ce type humain qu’une fraction des masses ; et pourtant, c’est ici que se forme la petite élite, capable de résister à l’automatisme, qui tiendra en échec le déploiement de la force brute. C’est la liberté ancienne, vêtue à la mode du temps : la liberté substantielle, élémentaire, qui se réveille au cœur des peuples quand la tyrannie des partis ou des conquérants étrangers pèse sur leurs pays. Il ne s’agit pas d’une liberté qui proteste ou émigre, mais d’une liberté qui décide d’engager la lutte.
C’est une distinction qui agit sur la sphère des croyances. Le Rebelle ne peut se permettre l’indifférence, signe d’une époque révolue, au même titre que la neutralité des petits Etats ou la détention en forteresse pour délit politique. Le recours aux forêts mène à de graves décisions. Le Rebelle a pour tâche de fixer la mesure de liberté qui vaudra dans des temps à venir, en dépit de Léviathan. Adversaire dont il n’entamera pas le pouvoir à coups de concepts.
La résistance du Rebelle est absolue : elle ne connaît pas de neutralité, ni de grâce ni de détention en forteresse. Il ne s’attend pas à ce que l’ennemi se montre sensible aux arguments, encore moins à ce qu’il s’astreigne à des règles chevaleresques. Il sait aussi qu’en ce qui le concerne, la peine de mort n’est pas supprimée. Le Rebelle connaît une solitude nouvelle, telle que l’implique avant tout l’épanouissement satanique de la cruauté – son alliance avec la science et le machinisme, qui fait apparaître dans l’histoire, non pas un élément nouveau, mais des manifestations nouvelles. »

Ernst Jünger, Traité du rebelle ou le recours aux forêts

 

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Les trésors hérités du passé et digérés, assimilés, recréés par nous

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« Il serait vain de se détourner du passé pour ne penser qu’à l’avenir. C’est une illusion dangereuse de croire qu’il y ait même là une possibilité. L’opposition entre l’avenir et le passé est absurde. L’avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien ; c’est nous qui pour le construire devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même. Mais pour donner il faut posséder, et nous ne possédons d’autre vie, d’autre sève, que les trésors hérités du passé et digérés, assimilés, recréés par nous. De tous les besoins de l’âme humaine, il n’y en a pas de plus vital que le passé. »

Simone Weil, L’Enracinement

 

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Seul, au centre de sa vie passagère

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« Le petit homme contemporain sait comment il se nomme et de qui il est directement issu. Là se borne sa certitude. Et encore... De la notion du temps, il ne reçoit qu’une perception horizontale, quelque chose de dérisoirement limité. Dans l’éruption continue à la surface de la terre, il se retrouve aggloméré à des milliards d’autres hommes... De la perception verticale, celle qui se hausse par l’échelle du passé, et qui lui rendrait sa noblesse, quelle que soit la modestie de son lignage, il n’a pas conscience. Souvent il la refuse. Débarrassé de ce bagage, il s’imagine courir plus vite ! Il galope en rond, le petit homme, comme une carne au bout d’une longe, avec son anonymat pour piquet. Il n’en sortira jamais. Alors ? [...]
Il ne sait rien. En quoi cela le concerne-t-il ? Il se tient seul, au centre de sa vie passagère, entre son père et son fils, bornes extrêmes de son existence [...] Alors vous mesurez combien immense et proche est le désert... Je trouve cela inadmissible, révoltant, incroyable, navrant. Je demeure persuadé que la chaîne resta longtemps solide et qu’elle commença à se perdre à l’aube du monde moderne, quand les hommes s’éloignèrent du vrai pour s’occuper de balivernes. »

Jean Raspail, La hache des steppes

 

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L’ennemi politique ne se réduit pas au seul ennemi militaire

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« Il faut considérer comme sans fondement toutes les doctrines qui voient dans l’âge industriel ou économique le successeur pacifique de l’âge militaire, non seulement parce que l’ennemi politique ne se réduit pas au seul ennemi militaire, mais encore parce que la politique pénètre d’inimitié l’économie, la science, la morale et la technique aussi bien que les armées.
Il est fort probable que la violence durera aussi longtemps que l’homme ; elle est de tous les temps, encore qu’elle se montre plus virulente à certaines époques qu’à d’autres, quand l’idéologie lui prépare le terrain. De ce point de vue il est indiscutable que le socialisme révolutionnaire (Blanqui, Marx, Sorel, Lénine) a été, avant le fascisme, le propagateur de la violence dans le monde contemporain. Il est naïf de croire que le progrès de la civilisation pourrait substituer l’ère de la sérénité à celle de la violence. Au contraire, les nouveaux moyens que le progrès met à la disposition de l’homme, celui-ci les utilise non seulement au service de la guerre (nous le constatons tous les jours), mais de toutes les formes de la violence, révolutionnaire, psychologique, etc. Loin de décroître en intensité elle s’adapte sans cesse aux nouvelles conditions. Pour les mêmes raisons on ne saurait parler de peuples doux. Il se trouve seulement qu’à certaines époques de l’histoire la civilisation d’une collectivité parvient à limiter l’usage de la violence. »

Julien Freund, L’essence du politique

 

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Des heures lénitives au fond d’un cloître

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« Par instants, après certaines lectures, alors que le dégoût de la vie ambiante s’accentuait, il enviait des heures lénitives au fond d’un cloître, des somnolences de prières éparses dans des fumées d’encens, des épuisements d’idées voguant à la dérive dans le chant des psaumes. »

Joris-Karl Huysmans, Là-Bas

 

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26/02/2015

"Vous n’êtes qu’un lâche, un jean-foutre" !

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« En 1808, au cours de son voyage dans l’Ouest, Napoléon rencontra aux Quatre-Chemins-de-l’Oie une héroïne de la grande révolte vendéenne. A vingt ans, elle avait combattu les Bleus pistolet au poing. On la présenta à l’Empereur qui l’embrassa et la fit embrasser par l’Impératrice. A ce moment, un homme s’avança. Napoléon l’interrogea :
– Et vous, monsieur qui saluez si bas, qui êtes-vous ?
– Mais, répondit l’autre, je suis le maire de Saint-Florent, le frère de mademoiselle Regrenil.
– Que faisiez-vous, interrogea l’Empereur, pendant que votre sœur se battait si bien ?
Et le maire, se croyant habile, répondit :
– Sire, moi, j’étais neutre.
– Neutre ! éclata Napoléon, alors vous n’êtes qu’un lâche, un jean-foutre.
Et il le chassa de sa vue. »

Dominique Venner, Le cœur rebelle

 

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Austérité, abnégation, maîtrise des sentiments, soumission au devoir

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« Aussi loin que l’on regarde dans l’histoire des cités, des royaumes et des nations d’Europe, l’esprit militaire, dans sa structure masculine, en a été le cœur vivant étroitement associé à la souveraineté. La plupart de ceux qui se sont révoltés, toutes catégories sociales confondues, hommes et femmes, oui, femmes aussi, avaient en commun, souvent par tradition familiale, un attachement quasi liturgique au contenu de l’ordre militaire. Non pour l’armée de leur temps qui, à bien des égards, était peu défendable, mais pour ce que l’esprit et la formation authentiquement militaire apportent d’unique et d’irremplaçable au sein de la société civile : austérité, abnégation, maîtrise des sentiments, soumission au devoir. Dispositions viriles, foncièrement anti-utilitaires et antibourgeoises, même quand elles sont honorées, ce qui est fréquent, par des familles appartenant socialement à la bourgeoisie. Elles étaient tout ce qui subsistait de l’ancienne armature humaine qui, depuis plus de trois mille ans, avait fait de l’Europe ce qu’elle avait été. »

Dominique Venner, Le cœur rebelle

 

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Une prodigieuse entreprise de falsification

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« Le journalisme n’est qu’une prodigieuse entreprise de falsification, voire d’éradication de la réalité, sous couvert d’informer et d’analyser, l’information ne parlant en vérité que d’elle-même et l’analyse servant des intérêts propres à renforcer l’ignorance et la déchéance spirituelle des hommes. De là mon souci, qui irait croissant, de n’être plus informé. »

Richard Millet, La confession négative

 

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L’honneur

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« La notion qui fonde toute coutume vivante, c’est l’honneur. Tout le reste, fidélité, humilité, bravoure, esprit chevaleresque, maîtrise de soi, résolution, en découle. Et l’honneur est une question de sang, non de raison. On ne réfléchit pas – sinon, on a déjà perdu l’honneur. Perdre l’honneur, c’est être effacé de la vie, du temps, de l’Histoire. L’honneur de l’ordre, de la famille, de l’homme et de la femme, du peuple et de la patrie, l’honneur du paysan, du soldat, et même du bandit : l’honneur signifie que la vie, en une certaine personne, vaut quelque chose, possède un rang historique, sa distance, sa noblesse. »

Oswald Spengler, Ecrits historiques et philosophiques

 

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