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03/01/2020

Handicapées bardées de diplômes...

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« Pauline Lecomte : En occident, précisément en Europe, les femmes ne sont-elles pas victimes des machistes autant que les féministes qui ont développé le même mépris abyssal pour les tâches traditionnelles du foyer ?

Dominique Venner : Les femmes en pâtissent, comme elles pâtissent d’un système éducatif qui les prépare à divers métiers entrant dans la logique production/consommation en les détournant de leurs fonctions sacrées. Il est vrai que prendre deux fois par jour un bus ou un métro bondés, et subir ensuite les avanies d’un chef de service, de collègues ou de clients revêches, est un sort épanouissant ! La transmission des savoirs élémentaires ayant été ainsi interrompue, les éditeurs en profitent pour vendre des manuels pratiques : comment éduquer son enfant, faire la cuisine, ranger la maison, enfoncer un clou, planter des roses ou des radis, apprendre à coudre une nappe ou une chemise de nuit... Les jeunes mariées et les jeunes mères ayant été souvent transformées en handicapées bardées de diplômes, c’est tout bénéfice pour le système marchand et celui de la consommation. Les femmes produisent des salaires qu’elles sont priées de dépenser illico en fringues jetables, entretenant le très rentable et inutile mécanisme du gaspillage. Mais, mais, mais… rien est aussi simple… Il en est des femmes en politique comme dans les activités et responsabilités professionnelles ou encore dans les aventures les plus fougueuses. On ne compte plus les navigatrices solitaires qui font pâlir d’envie les plus rudes marins. »

Dominique Venner, Le Choc de l'Histoire

 

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Je suis un être réel, un être sensible

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« Alors que l’ancienne philosophie commençait par la proposition : je suis un être abstrait, un être purement pensant, mon corps n’appartient pas à mon essence ; la philosophie nouvelle au contraire commence par la proposition : je suis un être réel, un être sensible ; oui mon corps dans sa totalité est mon moi, mon essence même. C’est pourquoi l’ancienne philosophie pensait dans une contradiction et un conflit continuels avec les sens pour empêcher les représentations sensibles de souiller les concepts abstraits ; le philosophe nouveau, au contraire pense en harmonie et en paix avec les sens. L’ancienne philosophie admettait la vérité du sensible (et jusque dans le concept de Dieu qui inclut l’être en lui-même, car cet acte devait malgré tout être ne même temps un être distinct de l’être pensé, un être extérieur à l’esprit et à la pensée, un être réellement objectif (objectives, c’est à dire sensible), mais elle ne l’admettait que d’une manière dissimulée, purement abstraite, inconsciente et involontaire, uniquement parce qu’elle ne pouvait pas faire autrement ; la philosophie nouvelle au contraire reconnaît la vérité du sensible avec joie, consciemment : elle est la philosophie sincèrement sensible. »

Ludwig Feuerbach, La philosophie de l’avenir

 

 

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02/01/2020

Par-delà cette mesure

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« Il en est de la valeur des hommes comme celle des diamants, qui a une certaine mesure de grosseur, de pureté, de perfection, ont un prix fixe et marqué, mais qui, par-delà cette mesure, restent sans prix, et ne trouvent point d'acheteurs. »

Chamfort, Maximes et pensées, caractères et anecdotes

 

 

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La faune...

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« Quand une difficulté surgit, il faut absolument que cette faune prenne le parti de l'étranger, contre le parti de la nation dont ils se prétendent pourtant les porte-parole. Impossible d'imaginer une pareille bassesse — et en même temps, une pareille inconscience de la bassesse. »

Le Général de Gaulle, cité par Alain Peyrefitte dans "C'était de Gaulle"

 

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01/01/2020

Chacun montre sa belle âme, raconte ses secrets

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« Le principe qui règne aujourd'hui est une curiosité universelle : chacun montre sa belle âme, raconte ses secrets. Qui a le malheur de ne pas s'y intéresser est un monstre. L'humanité, ça ne transige pas. »

Roger Nimier, Le grand d'Espagne

 

 

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Envahis...

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« La terre ne leur dit plus rien. Ils ne sentent plus la terre, ils ne l’aiment plus. Ils seront envahis. Ils sont déjà envahis. Des Polonais, des Tchécoslovaques, des bicots. Mais leur vice dévore tout de suite l’envahisseur. Il y a une puissance de syphilis dans la France. »

Pierre Drieu la Rochelle, Gilles

 

 

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L'honneur

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« La notion qui fonde toute coutume vivante, c’est l’honneur. Tout le reste, fidélité, humilité, bravoure, esprit chevaleresque, maîtrise de soi, résolution, en découle. Et l’honneur est une question de sang, non de raison. On ne réfléchit pas – sinon, on a déjà perdu l’honneur. »

Oswald Spengler, Ecrits historiques et philosphiques - Pensées

 

 

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31/12/2019

La sommation vitale d’un petit peuple

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« Alors, jaillit du sillon, sortie des entrailles de la terre, la sommation vitale d’un petit peuple. On a quitté le pignon de la ferme parce que les nouvelles autorités ont touché la maison en son cœur, là où repose en paix, sous la poutre maîtresse, cette petite demeure invisible, immémoriale, inviolable, qui noue la coutume, la parole et les visages oubliés. Là où se loge un trésor plus sacré encore que la vie. Cette demeure invisible abrite les croyances ancestrales, aujourd’hui bousculées, culbutées, souillées.”Plutôt la mort que la souillure” comme disent les bretons. Alors jeune ou vieux, on a tout quitté. »

Philippe de Villiers, Le roman de Charette

 

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Avant...

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« La vallée avait bien changé depuis sa jeunesse ; il avait vu les petits commerces et les cafés fermer, les artisans cesser leur activités, les distilleries faire faillite, les paysans se mettre au maïs, les fermiers transformer leur ferme en restaurant, les musées ouvrir et les touristes débarquer. Il avait connu des fromageries au chapellerie même ! et des tanneurs, des cordonniers, des bourreliers, un tonnelier, un ferblantier, un forgeron et un cordier... Il avait connu l'époque où il y avait cinq bierstubs au bourg ! Toutes remplies comme des œufs ! Aujourd'hui, il restait deux boulangeries, une épiceries et une pizzeria, et un horrible hypermarché à l'entrée de la vallée, moloch de tôle qui avait sucé toute la vie du pays. Mais le pire de tout c'est que, quand il expliquait que c'était mieux avant, il y avait toujours un jeune con de sociologue pour lui expliquer que c'était une illusion de vieux. Or le vieux Marcel n'en démordait pas : putain de merde, oui, c'était mieux avant ! Et sacrément mieux encore ! La vie était rude et laborieuse mais elle avait une convivialité, une saveur et un sens qui avait disparu. »

Olivier Maulin, La fête est finie

 

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30/12/2019

Car nous avions été élevés par des gens qui croyaient à la réalité du sang

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« La campagne s‘était trouvée de nouveaux chefs, des types qui la réorganisaient dans leurs bureaux. De Londres, de Bristol, ils sont venus nous convaincre que l’avenir était dans la production en batterie. Ils disaient qu’aujourd’hui un éleveur doit nourrir des centaines, des milliers de gens entassés dans les villes. La planète n’a plus la place pour le bétail, les hommes n’ont plus le temps de les mener au pré. Sur la même surface, désormais, la technique permettait d’augmenter le rendement ! Il suffisait de ne plus exiger de la terre qu’elle fournisse sa force aux bêtes, mais de leur apporter l’énergie nous-mêmes, sur un plateau !
C’était une révolution. Car nous avions été élevés par des gens qui croyaient à la réalité du sang. Jusqu’ici, les bêtes que nous mangions se nourrissaient d’une herbe engraissée dans le terreau du Dorset, chauffée au soleil du Dorset, battue par les vents du Dorset. L’énergie puisée dans le sol, pulsée dans les fibres de l’herbe, diffusée dans les tissus musculaires des bêtes irriguaient nos propres corps. L’énergie se transférait verticalement, des profondeurs vers l’homme, via l’herbe puis la bête. C’était cela être de quelque part : porter dans ses veines les principes chimiques d’un sol. Et voilà qu’on nous annonçait que le sol était devenu inutile. »

Sylvain Tesson, Une vie à coucher dehors

 

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Responsabilités

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« Le système de santé français a ceci de merveilleux qu'il ne vous place jamais devant vos responsabilités. »

Sylvain Tesson, Sur les chemins noirs

 

 

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29/12/2019

L'universel

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« Mon vieux, la ruralité que tu rabâches est un principe de vie fondé sur l'immobilité. On est rural parce que l'on reste fixé dans une unité de lieu d'où l'on accueille le monde. On ne bouge pas de son domaine. Le cadre de sa vie se parcourt à pied, s'embrasse de l'oeil. On se nourrit de ce qui pousse dans son rayon d'action. On ne sait rien du cinéma coréen, on se contrefout des primaires américaines mais on comprend pourquoi les champignons poussent au pied de cette souche. D'une connaissance parcellaire on accède à l'universel. »

Sylvain Tesson, Sur les chemins noirs

 

 

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Le pays pour lequel il souffrait

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« Tout autour de lui, dans l'immensité et le désordre, s'étendait le pays pour lequel il souffrait. Il allait lui donner sa vie. Mais ce grand pays, qu'il était prêt à contester au point de se détruire lui-même, ferait-il seulement attention à sa mort ? Il n'en savait rien ; et tant pis. Il mourrait sur un champ de bataille sans gloire, un champ de bataille où on ne pouvait s'accompagner d'aucun fait d'armes : le lieu d'un combat spirituel. »

Yukio Mishima, Patriotisme

 

 

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23/12/2019

Tout le monde est à plat ventre

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« Avec l’artiste contemporain, c’est-à-dire le post-homme (ou femme) dans toute sa splendeur, on a enfin, face-à-face, l’effroyable monstre de l’avenir : l’homme n’est plus un loup pour l’homme, c’est bien pire, c’est un artiste pour l’artiste. Equipé comme il se doit de cornes de brume, de sifflets, d’échasses et de tambours du Bronx. On ne pourrait l’arrêter dans son expansion qu’en remettant violemment en cause, avec tout le mépris qu’elle mérite, la "culture" sacro-sainte dont il se réclame, et l’ "art" dont il confisque si abusivement la définition. Mais cela ne se fera pas. Personne n’osera. Personne, même n’y pense. Tout le monde est à plat ventre. C’est pourtant abaisser un art que de vouloir le continuer quand il est mort. C’est humilier horriblement l’histoire terminée des arts en général que de se prétendre "artiste vivant" et annoncer, comme je ne sais plus quel supposé directeur de lieu : "Selon moi, est artiste toute personne qui décide qu’elle est artiste et qui prend le risque de s’affirmer en tant que tel." Qui prend le risque ? Quel risque ? Contre quoi et qui ? »

Philippe Muray, Festivus Festivus

 

 

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03/12/2019

Correspondances

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« La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
— Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens. »

Charles Baudelaire, "Correspondances" in Les Fleurs du Mal

 

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