Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/12/2015

Les étalages

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« L'art étant devenu une des occupations recherchées des riches, les expositions se suivent avec un égal succès, quelles que soient ce qu'on exhibe, pourvu que les négociants de la presse s'en mêlent et que les étalages aient lieu dans une galerie connue. »

Joris-Karl Huysmans, Certains

 

07:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/12/2015

Empoisonnement grégaire

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« L'absence de pensée et l'idiotie morale ne sont pas des attributs caractéristiques de l'espèce humaine, ce sont des symptômes d'empoisonnement grégaire. »

Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes

 

16:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

La masse et l'égalitaire

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Dûment sevrés des fortes ivresses, nous avons pris en horreur toute puissance et virilité ; la masse et l'égalitaire, tels sont nos nouveaux dieux. Puisque la masse ne peut se modeler sur le petit nombre, qu'au moins le petit nombre se modèle sur la masse. »

Ernst Jünger, La guerre comme expérience intérieure

 

07:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18/12/2015

Quand les républicains étaient héroïques

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Ce que nous voulons savoir, c'est ce que c'était, c'est quel était le tissu même de la bourgeoisie, de la République, du peuple, quand la bourgeoisie était grande, quand le peuple était grand, quand les républicains étaient héroïques et que la République avait les mains pures. Pour tout dire quand les républicains étaient républicains et que la république était la république. »

Charles Péguy, Notre Jeunesse

 

16:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Sa mollesse, son acceptation

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Au premier mot qui révèle sa mollesse, son acceptation, je le hais. J'éprouve une sorte d'horreur physique, et je m'écarte. Ce pleutre, ce lâche ne peut pas être du même peuple dont je suis. Enfin je comprend trop bien de quoi pourrait naître la guerre civile. »

Jean Guéhenno, Journal des années noires

 

07:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17/12/2015

Car l’État ne connaît ni honneur ni justice

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« On a volé leur patrie aux Français, je veux dire qu'on la leur a rendue méconnaissable. Elle n'évoque même plus pour eux l'idée d'honneur ou de justice – car l’État ne connaît ni honneur ni justice […] La France ne ressemble plus aux Français, elle n'a ni leurs vertus, ni leurs vices, ni aucun de ces défauts qui leurs sont plus chers que leurs vices ou leurs vertus, elle ne parle même pas leur langage, elle ne dit rien, elle l'idole muette d'un peuple bavard. L’État s'est substitué à la Patrie comme l'administration cléricale se serait substituée depuis longtemps – si Dieu n'y mettait ordre – à la moribonde Chrétienté. »

Georges Bernanos, Les enfants humiliés

 

16:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Une matière esclave

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« À ce jeu en ce temps-ci une humanité est venue, un monde de barbares, de brutes et de mufles ; plus qu'une pambéotie, plus que la pambéotie redoutable annoncée, plus que la pambéotie redoutable constatée : une panmuflerie sans limites ; un règne de barbares, de brutes et de mufles ; une matière esclave ; sans personnalité, sans dignité ; sans ligne ; un monde non seulement qui fait des blagues, mais qui ne fait que des blagues, et qui fait toutes les blagues, qui fait blague de tout. »

Charles Péguy, Deuxième élégie XXX


Le buste de l’écrivain, square Charles Péguy (Orléans). Lors des bombardements de juin 1940, un éclat est venu frapper ce buste à l’endroit exact où Péguy fut atteint le 5 septembre 1914.

 

07:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/12/2015

Ce bonheur "individuel" ou "collectif" fait de toutes les ruines de la splendeur d’antan

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Il serait affreux et douloureux de penser que Moïse fit l’ascension du mont Sinaï, que les Hellènes bâtirent l’Acropole, que les Romains entreprirent les guerres Puniques, que le beau et génial Alexandre, coiffé de son casque empenné, franchit le Granique et combattit sous les murs d’Arbelles ; que les apôtres se vouèrent à la prédication, que les martyrs donnèrent leurs souffrances, les poètes leurs chants et les peintres leurs plus belles couleurs, que les chevaliers enfin brillèrent dans les tournois, pour que le bourgeois français, russe ou allemand, vêtu de son costume grotesque, pût se vautrer en fin de compte dans ce bonheur "individuel" ou "collectif" fait de toutes les ruines de la splendeur d’antan !... On rougirait d’être homme, si ce bas idéal de bien-être général, de travail mesquin et de prose ignominieuse, devait triompher pour toujours ! »

Constantin Léontiev, cité par Nicolas Berdiaev, in Constantin Léontiev, un penseur religieux russe du dix-neuvième siècle

 

16:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Dire adieu aux folles gratuités de l’adolescence

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« En ce temps là, avec tes dix-huit ans et un peu de pureté au coeur (car on peut avoir dix-huit ans et, déjà, être une ordure), tu ne doutais pas de la puissance absolue de la révolte. C’est que tu devinais les lendemains de l’Ordre où il faudrait dire adieu aux folles gratuités de l’adolescence, où il faudrait raisonner sans s’enivrer de contradictions et choisir enfin, entre mille costumes qui sentent l’aigre du sérieux, celui que tu endosserais. Alors tu rêvais, avant qu’il ne fut trop tard, d’un acte ou d’un livre qui, une fois pour toute, changerait ou détruirait le monde. Tu rêvais d’une franchise absolue, d’une révolte absolue, d’une révolte absolue, d’une impolitesse totale, d’une sorte de viol si enragé de la morale et des moralistes qu’après cela la terre ne serait plus peuplée que d’hommes nus. »

Jean Cau, Le meurtre d’un enfant

 

07:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/12/2015

Ce à quoi nous nous sommes lâchement habitués

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« […] il était temps d’arracher les masques et de les piétiner, de lacérer les vêtements afin qu’éclatent les nudités, de griffer les idées jusqu’au sang et, plus généralement, d’estimer que tous les adultes étaient des misérables. En ce qui m’atterre, en la France d’aujourd’hui, c’est cette absence de méchanceté à l’égard de l’Ordre que je crois deviner chez les adolescents. On écoute, on tend l’oreille aux quatre vents, on attend qu’un jeune écrivain ou qu’un jeune poète de vingt-cinq ans se fasse le porte-parole et le porte-colère de sa génération et, l’injure à la bouche, vienne nous cracher sa jeunesse au visage. On attend qu’il démolisse… je ne sais pas, moi… ce à quoi nous nous sommes lâchement habitués, non, ce que nous avons fini par accepter… ce que nous ne voyons plus puisque de spectateurs qui chahutaient dans la salle nous sommes devenus acteurs qui s’agitent sur des tréteaux. Où est-il le jeune écrivain qui osera nous traiter de paillasses, de vendus, de marchands, de complices et qui, à grands coups de pied expédiés dans nos ventres vérifiera jusqu’où nous les avons matelassés de son? »

Jean Cau, Le meurtre d’un enfant

 

16:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Lorsqu’on a seize ans

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Que sait-on, lorsqu’on a seize ans, de cette chose qu’on appelle la politique ? On n’en sait rien. A cet âge des élans et des générosités, on ne sait qu’une chose : le mouvement vaut mieux que l’immobilité, la jeunesse vaut mieux que la vieillesse, la passion vaut mieux que la raison. On court vers les extrêmes. »

Jean Cau, Le meurtre d’un enfant

 

07:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/12/2015

Scott Weiland and The Wildabouts - Blaster (Album Complet)

=--=Publié dans la Catégorie "Music..."=--=

 

 

 

13:27 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/12/2015

Anywhere Out of the World !

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu’il guérirait à côté de la fenêtre.
Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.
"Dis-moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu d’habiter Lisbonne ? Il doit y faire chaud, et tu t’y ragaillardirais comme un lézard. Cette ville est au bord de l’eau ; on dit qu’elle est bâtie en marbre, et que le peuple y a une telle haine du végétal, qu’il arrache tous les arbres. Voilà un paysage selon ton goût ; un paysage fait avec la lumière et le minéral, et le liquide pour les réfléchir !"
Mon âme ne répond pas.
"Puisque tu aimes tant le repos, avec le spectacle du mouvement, veux-tu venir habiter la Hollande, cette terre béatifiante ? Peut-être te divertiras-tu dans cette contrée dont tu as souvent admiré l’image dans les musées. Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons ?”
Mon âme reste muette.
"Batavia te sourirait peut-être davantage ? Nous y trouverions d’ailleurs l’esprit de l’Europe marié à la beauté tropicale."
Pas un mot. — Mon âme serait-elle morte ?
"En es-tu donc venue à ce point d’engourdissement que tu ne te plaises que dans ton mal ? S’il en est ainsi, fuyons vers les pays qui sont les analogies de la Mort. — Je tiens notre affaire, pauvre âme ! Nous ferons nos malles pour Tornéo. Allons plus loin encore, à l’extrême bout de la Baltique ; encore plus loin de la vie, si c’est possible ; installons-nous au pôle. Là le soleil ne frise qu’obliquement la terre, et les lentes alternatives de la lumière et de la nuit suppriment la variété et augmentent la monotonie, cette moitié du néant. Là, nous pourrons prendre de longs bains de ténèbres, cependant que, pour nous divertir, les aurores boréales nous enverront de temps en temps leurs gerbes roses, comme des reflets d’un feu d’artifice de l’Enfer !"
Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie : “N’importe où ! n’importe où ! pourvu que ce soit hors de ce monde !” »

Charles Baudelaire, Anywhere Out of the World — N’importe où hors du monde in Petits Poèmes en Prose

 

16:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

La nuit

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« J’aime la nuit avec passion. Je l’aime comme on aime son pays ou sa maîtresse, d’un amour instinctif, profond, invincible. Je l’aime avec tous mes sens, avec mes yeux qui la voient, avec mon odorat qui la respire, avec mes oreilles qui en écoutent le silence, avec toute ma chair que les ténèbres caressent. Les alouettes chantent dans le soleil, dans l’air bleu, dans l’air chaud, dans l’air léger des matinées claires. Le hibou fuit dans la nuit, tache noire qui passe à travers l’espace noir, et, réjoui, grisé par la noire immensité, il pousse son cri vibrant et sinistre.

Le jour me fatigue et m'ennuie. Il est brutal et bruyant. Je me lève avec peine, je m'habille avec lassitude, je sors avec regret, et chaque pas, chaque mouvement, chaque geste, chaque parole, chaque pensée me fatigue comme si je soulevais un écrasant fardeau.

Mais quand le soleil baisse, une joie confuse, une joie de tout mon corps m'envahit. Je m'éveille, je m'anime. A mesure que l'ombre grandit, je me sens tout autre, plus jeune, plus fort, plus alerte, plus heureux. Je la regarde s'épaissir la grande ombre douce tombée du ciel : elle noie la ville, comme une onde insaisissable et impénétrable, elle cache, efface, détruit les couleurs, les formes, étreint les maisons, les êtres, les monuments de son imperceptible toucher. »

Guy de Maupassant, La Nuit

 

07:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/12/2015

Que le faible dise : Je suis fort !

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Publiez ces choses parmi les nations ! Préparez la guerre ! Réveillez les héros ! Qu'ils s'approchent, qu'ils montent, Tous les hommes de guerre ! De vos hoyaux forgez des épées, Et de vos serpes des lances ! Que le faible dise : Je suis fort ! »

Sainte Bible, Joël 3 : 9-10

 

23:27 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook