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27/05/2013

Ludwig von Mises et l’islam

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Ludwig von Mises et l’islam

 

Ludwig von Mises n’a pas écrit de longs exposés consacrés exclusivement à l’islam. Par contre, il référa fréquemment à la religion dans ses ouvrages. Dans une partie de ce texte, j’ai regroupé les événements marquants de l’islam qu’il mentionna et dans une autre je suis revenu sur les nombreux parallèles qu’il établit entre l’islam et le socialisme. J’ai fait précéder le tout d’un bref survol de ce que cinq ténors du libéralisme classique antérieurs à Mises avaient écrit sur l’islam.

NOTE : Les citations du texte sont immédiatement suivies du nom de leur auteur. Dans la majorité des cas, ce nom en majuscules sert d’hyperlien vers une version électronique du texte cité. Lorsque j’ai référé à plus d’un ouvrage du même auteur, son nom est suivi d’un chiffre qui permet de distinguer les différents ouvrages de cet auteur dans la bibliographie. Quand j’ai pu consulter la version papier d’un ouvrage cité, l’autre chiffre à droite du tiret indique le numéro de la page (ex : MISES 1–234).

LES TÉNORS DU LIBÉRALISME CLASSIQUE ET L’ISLAM

 

 

Dans un chapitre consacré à la littérature du libéralisme, Ludwig von Mises a écrit que « quiconque désire se familiariser avec l’esprit libéral doit retourner (aux classiques) de David Hume, Adam Smith et tout particulièrement à ceux de Jeremy Bentham ». (MISES 5) Il encouragea également la lecture des Œuvres complètes de Frédéric Bastiat qu’il décrivit comme un « brillant styliste (dont) la critique du protectionnisme n’a pas été dépassée à ce jour ». (MISES 5) Ailleurs, il salua Tocqueville pour avoir exposé que « la pire et la plus dangereuse forme d’absolutisme demeurait celle d’une majorité intolérante ». (MISES 8–67)

Un bref retour sur ce que ces grandes figures du libéralisme écrivirent de l’islam permet de situer le contexte dans lequel Mises énonça ses propres remarques. Des cinq auteurs, Adam Smith est le seul dont j’ai pu retrouver quelques bons mots sur cette religion.

- Adam Smith (1723 – 1790)

« (Après la chute de l’empire romain), l’empire des califes semble avoir été le premier état sous lequel le monde bénéficia du niveau de tranquillité requis pour le développement des sciences. C’est sous la protection de ces grands princes généreux que l’ancienne philosophie et l’astronomie des Grecs furent ramenées et promues en Orient. La tranquillité que leur gouvernement religieux doux et juste répandit dans son vaste empire stimula la curiosité des hommes et les incita à investiguer les lois de la nature ». (SMITH 1–67)

À la mention d’un gouvernement musulman « doux » par Adam Smith, son éditeur crut opportun d’ajouter dans une note de bas de page que Smith avait été « plutôt optimiste dans sa description de la tolérance musulmane ». (SMITH 1–67)

Cependant, quand ailleurs Adam Smith discuta de principes spécifiques de l’islam, son niveau d’optimisme décrût passablement.

Ainsi, lorsqu’il commenta les relations sexuelles légitimées par l’islam entre des hommes d’âge mûr et de très jeunes filles, il écrivit qu’elles équivalaient « à des viols d’enfants ». (SMITH 2–156) La position de l’islam en cette matière est évidemment basée sur la sunna, sur les actions du prophète Muhammad.

Hadith Sahih Boukhari 7.62.88 « Le Prophète conclut (un contrat de mariage) avec Aïcha quand elle était âgée de six ans et consomma son mariage avec elle quand elle en avait neuf. »

Dans une vidéo récente, un responsable saoudien réitéra qu’en matière matrimoniale comme dans le reste, le comportement du prophète demeure la norme à suivre pour les musulmans.

Adam Smith s’attarda également à exposer les effets négatifs du pillage à grande échelle pratiqué par les Tatares et les Arabes de son époque.

« Chez les Tatares et les Arabes, des bandes de barbares errent constamment d’un endroit à l’autre en quête de butin. Ils pillent tout sur leur passage. Des régions entières sont ainsi ravagées. (…) Rien ne saurait constituer un pire obstacle à l’accroissement de la richesse. » (SMITH 3–224)

« Quand les gens sont ainsi menacés à chaque instant de se faire voler tout ce qu’ils possèdent, ils n’ont plus aucune raison d’être industrieux. » (SMITH 3–223)

Le pillage des infidèles ne fut évidemment pas une innovation des Tatares et des Arabes contemporains d’Adam Smith. Il fut encouragé dès les premières années de l’islam par Muhammad lui-même lors de la bataille de Badr (624). La sourate 8 du Coran précisément intitulée Le butin rapporte la bataille et fournit toutes les justifications morales et religieuses pour le pillage des infidèles. Depuis les débuts de l’islam, l’attaque de Badr est invoquée par les exégètes comme une preuve de la validité du concept de jihad offensif. J’ai eu l’occasion d’élaborer sur l’importance historique de cette bataille dans un article précédent.

Dans ses Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, Adam Smith reprit l’affirmation de Montesquieu à l’effet que la prohibition de l’usure nuit au développement économique des pays musulmans. (SMITH 4–208)

L’un et l’autre expliquent que loin d’éliminer l’intérêt sur les prêts, la prohibition de l’usure par l’islam entraîne, dans les faits, une augmentation du taux d’intérêt chargé aux emprunteurs puisque là où l’usure est interdite, le prêteur doit non seulement se prémunir contre le risque de ne pas être remboursé, il doit également charger un montant pour les risques qu’il prend d’être condamné pour une activité illégale. Plusieurs prêteurs potentiels refusant de prendre un tel risque, une raréfaction des capitaux disponibles s’ensuit, ce qui entraîne une autre d’augmentation du taux d’intérêt chargé.

2:275 « Ceux qui mangent [pratiquent] de l’intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu’ils disent : Le commerce est tout à fait comme l’intérêt. Alors qu’Allah a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt. »

Dans le monde chrétien, le bannissement de l’usure fut longtemps justifié par des passages de la Bible tels Lévitique 25 37 et Luc 6 35. En 1787, Jeremy Bentham signa une série de lettres dans lesquelles il démontra combien cette interdiction nuisait à la prospérité générale. Les lettres ont été regroupées dans un document connu depuis comme la Défense de l’usure. Du combat de Bentham, Mises écrivit qu’il fut mené « non pas pour le bénéfice des prêteurs mais pour le bénéfice de tous ».

« Le libéralisme repose sur la thèse d’une compatibilité des intérêts bien compris des individus, des classes et des peuples. Il rejette l’idée que ce qui est à l’avantage de l’un est au désavantage de l’autre. Si ce principe est fondé quand il s’agit de la guerre et du pillage, il ne l’est plus quand il s’agit d’économie et de commerce. » (MISES 6)

Puisqu’il y a une relation directe entre la disponibilité du capital et la prospérité d’une région, la prohibition de l‘intérêt contribue donc directement à l’appauvrissement des régions où elle est en vigueur.

- David Hume (1711 – 1776)

« Les partisans et les admirateurs du Coran font sonner bien haut l’excellence de la morale répandue par cette barbare production. (…) Voulez-vous savoir si les principes du prétendu Prophète ont été justes et conformes à la saine morale ? Suivez-le dans sa narration. Vous le verrez décorer des plus grands éloges des traits d’inhumanité, de trahison, de cruauté, de vengeance et de bigoterie qui ne sauraient être tolérés dans aucune société, pour peu qu’elle soit policée. Point de règle fixe de Droit. Une action est louée ou blâmée (selon) qu’elle est favorable ou contraire aux intérêts des vrais croyants. » (HUME–97)

- Jeremy Bentham (1748 – 1832)

Bentham était avocat. Il écrivit la remarque suivante dans un de ses textes de droit pénal.

« C’est par un document écrit que la preuve devient permanente et authentique. Les transactions verbales, sauf les plus simples, sont sujettes à d’interminables disputes. Litera scripta manet (Les écrits demeurent – et les paroles s’envolent). Muhammad lui-même a recommandé de respecter cette précaution. C’est presque le seul passage du Coran (2:282) qui contienne un grain de bon sens. » (BENTHAM – 551)

Ailleurs dans ses écrits, Bentham écrivit de l’islam qu’il s’agissait d’une « religion barbare ». (BENTHAM–175)

- Frédéric Bastiat (1801 – 1850)

« Nous avons vu toutes les Harmonies sociales contenues en germe dans ces deux principes : Propriété, Liberté. Nous verrons que toutes les dissonances sociales ne sont que le développement de ces deux autres principes antagoniques aux premiers : Spoliation, Oppression. » (BASTIAT–112)

« La Spoliation, sous sa forme la plus brutale, armée de la torche et de l’épée, remplit les annales du genre humain. Quels sont les noms qui résument l’histoire ? Cyrus, Sésostris, Alexandre, Scipion, César, Attila, Tamerlan, Mahomet, Pizarre, Guillaume le Conquérant. » (BASTIAT–113)

- Alexis de Tocqueville (1805 – 1859)

« La doctrine que la foi sauve, que le premier de tous les devoirs religieux est d’obéir aveuglément au prophète ; que la guerre sainte est la première de toutes les bonnes œuvres et ... toutes ces doctrines dont le résultat pratique est évident se retrouvent à chaque page et presque à chaque mot du Coran. Les tendances violentes et sensuelles du Coran frappent tellement les yeux que je ne conçois pas qu’elles échappent à un homme de bon sens. » (TOCQUEVILLE–554 )

Les nombreux commentaires de Tocqueville sur l’islam et les autres religions ont été regroupés par Jean-Louis Benoît dans un ouvrage intitulé Notes sur le Coran et autres textes sur les religions (Paris : Les Éditions Bayard, 2007). L’Université du Québec à Chicoutimi en offre des versions Word et PDF.

LES RÉFÉRENCES À L’HISTOIRE DE L’ISLAM DANS L’ŒUVRE DE MISES

Voici les événements marquants de l’histoire de l’islam auxquels Ludwig von Mises référa dans son œuvre.

- Les conquêtes musulmanes de l’Afrique et de l’Espagne

« Celui qui proclame la divinité de l’État et l’infaillibilité de ses prêtres, les bureaucrates, est considéré comme un analyste impartial des sciences sociales. Tous ceux qui soulèvent des objections sont étiquetés comme étant partiaux et étroits d’esprit. Les supporteurs de cette nouvelle religion qui vénère l’État ne sont pas moins fanatiques et intolérants que le furent les conquérants musulmans de l’Afrique et de l’Espagne. » (MISES 2–482)

- La destruction de la bibliothèque d’Alexandrie (642)

Ludwig von Mises établit un parallèle entre la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie attribuée au calife Omar, deuxième successeur de Muhammad, et les autodafés de livres promus par le socialiste français Étienne Cabet (1788 – 1856) dans son Icarie utopiste. (MISES 2–166) La légende veut qu’Omar ait justifié la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie en déclarant : « Si les livres contredisent le Coran, ils sont hérétiques et s’ils s’y conforment, ils sont superflus ».

Mises rapporte que dans l’Icarie de Cabet, « seuls les livres qui plaisent à la République pourront être imprimés et (que) tous les écrits de la période présocialiste devront être examinés par la République. Ceux jugés partiellement utiles devront être révisés et ceux jugés dangereux ou inutiles, brûlés. » Cabet refusait d’admettre un rapprochement entre les mesures qu’il proposait et celles pratiquées par les fanatiques religieux : « Nous faisons en faveur de l’humanité ce que les oppresseurs faisaient contre elle ». « Nous avons fait du feu pour brûler les méchants livres, tandis que des brigands ou des fanatiques allumaient les bûchers pour brûler d’innocents hérétiques. » Mises rejetait cet argument :

« Si l’on excepte les purs opportunistes, chacun est convaincu de la justesse de ses opinions. Si une telle conviction est suffisante pour justifier l’intolérance, il en découle que chacun aura le droit de contraindre et de persécuter ceux qui ne partagent pas ses opinions. » (MISES 2–166)

Bien qu’il soit admis que la bibliothèque d’Alexandrie ait été détruite dans le passé, il est peu vraisemblable que la destruction de 642 à laquelle réfère Mises ait effectivement eu lieu.

Discutant de la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie dans la New York Review of Books du 27 septembre 1990, l’orientaliste Bernard Lewis rappela que ni la littérature musulmane, ni les littératures copte et juive d’Égypte ne la mentionnèrent durant les six siècles qui suivirent le moment où l’événement est censé être survenu. L’histoire fit seulement surface dans la littérature musulmane du XIIIe siècle. Il serait invraisemblable, soutient Lewis, qu’un événement d’une telle envergure ait été passé sous silence aussi longtemps et par autant de parties aux intérêts divergents s’il était vraiment survenu. Les historiens contemporains partagent généralement ce point de vue et Lewis identifie ceux d’entre eux qui débusquèrent le mythe. Quel était donc l’intérêt des musulmans de lancer une telle histoire six siècles après qu’elle soit censée être survenue ?

Les mythes ne naissent jamais de façon fortuite explique Bernard Lewis. Ils doivent servir leur auteur. Dans le cas présent, l’émergence du mythe coïncide avec l’arrivée au Caire du leader musulman Saladin (1138 – 1193) venu écraser le califat des Fatimides jugé hérétique. Les historiens reconnaissent qu’après avoir rétabli l’autorité sunnite au Caire, Saladin se débarrassa d’une grande quantité de livres. Bernard Lewis suggère que la destruction d’une si riche source de savoir généra du mécontentement dans une partie de la population. En inventant le mythe de la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie par le calife Omar,Saladin aurait tenté de légitimer sa propre opération de destruction en la présentant comme une réplique de celle d’Omar, un leader populaire chez les musulmans de l’époque.

Au fil des siècles, d’autres autorités reconnues de l’islam ont promu les autodafés de livres. C’est le cas de l’exégète Abou Hamid Al-Ghazali (1058 – 1111). Il consacra la destruction des livres infidèles comme une partie intégrante du jihad.

« Chacun doit participer au jihad au moins une fois par année. Il est permis d’utiliser la catapulte contre eux (les non-musulmans) quand ils sont dans une forteresse, et ce, même s’il y a des femmes et des enfants parmi eux. Il est permis de les brûler ou de les noyer. Si une personne appartenant aux gens du Livre (les chrétiens et les juifs) est faite esclave, son mariage est annulé. Il est possible de couper leurs arbres. Il est requis de détruire leurs livres inutiles. Les combattants peuvent prendre comme butin tout ce qu’ils désirent. Ils peuvent saisir toute la nourriture dont ils ont besoin. » (AL-GHAZALI–199)

Dans la troisième partie de ses Prolégomènes, l’historien musulman Ibn Khaldoun (1332 – 1406) discute de la destruction d’une autre bibliothèque par les conquérants musulmans, en Perse (Iran) cette fois-ci. Les détails sont identiques à ceux que la légende fait valoir au sujet de la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie.

« Les musulmans, lors de la conquête de la Perse, trouvèrent dans ce pays, une quantité innombrable de livres et de recueils scientifiques et (leur général) Saad ibn Abi Oueccas demanda par écrit au khalife Omar ibn al-Khattab s’il lui serait permis de les distribuer aux vrais croyants avec le reste du butin. Omar lui répondit en ces termes : Jette-les à l’eau ; s’ils renferment ce qui peut guider vers la vérité, nous tenons de Dieu ce qui nous y guide encore mieux (le Coran) ; s’ils renferment des tromperies, nous en serons débarrassés, grâce à Dieu ! En conséquence de cet ordre, on jeta les livres à l’eau et dans le feu, et dès lors les sciences des Perses disparurent. » (KHALDOUN–125 )

- La conversion forcée des chrétiens du Moyen-Orient

« Durant plusieurs siècles les questions religieuses furent tranchées par des batailles et des guerres. Ce sont des campagnes militaires qui déterminèrent la religion qu’allait adopter chacune des nations. Les chrétiens du Moyen-Orient furent contraints d’accepter la croyance de Muhammad et les païens d’Europe et d’Amérique la foi chrétienne. » (MISES 8–43)

- L’arrêt de l’invasion musulmane par Charles Martel et Léon l’Isaurien (732-740)

« C’est une légende que les victoires des conquérants arabes obtenues durant les premiers siècles de l’islam résultèrent des enseignements fatalistes de Muhammad. Les leaders des armées musulmanes qui conquirent une grande partie de la région méditerranéenne en une période de temps extrêmement courte ne mirent pas leur confiance fataliste en Allah. Ils croyaient plutôt que leur Dieu c’était ces imposants bataillons bien équipés et dirigés avec expertise. D’autres raisons que la confiance aveugle dans la destinée explique le courage des guerriers sarrasins (musulmans). Quand les chrétiens dirigés par Charles Martel (688 – 741) et Léon l’Isaurien (675 – 741) stoppèrent leur avance, ils n’étaient pas moins courageux que les musulmans et pourtant le fatalisme n’avait pas de prise sur eux. La léthargie qui s’est répandue chez les peuples musulmans ne s’explique pas par le fatalisme de leur religion non plus. C’est le despotisme qui paralysa l’initiative de ses sujets. Les tyrans féroces qui opprimaient les masses n’étaient certainement pas léthargiques et apathiques. Ils étaient infatigables dans leur quête de pouvoir, de richesses et de plaisirs. » (MISES 8–79)

- L’expulsion des musulmans de la Sicile (1072)

« Les Normands sont les descendants des Vikings qui se sont emparés de la Normandie et s’y sont établis au neuvième et au dixième siècle. (…) Ils ont adopté le christianisme et la langue française avant d’entreprendre la conquête de l’Angleterre, de la Sicile et de territoires italiens et français. Une fois victorieux, les Normands établirent la loi et l’ordre tout en adoptant plusieurs des habitudes des pays qu’ils avaient conquis. En Sicile et dans le sud de l’Italie, ils supportèrent les chrétiens opprimés dans leur lutte contre leurs maîtres sarrasins(musulmans). » (MISES 4)

- Le déclin de la civilisation musulmane causé par le conformisme religieux (XIIIe siècle)

« Quand les Arabes se familiarisèrent avec la littérature grecque au contact des peuples qu’ils avaient conquis, la culture islamique connut un essor remarquable en Perse, en Mésopotamie et en Espagne. Jusqu’au XIIIe siècle, le niveau du savoir arabe n’était pas inférieur à ce qu’il était en Occident. Puis l’orthodoxie religieuse imposa un conformisme rigide. Elle mit fin à l’activité intellectuelle et à la réflexion individuelle dans les pays musulmans. » (MISES 8–375)

« (Dans ces pays), l’effort s’est arrêté, leurs cultures sont devenues engourdies et léthargiques. Ils ont perdu l’habileté de régler leurs problèmes économiques. Leur génie intellectuel et artistique s’est dissipé. Leurs artistes et leurs auteurs répètent les vieux procédés. Leurs théologiens, leurs philosophes et leurs avocats se complaisent invariablement dans l’exégèse d’anciens documents. Les monuments érigés par leurs ancêtres se sont affaissés. » (MISES 1–102)

« L’islam n’a pas changé depuis le jour des conquêtes arabes. Leur littérature, leurs philosophies continuent de répéter les vieilles idées ; elles se limitent aux questions théologiques. On cherche en vain chez eux des hommes et des mouvements comparables à ce que la chrétienté occidentale a produits à chaque siècle. (Les musulmans) maintiennent leur identité seulement en rejetant par traditionalisme et conservatisme tout ce qui est étranger et différent. Seulement leur haine de ce qui est différent les incite à entreprendre de grandes actions de temps en temps. Toutes les nouvelles sectes qui surgissent de leur sein, et même les nouvelles doctrines qui apparaissent ne sont rien de plus que des échos de ce combat contre l’étranger, le nouveau et l’infidèle. » (MISES 2–370)

- Quatre siècles de menace islamique sur l’Europe (1299 – 1683)

Durant la Seconde Guerre mondiale, Mises compara les invasions nazies à celles menées par l’empire ottoman en Europe à compter du treizième siècle. (MISES 7–237)

Ailleurs, Mises référa aux « braves Serbes et Croates qui défendirent l’empire des Habsbourg, donc l’Europe, contre les Turcs. » (MISES 7–287)

Un documentaire historique disponible sur internet reconstitue le siège de Vienne par les Turcs en 1529, l’un des épisodes de la confrontation évoquée par Mises.

- La traite d’esclaves arabo-musulmane

« (Pour justifier le maintien du système colonial européen, certains font valoir) qu’il serait du devoir des Européens (…) de prévenir l’anarchie présumée qui éclatera lors de l’évacuation des colonies. (Il faudrait) donc maintenir l’empire dans l’intérêt et pour le bénéfice des nations (colonisées) elles-mêmes. Pour se faire convaincants, les supporteurs de cet argument dressent un portrait sinistre des conditions qui existaient en Afrique centrale et dans plusieurs parties de l’Asie avant que les puissances européennes ne s’y installent. Certains rappellent les razzias menées par les Arabes en Afrique centrale pour capturer des esclaves. (…) Il y a évidemment beaucoup d’hypocrisie dans ce genre d’argumentation puisque, ne l’oublions pas, la traite des esclaves a pu prospérer en Afrique seulement parce que des descendants d’Européens établis dans les colonies américaines étaient acheteurs. » (MISES 5)

Contrairement à l’affirmation de Mises, les Arabes n’ont pas attendu une requête des Amériques pour capturer des esclaves puisqu’ils approvisionnaient déjà un vaste marché à l’intérieur même de leur empire quand s’amorça la traite transatlantique. La traite destinée aux Amériques dura trois siècles et demi alors que celle des arabo-musulmans perdura durant plus de treize siècles. Les Arabes commencèrent à pratiquer l’esclavage avant que ne débute la traite transatlantique et continuèrent après qu’elle eût cessé.

Le génocide voilé de Tidiane N’Diaye et Race and Slavery in the Middle East : An Historical Enquiry de Bernard Lewis, comptent parmi les ouvrages qui approfondissent cet aspect généralement négligé de l’esclavage. Deux vidéos disponibles sur internet permettent également de se familiariser avec la question :

Vidéo 1 – Tidiane N’Diaye discute de son livre Le génocide voilé

Vidéo 2 – Les esclaves oubliés de l’histoire

Selon les chiffres fournis par Tidiane N’Diaye, entre 9.6 et 11 millions d’esclaves furent dénombrés à leur arrivée dans les Amériques. Du côté arabe, il y eut 9 millions d’individus capturés pour la traite qui se déroula dans la région du Sahara et 8 millions dans la région de la mer Rouge et de l’océan Indien, soit un total de 17 millions. Ces chiffres n’incluent pas les victimes collatérales qui mouraient quand les chasseurs d’esclaves attaquaient des populations et incendiaient des villages pour capturer leur butin. En raison de la politique de castration systématique pratiquée par les Arabes, on ne trouve à peu près plus de trace des populations noires qui furent déplacées vers la Turquie, l’Iran, le Yémen, l’Arabie saoudite et l’Afrique du Nord tandis que dans les Amériques, on dénombre 70 millions de descendants ou métis d’Africains.

- La piraterie arabo-musulmane en Méditerranée (1000 – 1860)

Dans un passage où il évoque la piraterie toujours pratiquée à son époque par les « nations barbares » du Maghreb, Adam Smith rappelle que le sort qui attendait les otages capturés par les pirates arabes, c’était « d’être tué ou réduit en esclavage ». (SMITH 2–172)

Mises référa brièvement aux menaces que ces pirates faisaient peser sur la marine marchande en Méditerranée lorsqu’il évoqua les ambitions expansionnistes de l’Allemagne du XXe siècle.

« Le prétexte invoqué par l’Allemagne pour dissimuler ses véritables intentions fut d’affirmer qu’elle avait besoin d’une flotte puissante pour protéger son commerce maritime en expansion. Les Britanniques comprirent rapidement de quoi il en retournait. Quand il y avait encore des pirates, les bateaux marchands nécessitaient la protection d’escortes sur les mers dangereuses. Depuis que la sécurité prévaut sur les mers (environ depuis 1860), ces mesures ne sont plus requises. Il était impossible d’expliquer la construction d’une flotte de bateaux de guerre (par l’Allemagne) par un désir de protéger le commerce maritime. » (MISES 6)

Le recours à la piraterie par les provinces ottomanes du Maghreb et le Maroc était justifié par des considérations religieuses. L’ambassadeur de Tripoli Sidi Haji Abdrahaman en fit part aux ambassadeurs américains Thomas Jefferson et John Adams quand il les rencontra à Londres en 1786 pour leur expliquer les raisons derrière les attaques répétées de pirates arabes contre la marine marchande américaine en Méditerranée.

« L’ambassadeur nous répondit que (leur droit) était fondé sur les lois du Prophète, qu’il était écrit dans leur Coran que toutes les nations qui n’avaient pas accepté leur autorité étaient pécheresses, que c’était leur droit et leur devoir de leur faire la guerre où qu’elles se trouvent et de réduire en esclavage autant de prisonniers qu’ils pourraient capturer. Il a ajouté que chaque musulman tué dans la bataille était assuré d’aller au Paradis. » (USA–342)

9:111 « Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah : ils tuent, et ils se font tuer. (…) Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez fait : Et c’est là le très grand succès. »

- La popularité de l’égalitarisme musulman chez les philosophes du XVIIIe siècle

Ludwig von Mises rappela qu’au XVIIIe siècle, l’égalitarisme musulman était considéré d’un bon œil par plusieurs philosophes occidentaux. « Ce qu’ils trouvaient louable », écrit Mises, « c’était l’absence d’une aristocratie héréditaire et de grands propriétaires terriens. Ils s’imaginaient donc que ces nations avaient mieux réussi à instaurer l’égalité que les leurs. »

C’est cet égalitarisme qui empêcha l’accumulation de grandes fortunes.

« Les dirigeants percevaient leurs riches sujets comme des menaces à leur suprématie. Du leader au dernier de ses sujets, chacun était convaincu que celui qui accumulerait de grandes richesses le ferait en privant autrui de ce qui lui revenait de droit. On croyait que la richesse d’une poignée causait la pauvreté de la multitude. »

« Or, c’est cette hostilité envers l’accumulation de richesses qui stoppa les progrès de la civilisation en Orient. Elle entraîna des populations entières au bord de la famine. L’accumulation de capital étant restreinte, une avancée technologique était impossible. Le capitalisme fut importé en Orient comme une idéologie étrangère. Il fut imposé par des armées et des flottes de guerre. (…) Ces procédés violents n’étaient certainement pas la bonne façon de changer les méthodes traditionnalistes des Orientaux. Une fois cette réalité historique reconnue, il demeure cependant que c’est cette répugnance envers l’accumulation du capital qui a réduit plusieurs centaines de millions d’Asiatiques à la pauvreté et à la famine. »

« C’est précisément parce qu’on reconnait que dans le passé la culture de plusieurs peuples orientaux fut grandement en avance sur celle de leurs contemporains occidentaux qu’on en est à se demander ce qui a produit cette stagnation en Orient. »

« (La philosophie libérale) peut triompher seulement dans un environnement où l’égalité des revenus est un idéal peu populaire. Si les Anglais du XVIIIe siècle avaient été préoccupés par cette chimère de l’égalité des revenus, la philosophie du laissez-faire n’aurait eu aucun attrait pour eux, tout comme elle n’a aucun attrait pour les Chinois ou les musulmans d’aujourd’hui. » (MISES 4–842)

Rappelons que ces remarques sur la Chine ont été écrites en 1949.

LE NAZISME ET L’ISLAM

Dans son Omnipotent Government publié durant la Seconde Guerre mondiale, Ludwig von Mises établit un parallèle entre les invasions menées par l’empire ottoman au treizième siècle et celles menées par l’Allemagne nazie.

« La réalité du nazisme laisse tous ceux qu’il confronte face à une alternative. Ils doivent l’écraser ou renoncer à (…) leur liberté et à leur existence même comme êtres humains. S’ils cèdent, ils seront les esclaves d’un monde dominé par les nazis. (…) Aucune troisième voie n’est disponible. (…) Les nazis n’abandonneront pas leurs plans pour l’hégémonie mondiale. (…) C’est une erreur mortelle que de considérer cette guerre simplement comme une des guerres que les pays occidentaux se sont livrés au cours des derniers siècles. Celle-ci est une guerre totale. Ce n’est pas seulement le sort d’une dynastie, d’une province ou d’un pays qui est en jeu mais bien le sort de toutes les nations et de toutes les civilisations. L’Europe n’a pas rencontré un tel danger depuis les invasions tatares du treizième siècle. » (MISES 7–237)

Mises mentionna également les liens que l’Allemagne nazie et les Arabes entretinrent durant la Seconde Guerre mondiale.

« Les Nazis ont déclaré qu’ils participaient à une guerre décisive entre la race nordique supérieure et les races inférieures. Or, dans ce combat, ils se sont alliés aux Italiens que leurs doctrines raciales décrivent comme des métissés ainsi qu’aux Japonais aux yeux bridés et aux cheveux foncés. D’un autre côté, ils méprisent les Scandinaves nordiques hostiles à leurs plans de domination mondiale. Les nazis se qualifient d’antisémites mais supportent les tribus arabes dans leur combat contre les Britanniques qu’ils considèrent nordiques. Les Arabes parlent un dialecte sémite et les experts nazis les considèrent sémites. » (MISES 7–172)

Pour éviter de froisser leurs alliés, les nazis mirent effectivement une sourdine sur certains des aspects de leurs théories raciales qui ne concernaient pas directement leur ennemi principal. Ils prirent ainsi la peine d’informer leurs alliés arabes des distinctions qu’ils établissaient entre eux et les Juifs, tel qu’en fait foi cette déclaration de 1942 d’un porte-parole du Ministère allemand des Affaires étrangères :

« La différence d’attitude de l’Allemagne face aux Juifs et aux Arabes a été clairement exposée dans un échange de lettres entre l’ancien premier ministre d’Iraq, Rachid Ali, et l’Institut allemand sur les questions raciales. Jamais, nous n’avons dit que les Arabes constituaient une race inférieure. Au contraire, nous avons toujours reconnu le passé glorieux du peuple arabe. » (New York Times, 5 novembre 1942, p. 2)

Du côté arabe, le mufti de Jérusalem Amin al-Husseini (1895-1974) fut sans doute celui qui contribua le plus à approfondir la relation entre l’islam et le nazisme. En plus de relayer à partir de Berlin la propagande allemande dans des émissions de radio destinées au monde arabe, le mufti se fit confier par Hitler la tâche de recruter des jeunes musulmans Bosniaques pour former plusieurs divisions de Waffen SS. La plus importante d’entre elles fut la 13edivision de montagne Handschar.

Une courte vidéo tirée des archives de Vichy rapporte la rencontre du 21 novembre 1941 entre le mufti et Hitler.

Les nazis et les islamistes se vouaient une admiration mutuelle. Hitler vanta plusieurs fois l’islam et ses leaders historiques. Alors qu’il ridiculisait les « prétentions ridicules » de Mussolini pour s’être fait décerner le titre de Glaive de l’islam par des notables arabes après avoir pris le contrôle de la Libye, Hitler affirma dans son Testament politique que, ce faisant, le duce avait porté ombrage aux grands conquérants qu’avaient été Muhammad et Omar. (HITLER–71)

Dans ses mémoires, Albert Speer (1905 – 1981), le ministre des Armements du Reich et l’ami personnel du führer, revint sur l’attrait que l’islam présentait pour Hitler :

« Hitler fut fort impressionné par les bribes d’histoire qu’il apprit d’une délégation d’Arabes distingués. Quand les musulmans tentèrent d’atteindre l’Europe centrale en passant par la France au VIIIe siècle, ils furent repoussés lors de la bataille de Tours. Si les Arabes avaient gagné cette bataille, le monde serait musulman aujourd’hui parce que leur religion croit à la propagation de la foi par l’épée et à la subjugation de toutes les nations à cette foi. Une telle religion était parfaitement adaptée au tempérament allemand. Hitler déclara qu’éventuellement les conquérants arabes se seraient montrés incapables d’affronter le climat et les conditions plus rigoureuses de ce pays. Ils auraient été incapables de garder sous leur contrôle les Allemands de souche qui sont plus résistants. Éventuellement, les Allemands convertis à l’islam et non pas les Arabes auraient été à la tête de l’empire islamique. Hitler termina sa spéculation historique en faisant remarquer que ce fut notre malchance d’avoir la mauvaise religion. Pourquoi n’avions-nous pas la religion des Japonais qui accorde la plus grande valeur au sacrifice pour la mère-patrie ? L’islam aurait également été beaucoup plus compatible avec ce que nous sommes que le christianisme. Pourquoi fallait-il que ce soit le christianisme avec toute sa douceur et sa mollesse ? » (SPEER–96)

Outre leur esprit de conquête, l’islam et le nazisme se rejoignent également dans leur hostilité face aux Juifs. En 1942, les propagandistes du Reich publièrent un document qui reprenait les passages hostiles aux Juifs qu’on retrouve dans le Coran, les hadiths et la vie du prophète de l’islam. Intitulé Judentum und Islam als Gegensatze (Le judaïsme et l’islam face à face), ce texte fut récemment traduit en anglais et inclus par Andrew Bostom dans son ouvrage The Legacy of Islamic Antisemitism.

Un des hadiths retenu par la propagande allemande résume à la fois la teneur de la compilation et la position de l’islam face aux Juifs :

Hadith Sahih Boukhari 4.52.177 « Le Messager d’Allah déclara : L’heure du Jugement dernier ne viendra pas (…) tant qu’une pierre derrière laquelle un Juif s’est caché (ne vous appelle et) ne vous dise : Ô Musulman ! Il y a un Juif qui se cache derrière moi ; alors tue-le. »

Après la guerre, Johann von Leers, le protégé de Goebbels qui avait réalisé la compilation de ces textes islamiques, passa par l’Italie et l’Argentine avant de se réfugier dans l’Égypte de Nasser. Là, il travailla au Ministère de l’Information et se convertit à l’islam en 1956.

Après que le régime nazi ait étudié et diffusé les textes de l’islam, voici qu’à leur tour les islamistes contemporains s’inspirent de la politique nazie. Plusieurs sermons islamistes récents vantent les politiques nazies d’extermination des Juifs. En voici deux échantillons :

Vidéo 1 – Sur les ondes d’Al-Jazeera, Youssef al-Qaradaoui explique « qu’à travers l’histoire, Allah a imposé aux Juifs des individus qui devaient les punir pour leur corruption et qu’Hitler fut le dernier (choisi par Allah) pour appliquer un tel châtiment ». Al-Qaradaoui dirige le Conseil européen de la fatwa et fut pressenti il y a quelques années pour diriger la section égyptienne des Frères musulmans.

Vidéo 2 – Amin Al-Ansari, un leader religieux égyptien justifie l’extermination nazie et évoque son espoir d’un autre holocauste mené par les musulmans cette fois-là. Un peu après la sixième minute de la vidéo, Al-Ansari présente des scènes tirées d’archives allemandes dans lesquelles des Juifs sont enterrés vivants et d’autres, morts, sont poussés par des tracteurs vers des fosses communes. Al-Ansari loue alors Allah pour avoir rendu possible ce carnage et récite le verset 3:112 promettant l’avilissement et le malheur à ceux qui refusent l’islam.

Dans un chapitre consacré à l’antisémitisme, Ludwig von Mises dénonça « la bestialité sadique (que les nazis) manifestèrent lors du meurtre et de la torture des Juifs ». (MISES 7–184)

Nul doute qu’il aurait condamné avec la même vigueur les islamistes contemporains qui se font les apologistes des crimes qu’il dénonçait en 1944.

LES AFFINITÉS ENTRE LE SOCIALISME ET L’ISLAM

Quand Ludwig von Mises voulut illustrer par une analogie l’esprit de destruction qui accompagna la progression rapide du socialisme au XXe siècle, il se tourna vers l’islam.

« Le socialisme n’est pas du tout ce qu’il prétend être. Il n’est pas le précurseur d’un monde meilleur et plus raffiné mais le destructeur de ce que des milliers d’années de civilisation ont créé. Il ne construit pas, il démolit. La destruction est dans son essence même. Il ne produit rien, il ne fait que consommer ce que l’ordre social fondé sur la propriété privée des moyens de production a créé. » (MISES 2–414)

« L’expansion rapide du socialisme a souvent été comparée à celle du christianisme. Il serait peut-être plus approprié de la comparer à celle de l’islam qui inspira les fils du désert à ravager des civilisations anciennes, qui cacha leur furie destructrice derrière une idéologie de la vertu et qui renforça leur courage avec un fatalisme rigide. » (MISES 2–417)

« Le marxisme arrive aisément à s’allier avec le fanatisme islamiste. C’est gonflé de fierté que le marxiste Otto Bauer s’exclamait (vers 1923) : Au Turkestan et en Azerbaïdjan, les monuments dédiés à Marx font face aux mosquées et les mullahs de Perse (Iran) mélangent les citations de Marx aux versets du Coran quand ils incitent le peuple à mener la guerre sainte contre l’impérialisme européen. » (MISES 2–417)

Marx proclama que le déroulement de l’Histoire menait vers l’avènement de la société communiste.

Muhammad proclama qu’inch’Allah l’islam dominerait la terre entière.

9:33 « C’est Lui (Allah) qui a envoyé Son messager avec la bonne direction et la religion de la vérité, afin qu’elle triomphe sur toute autre religion, quelque répulsion qu’en aient les associateurs. »

Cette notion commune aux deux doctrines d’un futur inéluctable n’échappa pas à Ludwig von Mises.

« L’erreur des prophètes qui s’aventurent à prédire le cours de l’histoire c’est qu’ils s’imaginent que les hommes ne pourront jamais adopter d’autres idées que celles qu’eux-mêmes connaissent. (…) Chacun d’entre eux était pleinement convaincu d’être l’homme que les pouvoirs mystérieux dirigeant providentiellement les affaires humaines avaient choisi pour sceller l’évolution de l’histoire. Rien de substantiel ne pourrait survenir après eux. Désormais, les gens n’avaient plus besoin de penser. Il ne restait plus aux générations futures qu’à tout mettre en place pour se conformer aux préceptes concoctés par le messager de la Providence. À cet égard, rien ne sépare Marx de Muhammad. » (MISES 8–379)

Mises distingua le libéralisme fondé sur l’association volontaire d’individus « capables de voir les avantages qu’ils tirent de leur consentement aux règles de vie qu’implique la coopération sociale » des doctrines totalitaires comme celles de Marx et Muhammad qui soutiennent « (qu’)un être supérieur enjoint les hommes rétifs à se soumettre à la loi et aux autorités sociales ».

« Il importe peu que cet être suprême soit appelé Dieu, le Weltgeist (l’Esprit du Monde), la Destinée, l’Histoire, Wotan (une divinité germanique préchrétienne qui inspira les nazis) ou les Forces productives matérielles. Peu importe également le titre que l’on confère à ses apôtres, les dictateurs. » (MISES 4–147)

Mises maintint son analogie en désignant le Capital de Marx comme « le Coran des marxistes ». (MISES 3)

En parallèle à Marx et Engels qui firent de l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’hommeleur slogan de combat dans le Manifeste du parti communiste, Sayyid Qutb (1906 – 1966), l’intellectuel islamiste du dernier siècle qui a sans doute le plus contribué à actualiser le concept de jihad, écrivit de l’islam qu’il vise à abolir la servitude des hommes aux idées d’autres hommes afin qu’ils vénèrent Allah seul. (QUTB–103)

Les islamistes font donc passer le recours à la raison pour un acte de servitude alors que la libération de cette servitude est elle-même une soumission puisqu’en langue arabe, le terme islam signifie soumission (à Allah). La liberté c’est l’esclavage : une autre application de la formule du 1984 de George Orwell.

Du paradis terrestre utopique promis par les communistes, Mises écrivit que tout l’apparentait au « paradis de Muhammad » promis aux musulmans. (MISES 6)

Pour favoriser l’avènement de ce paradis, Marx et ses successeurs enjoignirent leurs supporteurs à éliminer ceux qui s’opposaient au projet communiste en instaurant la dictature du prolétariat, une période dite temporaire et de transition devant mener à la société sans classe.

Muhammad promit également le paradis à ses fidèles qui combattraient les opposants à ses principes et recourraient aux mêmes méthodes que celles prônées par les marxistes :

9:111 « Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah : ils tuent, et ils se font tuer. (…) Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez fait : Et c’est là le très grand succès. »

8:12 « Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. »

Le recours à la violence est requis non seulement pour faire triompher les principes de l’islam face aux non-musulmans, il l’est également pour résoudre les divergences entre musulmans. Les crimes d’honneur et les actes de violence sectaire qui surviennent régulièrement entre musulmans sont des conséquences directes du postulat selon lequel le Coran et les hadiths ne peuvent offrir qu’une seule réponse acceptable aux diverses questions qui confrontent les hommes. C’est la même logique qui conduisit aux purges perpétrées par les communistes au sein de leurs propres rangs. Tout ce qui déroge à ce qu’une faction ou une autre considère être l’orthodoxie n’est nécessairement que mécréance ou révisionnisme et doit être traité comme tel.

« Le principal problème avec toutes ces doctrines universalistes, collectivistes et globales est le suivant : par quel signe puis-je reconnaître la vraie règle, la parole de l’authentique apôtre de Dieu et l’autorité légitime ? Plusieurs proclament avoir été envoyés par la Providence et chacun de ces prophètes prêche un évangile différent. Pour le croyant fidèle il ne peut y avoir aucun doute ; il est complètement certain qu’il a épousé la seule véritable doctrine. C’est précisément l’inflexibilité de telles croyances qui rend les antagonismes irréconciliables. Chaque camp est prêt à faire prévaloir ses propres principes. Comme l’argumentation logique ne peut permettre de résoudre les contradictions entre ces diverses croyances mutuellement exclusives, seul l’affrontement armé permet de régler les disputes. Les doctrines non-rationalistes, non-utilitaristes et non-libérales doivent engendrer des guerres et des guerres civiles jusqu’à ce qu’un des adversaires ait été éliminé ou subjugué. L’histoire des grandes religions du monde en est une de batailles et de guerres tout comme l’est celle de ces religions déguisées que sont le socialisme, l’étatisme et le nationalisme. » (MISES 4–147)

En 1940, Mises critiqua le recours au mot « démocratique » pour décrire autant les réalités musulmane que communiste.

« Avec la confusion sémantique grandissante, on a transformé les termes politiques en leurs exacts opposés. L’épithète démocratique est utilisée à toutes les sauces. C’est ainsi que les peuples musulmans qui n’ont jamais connu d’autres formes de gouvernement qu’un absolutisme sans borne sont maintenant qualifiés de démocratiques. » (MISES 4–842)

« Les défenseurs du totalitarisme (soviétique) renversent le sens des mots, (…) ils appellentdémocratie les méthodes russes de gouvernement dictatorial (et) démocratie industrielle le recours à la violence et à la coercition pratiqué par les syndicats. » (MISES 4–284)

Mises écrivit dans un passage consacré au culte aveugle que les communistes vouaient à l’URSS d’après-guerre « qu’à l’instar des musulmans pieux qui désirent ardemment se rendre en pèlerinage à La Mecque, l’intellectuel communiste considère qu’un pèlerinage vers les lieux saints de Moscou constituera le moment marquant de sa vie. » (MISES 2–505)

Plusieurs membres de l’élite littéraire des deux derniers siècles naguère critiqués par Mises pour leur promotion du socialisme et leur esprit de destruction (MISES 2–422) sont aujourd’hui promus par les islamistes pour avoir, par ailleurs, exprimé des sympathies envers l’islam. Différents documents islamistes saluent ces écrivains non-musulmans qui se sont « tenus exaltés devant la vie et la conduite de notre Prophète ». Les noms de quatre écrivains critiqués par Mises reviennent fréquemment dans la littérature islamiste : Thomas Carlyle(1795 – 1881), H.G. Wells (1866 – 1946), Léon Tolstoï (1828 – 1910) et George Bernard Shaw (1856 – 1950).

Des quatre, Thomas Carlyle est sans doute celui que Mises dénonça le plus durement. Il écrivit de lui qu’il avait « glorifié la guerre, la révolution, les bains de sang et les conquêtes » et qu’il fut « le précurseur des idées que Lénine et Staline, Hitler et Mussolini avaient appliquées ». (MISES 4–649)

Dans un autre passage, Mises écrivit qu’avec John Ruskin, Bernard Shaw, les Webb (Beatrice et Sidney) et quelques autres, Thomas Carlyle passera à l’histoire « comme l’un des fossoyeurs de la liberté britannique, de la civilisation et de la prospérité ». (MISES 1–76)

Ce jugement de Mises s’applique bien au commentaire que Thomas Carlyle consacra au prophète Muhammad dans son livre On Heroes and Hero Worship and the Heroic in History.

« Beaucoup a été dit sur le fait que Muhammad propagea sa religion par l’épée. C’est beaucoup plus noble que ce dont nous pouvons nous vanter concernant la religion chrétienne puisqu’elle fut propagée pacifiquement en prêchant et en convainquant. C’est une erreur fondamentale que de considérer le recours à la violence comme un argument prouvant la véracité ou la fausseté d’une religion. (…) Chaque nouvelle opinion est toujours celle d’une minorité à ses débuts. Elle se trouve dans la tête d’un seul homme. Une seule personne au monde y croit. Voici un homme contre tous les hommes. Qu’il prenne une épée dans ces circonstances et tente de propager son idée lui sera fort peu utile. (…) Une idée se propagera comme elle le peut. Nous ne pouvons d’ailleurs pas dire du christianisme qu’il a toujours dédaigné l’épée lorsqu’il en eut à sa disposition. Ce n’est pas en prêchant que Charlemagne a converti les Saxons. L’usage de l’épée m’est égal. Je permettrai à une idée de faire son chemin en ce monde en recourant à l’épée, à la parole, à quelque instrument qu’elle ait à sa disposition ou qu’elle puisse se procurer. Nous la laisserons prêcher, polémiquer, combattre, se remuer tant qu’elle peut et se débattre bec et ongles, convaincus qu’en fin de compte elle ne conquerra rien qui ne méritait pas d’être conquis. Une nouvelle idée ne peut seulement vaincre que ce qui est moins bon qu’elle. Dans ce grand duel, la nature elle-même sert d’arbitre et ne peut se tromper. C’est l’idée enracinée le plus profondément dans la nature, c’est cette idée que nous désignons comme la plus vraie qui survivra. » (CARLYLE–48

Ainsi, selon Carlyle, la véracité d’une thèse est établie par la capacité de son défenseur à survivre physiquement à une confrontation avec les supporteurs de thèses opposées. Là où une telle conception arrive à s’imposer, ses tenants ne travaillent plus à évaluer les idées et les doctrines à leur mérite trop occupés qu’ils sont à se positionner par rapport au potentat qui remporta le dernier round. Plus cette conception prévaut dans une société et plus la vie des innovateurs est menacée par ceux qui bénéficient du statu quo. L’innovation rejetée, le conformisme s’installe et la pauvreté suit.

« La civilisation est un produit de l’esprit bourgeois et non pas de l’esprit de conquête. » (MISES 4–650)

C’est en invoquant ces conséquences du despotisme et de l’esprit de conquête invariablement associé à l’islamisation d’une région que Jeremy Bentham expliqua le dépérissement de l’agriculture et du commerce en Asie mineure, en Grèce, en Égypte et sur les côtes de l’Afrique après l’absorption de ces régions par l’Empire ottoman. (BENTHAM – 310) Son explication était identique à celle fournie par Mises pour expliquer « la léthargie qui s’est répandue chez les peuples musulmans ». (MISES 8–80)

LA PAIX DES CIMETIÈRES

Un autre parallèle entre le socialisme et l’islam s’impose. C’est la propension de leurs leaders à présenter leur doctrine respective comme des doctrines de paix à ceux qui sont dans leur mire. Contrairement à tant de ses contemporains, Ludwig von Mises ne se fit pas berner par les déclarations de paix des marxistes et de l’URSS :

« La paix (dont parlent les marxistes) n’est pas la paix du progrès que le libéralisme s’efforce d’atteindre mais la paix des cimetières. Ce n’est pas la paix des pacifistes mais celle des pacificateurs, des hommes de violence qui cherchent la paix par la subjugation. Chaque potentat établit ce genre de paix en imposant sa domination absolue. Elle dure tant qu’il réussit à maintenir sa domination. » (MISES 2–73)

Après avoir pris le pouvoir en URSS, les leaders communistes réalisèrent rapidement qu’ils suscitaient la crainte et la suspicion en étalant au grand jour leurs projets révolutionnaires. Ils résolurent donc d’offrir un nouveau discours empreint de paix, de colombes et de coexistence pacifique sans changer d’un iota leur programme original. Dorénavant, ils réserveraient aux initiés les détails du travail de sape planifié dans le monde non-communiste ainsi que les justifications des campagnes de terreur menées dans le camp du socialisme. Leur discours pacifiste servirait à émousser la vigilance de l’adversaire.

La nouvelle tactique fut appliquée pour la première fois en 1922 lors de la Conférence de Gênes à laquelle participèrent les délégations de trente-quatre pays. Peu avant la conférence qui devait être consacrée aux problèmes monétaires confrontant les pays participants, Lénine contacta le chef de la délégation soviétique Guéorgui Tchitchérine et lui demanda de profiter de l’occasion pour présenter une proposition de désarmement général aux autres participants. Surpris, Tchitchérine contacta Lénine pour demander des éclaircissements. Il ne comprenait pas qu’il doive défendre une position contraire à tout ce que les communistes avaient soutenu jusque là. La réponse de Lénine est édifiante :

« Camarade Tchitchérine, vous et moi avons combattu le pacifisme en tant que programme du Parti prolétarien révolutionnaire. Cela est clair. Mais où, quand et qui a répudié l’utilisation des pacifistes par (notre) parti pour désagréger l’ennemi ? » (LÉNINE–479)

La paix de l’islam tient de la même logique. Après les émeutes qui se déroulèrent au Danemark et dans d’autres pays du monde à l’occasion de la publication des caricatures de Muhammad, l’Organisation de la conférence islamique (OCI) invita cent trente-huit leaders musulmans du monde à endosser une lettre ouverte au pape Benoît XVI et à d’autres leaders chrétiens dans laquelle ils déclaraient vouloir vivre dans un climat « de paix sincère, d’harmonie et de bonne volonté mutuelle ». L’OCI regroupe les cinquante-sept pays musulmans du monde et la lettre ouverte fut rendue publique le 13 octobre 2007.

L’OCI conclut sa déclaration en citant le verset 5:48 du Coran.

5:48 « Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité (le Coran), pour confirmer le Livre qui était là avant lui (L’Ancien et le Nouveau Testament) et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t’est venue. »

D’autres versets suivent immédiatement 5:48 et élaborent sur les châtiments prévus à l’intention de ceux qui s’aviseraient de ne pas reconnaître cette prévalence du Coran. L’OCI a évidemment omis de citer ces versets. C’est que « la guerre se mène par la déception et la tromperie », pour reprendre la formule de Muhammad rapportée dans les hadiths de Boukhari (4.52.269).

5:49-51 « Juge alors parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu’ils ne tentent de t’éloigner d’une partie de ce qu’Allah t’a révélé. Et puis, s’ils refusent (le jugement révélé) sache qu’Allah veut les affliger [ici-bas] pour une partie de leurs péchés. Beaucoup de gens, certes, sont des pervers. (…) Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes. »

Les exégètes ont abondamment commenté la signification de ce passage. Voici le commentaire coranique d’Ibn Kathir facilement accessible sur internet :

Ibn Kathir sur 5:48-51 : « Tout ce qui dans les Livres précédents concorde avec le Coran est vrai et tout ce qui diverge du Coran est faux. (…) Quiconque préfère suivre son opinion et ses désirs plutôt que la Loi d’Allah et la Sunna (voie) de son Messager est un mécréant qui mérite d’être combattu jusqu’à ce qu’il ait accepté les décisions d’Allah et de Son Messager. »

Plusieurs des signataires choisis par l’OCI pour endosser son prétendu message de paix ont réaffirmé la conclusion d’Ibn Kathir dans les années récentes. Ils ont confirmé que la paix de l’islam n’est jamais plus qu’une trêve dans un jihad sans fin mené pour imposer les principes de Muhammad. C’est notamment le cas du signataire Muhammad Usmani, un des experts en droit islamique de l’OCI :

« Tant que les musulmans ne possèdent pas les ressources requises pour détruire le prestige de la mécréance, il est permis de conclure des accords de paix avec d’autres pays tout en continuant à accumuler les ressources nécessaires (au jihad). (…) Si les musulmans ne possèdent pas la capacité de mener le jihad armé, des ententes (de paix) peuvent être conclues jusqu’à ce que cette capacité soit atteinte. » (USMANI–136)

Mises discuta précisément de cette caractéristique des doctrines de subjugation qui consiste à prôner la guerre perpétuelle :

« (Dans les doctrines qui visent à subjuguer les hommes), les lois de Dieu et de la Destinée proclament leur validité universelle et considèrent tous les hommes redevables aux autorités qu’elles déclarent légitimes. Tant que le prestige de ce genre de code asservissant de moralité s’est maintenu (…), il n’a pas pu être question de tolérance ou de paix durable. Quand les combats cessaient, cela servait seulement à renouveler les forces en vue de la prochaine bataille. L’idée de tolérer les vues divergentes d’autres personnes put prendre racine seulement quand les doctrines libérales vinrent à bout de cet universalisme. » (MISES 4–148)

« Les supporteurs de cette moralité asservissante et de ces doctrines collectivistes ne peuvent espérer démontrer la validité de leurs principes éthiques et la supériorité de leur idéal par un raisonnement logique. Ils sont donc obligés de demander aux gens d’accepter crédulement leur système de pensée et de capituler devant l’autorité. Ils sont déterminés à faire taire les dissidents ou à les battre jusqu’à ce qu’ils aient été subjugués. » (MISES 4–148)

C’est le grand mérite des analyses de Ludwig von Mises de nous aider à décoder le message des doctrines de subjugation. Ses analyses nous permettent de comprendre que parfois paixveut dire guerre et liberté, esclavage.

BIBLIOGRAPHIE

AL-GHAZALI – Kitab al-Wagiz fi fiqh madhab al-imam al-Safi’i. L’extrait est reproduit par Andrew Bostom, The Legacy of Jihad, Amherst : Prometheus Books, 2005.

BASTIAT – Frédéric Bastiat, Harmonies et perturbations sociales, Paris : Librairie de Guillaumin, 1852.

BENTHAM, The Works of Jeremy Bentham, Volume 1, Edinburgh : William Tait, 1843.

BOSTOM – Andrew Bostom, The Legacy of Islamic Antisemitism, Amherst : Prometheus Books, 2008.

CARLYLE – Thomas Carlyle, Heroes, Hero-Worship and the Heroic in History, New York : John B. Alden, 1888.

HITLER – The Testament of Adolf Hitler, London : Cassell, 1961.

HUME – David Hume, Dissertations sur les passions, sur la tragédie, sur la règle du goût, Amsterdam : J.H. Schneider. 1759.

KHALDOUN – Ibn Khaldoun, Les prolégomènes, Partie III, Paris : Imprimerie impériale, 1863.

LÉNINE – V.I. Lénine, Œuvres, Tome 45, Moscou : Éditions du Progrès, 1977.

MISES 1 – Ludwig von Mises, The Anti-Capitalistic Mentality, South Holland : Libertarian Press. 1981.

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MISES 3 – Ludwig von Mises, Economic Freedom and Interventionism, Indianapolis : Liberty Fund, 2007.

MISES 4 – Ludwig von Mises, Human Action : A Treatise on Economics, Chicago : Contemporary Books Inc., 1963.

MISES 5 – Ludwig von Mises, Liberalism : The Classical Tradition, Indianapolis : Liberty Fund, 2005.

MISES 6 – Ludwig von Mises, Nation, State, and Economy : Contributions to the Politics and History of Our Time, Indianapolis : Liberty Fund, 2006.

MISES 7 – Ludwig von Mises, Omnipotent Government, New Haven : Yale University Press, 1944.

MISES 8 – Ludwig von Mises, Theory and History : An Interpretation of Social and Economic Evolution, Auburn : Lugwig von Mises Institute, 2007.

QUTB – Sayyid Qutb, Milestones, Damascus : The Holy Koran Publishing House, 1978.

SMITH 1 – Adam Smith, Essays on Philosophical Subjects, New York : Oxford University Press, 2003.

SMITH 2 – Adam Smith, Lectures on Jurisprudence, New York : Oxford University Press, 2004.

SMITH 3 – Adam Smith, Lectures on Justice, Police, Revenue and Arms, Chestnut Hill : Elibron Classics, 2006.

SMITH 4 – Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, Tome 1, Paris : Librairie de Guillaumin, 1859.

SPEER – Albert Speer, Inside the Third Reich : Memoirs, Toronto : Macmillan, 1970.

TOCQUEVILLE – Alexis de Tocqueville, Œuvres complètes, Tome V, Paris : Michel Lévy Frères, 1866.

USA – Secretary of State, The Diplomatic Correspondence of the United States of America, (September 10, 1783 – March 4, 1789), Washington : 1837.

USMANI – Muhammad Taqi Usmani, Islam and Modernity, New Delhi : Adam Publishers & Distributors, 2002.

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SOURCE : CONTREPOINTS

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25/05/2013

L'Esprit Samouraï

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« Que faire ? Réponse : Un processus involutif doit aller au bout de sa logique pour épuiser ses effets, et que puisse naître autre chose. C’est ce que montre l’exemple des dix années de la Révolution française. Certains processus peuvent être beaucoup plus longs. Quant au reste, les Européens ont d’abord besoin de refaire leurs forces en se lavant de ce qui les a minés. Ils peuvent aussi faire leur profit de la maxime chinoise : "Utilise la main d’un autre pour abattre ton ennemi."


L’obligation d’abstention est naturellement odieuse à ceux que possède la passion d’agir. Qu’ils se montrent dignes de cette passion, chassant d’eux les paroles imprudentes et l’orgueil qui corrompt. C’est dans le travail et le silence que sont vécues les veillées d’armes. Après avoir longtemps désespéré de ne jamais revoir Ithaque et d’y faire bonne justice, on sait que l’occasion s’est enfin présentée pour Ulysse de la façon la plus imprévue. Loin de se ruer en aveugle, il a puisé dans sa patience et sa ruse, essuyant même les avanies des "prétendants" avant d’en triompher à coup sûr.


Les renaissances ont toujours été préparées par de très petits nombres capables de s’imposer les règles ascétiques des anciens ordres militaires, cultivant les aptitudes de la pensée et de l’action. Tels furent les réformateurs prussiens après 1806 : des samouraïs lettrés. L’une des tâches ultérieures sera de civiliser les rebelles et les violents qui auront ébranlé ce qui doit disparaître. »

Dominique Venner, Le Siècle de 1914


Yukio Mishima

 


Yukio Mishima 01/06

 


Yukio Mishima 02/06

 


Yukio Mishima 03/06

 


Yukio Mishima 04/06

 


Yukio Mishima 05/06

 


Yukio Mishima 06/06

 

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20/05/2013

Je supplie nos hommes politiques et notre société : de grâce, ouvrez les yeux.

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Nassim Ben Iman est un ex-musulman allemand d'origine Nord Africaine, passé au Catholicisme, auteur en 2002 du livre "Le véritable ennemi" (Der wahre Feind), il a donné récemment une interview où il évoque la nature de l’islam de même que la naïveté des européens à son sujet au nom de l'humaniste tolérance occidentale.

« La tolérance est une vertu bonne et importante, l'amour du prochain est une vertu chrétienne, la tolérance au dépend de la vérité est d'une insondable stupidité, et le prix à payer en sera très lourd. »


 


Drapeau Nazi déployé à proximité d'une Mosquée dans la ville palestinienne de Beit Ommar

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23/04/2013

La conspiration communiste

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Ce petit document ne dure que 16 minutes et 40 secondes, mais il est à regarder de bout en bout pour comprendre la raison pour laquelle l'état moral de l'Occident est ce qu'il est depuis une bonne quarantaine d'années. Pourquoi, après la défection géographique du communisme, un certain état d'esprit collectiviste persiste à demeurer actif de par les cervelles citoyennes et pousse les européens à accepter tout et n'importe quoi, au nom des Droits Civils, au nom des Droits de l'Homme, au nom de la Tolérance, au nom de l'Humanisme, au nom du supposé "progressisme" : immigration, islamisation, repentance et auto-flagellation, haine de soi, etc...

C'est bien l'Islam qui, à l'heure actuelle, tire le gros lot grâce à la subversion communiste mise en place bien des années auparavant. Il est intéressant de rappeler que le monde islamique, de manière générale, et ce au moins jusqu'à l'invasion par l'URSS de l'Afghanistan, était dans l'ensemble soutenu par les soviétiques. Il est bon, enfin, de préciser que la Oumma Islamique est également un collectivisme imposé et régi par des règles draconiennes qui n'auraient rien à envier au marxisme-léninisme le plus "pur", et que, comme le rappelait une fois Eric Zemmour sur un plateau de télévision, l'Islam c'est le communisme + Dieu. Le terroriste Carlos, communiste passé à l'Islam, a donné sa bénédiction à Zemmour pour ce constat, le lui faisant savoir via son avocate et épouse, Isabelle Coutant-Peyre, lors d'une confrontation que celle-ci eut avec Zemmour dans une émission de télévision.

Prenez-en de la graine...

 

 

Yuri Bezmenov

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07/04/2013

Thilo Sarrazin, auteur de "L'Allemagne disparaît"

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28/03/2013

La Foi... selon Michael Lonsdale

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18/03/2013

Lundi Pur...

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Début du Grand Carême Orthodoxe ce jour du "Lundi Pur"...

 

RTBF - le carême, le jeûne, la prière et la confession by Orthobel on Mixcloud

 

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27/02/2013

Saint-Hessel est mort !

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J'avais déjà eu l'occasion de l'évoquer il y a un an... mais il me faut remettre le couvert...

Après un long naufrage intellectuel qui semblait sans fin, Saint-Hessel est mort ! Rendons-lui un vibrant hommage !

Partie 1 :

 

Partie 2 :

 

Partie 3 :

 

Partie 4 :

 

Partie 5 :

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26/02/2013

Cette Europe morte qui persiste...

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23/02/2013

J'ai tué Ben Laden...

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12/02/2013

Iran : quand les intellectuels français encensaient les fous d'Allah

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Il y a 34 ans, ils prenaient fait et cause pour la révolution iranienne sans voir les dangers. Daniel Salvatore Schiffer n'a pas oublié leur fourvoiement...


Jean-Paul Sartre avait accompagné, lors de son voyage à Téhéran, sa compagne Simone de Beauvoir, qui allait soutenir publiquement l'ayatollah Khomeyni.

Par DANIEL SALVATORE SCHIFFER

C'était le 11 février 1979. Ce jour-là, il y a donc aujourd'hui trente-quatre ans très exactement, l'ayatollah Khomeiny prenait officiellement le pouvoir, dans la toute nouvelle République islamique d'Iran, pour y instaurer, aidé en cela par une foule en délire et une armée non moins fanatisée, l'une des pires dictatures qui soient : une théocratie chiite, basée sur ce qu'une prétendue loi coranique appelle la "charia".

Soit ! Je ne redirai pas ici, pour la énième fois, tout le mal que je pense, à l'instar de tout authentique démocrate, à propos de ce qui apparaît manifestement là, au vu des tortures et autres crimes qui y sont quotidiennement perpétrés à l'encontre des opposants, comme l'un des plus sanguinaires et obscurantistes régimes existant sur cette terre. La pauvre Sakineh Mohammadi-Ashtiani, cette jeune femme iranienne menacée d'être lapidée pour adultère, en sait, hélas, quelque chose : seule l'énorme et quasi planétaire mobilisation de quelques intellectuels (dont ma modeste personne) lui auront alors évité, en été 2010, un châtiment aussi cruel et barbare.

Des dérives politico-idéologiques

Au nombre de ces bonnes âmes s'étant alors battues pour sauver Sakineh figuraient du reste, au sein de l'appel international que j'avais alors lancé dans les principaux médias européens, quelques-uns des plus beaux noms de l'intelligentsia française, dont Luc Ferry, Viviane Forrester, Caroline Fourest, Max Gallo, Marek Halter, Alexandre Jardin, Julia Kristeva, Edgar Morin, Gilles Perrault, Michelle Perrot, Élisabeth Roudinesco, Michel Serres, Alain Touraine, Michel Wieviorka... Et, certes, n'oubliera-t-on pas là, fort de son propre courage et nanti de sa propre pétition, Bernard-Henri Lévy, auquel se joignirent notamment André Glucksmann et Pascal Bruckner.

Mais voilà : les intellectuels, à propos desquels Julien Benda écrivit naguère une très éclairante Trahison des clercs (1927) et Raymond Aron un non moins lucide Opium des intellectuels (1955), ne se comportèrent pas toujours, à propos de cet Iran de Khomeiny, de manière aussi exemplaire. Ainsi, à titre de triste mais édifiant exemple, un esprit pourtant aussi délié que Michel Foucault, lequel, bien qu'il inventât certes cette très précieuse figure de l'"intellectuel spécifique", ne se priva cependant pas, en ces années-là, de se fourvoyer dans la plus lamentable, sinon coupable, des dérives politico-idéologiques.

Les écrits douteux de Michel Foucault

Qu'il suffise, pour s'en convaincre, de lire ce que, le 26 novembre 1978, il osa écrire dans le grand quotidien italien Corriere della Sera (article par ailleurs repris en français dans le deuxième tome de ses Dits et écrits) au sujet de ce même ayatollah Khomeiny qui s'apprêtait à devenir alors effectivement, après avoir renversé le shah d'Iran (Mohammad Reza Pahlavi), l'autoproclamé et terrible "guide spirituel" de cette effroyable "révolution islamique" : "C'est l'insurrection d'hommes aux mains nues qui veulent soulever le poids formidable qui pèse sur chacun de nous, mais, plus particulièrement sur eux, ces laboureurs du pétrole, ces paysans aux frontières des empires : le poids de l'ordre du monde entier. C'est peut-être la première grande insurrection contre les systèmes planétaires, la forme la plus moderne de la révolte et la plus folle." Démente, cette stratégie de l'aveuglement, lorsqu'on songe, notamment, à cette horrible burqa, sorte de prison ambulante, dans laquelle les mollahs et autres talibans prétendent enfermer, de sinistre et médiévale mémoire, leurs femmes, occultant ainsi là jusqu'à ce beau et noble "visage" que magnifie, par exemple, un penseur tel qu'Emmanuel Levinas en ce chef-d'oeuvre philosophique qu'est Totalité et infini (1961).

Michel Foucault, pourtant mémorable auteur de livres aussi importants, dans l'histoire des idées et des sciences humaines en général, que Les mots et les choses (1966) ou L'archéologie du savoir (1969), ne s'arrêta cependant pas en si bon chemin quant à ce genre d'outrances, pour le moins incompréhensibles sur le plan rationnel, puisque, dissertant toujours là sur Khomeiny, il alla même jusqu'à l'appeler alors très hyperboliquement, dans cette même tribune, "le saint homme exilé à Paris". Et pour cause : celui qui allait bientôt devenir l'un des pires tyrans du monde vivait alors, protégé par le président Valéry Giscard d'Estaing en personne, à Neauphle-le-Château, bourgade située dans la grande mais luxueuse banlieue parisienne !

Le voyage à Canossa (Téhéran) de Jean-Paul Sartre

Cette théocratie, matrice pseudo-religieuse du plus abominable des totalitarismes, où toute personne arbitrairement considérée comme "hérétique" risque la peine de mort (par lapidation ou pendaison), Michel Foucault ne fut toutefois pas, en ce temps-là, le seul des intellectuels français, loin de là, si on ajoute les très zélés maoïstes (tel Maurice Clavel, père idéologique des "nouveaux philosophes") et autres soixante-huitards (style Daniel Cohn-Bendit), à la cautionner du haut de son incomparable prestige.

Ainsi, il n'est pas jusqu'à Jean-Paul Sartre lui-même qui ne fît carrément là, accompagné pour l'occasion de Simone de Beauvoir en personne, le voyage de Téhéran afin d'y aller soutenir publiquement, à grand renfort de publicité, ce barbu enturbanné au regard halluciné. Pour le moins paradoxal, au vu du bien peu enviable statut des femmes au sein de la République islamique d'Iran, de la part de l'historique auteur de ce véritable manifeste de l'émancipation féminine que fut, pour l'époque, le très avant-gardiste Deuxième sexe (1949) !

Si bien que, face à l'énormité de pareilles errances, Sartre, qui n'en était pas à une contradiction près, avait parfaitement raison de se demander, en son Plaidoyer pour les intellectuels, si "les intellectuels sont [...] coupables". Car, de la première à la Seconde Guerre mondiale, de l'avènement du communisme à la chute du mur de Berlin et de l'émergence du national-socialisme à l'hypothétique mort des idéologies selon Francis Fukuyama, ce n'est effectivement, à de très rares exceptions près, que d'une longue suite d'erreurs, les unes plus tragiques que les autres sur le plan humain, que les annales de l'intelligentsia française, toutes tendances philosophiques confondues et par-delà tout clivage politique, se voient, malheureusement, parcourues. Ce fut là, pour reprendre la très juste et adéquate formule de Max Weber dans son essai intitulé "Le savant et le politique" (1959), la dangereuse victoire de la seule "éthique de conviction" au détriment de la nécessaire "éthique de responsabilité" !

Raymond Aron avait vu juste

Ainsi sera-t-il particulièrement édifiant de relire, de ce point de vue-là, ce qu'en disait déjà dans les années cinquante, en son indépassable et encore très actuel Opium des intellectuels, cet esprit aussi libre qu'éclairé, en plus d'être d'une rare honnêteté intellectuelle, que fut l'immense Raymond Aron : "Cherchant à expliquer l'attitude des intellectuels, impitoyables aux défaillances des démocraties, indulgents aux plus grands crimes, pourvu qu'ils soient commis au nom des bonnes doctrines, je rencontrai d'abord les mots sacrés : gauche, révolution, prolétariat. La critique de ces mythes m'amena à réfléchir sur le culte de l'Histoire, puis à m'interroger sur une catégorie sociale à laquelle les sociologues n'ont pas encore accordé l'attention qu'elle mérite : l'intelligentsia."

Car force est de constater que ces lignes du très visionnaire Aron n'ont pas pris, hélas, une ride. Au contraire, si l'on considère la manière dont bon nombre de nos intellectuels en chambre, mais souvent les plus médiatisés au sein de l'Hexagone, ont pris fait et cause, sans discernement philosophique ni nuances conceptuelles, pour ce que l'air du temps baptisa un peu trop vite, de Tunis (Tunisie) à Tripoli (Libye), en passant par Le Caire (Égypte), du beau nom de "Printemps arabe" : sinistre prélude, en réalité, du plus rude des hivers islamistes... À l'instar, précisément, de ce qui se passa, à l'occasion de la Révolution islamique d'Iran, avec la très redoutable mainmise de ces épouvantables fous d'Allah, l'ayatollah Khomeiny en tête, sur cette grande civilisation que fut pourtant jadis la Perse, puis, de là, sur cette bande de terroristes et intégristes en tout genre que constituent à présent, au Liban, le Hezbollah et, en Palestine, le Hamas.

Car cette gigantesque menace d'ordre politico-idéologico-religieux, c'est l'Iran de Khomeiny qui en donna en effet là, avec la très paradoxale caution d'intellectuels aussi prestigieux que Sartre et Foucault, véritables monstres sacrés de l'intelligentsia française, la première et terrifiante impulsion : celle-là même qui, par cette monstruosité d'un autre âge, ne craint pas de mettre aujourd'hui notre monde moderne, sinon nos démocraties européennes, en péril !

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SOURCE : LE POINT (Publié le 12/02/2013 à 09:16 - Modifié le 12/02/2013 à 17:51)

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16/12/2012

Les contradictions juridiques du "mariage pour tous"

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A regarder jusqu'au bout... bien entendu...

 


Aude Mirkovic : Les contradictions juridiques du "mariage pour tous" 1/4

 


Aude Mirkovic : Les contradictions juridiques du "mariage pour tous" 2/4

 


Aude Mirkovic : Les contradictions juridiques du "mariage pour tous" 3/4

 


Aude Mirkovic : Les contradictions juridiques du "mariage pour tous" 3/4

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06/10/2012

Pour Goebbels, le bolchevisme était "sain dans son principe" et pour Hitler entre nazisme et bolchevisme il y avait plus de points communs que de divergences...

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Georges Kaplan : Benoît Malbranque, vous publiez Le Socialisme en Chemise Brune, un « essai sur les dimensions socialistes du national-socialisme hitlérien ». Bénéficiez-vous d’une protection policière ?

Benoît Malbranque : Vous pensez que je devrais ? (Rires). Non, d’ailleurs le livre relève de l’analyse historique et pas de l’essai polémique. Son objet n’est pas de dire que le socialisme est une forme de nazisme. Ce serait prendre les choses à l’envers. Mon objectif est d’apporter des réponses à une question en apparence assez banale, à savoir : Pourquoi Hitler intitula-t-il son mouvement National-Socialisme (Nationalsozialismus).

La plupart des historiens n’ont pas voulu prendre l’idéologie nazie au sérieux et ont prétendu, sans même le prouver, que le nazisme n’avait rien à voir avec le socialisme. Pourtant, Hitler se disait lui-même socialiste, Joseph Goebbels qualifiait son idéologie de « socialisme national », l’ancien numéro deux du parti, Gregor Strasser, disait travailler à une « révolution socialiste », et dans ses mémoires, Adolf Eichmann expliqua même que sa « sensibilité politique était à gauche ». Ce sont des éléments troublants, et cela pose question.

GK : Mais en quoi, précisément, les Nazis étaient-ils socialistes ?

BM : Cela tient d’abord à l’histoire du mouvement. Quand il entra en politique, Hitler rejoignit le Parti Ouvrier Allemand, un groupuscule qui inquiétait l’armée par ses tendances communistes et révolutionnaires. Le programme politique de ce parti fut repris à l’identique quand, sous l’impulsion d’Hitler, il changea de nom pour devenir le Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands.

Le NSDAP se présentait comme un parti socialiste, opposé au capitalisme, à la haute finance, aux spéculateurs et aux grands patrons. Il promettait des nationalisations, l’interdiction du prêt à intérêt, l’éducation gratuite, et la mise en place d’un véritable État-Providence. Les Nazis critiquaient les sociaux démocrates au pouvoir en disant que leur soi-disant « socialisme » avait abouti à un capitalisme encore plus prédateur et esclavagiste.

GK : Oui mais ça ce sont les promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent – c’est un peu comme quand le PS se dit socialiste : les nazis n’ont pas nationalisé toute l’industrie allemande que je sache ?

BM : Pour Hitler, ces questions étaient inessentielles. Le régime de propriété n’importait pas. La conservation de la propriété privée n’empêchait pas l’intervention massive de l’État dans l’économie.

Et celle-ci fut effectivement massive. L’État indiquait ce qu’il fallait produire, en quelle quantité, et à quel prix. Il imposait aussi les sources d’approvisionnement et les circonstances de vente. Dès 1933, les industriels et commerçants récalcitrants furent envoyés à Dachau. L’inflation réglementaire toucha aussi le marché du travail. L’économie allemande était devenue dépendante du pouvoir centralisé de l’État nazi, qui la dirigeait par des plans quadriennaux. C’est ce que les nazis appelaient la Zwangswirtschaft, l’économie dirigée.

Enfin, Les plans de relance massifs tant promis furent mis en place par le régime. Les politiques sociales incluaient des aides aux plus démunis, des allocations par dizaine, et des réductions d’impôts pour les plus pauvres et la classe moyenne. Surtout, les Nazis ont institué un système d’État-Providence que de nombreux historiens ont comparé au Welfare State inspiré par William Beveridge.

Dans Mein Kampf, Hitler avait longuement salué la nécessité d’un mouvement syndical puissant et influent. Pour en finir avec l’exploitation capitaliste, il créa ainsi un syndicat géant, le Front du Travail, et ce dès 1933. Les douze années du Troisième Reich le prouvent : le socialisme d’Hitler n’était pas un argument électoral. Comme disent les anglais, he meant it.

GK : Pourtant, ils n’entretenaient pas précisément de bonnes relations avec les partis de la gauche marxiste : au-delà de la propriété des moyens de production, ils devaient bien avoir quelques désaccords, non ?

BM : Les relations entre Nazis et communistes étaient ambigües. Les Nazis étaient antibolchéviques parce qu’ils observaient que c’était un désastre et que les dirigeants russes étaient presque tous juifs. Mais en même temps ils reconnaissaient qu’au fond leur idéologie politique était juste. Goebbels disait que le bolchevisme était « sain dans son principe » et Hitler expliquera qu’entre nazisme et bolchevisme il y avait plus de points communs que de divergences.

Dans les deux partis ont reconnaissait de profondes similarités dans les programmes politiques. De fait, les années 1920 furent marquées par des allers-retours massifs d’électeurs entre le parti nazi et le parti communiste. Les différences concernaient principalement l’internationalisme, encore que Staline développa en URSS un « socialisme dans un seul pays ».

N’oublions pas non plus que les plus grands adversaires des marxistes étaient les sociaux démocrates. La lutte entre les différents partis du courant socialiste a toujours été très vive. Les antibolcheviques les plus acharnés d’Europe étaient les communistes Karl Kautsky et Rosa Luxembourg, et les socialistes comme Léon Blum.

Les communistes, les Nazis et les sociaux démocrates se combattaient les uns les autres parce qu’ils étaient concurrents. Les tentatives de rapprochement des uns vers les autres n’aboutirent jamais, au grand dam des Nazis. Goebbels travailla ardemment pour collaborer avec les leaders communistes et les socialistes. Dans une lettre ouverte destinée à récupérer l’électorat marxiste, il les appela même « mes amis de la gauche ».

GK : On a souvent souligné le soutien que les milieux d’affaires ont apporté aux Nazis ; ce n’est pas très cohérent avec un parti qui se réclame du socialisme…

BM : C’est une très vieille rengaine. Ce sont les soviétiques qui ont accusé en premier les Nazis d’être les agents du Grand Capital, et cette thèse a été utilisée abondamment par les historiens de l’Allemagne de l’Est. Aujourd’hui, elle est entièrement rejetée par l’historiographie du nazisme. On peut toujours citer les quelques cas individuels comme Fritz Thyssen, c’est vrai. Mais dans son ensemble, le Grand Capital resta loin d’Hitler, et appela même longtemps à lui barrer la route. Les grands industriels soutenaient en masse les partis de la droite conservatrice. Surtout depuis les travaux de l’historien américain Turner, les historiens du nazisme se sont détachés nettement de ce vieux mythe très utilisé dans les années de la Guerre froide.

GK : Vous faites un lien direct entre les politiques économiques hitlériennes et la nécessité de construire le Lebensraum, l’espace vital allemand : en quoi est-ce lié et n’y avait-il pas d’autres raisons ?

BM : Le racisme d’Hitler ne permet pas à lui seul d’expliquer correctement l’expansionnisme militaire et la construction du Lebensraum. J’ai donc essayé de déceler d’autres causes complémentaires plus significatives.

D’abord, l’ « espace vital » était un objectif de politique économique. Les Nazis essayèrent de développer l’autarcie économique par un protectionnisme massif, pour « échapper » au commerce international. C’est ce qu’expliquait déjà le philosophe socialiste Fichte, qui parlait d’ « État commercial fermé ». Il fallait étendre les frontières du Reich jusqu’à ce qu’il permette ce que Keynes appelait l’ « autosuffisance nationale ».

Entre l’expansion militaire et les politiques économiques, le lien est assez direct. La politique économique d’Hitler fut d’abord une réponse à la crise des années 1930. Le régime national-socialiste mit en place plusieurs plans de relance massifs, une politique de grands travaux issue des principes keynésiens. En parallèle, l’Allemagne se coupa du monde par un protectionnisme agressif. L’échec de ces deux politiques se traduisit par des déficits abyssaux.

À partir de 1938, Hitler expliqua que la guerre était inévitable parce que les finances du Reich étaient dans une situation trop catastrophique. L’expansion militaire fut une réponse rapidement trouvée, surtout qu’elle faisait échos aux considérations raciales du mouvement. Elle permettrait de maintenir en vie l’État national-socialiste. L’Allemagne ferait aussi un pas vers l’autarcie en constituant son « espace vital ».

Au-delà des considérations purement économiques, il est vrai également que les succès militaires pouvaient permettre de faire oublier la détérioration sensible du niveau de vie des Allemands.

GK : On a souvent tendance à réduire le nazisme à l’antisémitisme ; vous soutenez que la haine pathologique des Nazis pour les juifs trouve aussi ses racines dans leurs convictions socialistes… N’est-ce pas un peu tiré par les cheveux ?

BM : D’abord, on a toujours tort de réduire le nazisme à l’antisémitisme, bien que ce raccourci soit toujours fondé sur des sentiments très nobles de compassion vis-à-vis de l’horreur que constitue la Shoah. C’est humain, c’est compréhensible, mais cela revient à falsifier l’histoire. De nombreux Nazis ont affirmé qu’ils n’étaient pas antisémites. C’est le cas de Göring, de Ribbentrop, d’Hans Frank, de von Papen, et de bien d’autres. On l’oublie souvent.

Je suis parti d’une observation : les socialistes du XIXe siècle ont été les plus grands promoteurs de l’antisémitisme, et ce de l’aveu même des historiens. Nous trouvons de l’antisémitisme chez Marx, Proudhon, Fourrier, Leroux, Toussenel : les noms se pressent. Même Jean Jaurès tomba dans ce piège. Furieux contre cette tendance, Auguste Bebel, le grand leader des socialistes allemands, qualifiera l’antisémitisme de « socialisme des imbéciles ».

Là encore, c’est un constat qui pose question. Pour ces socialistes, le Juif était le représentant ultime du grand capitalisme et de la haute finance. Chez Hitler aussi, l’antisémitisme fut lié à l’anticapitalisme. Selon lui, ils dominaient les grandes entreprises, les grandes banques, et la presse. Le capitalisme était leur « création géniale » comme il le dira une fois, l’arme avec laquelle ils asservissaient le peuple allemand.

GK : Autre idée très répandue : Hitler était-il fou ?

BM : Nous aimerions tous que ce soit le cas. Les choses seraient tellement plus simples. Malheureusement, Hitler fut loin d’être un malade décérébré. Il était cultivé, maniéré, et souvent charmant. Selon les dires de son entourage, il lisait toujours au moins un livre par soir. Les témoignages dont nous disposons montrent qu’en plus d’un talent d’orateur, Hitler possédait une intelligence certaine. Ses biographes se refusent désormais à parler de folie. Hitler était un homme rationnel prisonnier dans une idéologie politique destructrice.

Les Nazis, d’une manière générale, n’étaient pas fous non plus. Le docteur Gilbert, psychologue lors du procès de Nuremberg, fit passer aux dignitaires nazis un test de QI. Ils eurent presque tous largement au-dessus de la moyenne. Selon le témoignage de Goldensohn, le psychiatre du procès, les Nazis étaient tout sauf des malades mentaux.

GK : La question qui tue : le Front National est-il national-socialiste ?

BM : Lisez le livre, et vous verrez par vous-même. Mais répondre à ce genre de questions n’est pas mon rôle. La comparaison entre le nazisme et une formation politique d’aujourd’hui, de gauche ou de droite, n’a pas sa place dans un livre d’histoire. Pour de telles questions, c’est au lecteur de se forger sa propre opinion.

Le principal problème que je soulève dans l’épilogue du livre est surtout la tendance générale de notre époque, et non le positionnement politique de telle ou telle formation politique. Mais vous avez raison, l’étude de l’histoire amène à se poser ces questions dérangeantes.

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SOURCE : ICI

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Le socialisme en chemise brune de Benoît Malbranque est téléchargeable gratuitement ici ou sur le blog éponyme.

 

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19/09/2012

Couché, l'Occident, donne la papatte à ton nouveau maître !

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Je n'ai jamais été un grand fan de "Charlie Hebdo". Mais je comprends l'occasion que le journal satyrique saisit pour, non seulement se faire de la pub, mais pour affirmer également son attachement à la Liberté Totale d'Expression au moment ou un navet cinématographique soulève les foudres du monde musulman et où presque tout le monde utilise la langue de bois pour aborder le sujet.

Suite à la mise en ligne sur YouTube d'un film, ou d'extraits de ce film, on ne sait trop tellement les images tournées ne ressemblent à rien, des manifestants armés ont attaqué, la semaine dernière, le consulat américain à Benghazi (en Libye), provoquant la mort de l'ambassadeur J. Christopher Stevens et de trois fonctionnaires. C’est un rude contrecoup pour les Etats-Unis qui avaient eux-mêmes armé ces groupes pendant "la révolution libyenne" et qui aujourd’hui, pour ne pas changer, se retournent contre eux !
Ainsi au nom de la colère vis-à-vis d'un film, on sodomise, torture et tue un Ambassadeur avant d'en transbahuter le cadavre par les rues afin de clamer qu'il n'y a de Dieu qu'Allah, que Mahomet est son prophète, etc... tout cela en signe de protestation. Car l'Islam est une Religion d'Amour, de Tolérance et de Paix comme ces descendants de bédouins moyenâgeux nous le rappellent presque chaque jour que Dieu fait un peu partout à travers notre joli monde.

Nous allons voir, dés à présent, une montée en puissance des revendications musulmanes de la part des plus extrémistes, bien entendu, et un silence assourdissant de la part des supposés modérés. Le but étant, bien entendu, de nous imposer leur valeurs et leur vision du monde, de l'extérieur comme de l'intérieur. Ne vous inquiétez pas, quelques 200 000 immigrés officiels rentrent chaque année juste sur notre territoire franchouillard en toute légalité, sans parler des irréguliers qui s'accrochent comme ils peuvent. Le renouvellement va se poursuivre tranquillement mais sûrement. Il n'y a rien à craindre de ce côté, car si vous craignez quoi que ce soit c'est que vous êtes un sbire du Front National, un raciste et islamophobe en puissance, que dis-je ?, un monstre ! Et nos doux penseurs droit d'l'hommistes vont continuer à nous inviter à ne pas faire d'amalgames, à ne pas heurter une communauté enrichissante pour notre pays, à ne pas donner de signes d'exaspérations. Même si, bien entendu, les agitations se sont propagées un peu partout en Europe pour le plus grand bonheur de l'Actualité frémissante qui a toujours besoin de se mettre quelque chose sous la dent tout en jouant totalement le jeu de la bien-pensance et du "politiquement correct". Cela me rappelle, pour ne donner que cet exemple, la Bosnie vers... 1986...1989...1991... lorsque les musulmans se sont mis à avoir des revendications qui ont laissés les serbes pantois... et on a vu, ensuite, ce que ça a donné.

Le simple fait que Hollande ou Obama se la jouent mi-figue mi-raisin, cherchant par leurs déclarations récentes à préserver la chèvre et le choux au lieu d'affirmer ce que Bush, par exemple, avait affirmé à partir d'un tout autre problème mais selon des critères, au final, équivalents : "NOTRE MODE DE VIE N'EST PAS NEGOCIABLE !"

Car non, notre mode de vie, notre Culture, notre Langue, nos Moeurs, nos Traditions et nos Coutumes, notre Histoire, nos Racines, rien de tout cela ne devrait être, normalement négociable, en aucune manière. Voilà ce que les dirigeants occidentaux devraient avoir les couilles de dire clairement, sans ménager les musulmans, même les réputés modérés, non pas pour paraître irrespectueux mais simplement pour afficher clairement et sans prendre de gants ce qui caractérise notre manière d'être au monde selon nos valeurs qui, désolé de le dire, ne sont pas celles de l'Islam. Cela permettrait, entre autre, aux musulmans chez nous de dévoiler leurs vrais visages et de savoir reconnaître les ennemis affichés aux valeurs occidentales des autres qui veulent vivre tranquillement et pas faire chier leur monde.

Il faut qu'ils comprennent de façon définitive que l'on peut chier sur Mahomet et le Coran, chez nous, autant que sur Moïse, le Christ et la Bible... que les seules protestations se doivent d'être encadrées par le débat, l'échange ou la protestation verbale et courtoise ou, pourquoi pas, pamphlétaire. Que c'est ça et rien d'autre et que s'ils ne sont pas d'accord avec ce principe nous pouvons les expédier dans le pays musulman de leur choix pour le plus grand bonheur de leur Foi et de leurs courbettes sous l'égide de la Charia dont nous n'avons que foutre ici.

D'ailleurs, pour le dire clairement, au risque une fois de plus de passer pour le sale fasciste de service, le moindre barbu et croyant en appelant à la mort de notre Civilisation je te le foutrais directement dans un Charter avec interdiction de remettre les pieds sur notre territoire sans la moindre sommation et sans discutailler le bout d'gras avec lui. Et tanpis pour Bruxelles. Que l'on fasse, d'ailleurs, un Référendum à ce sujet auprès des français et Bruxelles pourra aller se rhabiller.

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Voici quelques articles trouvés ça et là histoire de vous faire cogiter...

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Ces faiblesses coupables de l'Occident pour la colère islamique par Gilles William Goldnadel.

Cette semaine aura été celle, une nouvelle fois, de la « colère islamique ». Colère !, colère !, colère ! Que de fois ce mot sanctifié aura été écrit, prononcé, annoncé, breveté, pour l'associer, avec une révérence craintive, à ces foules noires et blanches, de barbes et de voiles, à cette « rue arabe » (vous en connaissez d’autres ?) qui en aurait de droit le monopole, scrutée avec d'autant plus de fascination que ceux qui l’instrumentalisent à plaisir savent les faiblesses de l'Occident pour elle.

Si l'on veut mesurer l'étendue de la folie de l’époque que l'on dit moderne, si l'on veut, pour en apprécier la démesure surréaliste, peser les poids du virtuel et du réel, alors l'histoire du film ridicule sur Internet censé avoir allumé la mèche qui a conduit à l'explosion d’une ire ayant causé la mort d'Américains, non seulement innocents, mais encore ouverts à l'islam, en est un rude exemple.

Des films aussi stupides, la toile en charrie chaque jour des centaines, aussi haineux les uns que les autres, y compris sur les sites islamistes et surtout les télévisions du Caire ou de Doha autrement plus regardées, dont les prédicateurs ne sont pas en reste à l'égard des chrétiens et des juifs (« les porcs judéo-croisés ») sans que pour autant, les rues de Paris ou de New York se remplissent d'individus déchaînés.

En France, un Christ plongé dans l'urine, une pièce de théâtre ridiculisant le messie des chrétiens, n'ont évidemment déclenché que des réactions pacifiques, déjà sévèrement stigmatisées, au nom de la liberté d'expression.

Mais, « les injures que nous infligeons et celles que nous subissons se pèsent rarement à la même balance » disait déjà Esope...

Le prétexte, est, ici, tellement grotesque qu'il ne trompe plus que les derniers idiots utiles du monde occidental qui hurlent encore au complot dans lequel, bien entendu, un israëlo-américain et des juifs argentés y auraient pris leur part, alors que l'on sait à présent que l'auteur du brûlot est un copte aux pratiques financières hétérodoxes (1).

De son côté, le dernier carré d'optimistes qui veulent croire encore à la survie du bourgeon printanier, n'ont pas tort de faire observer que les foules colériques qui défilent à Tunis ou au Caire ne sont pas si nombreuses.

Une raison de plus, pour ne pas être fasciné par leur indignation scénarisée, et une de moins, de s'excuser d'une faute dont on n'est pas responsable et qui ne peut qu'alimenter une colère d'abord feinte.

A ce sujet, les excuses présentées par l'ambassade des Etats-Unis au Caire, comme l'humiliante démarche de ce chef d'état-major américain, suppliant un pasteur illuminé de ne pas soutenir le film crétin au risque de déclencher l'apocalypse, en disent long sur l'état d'esprit soumis de l'actuelle administration au pouvoir à Washington.

Le fait que Mitt Romney n'ait pu mettre en cause cette culture de l'excuse érigée par Barak Obama en un dogme dont on voit aujourd'hui la piteuse vanité, sans être morigéné par une grande partie des grands médias américains, en dit également long sur l'état d'esprit qui règne aussi dans les salles de rédaction de la côte est.

Heureusement, et une nouvelle fois, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a su dénoncer clairement la « manipulation » islamiste bien mieux que certains intellectuels contorsionnés s'obligeant à renvoyer symétriquement dos à dos un aigrefin copte et des centaines de milliers de fanatiques, dont des assassins.

 

(1)Manifestement, tout le monde ne le sait pas, puisque France 2 continuait le 13 septembre à 12h à propager la fausse information, alors que l'AFP l'avait rectifiée dès 9h30, et que, imbattable record, Patrick Le Hyaric, directeur de L'Humanité, à la fête du même nom, accusait ce dimanche16 « un cinéaste israélien d'avoir insulté l'islam » dans un discours retransmis par la chaîne LCP. Pure distraction sans doute de la part de « l’Huma » qui, on le sait, a depuis toujours le mensonge en horreur.


Source : cette chronique de Gilles William Goldnadel et quelques autres (l'enjeu des élections américaines, le silence des consciences bruyantes françaises face au massacre des civils innocents d'Alep et le départ de Richard Millet de chez Gallimard) se trouvent sur le site ATLANTICO

 

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En France, le blasphème n’existe plus par HUBERT LESAFFRE, Docteur en droit public et conseiller parlementaire

 

Non, contrairement à ce qu’envisagent certains éditorialistes, les exactions qui ont suivi la diffusion d’un pamphlet contre Mahomet sur Internet ne sauraient en aucun cas commander l’ouverture d’un débat sur les limites de la liberté d’expression.

Indépendamment de la médiocrité des images et des propos en cause dont les quelques minutes encore accessibles sur Internet montrent combien l’on est loin de la Vie de Brian des Monty Python, il faut bien mesurer une chose : non seulement il n’existe plus de délit de blasphème en France depuis 1791 puis 1881, mais encore, dans une république laïque, il n’existe tout simplement pas de blasphème.

La liberté d’expression ne saurait donc être limitée par la liberté de croyance. La seule limite en ce domaine est le respect de l’ordre public, qui prohibe l’incitation à la haine, la discrimination, ou encore l’incitation à la violence à l’égard non pas d’une religion, mais des personnes qui la pratiquent. La nuance peut paraître subtile mais elle est fondamentale, c’est le citoyen que protège la république, pas sa croyance.

Or, il faut bien mesurer que cette conception est loin d’être partagée par tous. L’Organisation de la conférence islamique (OCI) est le fer de lance du combat qui vise à faire condamner au sein des instances onusiennes l’utilisation de la liberté d’expression à des fins qu’elle juge blasphématoires. A chacune des réunions de ses ministres des Affaires étrangères, la Conférence adopte ainsi systématiquement depuis le précédent des caricatures de Mahomet deux résolutions, l’une intitulée «Lutte contre l’islamophobie et l’élimination de la haine et des préjugés à l’égard de l’islam», l’autre «Lutte contre la diffamation des religions».

Ainsi, le 25 mai 2009, condamnait-elle «dans les termes les plus énergiques tous les actes blasphématoires à l’encontre des principes, symboles, valeurs sacrées et personnages islamiques, notamment la publication des caricatures injurieuses du prophète ainsi que toutes les remarques désobligeantes sur l’islam et les personnalités sacrées et la diffusion d’un documentaire diffamatoire sur le Coran et la reprise par d’autres médias, sous le prétexte de la liberté d’expression et d’opinion».

Cette offensive est même parfois couronnée de succès, puisque l’OCI est parvenue à faire voter le 26 mars 2007 au sein du Conseil des droits de l’homme, contre évidemment les positions françaises, une résolution sur la «lutte contre la diffamation des religions»qui peut être regardée comme une remise en cause directe de la laïcité et un appel à la condamnation du blasphème. Ainsi peut-on y lire que la liberté d’expression doit s’exercer dans «le respect des religions et des convictions».

Face à cette offensive, dont nul ne doute qu’elle va redoubler de vigueur après la diffusion de ce «navet», il nous appartient de défendre avec la plus grande vigilance les valeurs qui fondent nos démocraties. Il ne faut à cet égard jamais perdre de vue, comme le rappelle avec constance la Cour européenne des droits de l’homme, que la liberté d’expression est consubstantielle à la démocratie et vaut pour les «idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent».

Aussi, ne serait-ce qu’envisager ouvrir un débat avec l’idée que l’on pourrait transiger avec nos valeurs est-il déjà une victoire des obscurantistes sur l’esprit des Lumières. Lorsque, après les attentats du 11 septembre, ont fleuri les législations antiterroristes dans tout l’Occident, l’Angleterre avait adopté un dispositif permettant de placer en détention illimitée tout étranger simplement soupçonné de terrorisme. Saisie de cette loi, la Cour suprême, et plus particulièrement lord Hoffman, avait affirmé avec force que «la réelle menace pour la Nation […] ne venait pas du terrorisme mais de ce genre de lois» qui constituait «l’exacte conséquence de ce à quoi peut aboutir le terrorisme». Et il concluait en se demandant si le «Parlement pouvait concéder une telle victoire au terrorisme» (Secretary of State for the Home Department, 16 décembre 2004).

Nous sommes là dans la même configuration. Nos Nations ne sont pas mises en danger par les réactions des extrémistes en tant que telles. Mais elles le deviendraient si nous-mêmes venions à douter de nos propres principes fondateurs, parmi lesquels figure la liberté d’expression, fut-elle du plus mauvais goût.

 

Source : Libération

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Islam : et si François Hollande se souvenait de 1453... par Rolland Jaccard

Si j’ai bien compris les propos tenus au Louvre hier par François Hollande, c’est dans l’islam qu’il faut chercher les valeurs permettant de combattre l’islamisme. C’est à peu de choses près ce que disait Barack Obama dans son discours du Caire. Il mesure aujourd’hui l’inanité de ses propos. Demain, il en sera sans doute de même pour François Hollande. Une erreur d’analyse, passablement doublée de démagogie, conduit inéluctablement à renverser le rapport de force qui oppose depuis des siècles les musulmans au reste du monde.

Comparer, comme l’ânonnent les commentateurs politiques, les affrontements entre chiites et sunnites à ceux qui opposèrent catholiques et protestants, ne me semble guère plus judicieux. Même si les interprétations du Coran peuvent millimétriquement diverger (c’est Allah en personne qui parle), il est hors de question de toucher à la figure du Prophète et de l’insulter en manifestant son impiété, voire en le blasphémant comme Charlie Hebdo nous y invite cette semaine.

La distinction classique que faisait Karl Popper entre sociétés ouvertes et sociétés fermées vaut aussi pour les religions. Ce n’est donc pas dans les vertus de l’islam qu’on cherchera des remèdes pour neutraliser les islamistes, mais dans la voix de la raison qui, comme disait Freud, est souvent affaiblie, mais jamais totalement inaudible.

Est-il enfin bien nécessaire de rappeler la date de la prise de Constantinople – 1453- par des musulmans qui avaient initialement demandé l’hospitalité à Byzance en se faisant passer pour d’humbles et misérables bergers venus des steppes ? Entrer dans le jeu rusé des musulmans jouant entre un islam modéré et un islamisme dont même les plus paisibles ou les plus lâches sont fiers, nous promet le sort réservé à Constantinople. 1453 devait être dans toutes les têtes et, surtout, dans celle de François Hollande.

Source : CAUSEUR


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16/09/2012

René Girard : La Violence

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

Dommage que ce montage ne propose que la vision de René Girard, amputant celle, présente à l'origine, de Pierre Vidal-Naquet... C'est néanmoins intéressant.

 


Part 01/03

 


Part 02/03

 


Part 03/03

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