Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/08/2016

Moi j'aime bien quand les baudruches se dégonflent...

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

 

Fraude au permis de conduire: Ali Baddou a "fait une énorme bêtise" et "la regrette"...

 

----------------------------------------

 

Cette information est presque passée inaperçue, même si elle date du mois de Mai dernier... pourtant ce fut un instant délicieux, si on y songe.

Moi j'aime bien quand les baudruches se dégonflent !!! Celles qui se réclament de la Vertu... du sens du Devoir... de la Probité... de l'Honorabilité... clament l'Honnêteté Citoyenne... Toussa quoi... Tout ce qui indique combien le reste tient en place et fait sens également... Vous savez ce qu'on dit ? "Qui vole un oeuf, vole un boeuf !"

Parce que voyez-vous, Ali Baddou serait "Philosophe"... enfin, pardon, agrégé de Philosophie... et il enseignerait à Science-Po...

Alors, autant le dire tout de suite... ça m'en touche une sans même déranger l'autre. Son agrégation il peut se la carrer dans la rondelle... quant aux crétinoïdes qui sortent de Science-Po, et bien je trouve là un début d'explication à la déliquescence générale...
Et puis c'est pas parce qu'on est agrégé en philosophie qu'on est un philosophe... le monsieur a tout juste bien appris sa leçon... et s'il a obtenu son permis de conduire en déboursant de l'argent, j'en viens même à douter de la validité de tout le reste, à commencer de celle de son diplôme...

En v'là une de grande question :
"A quoi sert-il de philosopher si on est malhonnête ?"

ou...

"Quel image donne-t-on de sa communauté, des supposées valeurs que l'on passe son temps à défendre -- bien souvent en jugeant les autres -- lorsque l'on se comporte comme un hypocrite ?"

Dans quatre heures je ramasse les copies !

Si je me souviens bien, Ali Baddou faisait l'horrifié il y a quelques courtes années parce que Zemmour avait eu l'Outrecuidance de dire que "la plupart des trafiquants étaient d'origine arabe ou sub-saharienne" ? C'est ça ? Bon, j'en dis pas plus... On est en accord avec soi-même... ou alors on ferme sa gueule M'sieur Baddou...

Bon, d'un autre côté... y'a présomption d'innocence, c'est comme ça qu'on dit ??

J'ai souvent dit à mes enfants, la seule personne qui a le droit de cracher sur le système et de le critiquer tel qu'il est, c'est celui qui bosse, paye ses impôts et ses factures, ne vole pas, ne truande pas, ne ramène même pas une contravention de la SNCF ou de la RATP. Quelqu'un de droit.
Et ça commence par des petites choses !
Quand on a pas de poutre dans son oeil (ou dans son cul) on peut parler de la brindille qui est dans l'oeil de son voisin... sinon, on se fait discret...
Mais bon, c'est ma position chrétienne... un effort constant sur soi...

C'est un peu comme toutes ces images qui nous ont beaucoup fait rire... vous savez... quand un télé évangéliste américain passe son temps à critiquer la déliquescence morale de son pays et du monde en général, les corps à la vente dans les publicités, toute une jeunesse en manque de repères chrétiens... etc... bla-bla-blah... et puis BINGO !!! Quelques temps après, et alors que le brave "homme de Dieu" remplit les salles (en même temps que ses caisses de Cash Flow) et casse la baraque de l'Audimat... hop : il est pris en Flag avec une pute même pas classe... une pauvresse de suceuse de bas étages... et que l'évangéliste tout contrit apparaît sur sa Chaîne de Télévision personnelle en larmes, en train de faire son Mea Culpa...

Le plus évangélique des chrétien, à ce moment là, celui qui a donné de l'argent "with Love & Passion"... ben il se sent, d'un seul coup, profondément enculé ! Il réalise qu'il a la rondelle tellement huileuse de vaseline que ça dégouline... il a même pas senti qu'il se faisait enfiler par le serviteur du Très Haut...

Ben c'est un peu tout ça les défenseurs des valeurs de Gôche d'aujourd'hui... ça nous vend du rêve... des lendemains qui chantent... Nietzsche avait bien saisi, déjà en son temps, que tous ces socialistes étaient des religieux masqués... de la fumée tout ça, même pas d'encens... du petit vent... Henry Miller aurait dit "des pets de lapins" (13ème chapitre de son "Tropique du Cancer")... pfiout et prout ! Rien d'autre... De Cahuzac à Baddou... Et je ne vais pas tous les citer ! Les Forces du Progrès...

J'espère que Zemmour va s'en souvenir... qu'on rigole un peu avec lui.

 

18:08 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/08/2016

La Valise ou le Cercueil ?

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

 

 

Pour ce grand penseur de Joffrin, les arabes qui vivent en Corse ont construit les maisons dans lesquelles vivent les corses, de ce fait ils sont également chez eux sur l’Ile de Beauté. Voir ici à partir, approximativement, de la 34ème minute de l'émission... 

Bien...

Il serait judicieux de demander à Môssieur Joffrin ce qu'il pense de ces Français européens qui ont vécu en Algérie de 1830 à 1962 et qui y ont initié et construit une bonne partie des maisons modernes où vivent aujourd'hui les algériens. Les maisons modernes mais pas seulement. Ajoutons-y 80 000 kilomètres de routes, 14 ports, 12 aéroports, 32 aérodomes, 4500 kilomètres de voies ferrées, toutes les infrastructures gazières et pétrolières (surtout sur le tard, puisque gaz et pétrole ont été découverts juste avant l'indépendance), 31 centrales hydroélectriques ou thermiques, des dizaines de milliers de bâtiments administratifs, ponts, viaducs, tunnels, écoles, 150 hôpitaux, 16.000 kms de lignes téléphoniques et, pour terminer, une agriculture exportatrice. Et pas seulement construit, tout cela, mais élaboré, pensé et planifié par les français européens...

Oui... tout ce dont profitent les Algériens depuis plus d’un demi-siècle.

Etaient-ils chez eux, ces français, en Algérie, Môssieur Joffrin, comme sont chez eux les arabes en Corse ? Etaient-ils chez eux avant que le FLN ne leur dise : "La Valise ou le Cercueil ?"

 

16:29 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/08/2016

Imaginaire social non-négociable !

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

 

Bon, tenez-le vous pour définitivement dit, signifié, exprimé, expliqué... la véritable raison de notre dégoût des barbus islamistes, du niqab islamique et de sa version estivale, le putain de Burquini : tout cela ne fait pas partie de notre culture, ça nous scandalise car ça heurte nos mœurs, notre rapport au corps et à la femme, ça empiète sur notre imaginaire social, ça n'est ni plus ni moins qu'un symbole de l'invasion qui cherche à nous anihiler. Et surtout... ça n'a rien à voir avec la laïcité, c'est culturel ! Mieux : c'est civilisationnel ! Et c'est NON-NEGOCIABLE ! NON-NEGOCIABLE !

 

19:02 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

14/06/2016

Romancer le monde...

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

France 2074

— Mamie, Mamie... comment t'as connu Papy ?

— Oh, mon petit chouchou ! C'est un très beau souvenir... c'était d'un romantisme !!! Les gens, de nos jours ne savent plus s'aimer comme ça.

— Raconte Mamie, allez... raconte !

— Et bien c'était un soir où je m'ennuyais, je me sentais un peu seule. Je venais de me faire jouir avec mon canard vibreur sur You Porn et avant d'aller regarder une émission de télé-réalité, j'ai fait un p'tit saut sur XHamster. C'est là que j'ai reçu une notification de message de ton Papy qui avait tripé sur les photos de mon boule et de ma bouche pulpeuse que j'avais mises sur mon Profil. Quand j'ai vu ses selfies j'ai rangé mon canard vibreur et je lui ai aussitôt proposé une rencontre le soir même. Nous étions tous les deux à Paris.
Il m'a payé un Macdo puis on est allé chez moi, dans ma petite chambre d'étudiante en sociologie. On a baisé toute la nuit ! Mais la capote a craqué et neuf mois plus tard ton papa, ce p'tit con, est né.
A l'époque, on savait s'aimer vraiment, tu vois... y'avait pas encore les robots Copula TXR3000... ni les cyborgs Porneïa 0.2... enfin, bref, toutes ces conneries coréennes et chinoises...

 

22:12 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/06/2016

Vouvoiement collectiviste

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

Dans la Yougoslavie Titiste le vouvoiement était suspect... On se disait "Tu", en particulier dans les administrations d'Etat...

Le vouvoiement, vestige bourgeois, était toléré à la condition d’être agrémenté d'un solide "Camarade" par ci, "Camarade" par là... sinon il était douteux et très peu apprécié par les instances étatiques. 

Exemple :

«— Camarade, auriez-vous la gentillesse de me donner le formulaire pour ma demande de bourse d'Etat ?

— Ah non ! Moi, Camarade, je donne le coup de tampon uniquement, il faut que vous sortiez de l'immeuble et que vous alliez, Camarade, au Bâtiment "B" du Complexe d'Etat. Vous montez au 7ème étage, dans l'allée "3", au bureau 707. Vous y trouverez le Camarade qui vous donnera le formulaire en question. Puis vous revenez me voir. Pas entre midi et 14h00, car je vais manger à la cantine collective. Et avant 16h30 car, après, je rentre chez moi. Bien compris, Camarade ?

— Je vous remercie, Camarade, j'ai bien compris. Je fais l'aller-retour. »

Et on allait au Bâtiment "B" du Complexe d'Etat. On montait au 7ème étage, dans l'allée "3", au bureau 707. Et on tombait sur une feuille collée sur la porte : "Je reviens dans une heure !" Avec devant le bureau, sur un long banc interminable 15 personnes qui attendaient déjà depuis 3h00…

C'est chouette le vouvoiement... en société collectiviste...

 

17:04 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/06/2016

Leur frénésie nihiliste n'est qu'épanouissement

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

Dans notre Idiocratie, notez bien ceci...

Nos valeureux socialo-progressistes ne sont pas au bout de leurs insoupçonnables contradictions.

Les mêmes se plaignent de l'égorgement des veaux en abattoirs, des poussins broyés, de la tomate génétiquement modifiée, de l'existence de l'huile de palme, mais Hérauts de la Théorie du Gender, ils rêvent d'êtres asexués ou polysexués... universellement transexuels, bi-sexuels, homosexuels, hermaphrodites. Tant qu'ils peuvent faire pousser des jardins sur les toits des immeubles afin d'y célébrer des mariages de gouines et de pédés, installer des illusions de plages le long de la Seine en plein Paris pour que des femmes à barbe puissent venir y prendre le soleil, avoir des poules pondeuses en cage à domicile afin d'avoir des oeufs frais (nouvelle tendance bobo en pleine expansion), faire construire d'incessants HLM en y implantant la mixité sociale obligatoire en même temps que des camps concentrationnaires de réfugiés, leur frénésie nihiliste n'est qu'épanouissement affirmé... et anti-racisme éclairé.

Demain ? : bébés fabriqués dans des Utérus Artificiels et distribués à des couples du même sexe moyennant, bien entendu, finance. Mais en attendant, via la pipette, on peut manipuler les oeufs d'ici avec le sperme de là-bas, les féconder in-vitro, les implanter in-vivo, les attendre ici, mais les faire porter ailleurs, féconder une mère vivante avec le sperme de son mari décédé, donner à une vieille femme l'illusion d'avoir encore un corps vivant les 60 piges passées en lui offrant une grossesse, et tout cela sans se soucier un seul instant du bien être mental de l'enfant à venir et des implications que cela suscite pour absolument tout le monde.

Mais surtout, oh surtout, ne touchez pas à leurs putains de légumes biologiques et n'utilisez aucun désherbant chimique supposé cancérigène. Soyez "Deep Ecologist", comme Aymeric Caron et demeurez "connectés".

 

15:11 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/06/2016

Être dans le rêve renouvelable

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

Elle était devenue un étonnement constant pour tout ce qui caractérise le bon sens raisonnable qui ne faisait guère défaut, jadis, ni au paysan, ni à l’ouvrier, ni à l’artiste, ni au philosophe… ni même au bon bourgeois  des siècles précédents satisfait de lui-même.

Sa posture de base était une assurance d’entrée et de place gardée dans le cercle intime des progressistes en charge de la non-pensée. Cette posture crispée consistait à promouvoir constamment des espoirs de toutes sortes… aimer ceux qu’elle pensait être ses amis mais qui n’étaient là que pour tenir chaud à son désespoir et la rassurer de sa solitude intérieure sur laquelle sa conscience avait fait un trait.

La nature a horreur du vide et trouve toujours des ersatz pour faire fonctionner sa mécanique générale.

Affronter la folie n’était plus dans ses cordes. La chimie des pilules la rassurait, lui évitait de considérer quoi que ce soit directement en se confrontant à elle-même… Elle se donnait l’illusion d’aimer la vie alors qu’elle en altérait la face obscure… Ce qui lui importait c’était d’être dans le rêve renouvelable, quotidien, de ces rêves qui interdisent de voir la tenace réalité avec ses flots de merde et de sang et ses cohortes de fantômes.

Bien entendu, les revenants tenaces elle les gardait pour elle seule, n’en parlait pas même à sa plus sûre confidente, taisait tout à son époux. Bien que, l’ignorant, car trop naïve, elle transmettait déjà toute ses angoisses à ses jeunes enfants, deux filles auxquelles elle avait donné des prénoms anciens et poussiéreux, non par souci de préserver une trace de l’ancien temps, mais probablement pour se donner bonne conscience : Amandine et Sidonie.

En tête de ses objectifs premiers se trouvaient les fameux et fumeux « préjugés » de toutes sortes : raciaux, culturels, sociaux. L’important, et c’était inconscient bien sûr, fut qu’elle oublie qu’elle était à l’abri des quartiers de non-droits, que son mari et ses enfants étaient aussi blancs que son petit cul encore ferme (elle en éprouvait, d’ailleurs, une culpabilité vague qu’elle terrait avec violence en elle, en espérant que cela ne lui fabriquerait un jour ou l’autre un cancer, comme le lui avait dit un lumineux amant dans sa jeunesse, dont elle avait balayé le souvenir d’un revers de la main afin de ne plus se caresser la nuit en songeant à son sexe vif et tendu qui l’avait, maladroitement, rendue vivante et libre)…

Bouche et coeur noués par un époux (cadre un temps chez Auchan, il était passé chez Leroy Merlin avec un sourire carnassier qu’elle ne soupçonnait pas à la maison… car lui — comme elle bien entendu — votait à gauche) qui subvenait à sa pitance et à celle de sa marmaille, elle ne s’en persuadait pas moins qu’elle se devait de « décaper les différents sexismes » qui polluaient encore et toujours la société à laquelle son coeur aspirait, et la moindre apparition de mère catholique s’occupant avec amour et « soumission » de ses 7 ou 8 enfants, lors d’un reportage télévisé, la révulsait littéralement. Elle préférait se persuader qu’elle distribuait des graines d’espoir, qu’elle ensemençait le futur et que tous ces vestiges passéistes et « réactionnaires » devaient disparaître au plus vite afin de garantir une félicité à l’Humanité entière… au nom de ses enfants et de l’à-venir qu’elle espérait florissant… plus florissant, en tout cas, que la grisaille zemmourienne à l’aulne du sexe desséché de sa quarantaine qu’elle venait de passer et dont elle supportait de moins en moins le poids néfaste sur son absence de conscience.

En vérité, toute sa vie elle s’était sentie vieille et aigrie… et le seul instant où elle avait daigné être elle-même, sans apparats, sans masques, sans pincettes, c’est quand elle avait rencontré un Monstre qui lui avait clamé : pardonne à tes douleurs, jouis d’être au monde, tes blessures sont des décorations de guerre, tes pas en dehors de la piste balisée sont des bénédictions, Dieu n’aime pas les tièdes, il les vomit de sa bouche et il pardonne à ceux qui cherchent… ce souvenir, bien que douloureux, était une douceur.

Elle avait préféré s’aveugler en se donnant la pitoyable illusion qu’il fallait réparer les coeurs brisés (elle adorait le film de Jean-Pierre Jeunet, « Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain »), être disponible pour les personnes de son entourage à la dérive, et ce malgré leur désaccords fermement explicites. Quelle joie elle éprouvait lorsque quelqu’un repartait de chez elle requinqué et alerte alors qu’il était venu la voir en dessous de tout ! Si le contraire survenait, elle était désespérée pour les sept jours à venir. La joie, même factice, même forcée, lui importait avant tout. Des émotions positives, des petites joies éprouvées à l’écoute d’un vieil album de Mano Solo ou d’un plus récent d’Izia Higelin. Elle n’aimait pas particulièrement Zaz, mais elle trouvait que sa voix avait du Peps, un charme, une « énergie » et qu’il fallait vraiment être un vieux con pour ne pas aimer cette « engagée » qui se sentait (« Bordel de merde ! ») concernée !

Elle détestait l’humour noir. Il lui fallait de jolies blagues, des jeux de sociétés complices qui feraient tout renaître. Des « rafistolages, rapetassages, rapiéçages, rapiècements, ravaudages, reprisages de petits bonheurs », des espoirs de « toutes sortes » qui n’étaient qu’agréments et ataraxie, fausse béatitude, consentement à la merde ambiante… Il fallait positiver, comme « Carrefour » où son époux finirait bien par aller travailler aussi un jour.

Vivre en plein accord avec elle-même lui semblait, clandestinement, impossible. Elle s’était résignée, du coup, à changer de vêtements, à changer de coiffure et y trouvait de l’assurance. On se console comme on peut car « vivre est un métier difficile ».

Ses soirées préférées étaient les plus plates, celles qui l’empêchaient et de penser ses plaies et de les panser réellement. Quelques amis et connaissances rassurants, sur la même longueur d’onde, autour d’elle ou, seule, avec un plateau repas devant une émission dans le genre de « Pop Stars », afin de prendre partie pour la plus grosse, la plus banale des chanteuses qui tentait désespérément de se frayer un chemin vers le succès. Parfois la grosse chanteuse y parvenait pour sa plus grande joie… puis elle disparaissait et on en entendait plus parler et même elle n’y pensait plus.

Accoudé au bar, sirotant son Jack Daniel’s, la voyant parler à haute voix au milieu de sa fratrie, il devinait sa vie en un déroulement cinémascopique sur la membrane de sa cervelle… ici et là, par moment, surgissait une phrase surprenante à laquelle elle-même ne comprenait probablement plus rien, vestige d’un temps où elle déployait ses ailes… mais celles-ci étaient désespérément castrées, anéanties, par les conventions du mariage, de sa « moraline » de bobo, de ses non-idées… entre deux inepties comme « C’est trop beau » ou « Franchement, je les kiffe sévèrement », tombait un surprenant « Nietzsche, c’est que du bonheur, tu devrais essayer »…

Elle était parvenue à ordonner sa vie par la confusion…

 

05:02 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (5) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/05/2016

Verdun... 2016...

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

J'imagine ces cohortes de poilus comme de casques à pointes, dans la boue, la tripe, le sang et la merde ! En train de se battre jusqu'au dernier souffle... Pour qui ? Pour quoi ? Au bout de quelques semaines ils ne le savaient même plus eux-mêmes !

Les tranchées... les tunnels creusés dans la crasse ! La promiscuité des amputés, des éventrés, des agonisants, des cadavres... cette joyeuse fête sanglante a duré 4 piges.

Le rouquin Anglais comme le tirailleur Sénégalais tombés sous le Ciel de Dieu et l'oeil amusé du Diable. Le paysan Prussien venu défendre l'Alsace et la Lorraine que le titi Parisien voulait récupérer vaille que vaille... enfin, c'est ce que disait la Propagande du Tigre Clémenceau...

Les dents pourries... les gueules cassées... les larmes pour les familles restées au loin... l'inquiétude du père sur le front pour son fils de 21 ans enrôlé aussi...

Un désastre...

Et soudain, dans les brumes de cette Mémoire terrible... une musique surgit... ce n'est pas un "Miserere"... ni un "Ave Maria"... pas même une trompette aux morts... non, c'est Black M, ce Grand Poète, qui vient nous dire que la France est vaincue... qu'elle a le cul dans sa merde... et que nos dirigeants socialistes considèrent que c'est très bien ainsi...

 

 

Interloqué, j'en ai recraché mon café matinal...et puis finalement, revirement et retournement de situation...

Alors du coup, non... il ne fera pas sa prestation ? Tant mieux ! On s'en fout qu'il soit noir et fasse du RAP... Il aurait été blanc comme mes fesses et aurait chanté "Douce France, cher Pays de mon enfance"... que le sentiment eut été le même...

Une Boucherie comme celle de 14-18... elle ne devrait imposer que le recueillement, la prière et/ou la méditation... rien d'autre. 

Quant à Black M, il aurait fait honneur et à la France, et à la mouvance Hip-Hop, et à sa communauté d'Origine en refusant cette sinistre Farce lorsqu'on lui l'a proposé... en se targuant d'un communiqué assassin : "Verdun mérite le silence !" Au lieu de faire l'offusqué en nous parlant de son grand-père guinéen qui a combattu pour la France. Pauvre chouchou... Si ton Grand-Père a combattu pour ce pays, tu devrais d'autant plus apprendre l'humilité et lui faire honneur autrement qu'en venant faire de la musique urbaine sur un lieu chargé de mémoire qui est une balafre dans l'Histoire Franco-Allemande, Européenne et Mondiale...

 Rappelons, tout de même, quelques textes du groupe de Rap, Sexion d'Assaut (joli nom) au sein duquel BLACK M a démarré sa carrière :

Dans le titre "Désolé", que Black M a co-écrit, on peut entendre que la France est "un pays de kouffars" (mécréants). Joli terme dont nous affublent les islamistes à longueur de jours et, ce, depuis le temps de leur Prophète.

Dans le titre "On t'a humilié", le groupe laisse éclater son homophobie au grand jour pour : "Je crois qu'il est grand temps que les pédés périssent, coupe leur le pénis, laisse les morts, retrouvés sur le périphérique".

Dans la chanson "Je ne dirai rien", on peut entendre ce que ces braves "Chances pour la France" pensent de la femme : "Tu te crois super intelligente et mature. Hélas, la seule raison pour laquelle on t'écoute sont tes obus. Sinon t'as pas un 06 j'crois que j'ai l'coup de foudre. Euh non bon ok va te faire foutre".

Ces propos avaient fait un peu de vagues au moment de leur parution... mais pas autant que s'ils avaient été tenus par un identitaire blanc en mal de sensations fortes. Il faut croire que l'on peut faire preuve d'homophobie ou de mysoginie en France, à la condition d'être issu de la Diversitude dont la Propagande nous vante quotidiennement les mérites avec une pornographie quotidienne de moins en moins supportable par les français moyens qui ne vivent pas dans les quartiers résidentiels tranquilles. Quant à la Haine envers la France (pays de Kuffars), c'est dorénavant monnaie courante et posture obligatoire.

Levée de boucliers à gauche en raison de l'annulation du grand événement qui aurait bien fait rire Philippe Muray... du conseiller municipal de Molenbeek qui y va de ses grandes connaissances historiques qui laissent sans voix...

... aux diverses socialopes nous rappelant que notre hérissement est un fascisme, une position "nauséabonde"... bref, ils nous refont le coup des "heures les plus sombres de notre histoire"...

N'oublions pas notre valeureuse Drouâte, et son son abruti de service qui vient faire corps avec la Gôche la plus engoncée dans ses postures idéologiques... On mélange tout et n'importe quoi ! On s'autorise des choses impensables 30 ans en arrière ! C'est du délire !

Vous verrez qu'un jour ils organiseront un concert de Rap à Auschwitz, nos crétinoïdes politiques zéropéens !

Ils ont bien installé des "migrants" à Dachau il y a quelques mois de ça... alors pour le sens de la Mémoire, il ne faut pas trop leur en demander !

 

On me murmure, dans l'oreillette, que l'affaire n'est pas terminée... Nous allons, encore, bien nous amuser... 

 

 

20:32 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11/01/2015

Je suis Bossuet...

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

 

Non, je ne défile pas, ce jour...

Bien entendu, le massacre perpétré sur les membres du Journal Charlie Hebdo m'a bouleversé... et pourtant, je n'étais pas un fanatique de ce canard. Loin d'être d'accord avec leur état d'esprit gauchiste, leur haine de ce qui était pour eux la France rance, enracinée, son identité historique, son mépris du Libéralisme et de la Libre Entreprise alors que le Journal, mal géré, était condamné à moyen terme car finacièrement en déficit. Mais on ne tue pas les gens en raison de leurs idées. On débat. On pratique le persiflage. On argumente. On gueule comme un pamphlétaire bloyen. Heureux temps où l'on pratiquait le duel, civilisé, hein, pas le coup de flingue, évoluons un peu, n'allons pas jusqu'au meurtre... mais la joute physique... ou l'épée... et on s'arrêtait au premier sang versé ! En se serrant la main. Mais c'est fini tout ça... ça se branle chez les nounours dorénavant !

Et puis par-delà l'attaque envers Charlie Hebdo, qui faisait partie de notre paysage médiatique que cela plaise ou non, c'est mon pays qui est attaqué... son mode de vie et sa Civilisation... son imaginaire social... sa symbolique ! Et ça, c'est inacceptable ! Mais comme je le disais ironiquement l'autre jour, ce n'est pas en s'adonnant au défilé festif (invention franchouillarde) pour s'abreuver d'Utopie et s'endormir les neurones, que l'on va tenir tête aux types d'en face qui, eux, n'ont pas nos états d'âme.

Bossuet disait que "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes", et les pauvres morts de Charlie Hebdo chérissaient les causes dont ils déploraient les effets... et les partis politiques qui défilent, chérissent les causes dont ils déplorent les effets... et les chefs d'état, véritables salopes calculatrices qui financent des Jihad en Lybie ou en Syrie mais refusent d'en assumer les conséquences, chérissent les causes dont ils déplorent les effets... et je ne parle pas des hypocrites, comme l'UOIF qui défile mais qui quelques années auparavant attaquait Charlie Hebdo en Justice pour de simples caricatures dont la France est spécialiste depuis des siècles, rêvant de rétablir le délit de Blasphème ! UOIF qui défile donc, ce qui est une victoire pour elle, tandis que le FN n'est pas invité sous prétexte d'avoir versé de l'huile sur le feu durant des années, alors que malgré ses dérapages langagiers inacceptables, le FN a bien été le seul Parti, n'en déplaise aux endormis, à tirer le signal d'alarme ce qui est, comme qui dirait, assez ennuyeux. A croire que les tenants du système, eux, n'ont absolument pas contribué à laisser s'installer une situation qui est plus proche de la guerre civile que personne n'ose nommer, en se couchant devant les réclamations des uns, les revendications des autres, en se crispant face aux postures idéologiques constantes et quotidiennes, dans le prêt-à-penser continuel que les médias nous distillent sereinement, en alimentant par un immigrationnisme anarchique, une justice laxiste, une stigmatisation de tout ce qui incarne la France Réelle et sa mémoire, cette société dépourvue de carne, rongée par l'auto-flagellation, le cul enduit de vaseline et prêt à la soumission, l'honneur aux abonnés absents, la fierté aux égouts.

Je reste à la maison pour rire avec Dieu...

 

14:52 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/01/2015

Sentimentalisme médiatique

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

-- Mode Ironique ON --

Ce déversement continuel de sentimentalisme médiatique, d'invitation à ne pas sombrer dans l'amalgame, d'appels aux rassemblements divers et variés pour clamer "Je suis Charlie" face aux caméras des médias locaux, nationaux et internationaux, en tenant un crayon ou un stylo à bout de doigts pointés vers le Ciel pour signifier notre dégoût et notre désir de résistance, me fait assurément penser que nous sommes enfin sauvés. Hamdoullah !

-- Mode Ironique OFF --

 

23:30 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (7) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/06/2014

Universalité

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

« En fait, être français, c’est justement prendre en considération autre chose que la France. »
Witold Gombrowicz

Eh bien les français ne sont donc plus français puisque ce qui compte c’est leur petit nombril et que c’est ce nombrilisme, cette fameuse, fumeuse et foireuse « exception française » qu’ils souhaitent universelle.

17:52 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/05/2014

Samouraï d’Occident

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

et

 

=--=Publié dans la Catégorie "Franc-tireur"=--=

 

Le 21 juin 2013, aux alentours de seize heures, un homme s’avance d’un pas déterminé dans la citadelle abyssale de Notre Dame de Paris. Visage impassible, pas leste, il marche vers l’Autel désert à cette heure, dépose sur celui-ci une enveloppe, puis après avoir vérifié que des enfants ne sont pas dans les parages, il s’agenouille. Probablement quelques touristes ou badauds au dédale des pierres de la Cathédrale ont-il pensé, sur l’instant, qu’un fervent chrétien s’en venait faire oeuvre d’adoration exagérée. Leur illusion fut courte : une détonation leur indiqua bientôt le drame ou, plutôt, le tragique de ce qu’il venait de se passer dans l’enceinte. Dominique Venner venait de se donner la mort avec un pistolet de fabrication belge, dirent les médias, à un seul coup, 9 millimètres, que l’intellectuel s’était avec une grande volonté enfoncé dans la bouche, déterminé à ne pas se louper. Et il ne se loupa pas.

Il se trouva aussitôt beaucoup de catholiques, même parmi les plus traditionalistes pour s’offusquer du geste de Dominique Venner au sein d’une Cathédrale et, pire, face à l’Autel. Blasphème selon eux et geste inadmissible. Ils se joignirent aux cris d’orfraies et de mésanges repues des douceâtres ! Ce qui me fut comique. A croire que Dieu fut atteint par le sang de l’écrivain. Ils oublièrent, aussi, que le seul péché impardonnable est celui proféré contre l’Esprit Saint. Et peut-être que c’est pour défendre sans le savoir celui-ci, même maladroitement, que Dominique Venner s’était donné la mort. Car certes, il fut critique envers le christianisme, prônant une réhabilitation des traditions et des identités qui remontent au Paganisme des temps premiers, une défense des cultures diverses face au melting-pot grisâtre qu’on nous enfonce dans la gorge sous prétexte d’acceptation de la diversité informelle, mais son choix de la Cathédrale Notre Dame de Paris n’était pas innocent, d’une part parce que tout païen qu’il fut, à l’image des romains antiques, il reconnaissait que le Christianisme avait également forgé la Nation qui était la sienne, mais de même il n’oubliait pas que la Cathédrale fut érigée sur le lieu d’anciens cultes païens dont il mesurait la force et la présence sous l’édifice au sein duquel il se donna la mort.

Dominique Venner fut, probablement, un des derniers représentants de cette ancienne race d’écrivains et d’intellectuels dont la seule évocation du nom faisait, et fait encore, frémir le bien-pensance et sa horde de maître-penseurs et de juges enflés de vertu et de hauts codes moraux. Il y a des écarts entre sa pensée et la mienne, et entre ce qu’il aurait probablement souhaité pour notre pays et ce que je rêve, moi, de mon côté pour cette terre dans laquelle je me suis enraciné. Il n’empêche que son geste m’a précipité dans un gouffre et m’a confronté à la cohorte des suicidés de la Rome Antique ou au fantôme de Yukio Mishima, dont les gestes désespérés mais lumineux voulaient bien souvent signifier le dégoût en même temps que l’espoir, dans le creux nauséabond d’une époque en mal de hauteur. Le samouraï d'Occident m'a donné de quoi réfléchir pendant 20 ans. Mais peut-être suis-je trop sensible ? 

On peut penser de lui ce que l’on veut… mais Dominique Venner fut un homme de courage et de détermination. Il ne s’intéressait plus directement à la politique depuis plus de 40 ans, lui préférant la réflexion et l’écriture et cherchait sans cesse à mesurer l’ampleur du désastre, les valeurs qui nous fondaient s’effritant à mesure qu’homo-festivus prenait en main les rennes de son sinistre règne. Immigration de masse. Perte de nos repères intellectuels et culturels. Désagrégation du langage. Effacement des frontières. Construction d’une Europe qui n’en a que le nom. Féminisation des peuples occidentaux, ces descendants de Sparte, d'Athènes ou de Rome, ceux-là même qui, jadis, firent la « Mare Nostra ». Replacement progressif des peuples enracinés par d’autres peuples, cortèges bigarrés aux cuisines, langues, religions et coutumes différentes. Propagande générale, douceâtre, définitive, diabolisant tout ce qui faisait notre singularité, notre Histoire et, donc, notre Force, ringardisant nos coutumes, nos traditions, notre fierté.

Lorsqu’on veut fuir un cloaque familiale et sa morgue et qu’à 17 ans on s’engage dans l’armée pour partir faire la guerre en Algérie, on peut incarner l’opposé de ce qu’untel ou tel autre peuvent penser, mais on en demeure pas moins un homme précoce, debout dans ses bottes, regardant le destin dans le noir des yeux, au lieu de se complaire d’une vie faite de banalités et de vieillissement décrépit.

Après avoir milité pour l’Algérie française et contre la politique d’abandon mise en œuvre par le général De Gaulle, il dû faire l’expérience de la clandestinité et connaître la prison. Ayant tenté l’aventure politique sous diverses formes plus ou moins extrémistes, ayant collaboré à la création, sous pseudonyme, du GRECE, il se retire dés la fin des années 60 de tout combat politique et commence une longue série de publications en tant qu’essayiste, aussi bien au sein de modestes que de grandes maisons d’éditions.
Il obtient le Prix Broquette-Gonin de l'Académie française, en 1981, pour « Histoire de l'Armée rouge ».
Après l’échec de sa Revue « Enquête sur l'histoire », qui disparaît à la fin des années 1990, il fonde en 2002 le bimestriel « La Nouvelle Revue d'Histoire » qui accueillera des signatures comme Jean Tulard, Alain Decaux ou Jacqueline de Romilly, en même temps que les humeurs délicieusement plus partisanes de Bernard Lugan, Aymeric Chauprade ou François-Georges Dreyfus. La NRH était indiscutablement, une Revue de qualité que beaucoup d’historiens en place dans les sphères du système lisaient en secret, en appréciant la pertinence et les propos politiquement incorrects en même temps que l’indiscutable exactitude historique.

Une longue série de livres consacrés à l’Histoire, aux armes ou à la chasse (voir son « Dictionnaire amoureux » paru en 2000 chez Plon) se mélangent également à des réflexions identitaires qui ne manquent pas d’arguments et que tout intellectuel honnête, même opposé à Dominique Venner, se devrait d’en reconnaître la force argumentaire et les vivifiantes références culturelles.
Peut-être faudra-t-il du temps pour que Dominique Venner soit lu, comme Yukio Mishima peut l’être. Mais Yukio Mishima malgré son engagement « extrémiste » en faveur de l’Empereur, bénéficie d’une sympathie gay, son homosexualité, par les temps qui sont les nôtres, jouant en sa faveur et ce malgré sa tentative fantoche de coup d’état et son Seppuku spectaculaire. Mais que nous a légué Dominique Venner par son parcours et ses écrits ? Selon moi une chose essentielle, qu'il fut un des premier à comprendre au sein de la droite :
Lecteur de Karl Marx et de Lénine, à une époque où les droitiers refusent de s’adonner stupidement aux lectures qui ne sont pas de leur camp, il porte sur le communisme un regard particulier dans lequel il voit essentiellement un mode d'organisation et une possible stratégie dont les militants nationalistes, selon lui, doivent adopter l’efficacité et la structure, en cherchant à se forger intellectuellement et en menant un long combat sur le plan idéologique et culturel en s’inspirant du théoricien communiste Antonio Gramsci, que la gauche a pris au pied de la lettre depuis, au moins, le début du XXème siècle, ce qui lui a permis d’avoir le pouvoir dans les médias, chez les intellectuels, même lorsqu’elle ne l’avait pas sur le plan politique. Ainsi l’état d’esprit de gauche s’est progressivement infiltré jusque dans la Droite conventionnelle qui en a épousé certains principes afin de pouvoir prétendre à l’élection démocratique.

Tant de choses ma séparent de Dominique Venner, qui ne m’interdisent ni l’admiration de son parcours ainsi que de son courage, ni la fascination envers son geste audacieux ! Je ne pense pas, pour ma part, que nous reviendront en arrière et qu’il nous faille chercher une manière d’y parvenir… mais ma démarche fut toujours la même sur le plan des idées, de la Tradition et de la Culture. Elle peut se résumer avec la question : comment transmettre le Feu et non les cendres froides ? La lecture de Dominique Venner participe aussi de la quête du bon processus et des synthèses hégéliennes qui se présenteront à nous pour les cycles à venir. Il est, de ce fait, incontournable et demeure une figure sur laquelle il faut se pencher avec un esprit critique en même temps que respectueux. Car quoi que l’on vienne me dire, Dominique Venner n’a pas fait d’appel au meurtre, il n’a participé à aucune tuerie, il a su concilier combat politique et sens de l’honneur. Et ses livres sont revigorants et stimulants. Le reste n’est que palabres démocrassouillardes incessantes et futiles. Car la réflexion de Dominique Venner avait pour particularité de prendre en compte la longue durée… une durée qui remontait des débuts historiques de l’Antiquité à nos jours, dont il mesurait le poids terrifiant et l’ensemble de devoirs et d’obligations que cela peut impliquer chez les peuples sains et forts qui ont une réel sens de la Mémoire et que nous avons perdue. En connaissant la genèse de l’identité européenne et les destinées de notre civilisation à travers le temps nous pouvons plus aisément nous projeter dans l’avenir.

Ainsi, les dix dernières années de sa vie, il avait compris que l’effondrement de la Vieille Europe n’était, face à son Histoire toujours pleine d’imprévus, ni fatale ni définitive. La capacité de certaines générations, de certains hommes, capables de retrouver le souffle profond de ce qu’ils sont et d’en faire héroïquement acte de témoignage par leurs actes le remplissait d’espoir. Lecteur d’ « Homère » il mesurait avec une haute conscience la dimension tragique de notre présence au monde. Et c’est par un acte tragique, en païen convaincu et nullement désespéré, qu’il prit la décision de réaliser son suicide hautement symbolique afin de semer  ce qui lui semblait juste et nécessaire.

Comment ne pas songer à Dominique Venner, au moment ou en Ukraine, les soubresauts imprévus de l’Histoire lui donnent raison, et à l’instant où de plus en plus d’hommes et de femmes à travers toute l’Europe, de Londres à Moscou, en passant par Paris et Berlin, aspirent à une renaissance de l’Europe débarrassée de son oligarchie bruxelloise et de ses commissions fantômes aux mille et une directives liberticides qui nous clouent sur place et nous interdisent d’être pleinement nous-mêmes ?

« Demain comme hier, si de nouvelles tables de valeurs doivent être instituées, elles ne le seront pas par des mots, mais avec des actes, par un engagement de l’être même. La vérité du monde ne réside pas dans son "essence" mais dans le travail, la création, la lune, l’enfantement, dans ces actes dont nous avons oublié qu’ils sont religieux.

La seule vérité est de se tenir debout quoi qu’il arrive, de faire face à l’absurdité du monde pour lui donner une forme et un sens, de travailler et de se battre si l’on est un homme, d’aimer si l’on est une femme.



Pendant des années j’avais été constamment placé devant l’obligation de savoir si la fin justifiait les moyens. Il vint un jour où je compris que ma finalité serait aussi ce que mes actes en auraient fait. Raisonnant ainsi, je renonçais nécessairement à la politique. Elle soumet les moyens à des fins qui n’ont pas nécessairement l’excuse d’être désintéressées. J’éprouvais la crainte aussi de verser dans l’habitude et la médiocrité. Il était temps de marcher à mon pas, ce qui comportait d’autres risques.

J’ai rompu avec l’agitation du monde par nécessité intérieure, par besoin de préserver ma liberté, par crainte d’altérer ce que je possédais en propre. Mais, il existe plus de traverses qu’on ne l’imagine entre l’action et la contemplation. Tout homme qui entreprend de se donner une forme intérieure suivant sa propre norme est un créateur de monde, un veilleur solitaire posté aux frontières de l’espérance et du temps. »

Dominique Venner, Le Coeur Rebelle

 

00:50 Publié dans Franc-tireur, Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

29/03/2013

Une Nation procédurale...

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

Alain Finkielkraut dans un entretien donné au Journal "Le Point" datant du 16 Juillet 2009 :

« On propose à nos sociétés un avenir multiculturel, et le grand paradoxe du multiculturalisme, c’est que toutes les cultures sont les bienvenues à l’exception d’une seule, la culture du pays hôte. Pour être authentiquement multiculturelle, pour accueillir la diversité comme il se doit, la France est tenue de ne plus être une nation substantielle, mais une nation procédurale simplement vouée à organiser la coexistence des communautés qui la composent. »

Une nation procédurale. Tout est dit. La négation de la substance d'un pays, d'un peuple, de son héritage, de ses possibles. C'est Bruxelles et ses procédures. Soyons à l'image de la Capitale zéropéenne, jusqu'à la lie, jusqu'au bout du bout, à l'image de sa dictature molle qui nous étouffe comme une tonne de chamallow qu'on nous enfoncerait dans la bouche.

18:26 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/12/2012

Mahmadou dans ses oeuvres...

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

Ah ! Il me faut vous raconter une de mes mésaventures récente sur mon lieu de travail.

Je rappelle aux retardataires que je suis un modeste prolétaire contrairement aux apparences. Magasinier pour une enseigne bien connue de distribution de biens culturels qui en l'état actuel des choses s'attelle à une prochaine métamorphose pour sauver son cul des méandres de la crise et pérenniser nos modestes emplois.

De Septembre à Décembre, c'est l'enfer. Nous connaissons de fortes amplitudes horaires, toujours au volontariat, mais que je ne refuse jamais et dés le mois d'octobre nous attaquons des semaines de 6 jours sur 7.
Pour vous donner une idée, dés le mardi soir je suis aussi fatigué que le vendredi soir en temps normal. Et plus le temps passe moins je suis fait pour ces lamentables conneries. Mais il faut bien bouffer et même si je m'approche de la cinquantaine, je fais contre mauvaise fortune bon coeur.

Notre service n'a pas de "mobylette monte charge" pour aller chercher des utilitaires lourds dont nous avons besoin pour effectuer notre travail (Bacs de stockage, Socles à roulettes... généralement entassés sur des palettes européennes dans l'attente d'être utilisées). Aussi lorsque j'arrive à m'emparer d'un plein chariot élévateur au sein d'un autre service durant 15 ou 20 minutes, j'en profite pour faire la provision de denrées de travail pour le jour en cours et le jour qui s'en vient.

En fin de journée, après avoir chargé la remorque de réassorts de livres, disques et DVD pour les magasins parisiens, il nous faut impérativement bloquer la marchandise en question (qui est servie sur des socles à roulettes) avec une charge lourde, afin que le camion dans son déplacement ne les fasse pas bouger, voire tomber. Nous utilisons pour cela des palettes de bacs gris pliés qui se chargent avec efficience de ce service.

Seulement lorsque on débarque sur son lieu de travail, au moment de la prise de poste et qu'on découvre que les palettes de bacs gris que l'on s'était mis de côté la veille ont disparues, on s'énerve une première fois en se disant, "bon, certains avaient semble-t-il besoin des palettes en questions et se sont servis... que Dieu leur pardonne !" Et on passe à autre chose. Par contre lorsque ça se reproduit une seconde fois, sachant que l'obtention d'un chariot téléporté pour aller dans le fin fond de l'entrepôt chercher les palettes de bacs gris en question équivaut à une Croisade, on commence à fulminer sérieusement, tel un taureau lâché dans le centre le l'arène et prêt à en découdre.

Aussi, et afin que la chose ne se reproduise plus, on s'arme d'un esprit ironique et sévère, laconique et acide, et on rédige une note digne de ce nom pour éloigner les malfaisants.

Cela fait 20 ans que je travaille dans l'entreprise qui est la mienne. Longtemps tout dévoué à une cause musicale, je n'ai jamais cherché à évoluer professionnellement, ne me servant de mon emploi que pour subvenir à mes besoins, consacrant la majeure partie de mon temps à un groupe de Rock... et ce durant un peu plus de 15 ans. Cependant j'ai une certaine réputation à mon travail : il ne faut pas me faire chier et les cadres comme les syndicats se tiennent plutôt en dehors de mon chemin, à l'exception des très rares personnes qui ont compris mon mode de fonctionnement et qui acceptent d'avoir une vie sociale avec moi. Les autres se contentant de tenir leur distance ou de me snober afin de bien me faire comprendre que, socialement, ils me dominent... tout en sachant intimement qu'ils ne pourront JAMAIS tenir tête à la personne que je suis sur le plan des idées, de la culture et... qui ne font que bomber le torse et sortir leurs pics en plastique afin de tenter, maladroitement, de m'impressionner. Mais passons... Là n'est pas le propos. 

Je rédige donc un mot en faisant preuve de second degré et de beaucoup d'humour. Note que je m'empresse de coller sur les palettes de bacs que je me mets de côté quotidiennement, comme je vous l'ai expliqué... et j'attends les réactions...

"Aux petits malins qui n'ont pas assez d'huile de coude pour se retirer les pouces du cul et aller se chercher leurs bacs eux-mêmes, sachez que je vous ai à l'oeil. Si je vous attrape, je vous clouerai sur une planche et je vous regarderai sécher. Je me réjouis d'avance."

Et je signe de mon diminutif, Nebo, connu de tous.

Je colle les mots sur mes piles de bacs vers 13h00. Je commence mes horaires à midi.

Vers le milieu de l'après-midi, mon attente est comblée.

Ma responsable directe, appelons-la "MN", m'appelle sur mon téléphone de poste pour me demander de venir sur le lieu de l'outrage et du délit ! Je me précipite pour trouver deux noirs redoutablement remontés contre ma personne et singulièrement énervés. Le plus grand et le plus costaud prend aussitôt la parole, avec un accent à découper au couteau et s'ensuit un échange, entre lui et moi, sous le regard médusé de ma responsable et des siens que je vais tenter, au mot prêt de vous retranscrire ici le plus fidèlement possible. Appelons-le Mahmadou !

MahmadouC'est pas bien ce mot que t'as écrit !

MoiCher monsieur, il semblerait que vous n'ayez pas le sens de l'humour, ni celui de l'ironie, je vous demande cependant de bien avoir l'amabilité de me vouvoyer car nous n'avons élevé ni les poules ni les chèvres ensemble.

MahmadouChacun son point de vue. Pour moi tes propos sont inadmissibles et je te dirais "tu" si j'en ai envie.

MoiEt bien adonnons-nous à un inventaire détaillé : qu'est-ce qui vous a à ce point dérangé dans ma note cinglante ?

MahmadouSaint quoi ?

MoiCinglante.

MahmadouEst-ce que tu réalises que si nous étions dehors je te casserais la gueule ?

MoiJe réalise surtout que devant les personnes de votre sorte je ne baisserai jamais les yeux. Jamais.

MahmadouFranchement, "huile de coude", "pouces dans le cul", ce ne sont pas des choses que l'on doit dire à l'endroit de ses collègues salariés !

MoiCher môssieur, sâchez que vous aurez beau chercher en Grandes Surfaces ou en Pharmacie vous ne trouverez nulle part de l'huile de coude en bouteille... quant aux pouces dans l'cul, c'est au sens figuré... non au sens propre. Connaissez-vous la différence entre sens figuré et sens propre ?

Mahmadou???? !!!! ????

MoiC'est comme pour se faire enculer, au sens propre ça peut être très agréable, au sens figuré ça ne l'est jamais ! Et j'ai un anus qui est sensible... au sens propre comme au sens figuré !

Mahmadou!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ???? !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

(Il me jette une boule de papier et commence à gronder ! Ma Responsable, MN, s'interpose entre lui et moi.)

MoiSi vous ne vous sentez pas concerné par ma note cinglante, je ne vois pas pourquoi vous vous mettez dans un tel état ?!! A moins que ce soit vous qui m'ayez substitué mes piles de bacs ou alors que vous sachiez qui l'a fait.

(A ce moment l'autre noir regarde ses chaussures en se mordant les lèvres.)

MahmadouEn tant que représentant du personnel je ne puis tolérer que l'on s'adresse ainsi à ses collègues de travail. Clouer sur une planche !!! C'est quand même fort de café !

Moi"Représentant du personnel" ?!!! MAIS IL FALLAIT COMMENCER PAR Là !!! Le voilà-t-y pas qui s'sent investi d'une mission presque divine, une sainte croisade. De quoi justifier ses galons. Eh ! Môssieur, vous représentez qui vous voulez, mais pas moi... je n'ai pas voté pour vous et votre clique de staliniens mal baisés.

MahmadouQuoi ???!!!!

Moi : Si vous étiez un poivron ou un piment, je puis imaginer que je vous aurais volontier cloué sur une planche pour vous laisser sécher en plein soleil, mais comme vous êtres un homme, je ne puis m'imaginer vous le faire même en temps de guerre et même si l'envie ne me manquait pas de le faire. Ironie cher collègue... Ironie ! 

Mais à ce moment-là, MN me repousse et me dit d'aller voir gentiment ailleurs si j'y suis.

Fin du semblant de pugilat !

Il est une nouvelle race de "représentants du personnel"... qui nous promet de langoureux lendemains. J'attends les suites disciplinaires, éventuelles, de cette affaire rigolote à pleurer.

20:56 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/10/2012

"Le plaisir peut s'appuyer sur l'illusion, mais le bonheur repose sur la réalité"

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 


James Dean et Marlon Brando s'embrassant par les joies de Photoshop

La technologie ouvre des perspectives infinies.
Je prévois, bientôt, de nouveaux films avec James Dean et Marlon Brando et avec Marilyn aussi. Ils auront un jeu des plus naturels. Il y aura des scènes de nus hollywoodiens... et ils auront pour partenaire Johnny Depp ou Brad Pitt.

Je suis persuadé qu'on finira, un jour, le film inachevé de Marilyn, "Something's Got to Give"... et entre les vraies scènes avec elle qui avaient été tournées, et celles avec son "double holographique" on y verra que du feu. Ce sera le point de départ d'un nouveau type de recyclage cinématographique. Il y aura, bien entendu, des ayants droits, le juridique s'invitera auprès des familles qui donneront, ou pas, leurs accords pour l'utilisation abusive, ou non, des stars défuntes.

Les logiciels informatiques progressent à une telle allure !!!!

Bien entendu, de petits malins s'amuseront à détourner tout ça et à fabriquer des films pornographiques redoutables, on y verra Montgomery Clift fistfucker John Wayne, ça énervera les conservateurs républicains pudibonds ! On va bien rigoler ! Et Rocco Siffredi se tapera une Raquel Walch jeune et très entreprenante... le monde que l'on nous prépare va être magnigique et très fun !

D'ailleurs, dans un autre genre, plutôt musical, la famille Hendrix travaille activement sur la création d'un hologramme de Jimi : de futurs concerts en perspective. Authentique !

« Le plaisir peut s'appuyer sur l'illusion, mais le bonheur repose sur la réalité » disait Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort...

18:26 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook