29/03/2013

Une Nation procédurale...

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Alain Finkielkraut dans un entretien donné au Journal "Le Point" datant du 16 Juillet 2009 :

« On propose à nos sociétés un avenir multiculturel, et le grand paradoxe du multiculturalisme, c’est que toutes les cultures sont les bienvenues à l’exception d’une seule, la culture du pays hôte. Pour être authentiquement multiculturelle, pour accueillir la diversité comme il se doit, la France est tenue de ne plus être une nation substantielle, mais une nation procédurale simplement vouée à organiser la coexistence des communautés qui la composent. »

Une nation procédurale. Tout est dit. La négation de la substance d'un pays, d'un peuple, de son héritage, de ses possibles. C'est Bruxelles et ses procédures. Soyons à l'image de la Capitale zéropéenne, jusqu'à la lie, jusqu'au bout du bout, à l'image de sa dictature molle qui nous étouffe comme une tonne de chamallow qu'on nous enfoncerait dans la bouche.

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21/12/2012

Mahmadou dans ses oeuvres...

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Ah ! Il me faut vous raconter une de mes mésaventures récente sur mon lieu de travail.

Je rappelle aux retardataires que je suis un modeste prolétaire contrairement aux apparences. Magasinier pour une enseigne bien connue de distribution de biens culturels qui en l'état actuel des choses s'attelle à une prochaine métamorphose pour sauver son cul des méandres de la crise et pérenniser nos modestes emplois.

De Septembre à Décembre, c'est l'enfer. Nous connaissons de fortes amplitudes horaires, toujours au volontariat, mais que je ne refuse jamais et dés le mois d'octobre nous attaquons des semaines de 6 jours sur 7.
Pour vous donner une idée, dés le mardi soir je suis aussi fatigué que le vendredi soir en temps normal. Et plus le temps passe moins je suis fait pour ces lamentables conneries. Mais il faut bien bouffer et même si je m'approche de la cinquantaine, je fais contre mauvaise fortune bon coeur.

Notre service n'a pas de "mobylette monte charge" pour aller chercher des utilitaires lourds dont nous avons besoin pour effectuer notre travail (Bacs de stockage, Socles à roulettes... généralement entassés sur des palettes européennes dans l'attente d'être utilisées). Aussi lorsque j'arrive à m'emparer d'un plein chariot élévateur au sein d'un autre service durant 15 ou 20 minutes, j'en profite pour faire la provision de denrées de travail pour le jour en cours et le jour qui s'en vient.

En fin de journée, après avoir chargé la remorque de réassorts de livres, disques et DVD pour les magasins parisiens, il nous faut impérativement bloquer la marchandise en question (qui est servie sur des socles à roulettes) avec une charge lourde, afin que le camion dans son déplacement ne les fasse pas bouger, voire tomber. Nous utilisons pour cela des palettes de bacs gris pliés qui se chargent avec efficience de ce service.

Seulement lorsque on débarque sur son lieu de travail, au moment de la prise de poste et qu'on découvre que les palettes de bacs gris que l'on s'était mis de côté la veille ont disparues, on s'énerve une première fois en se disant, "bon, certains avaient semble-t-il besoin des palettes en questions et se sont servis... que Dieu leur pardonne !" Et on passe à autre chose. Par contre lorsque ça se reproduit une seconde fois, sachant que l'obtention d'un chariot téléporté pour aller dans le fin fond de l'entrepôt chercher les palettes de bacs gris en question équivaut à une Croisade, on commence à fulminer sérieusement, tel un taureau lâché dans le centre le l'arène et prêt à en découdre.

Aussi, et afin que la chose ne se reproduise plus, on s'arme d'un esprit ironique et sévère, laconique et acide, et on rédige une note digne de ce nom pour éloigner les malfaisants.

Cela fait 20 ans que je travaille dans l'entreprise qui est la mienne. Longtemps tout dévoué à une cause musicale, je n'ai jamais cherché à évoluer professionnellement, ne me servant de mon emploi que pour subvenir à mes besoins, consacrant la majeure partie de mon temps à un groupe de musique... et ce durant un peu plus de 15 ans. Cependant j'ai une certaine réputation à mon travail : il ne faut pas me faire chier et les cadres comme les syndicats se tiennent plutôt en dehors de mon chemin, à l'exception des très rares personnes qui ont compris mon mode de fonctionnement et qui acceptent d'avoir une vie sociale avec moi. Les autres se contentant de tenir leur distance ou de me snober afin de bien me faire comprendre que, socialement, ils me dominent... tout en sachant intimement qu'ils ne pourront JAMAIS tenir tête à la personne que je suis sur le plan des idées, de la culture et... qui ne font que bomber le torse et sortir leurs pics en plastique afin de tenter, maladroitement, de m'impressionner. Mais passons... Là n'est pas le propos. 

Je rédige donc un mot en faisant preuve de second degré et de beaucoup d'humour. Note que je m'empresse de coller sur les palettes de bacs que je me mets de côté quotidiennement, comme je vous l'ai expliqué... et j'attends les réactions...

"Aux petits malins qui n'ont pas assez d'huile de coude pour se retirer les pouces du cul et aller se chercher leurs bacs eux-mêmes, sachez que je vous ai à l'oeil. Si je vous attrape, je vous clouerai sur une planche et je vous regarderai sécher. Je me réjouis d'avance."

Et je signe de mon diminutif, Nebo, connu de tous.

Je colle les mots sur mes piles de bacs vers 13h00. Je commence mes horaires à midi.

Vers le milieu de l'après-midi, mon attente est comblée.

Ma responsable directe, appelons-la "MN", m'appelle sur mon téléphone de poste pour me demander de venir sur le lieu de l'outrage et du délit ! Je me précipite pour trouver deux noirs redoutablement remontés contre ma personne et singulièrement énervés. Le plus grand et le plus costaud prend aussitôt la parole, avec un accent à découper au couteau et s'ensuit un échange, entre lui et moi, sous le regard médusé de ma responsable et des siens que je vais tenter, au mot prêt de vous retranscrire ici le plus fidèlement possible. Appelons-le Mahmadou !

MahmadouC'est pas bien ce mot que t'as écrit !

MoiCher monsieur, il semblerait que vous n'ayez pas le sens de l'humour, ni celui de l'ironie, je vous demande cependant de bien avoir l'amabilité de me vouvoyer car nous n'avons élevé ni les poules ni les chèvres ensemble.

MahmadouChacun son point de vue. Pour moi tes propos sont inadmissibles et je te dirais "tu" si j'en ai envie.

MoiEt bien adonnons-nous à un inventaire détaillé : qu'est-ce qui vous a à ce point dérangé dans ma note cinglante ?

MahmadouSaint quoi ?

MoiCinglante.

MahmadouEst-ce que tu réalises que si nous étions dehors je te casserais la gueule ?

MoiJe réalise surtout que devant les personnes de votre sorte je ne baisserai jamais les yeux. Jamais.

MahmadouFranchement, "huile de coude", "pouces dans le cul", ce ne sont pas des choses que l'on doit dire à l'endroit de ses collègues salariés !

MoiCher môssieur, sâchez que vous aurez beau chercher en Grandes Surfaces ou en Pharmacie vous ne trouverez nulle part de l'huile de coude en bouteille... quant aux pouces dans l'cul, c'est au sens figuré... non au sens propre. Connaissez-vous la différence entre sens figuré et sens propre ?

Mahmadou???? !!!! ????

MoiC'est comme pour se faire enculer, au sens propre ça peut être très agréable, au sens figuré ça ne l'est jamais ! Et j'ai un anus qui est sensible... au sens propre comme au sens figuré !

Mahmadou!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ???? !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

(Il me jette une boule de papier et commence à gronder ! Ma Responsable, MN, s'interpose entre lui et moi.)

MoiSi vous ne vous sentez pas concerné par ma note cinglante, je ne vois pas pourquoi vous vous mettez dans un tel état ?!! A moins que ce soit vous qui m'ayez substitué mes piles de bacs ou alors que vous sachiez qui l'a fait.

(A ce moment l'autre noir regarde ses chaussures en se mordant les lèvres.)

MahmadouEn tant que représentant du personnel je ne puis tolérer que l'on s'adresse ainsi à ses collègues de travail. Clouer sur une planche !!! C'est quand même fort de café !

Moi"Représentant du personnel" ?!!! MAIS IL FALLAIT COMMENCER PAR Là !!! Le voilà-t-y pas qui s'sent investi d'une mission presque divine, une sainte croisade. De quoi justifier ses galons. Eh ! Môssieur, vous représentez qui vous voulez, mais pas moi... je n'ai pas voté pour vous et votre clique de staliniens mal baisés.

MahmadouQuoi ???!!!!

Moi : Si vous étiez un poivron ou un piment, je puis imaginer que je vous aurais volontier cloué sur une planche pour vous laisser sécher en plein soleil, mais comme vous êtres un homme, je ne puis m'imaginer vous le faire même en temps de guerre et même si l'envie ne me manquait pas de le faire. Ironie cher collègue... Ironie ! 

Mais à ce moment-là, MN me repousse et me dit d'aller voir gentiment ailleurs si j'y suis.

Fin du semblant de pugilat !

Il est une nouvelle race de "représentants du personnel"... qui nous promet de langoureux lendemains. J'attends les suites disciplinaires, éventuelles, de cette affaire rigolote à pleurer.

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06/10/2012

"Le plaisir peut s'appuyer sur l'illusion, mais le bonheur repose sur la réalité"

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James Dean et Marlon Brando s'embrassant par les joies de Photoshop

La technologie ouvre des perspectives infinies.
Je prévois, bientôt, de nouveaux films avec James Dean et Marlon Brando et avec Marilyn aussi. Ils auront un jeu des plus naturels. Il y aura des scènes de nus hollywoodiens... et ils auront pour partenaire Johnny Depp ou Brad Pitt.

Je suis persuadé qu'on finira, un jour, le film inachevé de Marilyn, "Something's Got to Give"... et entre les vraies scènes avec elle qui avaient été tournées, et celles avec son "double holographique" on y verra que du feu. Ce sera le point de départ d'un nouveau type de recyclage cinématographique. Il y aura, bien entendu, des ayants droits, le juridique s'invitera auprès des familles qui donneront, ou pas, leurs accords pour l'utilisation abusive, ou non, des stars défuntes.

Les logiciels informatiques progressent à une telle allure !!!!

Bien entendu, de petits malins s'amuseront à détourner tout ça et à fabriquer des films pornographiques redoutables, on y verra Montgomery Clift fistfucker John Wayne, ça énervera les conservateurs républicains pudibonds ! On va bien rigoler ! Et Rocco Siffredi se tapera une Raquel Walch jeune et très entreprenante... le monde que l'on nous prépare va être magnigique et très fun !

D'ailleurs, dans un autre genre, plutôt musical, la famille Hendrix travaille activement sur la création d'un hologramme de Jimi : de futurs concerts en perspective. Authentique !

« Le plaisir peut s'appuyer sur l'illusion, mais le bonheur repose sur la réalité » disait Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort...

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31/08/2012

Absence de mots

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Ne m'enlève pas la danse de l'esprit, Seigneur, la joie d'être au monde et la légèreté de vivre face à la lourdeur crasse ambiante. Est-ce trop te demander ?

Avec mon corps malade je trace mon sillon dans l'espoir de toucher à un but que je ne parviens pas à déterminer par les mots.

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08/08/2012

Pourri

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Je me sens pourri de l'intérieur au point où mon âme elle-même sentirait mauvais.

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07/08/2012

Silence

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Je voudrais trouver ma conversion au silence, que ce silence soit une profondeur musicale et que Dieu, s'il lui plaît, m'y parle avec abondance dans le secret de mon coeur.

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06/08/2012

Fissure

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J'ai, aussi, cette autre certitude : je sais que je suis parvenu plusieurs fois à rompre le silence des endormis en le faisant voler en mille éclats, autour de moi, à ma portée, dans mon entourage. Cela me suffit.
Il est triste de voir de belles âmes se tasser doucement au fil du temps, devenir aigries et coincées dans des postures idéologiques, par soucis familiale ou par peur de se retrouver seules face à elles-mêmes et d'émettre de tels jugements à mon égard dans l'hypocrite retrait des masques et des intrigues que ce ne sont pas mes oreilles qui sifflent mais mon coeur qui saigne.
Il m'importe par soucis d'excellence et de distinction affirmée, de ne pas me rabaisser à cette désespérance. Je me refuse à cultiver l'amertume à l'endroit où j'ai, jadis, cultivé de l'amour et de l'admiration.

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